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Les combats des femmes maliennes

by sur 31 juillet 2015

C’est un cliché que de dire que les femmes sont l’avenir de l’Afrique, affirmation répétée à satiété par les hommes qui ne leur laissent qu’une infime portion de pouvoir… quand ils daignent simplement les entendre.

Et pourtant, leur rôle est indispensable dans la reconstruction du pays et dans l’accession à la Paix et contre la pauvreté. Ne serait-ce que parce que ce sont elles qui ont payé le plus lourd tribut dans la crise malienne et qu’elles continuent à en payer le prix fort.

Et pourtant, elles ne manquent ni d’atouts, ni d’arguments.

Et elles le rappellent haut et fort en ce jour de la Journée panafricaine de la femme : « Faites appliquer les textes votés en notre faveur. Appuyez-vous sur nous pour faire avancer le développement et reculer la pauvreté« .

Journée panafricaine de la femme : les femmes exigent l’application des conventions signées en leur faveur.

Studio Tamani – 31 juillet 2015

Le Mali a célébré ce vendredi 31 juillet la journée panafricaine de la femme. Le thème retenu cette année est l’autonomisation des femmes et la lutte contre la pauvreté. L’événement a été marqué au Mali par une rencontre des femmes présidée par la première dame. Selon les défenseurs des droits de la femme, en dépit de quelques progrès notés, le Mali est toujours à la traîne en termes d’amélioration des conditions de la femme.

Au Mali, les femmes représentent 52% de la population. Cette frange importante reste malheureusement confrontée à d’énormes difficultés telles que : les violences conjugales, les violences domestiques, le mariage précoce ou forcé entre autres. Dans les contrées rurales, l’accès aux services sociaux de base demeure difficile.

Les femmes sont aussi faiblement représentées dans les instances de prises de décisions. Au sein du parlement elles représentent moins de 10% des députés, alors qu’elles ne sont que trois dans l’actuel gouvernement de la République. Selon une étude de la Banque africaine de développement sur l’égalité du genre, le Mali occupe la 50e place sur 52 états africains.

Les opportunités économiques permettant l’épanouissement de la gente féminine restent encore minimes. Certains féministes estiment que « le statut de la femme reste très faible au Mali. « En plus de la pesanteur sociale, la condition de la femme se heurte parfois à des textes discriminatoires ». Selon elles, « Il faut une mise en œuvre des conventions signées en faveur de la femme afin de permettre son épanouissement ».

Lors de la journée panafricaine, la ministre de la promotion de la femme a annoncé la mise en place des mécanismes pour la mise en œuvre de la politique nationale genre. Cette annonce a soulagé certaines organisations féminines qui demandent que les propos soient traduits en actes.

Madame Doumbia Mama Koita, présidente de la plate forme des femmes du Mali est au micro de Assétou Kanté : « La femme malienne est très engagée, mais malheureusement les politiques ne prennent pas beaucoup en compte la femme.

« La ministre de la femme a annoncé que la politique nationale genre a été adoptée par le gouvernement. Mais depuis quelques années cette politique n’arrive pas à se mettre en place et que c’est maintenant seulement qu’on en train de mettre le mécanisme en place, c’est maintenant seulement qu’on est en train d’impliquer les différents départements ministériels pour qu’ils intègrent la dimension genre dans leur politique et leur programme, et je pense que dans les années à venir nous saurons si vraiment cette volonté politique est vraiment réelle et que cette volonté passe de la promesse à l’action.

« Aujourd’hui il est grand temps que les hommes puissent compter avec les femmes. Ce continent ne pourra jamais se développer sans la participation effective des femmes. Et nous savons très bien le défi auquel les femmes sont confrontées. C’est pourquoi nous demandons aux décideurs que tous les engagements qu’ils ont pris à travers les différentes conventions et traités, qu’on les applique ».

Pour la présidente de la Coordination des associations et ONG féminines (CAFO), la journée panafricaine des femmes doit aussi interpeller sur la condition de la femme rurale. Selon elle, il est impératif que la femme rurale soit associée aux combats d’aujourd’hui.

Oumou Touré, présidente de la CAFO, au micro de Assétou Kanté : « La condition de la femme rurale est une réalité. Tant que ces femmes ne décollent pas, tant que la grande majorité des femmes qui vivent, qui survivent, qui se surpassent, qui se dépassent dans un environnement hostile à leur promotion, tant que nous ne joignions pas notre combat à leurs besoins, à leurs priorités, à leurs préoccupations, je pense que ça sera un vain mot. Il va toujours avoir le fossé qui va nous séparer.

« Des femmes qui crient en haut, des femmes qui souffrent en bas. Et je pense que c’est le moment aujourd’hui de lier la base au sommet pour que les femmes puissent continuer ».

CRISE DU NORD : L’APDF AU SECOURS DES FEMMES VICTIMES DE VIOLENCES.

Studio Tamani – jeudi 30 juillet 2015 17:31

Plus d’une centaine de femmes et filles ressortissantes du Nord ont été prises en charge par l’Association pour le progrès et la défense des droits des femmes (APDF) depuis le début de la crise au Mali. L’information a été donnée au cours de la journée porte ouverte organisée ce matin au siège de l’association.

Les violences faites aux femmes restent une triste réalité au Mali. Selon l’Association pour le progrès et la défense des droits des femmes, la crise que le pays a connue en 2012 a contribué à son aggravation. Des cas de violences sexuelles, de mariage forcé ou précoce sont régulièrement enregistrés au sein de l’association. A travers sa maison d’accueil, l’association vient au secours de ces femmes et filles victimes de violences et parfois réduites au silence.

Selon la présidente de l’APDF, l’association a accueilli plus d’une centaine de ressortissantes des régions du nord. La plupart traumatisée par les atrocités qu’elles ont subi ou vécu pendant la crise.

Outre la prise en charge, l’Association avec le soutien de ses partenaires s’occupe de l’assistance judiciaire de ces victimes. Selon la présidente, « l’association a défendu plus de six cents femmes et filles victimes de violences sous toutes ses formes entre 2013 et 2014 ».

L’association contribue aussi à l’autonomisation de ces femmes en les initiant à des activités génératrices de revenus telles que la couture, la transformation des produits locaux, entre autres.

Plusieurs témoignages sur la situation des droits des femmes ont aussi marqué cette journée. Des témoignages selon lesquels, le combat pour l’épanouissement des femmes reste une lutte de longue haleine au Mali.

Certains défenseurs des droits des femmes estiment qu’il y a maintenant une prise de conscience chez les femmes pour la défense de leurs droits. Cependant, elles restent confrontées selon eux, à des textes discriminatoires. Ces féministes pensent que, l’Etat doit aujourd’hui mettre en application les différentes conventions signées en la faveur des femmes et des filles.

Maitre Kadidia Traoré, avocate, est au micro de Sékou Gadjigo : « Après tout ce qu’on a vu, on se rend compte que la femme malienne évolue. Elle connaît son droit, elle est informée de ses droits et elle est prête à améliorer son statut. C’est ce qui est très important, parce que le statut de la femme malienne est faible.

Le gouvernement, les associations féminines et les associations des droits de l’Homme ont fait beaucoup d’efforts, mais beaucoup restent à faire parce que nous avons jusqu’à présent des textes discriminatoires, c’est-à-dire des textes qui sont à l’encontre du bien-être de la femme.

Des conventions signées et ratifiées en la faveur des femmes et filles ne sont toujours pas dans l’arsenal juridique interne du Mali. Nous demandons aux autorités de faire en sorte que ces conventions puissent être appliquées pour le bien-être de tous les maliens ».

La consolidation de la paix ne peut se faire sans les femmes

Site AWID les droits des femmes – 29 juillet 2015 | Par Mégane Ghorbani

Suite à la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali le 20 juin 2015, appelé aussi accord d’Alger, l’AWID s’est entretenue avec Bintou Founé Samaké Bouaré, Présidente du WILDAF/Mali [1] , et Fatoumata Maiga, fondatrice et Présidente de l’Association des Femmes pour les Initiatives de Paix (AFIP) pour en savoir plus sur l’intégration du genre dans le processus de consolidation de la paix au Mali ainsi que les défis qui y sont liés.

Les multiples facettes du conflit

Depuis 2012, le Mali connaît une grave crise sécuritaire et politique, marquée entre autres[2] par le coup d’état militaire de mars 2012, les attaques des groupes et des milices armés dans le Nord du pays,  l’occupation djihadiste du Nord du pays et sa progression vers le Sud , l’opération militaire française Serval  entreprise entre janvier 2013 et juillet 2014, et enfin, la mise en place d’un processus de négociations de la paix entre les différentes parties prenantes au conflit sous la médiation de l’Algérie qui a abouti à la signature d’un accord de paix le mois dernier.

Ces différentes phases dans la crise malienne sont généralement analysées sous le prisme sécuritaire , pourtant « la cause profonde de la crise malienne est la mauvaise gouvernance » explique Bintou Founé Samaké Bouaré. Elle ajoute que cette crise a eu de graves conséquences sur les populations, notamment sur les femmes et les filles, qui ont été victimes entre autres de viols, enlèvement, séquestration,  flagellation, lapidation, mariages de forces et ont perdu leurs ressources matérielles et financières.

A ce titre, six organisations [3] ont déposé une plainte en novembre 2014 auprès du Tribunal de première instance de la Commune III de Bamako , au nom de 80 victimes de viols et de violences sexuelles commises par les groupes armés durant l’occupation du Nord du pays en 2012 et 2013. Fatoumata Maiga mentionne que l’une des graves conséquences du conflit pour les femmes fut également « la destruction des infrastructures sociales telles que les écoles, les centres de santé, les centres de production et les coopératives de femmes ».

Dans une lettre ouverte adressée au Secrétaire Général des Nations Unies Ban Ki Moon  en décembre 2014, l’activiste Aminata Dramane Traoré expliquait quant à elle que les violences contre les femmes africaines prennent aussi leurs racines dans l’ordre international libéral, notamment la mise en œuvre extensive de programmes d’ajustement structurel dans cette région dans les années 1980 et 1990. La crise au Mali serait alors intervenue dans une société « éprouvée par plus de trois décennies de restriction économique qui n’ont engendré que le chômage, la pauvreté de masse, les inégalités, la corruption et l’impunité. »

Des mouvements de femmes se mobilisant pour la paix

«Pour sortir de cette crise, les femmes ont décidé de s’impliquer fortement dans sa résolution. Pour cela, les femmes ont développé plusieurs initiatives pour l’instauration de la paix dans le pays. Pour faire entendre leurs voix, elles ont formé un front commun en mettant en place une structure informelle qu’elles ont appelé « Alliance des femmes pour un Mali Uni » » explique Bintou Founé Samaké Bouaré.

Des activités de résistance, de mobilisation et de dénonciation ont ainsi été entreprises, à travers notamment des marches dans la capitale, Bamako , et dans les régions de Kidal, Gao et Tombouctou [4], alors occupées par les groupes armés, et les messages SMS furent utilisés pour créer des groupes d’échanges avec les jeunes de la région de Gao et Kidal.

Des actions de soutien ont été également initiées, notamment auprès des femmes menacées d’être exécutées par les groupes religieux fondamentalistes.

En matière de pacification, l’AFIP s’est attachée à appuyer les femmes de Ménaka [5] en vue de faciliter la cohésion entre celles-ci, malgré différentes perspectives sur l’unité nationale ou la séparation du Nord du pays. Afin d’éradiquer les armes et restaurer la confiance entre les communautés, une formation a été menée dans la région de Gao sur la détention d’armes par les communautés.

Bintou Founé Samaké Bouaré rappelle qu’un manifeste des femmes du Mali pour la gestion participative d’une sortie de crise  qui analysait la situation à travers le prisme du genre, a été élaboré dès 2012, abordant la réponse humanitaire, les violences, la période de transition et d’élection, et notamment la sortie de crise.

La même année, une quarantaine de femmes leaders maliennes ont communiqué leurs revendications et recommandations à Jan Eliasson, Vice-Secrétaire général adjoint de l’ONU, et à Michelle Bachelet, à l’époque Directrice-exécutive d’ONU Femmes.

Bintou Founé Samaké Bouaré raconte que « ces recommandations ont eu un écho favorable auprès des partenaires techniques et financiers du Mali et des activités axées sur la prise en compte du genre avaient été programmées suite à celles-ci. Les fonds ont été versés à l’Etat mais peu de temps après les élections présidentielles et législatives de 2013, nous avons été les spectatrices des grands détournements de fonds de la Banque mondiale et du FMI, et les femmes n’ont pas bénéficié des fonds accordés au Mali ».

Fatoumata Maiga souligne également la « difficulté de mobilisation des ressources pour les organisations de femmes depuis l’avènement de la crise politique et sécuritaire, quand bien même elles sont celles sur le terrain.»

Un accord de paix qui ignore les implications de genre et manque de solutions durables

La Plateforme des femmes leaders du Mali   a travaillé depuis le démarrage des négociations à inclure les priorités des femmes du Mali dans l’accord de paix, tout en restituant le contenu de l’accord auprès de centaines de femmes maliennes. Toutes ces initiatives en faveur d’un processus de consolidation de la paix sensible au genre s’accompagnent du plaidoyer des mouvements de femmes au niveau national, régional et international pour « prendre en compte les besoins des femmes dans l’accord d’Alger en reconnaissant les femmes comme des victimes [6], faciliter leur accès à la justice, créer un Fonds d’indemnisation des victimes, rendre fonctionnelle la Commission Vérité, Justice et Réconciliation [7] et faire voter un quota pour l’accès des femmes aux postes de prises de décision », affirme Bintou Founé Samaké Bouaré.

Fatoumata Maiga ajoute à ce titre que la justice et la réparation pour les femmes doit s’effectuer de manière égale aux niveaux économique, social et culturel, et que l’instauration d’une paix durable au Mali nécessite la présence des femmes dans tous les mécanismes relatifs.

Malgré ces stratégies et le dynamisme des mouvements de femmes pour la paix au Mali, Bintou Founé Samaké Bouaré  constate que « le processus de négociation de la paix n’est pas sensible au genre. Les femmes ont été faiblement présentes au cours des négociations, ce qui entre en contradiction avec la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU  ».

Cette résolution, adoptée en 2000, souligne l’importance d’une participation égale des femmes et des hommes dans la consolidation et le maintien de la paix. Successivement depuis 2000, six autres résolutions ont été adoptées par le Conseil de sécurité de l’ONU pour compléter le cadre de la mise en œuvre et du suivi du programme de l’ONU sur les femmes, la paix et la sécurité.

Insensible aux questions de genre, le contenu de l’accord signé par toutes les parties prenantes au conflit le 20 juin , après plus d’un an de négociations, se concentre aussi seulement sur le rétablissement de l’ordre et de sécurité au Nord du pays, à l’heure où la population nécessite de l’Etat qu’il lui fournisse services sociaux, justice et éducation.

Cet accord constitue alors une occasion manquée pour l’instauration de solutions durables et « reproduit pour l’essentiel les recettes du passé, en favorisant par exemple une politique de décentralisation et de clientélisme qui n’a jamais apporté la paix. Il propose de renforcer les institutions d’un système politique malade. Les parties maliennes, réticentes à s’engager dans un dialogue direct, héritent d’un texte largement rédigé par la médiation et qui reflète ses intérêts.

Celle-ci privilégie la restauration de l’ordre et de la stabilité dans une situation marquée au contraire par l’aspiration des populations du Nord au changement. » rapportait l’International Crisis Group en mai 2015.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté le 29 juin 2015 la résolution 2227, qui renouvelle le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA)  jusqu’au 30 juin 2016, pour réorienter ce mandat sur la mise en œuvre de l’accord de paix et la supervision du cessez-le-feu, avec notamment l’envoi de 40 observateurs-rices militaires à cet effet.

Alors que le contenu de cette résolution  mentionne certains points liés à la violence basée sur le genre, notamment à la violence sexuelle, les mouvements de femmes restent mobilisés pour faire entendre leurs voix dans les priorités du Mali. Fatoumata Maiga conclut, « il est important de prendre en compte les priorités des femmes et des jeunes dans les actions de réinsertion prévues par l’accord de paix dans le Cadre du Désarmement Démobilisation et Réintégration, mais aussi des femmes qui ont accompagné les combattants et celles qui ont animé les mouvements de résistances au côté des jeunes lors de l’occupation, tout en soutenant les acteurs-rices de la paix qui évoluent au niveau communautaire. D’une manière générale, les femmes sont en train de voir comment  élaborer leurs priorités selon les différents axes de l’accord pour élaborer un plan d’action national de la résolution 1325 et des autres résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU sur les femmes, la paix et la sécurité au niveau du Mali ».

 

[1] Le WILDAF/Mali est un réseau de promotion et de protection des droits des femmes au Mali.

[2] Pour plus d’informations sur le conflit de 2012 au Mali, voir : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/le-mali-vers-la-reconciliation_1100384.html

[3] Les organisations signataires sont la FIDH – Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme, l’AMDH – Association malienne des droits de l’Homme, WILDAF – Femmes Droits Développement en Afrique, DEME SO – Association DEME SO, l’AJM – Association des juristes maliennes et le Collectif Cri de Cœur.

[4] L’Azawad  est un territoire situé au Nord du Mali, couvrant intégralement les trois régions de Kidal, Gao et Tombouctou, qui fait l’objet d’une aspiration à l’autonomie depuis 1960 et fut à l’origine de l’insurrection menée en 2012 par le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) pour son indépendance.

[5] Ménaka est une ville de la région de Gao au Mali.

[6] Lire également le « Manifeste des organisations de défense des droits humains pour un accord de paix respectueux des droits des victimes ».

[7] Cette commission a été créée en janvier 2014.

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4 commentaires
  1. Les femmes sont excédées par ce qu’elles vivent. Les mouvements de contestation des femmes maliennes s’organisent derrière leur solgan ‘Islam ok, Charia KO get out’. Les Femmes Maliennes commencent à s’impatienter face à une crise qui dure depuis trop longtemps. Celles dont les maris sont partis combattre avec les djihadistes et les terroristes se retrouvent seules et assument toutes les responsabilités.

  2. J’ai vu que le groupe de discussion « Femmes maliennes en colère » sur Facebook était très suivi. Effectivement les mouvements de femmes maliennes sont très actifs. Les femmes du mali demandent dans une lettre à leur mari, père et fils de trahir leurs chefs et de déserter pour revenir dans leurs villes et contribuer à l’avenir du pays. Elles ont raison, quel avenir pour ces combattants au service de terroristes ou de djihadistes comme Ag Ghaly. Si vous n’avez pas encore vu cette lettre qui circule sur tout internet, voici le lien: http://i67.tinypic.com/2na7afm.jpg

  3. Les mouvements de contestation sont de plus en plus forts au nord du mali et dans tout le pays. Ce sont les femmes qui incitent leurs maris à trahir leurs chefs et à rentrer chez eux. C’est la seule solution pour ces terroristes qui aujourd’hui cautionnent les exactions de leurs chefs djihadistes. De toutes façons, ces terroristes seront exterminés par les forces armées, au même titre que leurs chefs. Déserter les groupes terroristes et se placer sous la protection des autorités est la seule voix pour ces combattants.

  4. Les femmes maliennes forme la contestation principale du Mali face aux terroristes qui veulent les soumettre à un islam qui n’est pas le leur. Elles disent Islam OK, Charia KO. Ces djihadistes verront bientôt leur sort réglé par les forces armée. Ceux qui les auront soutenu seront puni voir meme exterminés. Il est encore temps pour les combattants, esclaves de ces djiadistes d’abandonner le combat et de déserter les petits chefs comme A GHali. Ag Ghali se cache et pendant ce temps là il envoie nos pères et enfants à la mort.

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