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La date des élections fait débat

by sur 20 août 2015

Depuis que la date des élections locales a été confirmée en conseil des ministres, de nombreuses voix s’élèvent contre. Il paraît pourtant difficile de les reporter pour la quatrième fois…

Communales couplées aux régionales : Impossible calendrier

Georges François Traoré – L’Informateur – 19 août 2015    

Le gouvernement a suffisamment de blé à moudre pour précipiter le pays aux communales couplées aux régionales. D’abord, la fréquence et l’aire géographique des attaques djihadistes attachés à prouver qu’ils ont une capacité de nuisance, qu’ils peuvent frapper partout sur le territoire national. En clair, limiter géographiquement l’insécurité dans les régions septentrionales est assimilable à un refus de voir l’eau dans le fleuve

N’a-t-on assisté impuissant à la fuite d’aucuns chefs de villages au centre du Mali (dans la région de Mopti) exposés aux menaces des hommes fidèles au prédicateur radical Amadou Koufa.

Leur présumée dénonciation aux autorités compétentes des faits et gestes d’individus suspects se payent dans le sang. Le Sud n’est pas mieux loti.  Bamako, Nara et bien d’autres villes en sont la parfaite illustration. En somme, le rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national devrait être  l’aîné des soucis du gouvernement. On voit pas dans le contexte actuel comment le gouvernement peut relever le challenge sécuritaire avant le scrutin.

Ensuite, on ne peut  faire bon marché retour de l’administration dont le repli est le fils de  l’aggravation du climat d’insécurité. Tenez ! Le gouverneur de Kidal est retranché à Gao. Bien de préfets, de juges ont quitté leurs postes d’affectation pour des cieux jugés  plus cléments.

A moins d’étouffer le désir d’élections honnêtes, libres et transparentes, sinon on peut se gausser de  l’absence physique de personnages clés dans l’organisation du scrutin. Aussi, le bon sens commande de songer au préalable au retour des réfugiés de Mauritanie, d’Algérie, du Niger et du Burkina Faso. Des esprits malins prônent  l’abandon sur le quai des trois régions du Nord, en attendant que l’orage passe. Mais ne semblent point mesurer les risques de frustration, notamment le sentiment d’une partition de fait du pays. Et puis, comme indiqué ci-dessus,  aucune région n’est à l’abri des attaques terroristes. Les faits sont têtus.

On peut s’agacer du chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé, ou de l’ancien ministre Oumar Ibrahim Touré, non moins président de l’Alliance pour la République (APR, mouvance présidentielle) et d’autres poils à gratter glissés dans la chemise du régime. Cependant,  la sagacité de leurs analyses a des résonances dans l’opinion publique.

La classe politique a formulé des réserves. Et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) est montée la semaine dernière au créneau.  A ses yeux, la convocation du collège électoral viole l’accord de paix et de réconciliation signé le 15 mai et 20 juin derniers par le gouvernement et les groupes armés du Nord. Une prise de position clairement affirmée la semaine dernière au terme d’une rencontre avec les responsables de l’Union pour la République et la démocratie (URD).

Organisation des élections communales et régionales en octobre : le parti Fare juge inopportune la décision du gouvernement

Le reporter – 19 août 2015 

La décision du gouvernement d’organiser en octobre prochain des élections communales et régionales ne fait pas l’unanimité tant au sein de la classe politique que de la société civile.

Au parti Forces alternatives pour le renouveau et l’émergence (Fare), on pense que cette décision est inopportune, eu égard à la situation sécuritaire du pays, mais aussi de l’ambivalence entre la loi électorale en cours et les dispositions de l’accord du 20 juin 2015.

C’est moins ce qui ressort d’une lettre adressée par le président des Fare, Modibo Sidibé, au ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, dont voici la teneur.

«Le Président

À

Monsieur le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation

Monsieur le ministre,

Suite à la décision prise par le gouvernement lors du Conseil des ministres du lundi 3 août 2015, d’organiser en octobre de cette année, les élections communales, régionales et du District de Bamako, les Forces alternatives pour le renouveau et l’émergence (Fare) s’interrogent sur les motivations de cette décision qui, à leurs avis est inopportune, eu égard à la situation sécuritaire du pays mais aussi de l’ambivalence entre la loi électorale en cours et les dispositions de l’accord du 20 juin 2015.

C’est pourquoi le parti Fare, par cette lettre demande que le gouvernement explique clairement sa vision de l’avenir des institutions de notre pays avant l’organisation des prochaines élections communales et régionales, comment assurera-t-il la quiétude des populations et le retour effectif de l’Administration malienne sur l’ensemble du territoire pour la tenue de ces élections.

En effet, notre requête se fonde sur les constats suivant :

D’abord, les conditions qui ont prévalues au report successif des élections n’ont pas évolué à ce jour dans la mesure où le retour de l’administration dans les régions du nord n’est pas encore effectif, il en est de même pour celui des réfugiés. Il s’y ajoute que les conditions sécuritaires sont des plus précaires dans lesdites régions et dans d’autres localités du territoire national ;

Ensuite, la signature de l’«accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger» introduit un nouveau régime juridique des élections locales et régionales dans notre pays.

Ainsi que vous le savez, sous le régime de la loi électorale en vigueur, les présidents des Conseils de région, les présidents et membres des Conseils de cercle sont élus au suffrage universel indirect. Cependant, les dispositions de l’accord d’Alger 2015 imposent de les faire élire au suffrage universel direct. Et pour ce faire, il y a l’exigence, selon les termes dudit accord, faite au gouvernement de «garantir l’adoption des textes réglementaires, législatifs, voire constitutionnels permettant la mise en place et le fonctionnement du nouveau cadre institutionnel et politique, sécuritaire et de défense, de développement économique, social et culturel, de justice et de réconciliation nationale ; de réviser la loi électorale de manière à assurer la tenue aux niveaux local, régional et national, au cours de la période intérimaire, d’élection en vue de la mise en place des organes prévus par le présent accord».

Les dispositions de l’accord pour la paix affirment également qu’afin «d’assurer la continuité de l’Etat, les institutions actuelles poursuivront leur mission jusqu’à la mise en place des organes prévus dans le présent accord… Pour les autorités chargées de l’administration, des communes, cercles et régions du nord durant la période intérimaire, leur désignation, compétences et modalités de leur fonctionnement seront fixés de manière consensuelle par les parties…Le gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires pour faire adopter par l’Assemblée nationale, dans les 12 mois, une nouvelle loi électorale ».

Le parti Fare se demande, que veut le gouvernement à vouloir organiser des élections sans avoir satisfait aux dispositions de l’accord conformément à ses propres engagements, malgré les observations pertinentes formulées par les Fare, d’autres partis et des composantes de la société civile.

Faudrait-il engager le pays dans la mise en place de collectivités locales avec des régimes juridiques différents, c’est-à-dire, des élus au suffrage universel indirect dans le reste du pays et des élus au suffrage universel direct dans les régions du Nord ?

S’il en était ainsi, pour avoir toujours soutenu le rejet de toute spécificité dans ce domaine comme dans tant d’autres concernant les reformes à venir, le parti Fare juge inacceptable la démarche actuelle entamée par le gouvernement qui révèle à tout le moins, la volonté manifeste de créer un pays à deux régimes juridiques et politiques différents dans les collectivités locales et territoriales.

Les Fare réaffirment que le manque de vision et de cap du Gouvernement qu’elles ont toujours regretté est aujourd’hui à l’origine de ce déficit de cohérence et de cohésion de l’action gouvernementale et par conséquent, de l’aventure institutionnelle qu’on veut imposer aux Maliens.

Aussi, les Fare invitent le gouvernement à dire clairement à notre peuple quelle est la perspective, où compte-t-il conduire institutionnellement notre pays et notre peuple et rappellent au gouvernement qu’il ne s’agit point d’une course contre la montre, parce que l’enjeu, c’est la reconstruction de notre pays qu’on a vu vaciller.

Qu’il soit clair que cela ne pourra se faire sans refondation institutionnelle par les Maliens dans leur totalité -ce que le gouvernement a toujours rejeté- les nouvelles structures aussi bien que celles renouvelées ne seront que des coquilles vides, sans cet «…esprit d’institutions locales auxquelles les gens croient…», sans changement de gouvernance, nationale, régionale comme locale.

Veuillez recevoir monsieur le Ministre les assurances de mes sentiments distingués.

Fait à Bamako, le 12 août 2015

Modibo Sidibé».

Fin de la rencontre des gouverneurs et préfets à Ségou: Le ministre Abdoulaye Idrissa Maiga brandit la carotte et le bâton

Daba Balla KEITA – Tjikan – 14 Aout 2015 

Les 8 gouverneurs de régions plus celui du District de Bamako, les 49 préfets et leurs adjoints, appelés les chefs des circonscriptions administratives, associés aux conseillers techniques du ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation ainsi que les techniciens et agents de la CENI et de la DGE étaient en conclave à Ségou les 10 et 11 Août 2015.

La rencontre, présidée par Idrissa MAIGA, ministre en charge de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, a abordé plusieurs sujets de l’actualité brulante au Mali telles la problématique de la délivrance des cartes d’identité, l’insécurité grandissante, les inondations en cette période d’hivernage. Mais le sujet qui a retenu plus d’attention et plus d’intérêt, est celui des élections communales et régionales et du District de Bamako.

L’occasion était bonne pour le ministre Abdoulaye Idrissa MAIGA de brandir à la fois  la carotte et le bâton pour les chefs des circonscriptions à deux mois desdites élections. Récompenser les plus méritant et sanctionner les fautifs : c’est la quintessence du discours de clôture que le ministre a prononcé sanctionnant la rencontre de deux jours à  Ségou.  La rencontre de la capitale des balanzans fait suite à celle tenue à Kita le 05 Août dernier sur la poursuite de la pérennisation du RAVEC (Recensement  Administratif à Vocation Etat Civil).

LA CAROTTE ET LE BATON

L’un des chantiers du département en charge des élections au Mali est la décentralisation poussée que d’aucuns appellent la régionalisation. Le sujet a été longuement débattu lors de cette rencontre.  Les participants ont aussi procédé, selon nos sources, à la relecture des textes portant création des chefs de quartiers-villages et fractions. Les chefs des circonscriptions administratives du nord du pays, c’est-à-dire les gouverneurs de  région, les préfets et sous-préfets ont été particulièrement invités à préparer le retour des réfugiés.

« Nous devons agir par nécessité en ayant à l’esprit l’intérêt commun. A quelques semaines des élections communales et régionales, je vous invite à donner le bon exemple, le meilleur de vous-même dans vos circonscriptions respectives. Nous allons vous juger sur les résultats. Ceux parmi vous, ceux  qui se seraient distingués par leur travail bien fait, seront récompensées. Nous seront exigeant sur ce point… », a laissé entendre le ministre Abdoulaye Idrissa Maiga.

DES VEHICULES POUR LES PREFETS 

La prochaine rencontre des chefs des circonscriptions administratives est prévue dans un mois. Elle doit porter, selon nos sources sur : l’emplacement et le ressort des bureaux de vote, la remise de véhicules aux préfets, la création des commissions de réception des dossiers de candidature entre autres.

En prélude à ces élections, il faut rappeler que la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 10 Septembre, tandis que la clôture de la campagne est prévue pour le 23 Octobre 2015.

 

 

 

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