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Douze soldats tués dans deux attaques en 48h

by sur 3 août 2015

On constatait une baisse d’activité des jihadistes ces derniers temps, mais en 48h, deux attaques ont fait douze morts parmi les soldats maliens.

Samedi, un convoi de l’armée est tombé dans une embuscade près de la frontière mauritanienne, à Namapala et cela au moment même où la Mauritanie et le Mali renforçaient leur coopération contre le terrorisme.

Et ce matin, c’est contre le camp de la garde nationale à Gourma Rharous, à l’est de Tombouctou, qu’une attaque jihadiste a été lancée, tuant dix soldats. Elle a été revendiquée par AQMI.

Mali : Dix militaires maliens tués dans une attaque jihadiste dans le nord (Mis à jour)

(c) Maliactu.net – 3 août 2015    

Dix soldats maliens ont été tués lundi dans une attaque contre leur camp dans la région de Tombouctou, dans le nord du Mali où des jihadistes demeurent actifs en dépit de la présence de forces militaires nationales et étrangères.

Cette attaque est la deuxième plus meurtrière en un mois, après celle ayant visé le 2 juillet un contingent burkinabè de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) au sud-ouest de Tombouctou, faisant six tués dans leur rang. L’opération avait alors été revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

L’assaut de lundi matin a visé un camp de l’armée malienne à Gourma-Rharous, à environ 140 km à l’est de Tombouctou, selon des sources militaires maliennes, qualifiant les assaillants de « terroristes » et « jihadistes ».

L’attaque « terroriste » a eu lieu « aux environs de 05H30″ (locales et GMT), elle « a fait dix morts dans nos rangs », a affirmé une source militaire jointe à Gao, la plus grande ville du nord du Mali.

Selon un responsable de l’armée dans la capitale Bamako, les assaillants ont ciblé « une unité de la Garde nationale » basée à Gourma-Rharous. « Une dizaine de nos hommes ont été tués » par les assaillants, qui « sont des éléments jihadistes liés à Ansar Dine notamment », a-t-il ajouté.

Des renforts ont été dépêchés sur les lieux, d’après les deux sources militaires.

Un habitant de Gourma-Rharous a évoqué à l’AFP « dix morts et deux blessés légers » dans les rangs de l’armée. « Les bandits armés sont venus un peu avant 05H30, ils ont attaqué. Ça n’a pas duré, vers 06H00 ou 06H30, c’était fini », a témoigné cet habitant sous couvert d’anonymat. « On était terrés chez nous, on a commencé à sortir de nos maisons après 07H00. On a peur », a-t-il ajouté.

Un résident de Tombouctou a affirmé à l’AFP avoir joint des habitants de Gourma-Rharous, qui ont parlé de « dix Gardes nationaux tués, un véhicule emporté et un autre brûlé » par les assaillants. Ces derniers auraient crié « Allah akbar » (Dieu est le plus grand) en pénétrant dans le camp, d’après les mêmes témoignages.

– ‘Faire dérailler le processus de paix’ –

Longtemps concentrées dans le nord du Mali, les attaques jihadistes se sont étendues depuis le début de l’année vers le centre, puis à partir de juin dans le sud, près des frontières ivoirienne et burkinabè.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda – dont Aqmi et Ansar Dine, fondé par un ex-rebelle touareg malien – après la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Bien que les jihadistes en aient été dispersés et en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale, des zones entières échappent encore au contrôle des autorités maliennes comme des forces étrangères.

Le 2 juillet, des Casques bleus burkinabè rentraient à leur base lorsqu’ils sont tombés dans une embuscade à moins de 50 km au sud-ouest de Tombouctou, selon la Minusma. Bilan: six morts et deux blessés dans leurs rangs, deux véhicules détruits par les assaillants.

Samedi, deux militaires maliens ont été tués et quatre blessés dans une nouvelle embuscade vers Nampala, ville-garnison dans la région de Ségou (centre) proche de la frontière mauritanienne, qui avait déjà été visée par une attaque jihadiste meurtrière en janvier.

Ces attaques illustrent la difficulté d’isoler les jihadistes des rebelles, ayant signé le 20 juin un accord de paix entériné par le camp gouvernemental le 15 mai.

Cet accord vise à instaurer une paix durable dans le nord du Mali, qui a connu une série de rébellions touareg depuis les premières années d’indépendance du pays, en 1960.

En dépit de cet engagement, « il y aura énormément de forces négatives qui vont essayer de faire dérailler le processus de paix », avait prévenu en juillet le chef de la Minusma, Mongi Hamdi, assurant que ces tentatives n’entameront pas la détermination de l’ONU à soutenir le processus de paix.

Après l’embuscade de samedi, le gouvernement malien a aussi déclaré que ses partenaires et lui demeurent engagés « dans le processus irréversible d’une paix durable ».

Mali: dix soldats tués dans l’attaque d’un camp de l’armée malienne

(©AFP / 03 août 2015 13h03)

Bamako – Un camp de l’armée malienne à Gourma Rharous, dans la région de Tombouctou (nord du Mali), a été attaqué tôt lundi matin par des terroristes, qui ont tué dix soldats, ont indiqué à l’AFP deux sources militaires maliennes.

Ce matin à Gourma-Rharous, on a essuyé une attaque terroriste qui a fait dix morts dans nos rangs. Jusqu’à présent, on est en train de recouper les informations du terrain, a affirmé une des sources militaires jointe par téléphone à Gao, la plus grande ville du nord malien.

Selon elle, l’attaque a eu lieu aux environs de 05H30 (locales et GMT). Des militaires ont été dépêchés sur les lieux, à environ 140 km à l’est de Tombouctou.

Une autre source militaire, un responsable dans l’armée joint à Bamako, a confirmé l’assaut, qui a ciblé une unité de la Garde nationale basée à Gourma Rharous.

Une dizaine de nos hommes ont été tués par les assaillants, qui sont des éléments jihadistes liés à Ansar Dine, a ajouté ce responsable, indiquant être dans l’attente de rapports complémentaires du terrain.

Cette attaque survient deux jours après une embuscade contre l’armée vers Nampala (centre) qui, selon un communiqué du gouvernement, a fait samedi deux morts parmi les soldats maliens.

Longtemps concentrées dans le nord, les attaques jihadistes se sont étendues depuis le début de l’année vers le centre, puis à partir de juin dans le sud, près des frontières ivoirienne et burkinabè.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Bien que les jihadistes aient été dispersés et en grande partie chassés de cette vaste région à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale, des zones entières échappent encore au contrôle des autorités maliennes comme des forces étrangères.

Un convoi de l’armée malienne tombe dans une embuscade à Nampala : 2 morts et 4 blessés légers

A. Diakité – MaliJet – 2 août 2015

Hier samedi 1er août 2015, vers 15h, une escorte des forces armées du Mali est tombée dans une embuscade sur l’axe Diabaly-Nampala, à 6 km de Toulé, Commune de Nampala dans la région de Ségou.

Les assaillants ont d’abord fait exploser un engin avant de commencer à tirer sur nos soldats lesquels ont apporté la riposte nécessaire pour se tirer d’affaire. Malheureusement, deux d’entre eux ont été tués alors que 4 autres sont légèrement blessés. Des renforts ont été envoyés de Nampala et Diabaly.

Une chasse aux assaillants a été menée ayant permis de récupérer plusieurs armes et munitions et faire des arrestations. Une source sécuritaire que nous avons contactée n’a pas voulu définir l’identité des assaillants. On croyait qu’avec la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation, la situation sécuritaire allait connaitre un apaisement, mais pour le moment les fruits tardent à venir.

Dans un communiqué, le gouvernement de la République du Mali présente ses condoléances aux familles des disparus et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Le gouvernement de la République du Mali condamne cet acte lâche et barbare qui ne restera pas impuni.

Le gouvernement, tout en rassurant les populations, rappelle qu’aucun acte de ce genre n’entamera  la détermination du Mali, de ses partenaires et de l’ensemble des acteurs impliqués dans le processus irréversible d’une paix durable.

SÉCURISATION DES FRONTIÈRES FACE AU TERRORISME: LE MALI ET LA MAURITANIE MUTUALISENT LEURS EFFORTS

Studio Tamani – dimanche 2 août 2015 16:00

Face aux défis du terrorisme et du trafic transfrontalier, le Mali et la Mauritanie décident de conjuguer leurs efforts pour la sécurisation de leurs frontières communes. Les experts des deux pays ont planché ce week-end à Bamako sur la question. Plusieurs recommandations sont sorties de ces deux jours de travaux. Pour certains observateurs, cette coopération militaire pourrait être efficace à condition qu’elle soit sincère et s’élargisse aux autres pays du champs.

Il s’agit entre autres, de l’échange des renseignements entre les forces de défense, de Sécurité et de Douane, l’implication des populations dans la lutte contre la criminalité transfrontalière, la poursuite des malfaiteurs au-delà de la frontière des deux pays.

Aussi, les patrouilles bipartites menées par les forces de défense et de sécurité des deux pays, seront renforcées. Le Mali et la Mauritanie partagent plus de 2000 kms de frontière commune. A cette frontière se trouve la forêt de Ouagadou, principale base arrière des groupes terroristes qui mènent régulièrement des attaques dans le centre du Mali. La dernière est celle intervenue le mois dernier à Nara, où un groupe de jihadistes se réclamant du mouvement Ançardine a attaqué la ville.

Suite à la multiplication de ces attaques, les autorités maliennes ont décidé de mettre l’accent sur la coopération transfrontalière. Cette deuxième rencontre s’inscrivait dans ce cadre. Elle est aussi la preuve de la normalisation des relations entre le Mali et la Mauritanie après un moment de crispation. En 2012, la Mauritanie ayant reproché au Mali d’être « le maillon faible » dans la lutte contre le terrorisme.

La coopération sécuritaire entre le Mali et la Mauritanie peut-elle être efficace dans la lutte contre le terrorisme? Certains observateurs estiment que « oui ». « Mais à condition que les deux pays jouent franc jeu », ajoutent-ils. Selon ces analystes, le partenariat entre les deux pays en matière de sécurité « manque de sincérité ».
Pr. Issa Ndiaye est philosophe, chargé de cours à l’Université de Bamako. Il a été joint par Sékou Gadjigo.

« Il y a une question de fond en ce qui concerne les rapports entre le Mali et la Mauritanie, c’est la sincérité de ce partenariat là. Dernièrement il faut dire que la Mauritanie est devenue la principale base arrière des mouvements rebelles. Il est à remarquer que pratiquement toutes les attaques qui ont eu lieu aussi bien dans la région de Mopti que dans la région de Koulikoro donc la zone de Nara, chaque fois que les groupes armés attaquent, ils se réfugies en Mauritanie et c’est notoirement connu. Il y a eu à l’époque des patrouilles mixtes entre le Mali, la Mauritanie et la France dans la forêt de Ouagadou, mais cela n’empêche pas les attaques qui sont assez récurrentes. Ça veut dire qu’il y a un problème de fond il faudrait que la Mauritanie se prononce clairement par rapport à ses soutiens. Et aussi au fait que son territoire constitue aussi une zone de trafic notamment de trafic de drogue »

 « LA COOPÉRATION ENTRE LE MALI ET LA MAURITANIE DOIT ÊTRE PLUS SINCÈRE », DIXIT LE PR. ISSA NDIAYE

dimanche 2 août 2015 15:21

Le Mali et la Mauritanie décident de conjuguer leurs efforts pour la sécurisation de leurs frontières communes. Les experts des deux pays ont planchés ce week-end sur la question à Bamako.

Pour certains observateurs, cette coopération sécuritaire peut être efficace dans la lutte contre le terrorisme et le trafic transfrontalier. Cependant, recommandent-ils, elle doit être « plus sincère » et s’élargir aux autres pays frontaliers, tels que l’Algérie et le Niger. Pr. Issa Ndiaye est philosophe, chargé de cours à l’Université de Bamako. Il répond aux questions de Sékou Gadjigo.

 

 

 

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