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Ces ministres qui gêneraient IBK…

by sur 4 août 2015

La dernière réunion du conseil des ministres a été exceptionnellement avancée à lundi et aucun remaniement n’y a été annoncé.

Les ministres partiront en vacances en deux vagues, les premiers rentreront le 12 août, les autres partiront à cette date et tous se retrouveront le mercredi 26 août pour la rentrée.

Reste que la classe politique et, peut-être, l’opinion malienne attendent un remaniement avec des départs annoncés; revue de détail des « turbulences au sommet ».

Bocary Tréta, Choguel Kokala Maiga, Sada Samaké, Mohamed Ali Bathily Dramane Dembélé et Mahamane Baby : ces ministres qui annoncent la chute du régime IBK

Youssouf Sissoko – source : Inf@sep – 2 août 2015

Nous ne nous lasserons jamais de rappeler le score nord coréen de 77. 6 %  obtenu par le candidat IBK au second tour de l’élection présidentielle malienne.

Par ce  score l’écrasante majorité des électeurs a non seulement voulu manifester son ras-le bol de l’ancien système,  mais aussi et surtout a donné carte blanche à IBK pour relever le Mali, restaurer l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire, lutter contre la corruption et le népotisme,  et surtout  annoncer le retour du Mali sur la scène internationale.

Mais moins de deux ans après son investiture, le constat est alarmant, les maux contre lesquels le Peuple a jeté son dévolu sur IBK ont connu une ascension fulgurante et en toute impunité.

Que reproche –t- on  à ces ministres qui font tant parler d’eux et qui  risquent de contribuer à la chute du régime ? 

Décidément le régime d’IBK est en passe  de battre le record de tous les régimes de l’indépendance à nos jours  en scandales et histoires rocambolesques. Et ce qui est aberrant est que les responsables de ces forfaitures ou supposés l’être ne sont nullement inquiétés et certains sont même promus comme au bon vieux temps du dictateur Moussa Traoré.

En effet, après le scandale autour de l’achat du Boeing présidentiel et des équipements militaires pour les FAMas, incriminant certains caciques du régime  comme : Mme Bouaré Fily Sissoko, Mahamadou Camara, Ben Barka, Soumeilou Boubèye Maiga et Sidy Mohamed Kagnassy.

Six autres scandales  éclaboussèrent la République et ternirent l’image déjà malmenée du Président de la République. Il s’agit  de l’histoire inédite des  engrais frelatés, de la gestion calamiteuse de l’AMRTP, de l’affaire de passeport et de carte d’identité Nationale, de la démolition de la zone ACI de Souleymanebougou, et enfin de la scandaleuse affaire de distribution des logements sociaux de N’Tabacoro ainsi que des nominations aux élans de régionalisme mono-ethnique.

Ils sont donc six ministres à être impliqués dans les malversations, d’actes avérés de corruption, d’incompétence notoire, de népotisme et d’abus de pouvoir. Il s’agit du :

Ministre du développement Rural M. Bocary Tréta.  Secrétaire général du RPM, le parti majoritaire, M. Tréta est impliqué dans l’affaire dite des engrais frelatés hors normes, donc très nocifs et pour les plantes et pour notre environnement.

Interpellé à deux reprises par les élus de la nation sur la question, M. Tréta a avoué que les analyses faites sur un certain nombre d’échantillons prouvaient bien l’insuffisance voir le manque d’éléments indispensables pour attester de la bonne qualité des engrais. Par cet acte délibérément commis par M. Tréta c’est plus de 30 milliards du contribuable malien qui ont été ainsi dilapidés.

Restera-t-il impuni ? Seul IBK le premier magistrat de la République pourra répondre à cette question.

Ministre de l’Economie Numérique et de la communication, porte parole du Gouvernement, Dr  Choguel Kokala Maiga. Président du Mouvement Patriotique pour le Renouveau MPR, M. Maiga pourrait être appelé le Bernard Madoff malien tant sa gestion de l’AMRTP est controversée, comme en atteste les rapports 2013-2014 du VEGAL.

  1. Choguel Maiga, même après sa nomination comme ministre continue non seulement à gérer la structure, mais aussi se fait octroyer des avantages faramineux comme l’indemnité de supervision de la commission de désignation du nouveau DG de son ancienne structure, à raison de 400 000 F CFA par jour et en 8 jours.

Choguel est-il au dessus des lois de la République ?  Nous consacrons à cette affaire un gros dossier à lire en  page 4.

Du Ministre de la sécurité et de la protection civile, le Général Sada Samaké. Sorti des bois pour devenir ministre après l’avènement d’IBK au pouvoir, le Général Sada Samaké n’a malheureusement pas été à la  hauteur de sa mission.

Interpelé à plusieurs reprises sur la  question de passeport et de carte d’identité par les députés, le Général a, à chaque fois, rassuré les élus de la nation, mais sans jamais honorer ses engagements. Mais face à la grogne de plus en plus forte, le premier ministre a pris le problème à bras le corps en dépossédant partiellement son ministre du lancinant dossier en attendant certainement le remaniement.

IBK se décidera-t-il enfin à se séparer de son vieil ami ?

Du ministre des Domaines de l’Etat et des affaires Foncières, Me Mohamed Ali Bathily. Qualifié par certains de ministre des pauvres et des sans voix, Me Bathily est pour d’autres un revanchard. Entre ces deux jugements se trouve la grande majorité désabusée, dépossédée qui n’a que ses deux yeux pour pleurer.

Pour rappel,  Me Bathily l’ex ministre de la justice a fait annuler plus de 100 hectares de parcelles frauduleusement acquises, il a démoli des centaines de maisons illégalement construites soit sur le lit du fleuve ou du marigot empêchant la circulation de l’eau et provocant souvent  d’innombrables inondations.

Mais la goute d’eau qui a fait déborder le vase aura été sans nul doute la démolition d’une soixantaine de maisons construites sur le site de  l’ACI sise à Souleymanebougou et vendu précédemment au Guide libyen. Alors que l’opération de démolition  avait commencé voilà que soudain elle est arrêtée par décision du Chef de l’Etat lui-même, laissant du coup planer le doute et la suspicion sur la volonté réelle du ministre Bathily d’aller jusqu’au bout, en dépit de l’assurance qu’il a donnée lors de sa conférence de presse tenue après l’opération.

Comment un ministre peut-il pendre une si lourde responsabilité sans au préalable s’en référer à sa hiérarchie ? La question qui est sur toutes les lèvres est celle de savoir si le bouillant ministre ne va pas seulement appliquer la loi sur les menus fretins en laissant les gros poissons.

Combien de maisons sont construites sur les rives du Djoliba à Badalabougou sur des titres faux obtenus par la SEMA qui occupent les servitudes du fleuve Niger ? Va-t-il aussi libérer l’emprise du fleuve Niger en cassant  toutes ces maisons bâties sur de faux titres fonciers ?

Le président IBK le laissera-t-il aller jusqu’au bout ? M. Bathily déjouera-t-il les préjugés en appliquant la loi rien que la loi « Duralex Ced Lex » disent les juristes. Attendons de voir.

Du Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat M. Dramane Dembélé. 2evice président du Comité exécutif de l’ADEMA-PASJ et 3e aux élections présidentielles de 2013 au Mali, M. Dembélé a été nommé ministre dans le gouvernement du Premier Ministre Modibo Keita pour s’occuper de l’épineuse question des logements sociaux.

  1. Dembélé, tambour battant a suivi les travaux de finition avec les techniciens sur le terrain. Une commission de distribution sera mise en place et dirigée par M. Issa Guindo, l’ancien maire très décrié de  la commune IV du District de Bamako.

Les rumeurs allaient bon train et faisaient état de  l’existence d’une commission parallèle. Jusqu’à la fameuse conférence de presse tenue par le Ministre Dembélé au cours de laquelle il a réussi à couper court à toutes les rumeurs en rassurant les postulants que la transparence sera de mise,  que seuls  ceux qui répondront aux critères  sans aucune autre considération auront leur logement social.

Mais quelle ne fut pas notre surprise de constater, après la publication de la liste des bénéficiaires, que ni la transparence, ni le respect des critères souverainement élaborés, encore moins celui de la parole donnée du Ministre n’aura fait bénéficier un logement à un postulant. Certains qui n’en ont pas besoin en seront même attributaires.

C’est plutôt donc le nouveau concept de gestion sous IBK  qui a été appliqué à savoir : Ma famille d’abord, ensuite mon clan et enfin mon parti et les partis alliés au détriment de l’écrasante majorité du Peuple.

Il est à noter deux autres faits gravissimes dans ce qu’il convient désormais d’appeler la rocambolesque affaire dite des logements sociaux, c’est la nette différence entre le nombre officiel des maisons et le nombre réel, ensuite la figuration  sur la liste de deux ministres de la République à titre de bénéficiaires. Toutes ces deux actions méritent d’être portées devant un juge pour avis.

Après toute cette cacophonie au sommet de l’Etat, le Président IBK est fermement attendu pour sévir contre ces malfrats de la République qui ne sont mus  que par leurs intérêts égoïstes et de politiques partisanes.

Ceci expliquerait-il peut-être le boycott  par le président IBK de la cérémonie de remise des clefs aux bénéficiaires qui a été suivie par la pose de la première pierre des 20 mille  nouveaux logements ?

Du Ministre de l’Emploi de la Formation Professionnelle de la jeunesse et de la construction Citoyenne, Mahamane Baby. Un des grands caciques du parti présidentiel, M. Baby a transformé son département en un bureau de placement pour parents, amis, cousins et cousines sonrhaïs, au détriment de la valeur intrinsèque, de la compétence, de l’intégrité morale et de l’expérience. Jamais le sectarisme n’aura  atteint un si haut pavé et autant d’ampleur que sous IBK.

Du DG de l’APEJ, à celui du FAFPA, en passant par les Directrices des structures comme la Direction Nationale de l’Emploi (DNE), la Direction Nationale de la Formation Professionnelle (DNFP), du PNA/ERP et de la DRH sont tous des sonrhaïs. Est-ce à dire que seuls les cadres de la communauté du Ministre Baby sont-ils à la hauteur et les seuls compétents ? Ou est-ce déjà le début de l’application de l’accord discriminatoire entre maliens qui a commencé ?

Le Mali est une nation Une et Indivisible, les pratiques de complexe de  ce genre sont de nature à saper l’Unité nationale et la Cohésion sociale gages du vivre ensemble entre les communautés du Nord au Sud,  d’Est en Ouest.

C’est une façon de les stigmatiser de plus que de les aider vraiment,  une façon de  les exposer que de les protéger, de les faire honnir que de les faire aimer par les autres maliens. IBK est alors attendu pour mettre fin à ces pratiques d’une autre époque.

En définitive, la question que le citoyen lambda se pose est celle de savoir si IBK va lier cette fois-ci l’acte à la parole en tapant du poing sur la table pour dire enfin que trop c’est trop, ou comme d’habitude ces critiques ruissèleront-elles  sur sa carapace politique déjà abimée par tant d’attentes non comblées des maliens ? Comme il en a pris l’engagement lors de la présentation de vœux cette année à l’occasion de la fête de l’Aïd Elfitr.  Attendons de voir ce que vaut cette énième mise en garde.

A quand IBK sifflera-t-il enfin la fin de la récréation ?

 

 

 

Turbulence au sommet : Bocary Tréta, Choguel Kokala Maiga, Sada Samaké, Mohamed Ali Bathily Dramane Dembélé et Mahamane Baby : Ces Ministres qui annoncent la chute du régime IBK

Youssouf Sissoko – source : Inf@sep – 2 août 2015

Nous ne nous lasserons jamais de rappeler le score nord coréen de 77. 6 %  obtenu par le candidat IBK au second tour de l’élection présidentielle malienne.

Par ce  score l’écrasante majorité des électeurs a non seulement voulu manifester son ras-le bol de l’ancien système,  mais aussi et surtout a donné carte blanche à IBK pour relever le Mali, restaurer l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire, lutter contre la corruption et le népotisme,  et surtout  annoncer le retour du Mali sur la scène internationale.

Mais moins de deux ans après son investiture, le constat est alarmant, les maux contre lesquels le Peuple a jeté son dévolu sur IBK ont connu une ascension fulgurante et en toute impunité.

Que reproche –t- on  à ces ministres qui font tant parler d’eux et qui  risquent de contribuer à la chute du régime ? 

 

Décidément le régime d’IBK est en passe  de battre le record de tous les régimes de l’indépendance à nos jours  en scandales et histoires rocambolesques. Et ce qui est aberrant est que les responsables de ces forfaitures ou supposés l’être ne sont nullement inquiétés et certains sont même promus comme au bon vieux temps du dictateur Moussa Traoré.

En effet, après le scandale autour de l’achat du Boeing présidentiel et des équipements militaires pour les FAMas, incriminant certains caciques du régime  comme : Mme Bouaré Fily Sissoko, Mahamadou Camara, Ben Barka, Soumeilou Boubèye Maiga et Sidy Mohamed Kagnassy.

Six autres scandales  éclaboussèrent la République et ternirent l’image déjà malmenée du Président de la République. Il s’agit  de l’histoire inédite des  engrais frelatés, de la gestion calamiteuse de l’AMRTP, de l’affaire de passeport et de carte d’identité Nationale, de la démolition de la zone ACI de Souleymanebougou, et enfin de la scandaleuse affaire de distribution des logements sociaux de N’Tabacoro ainsi que des nominations aux élans de régionalisme mono-ethnique.

Ils sont donc six ministres à être impliqués dans les malversations, d’actes avérés de corruption, d’incompétence notoire, de népotisme et d’abus de pouvoir. Il s’agit du :

Ministre du développement Rural M. Bocary Tréta.  Secrétaire général du RPM, le parti majoritaire, M. Tréta est impliqué dans l’affaire dite des engrais frelatés hors normes, donc très nocifs et pour les plantes et pour notre environnement.

Interpellé à deux reprises par les élus de la nation sur la question, M. Tréta a avoué que les analyses faites sur un certain nombre d’échantillons prouvaient bien l’insuffisance voir le manque d’éléments indispensables pour attester de la bonne qualité des engrais. Par cet acte délibérément commis par M. Tréta c’est plus de 30 milliards du contribuable malien qui ont été ainsi dilapidés.

Restera-t-il impuni ? Seul IBK le premier magistrat de la République pourra répondre à cette question.

Ministre de l’Economie Numérique et de la communication, porte parole du Gouvernement, Dr  Choguel Kokala Maiga. Président du Mouvement Patriotique pour le Renouveau MPR, M. Maiga pourrait être appelé le Bernard Madoff malien tant sa gestion de l’AMRTP est controversée, comme en atteste les rapports 2013-2014 du VEGAL.

  1. Choguel Maiga, même après sa nomination comme ministre continue non seulement à gérer la structure, mais aussi se fait octroyer des avantages faramineux comme l’indemnité de supervision de la commission de désignation du nouveau DG de son ancienne structure, à raison de 400 000 F CFA par jour et en 8 jours.

Choguel est-il au dessus des lois de la République ?  Nous consacrons à cette affaire un gros dossier à lire en  page 4.

Du Ministre de la sécurité et de la protection civile, le Général Sada Samaké. Sorti des bois pour devenir ministre après l’avènement d’IBK au pouvoir, le Général Sada Samaké n’a malheureusement pas été à la  hauteur de sa mission.

Interpelé à plusieurs reprises sur la  question de passeport et de carte d’identité par les députés, le Général a, à chaque fois, rassuré les élus de la nation, mais sans jamais honorer ses engagements. Mais face à la grogne de plus en plus forte, le premier ministre a pris le problème à bras le corps en dépossédant partiellement son ministre du lancinant dossier en attendant certainement le remaniement.

IBK se décidera-t-il enfin à se séparer de son vieil ami ?

Du ministre des Domaines de l’Etat et des affaires Foncières, Me Mohamed Ali Bathily. Qualifié par certains de ministre des pauvres et des sans voix, Me Bathily est pour d’autres un revanchard. Entre ces deux jugements se trouve la grande majorité désabusée, dépossédée qui n’a que ses deux yeux pour pleurer.

Pour rappel,  Me Bathily l’ex ministre de la justice a fait annuler plus de 100 hectares de parcelles frauduleusement acquises, il a démoli des centaines de maisons illégalement construites soit sur le lit du fleuve ou du marigot empêchant la circulation de l’eau et provocant souvent  d’innombrables inondations.

Mais la goute d’eau qui a fait déborder le vase aura été sans nul doute la démolition d’une soixantaine de maisons construites sur le site de  l’ACI sise à Souleymanebougou et vendu précédemment au Guide libyen. Alors que l’opération de démolition  avait commencé voilà que soudain elle est arrêtée par décision du Chef de l’Etat lui-même, laissant du coup planer le doute et la suspicion sur la volonté réelle du ministre Bathily d’aller jusqu’au bout, en dépit de l’assurance qu’il a donnée lors de sa conférence de presse tenue après l’opération.

Comment un ministre peut-il pendre une si lourde responsabilité sans au préalable s’en référer à sa hiérarchie ? La question qui est sur toutes les lèvres est celle de savoir si le bouillant ministre ne va pas seulement appliquer la loi sur les menus fretins en laissant les gros poissons.

Combien de maisons sont construites sur les rives du Djoliba à Badalabougou sur des titres faux obtenus par la SEMA qui occupent les servitudes du fleuve Niger ? Va-t-il aussi libérer l’emprise du fleuve Niger en cassant  toutes ces maisons bâties sur de faux titres fonciers ?

Le président IBK le laissera-t-il aller jusqu’au bout ? M. Bathily déjouera-t-il les préjugés en appliquant la loi rien que la loi « Duralex Ced Lex » disent les juristes. Attendons de voir.

Du Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat M. Dramane Dembélé. 2evice président du Comité exécutif de l’ADEMA-PASJ et 3e aux élections présidentielles de 2013 au Mali, M. Dembélé a été nommé ministre dans le gouvernement du Premier Ministre Modibo Keita pour s’occuper de l’épineuse question des logements sociaux.

  1. Dembélé, tambour battant a suivi les travaux de finition avec les techniciens sur le terrain. Une commission de distribution sera mise en place et dirigée par M. Issa Guindo, l’ancien maire très décrié de  la commune IV du District de Bamako.

Les rumeurs allaient bon train et faisaient état de  l’existence d’une commission parallèle. Jusqu’à la fameuse conférence de presse tenue par le Ministre Dembélé au cours de laquelle il a réussi à couper court à toutes les rumeurs en rassurant les postulants que la transparence sera de mise,  que seuls  ceux qui répondront aux critères  sans aucune autre considération auront leur logement social.

Mais quelle ne fut pas notre surprise de constater, après la publication de la liste des bénéficiaires, que ni la transparence, ni le respect des critères souverainement élaborés, encore moins celui de la parole donnée du Ministre n’aura fait bénéficier un logement à un postulant. Certains qui n’en ont pas besoin en seront même attributaires.

C’est plutôt donc le nouveau concept de gestion sous IBK  qui a été appliqué à savoir : Ma famille d’abord, ensuite mon clan et enfin mon parti et les partis alliés au détriment de l’écrasante majorité du Peuple.

Il est à noter deux autres faits gravissimes dans ce qu’il convient désormais d’appeler la rocambolesque affaire dite des logements sociaux, c’est la nette différence entre le nombre officiel des maisons et le nombre réel, ensuite la figuration  sur la liste de deux ministres de la République à titre de bénéficiaires. Toutes ces deux actions méritent d’être portées devant un juge pour avis.

Après toute cette cacophonie au sommet de l’Etat, le Président IBK est fermement attendu pour sévir contre ces malfrats de la République qui ne sont mus  que par leurs intérêts égoïstes et de politiques partisanes.

Ceci expliquerait-il peut-être le boycott  par le président IBK de la cérémonie de remise des clefs aux bénéficiaires qui a été suivie par la pose de la première pierre des 20 mille  nouveaux logements ?

Du Ministre de l’Emploi de la Formation Professionnelle de la jeunesse et de la construction Citoyenne, Mahamane Baby. Un des grands caciques du parti présidentiel, M. Baby a transformé son département en un bureau de placement pour parents, amis, cousins et cousines sonrhaïs, au détriment de la valeur intrinsèque, de la compétence, de l’intégrité morale et de l’expérience. Jamais le sectarisme n’aura  atteint un si haut pavé et autant d’ampleur que sous IBK.

Du DG de l’APEJ, à celui du FAFPA, en passant par les Directrices des structures comme la Direction Nationale de l’Emploi (DNE), la Direction Nationale de la Formation Professionnelle (DNFP), du PNA/ERP et de la DRH sont tous des sonrhaïs. Est-ce à dire que seuls les cadres de la communauté du Ministre Baby sont-ils à la hauteur et les seuls compétents ? Ou est-ce déjà le début de l’application de l’accord discriminatoire entre maliens qui a commencé ?

Le Mali est une nation Une et Indivisible, les pratiques de complexe de  ce genre sont de nature à saper l’Unité nationale et la Cohésion sociale gages du vivre ensemble entre les communautés du Nord au Sud,  d’Est en Ouest.

C’est une façon de les stigmatiser de plus que de les aider vraiment,  une façon de  les exposer que de les protéger, de les faire honnir que de les faire aimer par les autres maliens. IBK est alors attendu pour mettre fin à ces pratiques d’une autre époque.

En définitive, la question que le citoyen lambda se pose est celle de savoir si IBK va lier cette fois-ci l’acte à la parole en tapant du poing sur la table pour dire enfin que trop c’est trop, ou comme d’habitude ces critiques ruissèleront-elles  sur sa carapace politique déjà abimée par tant d’attentes non comblées des maliens ? Comme il en a pris l’engagement lors de la présentation de vœux cette année à l’occasion de la fête de l’Aïd Elfitr.  Attendons de voir ce que vaut cette énième mise en garde.

A quand IBK sifflera-t-il enfin la fin de la récréation ?

 

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