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Un processus de paix en panne

by sur 23 août 2015

Il y a de quoi s’inquiéter, même si « le pire n’est jamais sûr ».

Illustration ci-dessous.

Mali: la médiation tente de relancer le processus de paix

Par RFI – Publié le 23-08-2015 à 04:14

Depuis la prise de contrôle récente de la localité de Anéfis, située au sud de Kidal, par les groupes armés progouvernementaux, le processus de paix est au point mort. Mais la médiation élargie, la mission de l’ONU au Mali, et d’autres bonnes volontés font tout pour remettre le processus de paix sur les rails. Une lueur d’espoir avec la tenue dimanche 23 août d’une réunion de crise, malgré les difficultés qui se dressent.

Pour remettre le processus de paix sur les rails, la médiation élargie, la mission de l’ONU au Mali, multiplie les rencontres. Les tâches sont bien partagées. Il y a ceux qui rencontrent les autorités maliennes pour arrondir les angles. Il y a également ceux qui ont des entretiens avec les groupes armés qui ont récemment pris des mains des rebelles la localité de Anéfis.

Et puis le contact semble être rétabli avec les rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad. Ainsi, la médiation, qui avait un moment projetée de se rendre à Kidal, a finalement obtenu le principe d’une rencontre dimanche à Bamako avec une délégation de la CMA.

« Oui nous avons donné notre accord de principe pour envoyer une délégation à Bamako », a déclaré à RFI le porte-parole de la Coordination des mouvements de l’Azawad, mais il a tenu à préciser que « si nous venons dans la capitale malienne c’est uniquement pour parler de la situation sur le terrain. »

En clair, la CMA vient pour demander le départ de la localité de Anéfis des groupes armés progouvernementaux avant toute autre discussion. « S’ils arrivent ce dimanche, ce sera un petit pas, mais un pas tout de même, vers la reprise des discussions pour trouver une solution », commente un membre de la médiation élargie.

La médiation tente de faire redescendre la tension

RFI

Depuis le week-end dernier, les hostilités ont repris entre la CMA et les groupes pro-Bamako de la plateforme dans plusieurs localités de la région de Kidal. Un calme précaire maintient depuis lundi tout le pays sous tension et la Mission des Nations unies a mis en place un cordon de sécurité pour protéger Kidal. « Les groupes armés doivent s’engager à cesser les combats et à revenir à leurs positions initiales. » Selon ce cadre de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma), tels sont les deux préalables indispensables pour envisager de lever le cordon de sécurité autour de Kidal.

Tandis que le gouvernement voyait dans ce cordon une mesure « inéquitable », demandant que des dispositifs similaires soient mis en place dans d’autres localités, les ex-rebelles de la CMA ont jugé mercredi que ce cordon était plutôt destiné à les empêcher de sortir et d’aller en découdre avec les combattants de la Plateforme. La CMA demande donc sa levée. Un discours belliqueux qui n’a pas manqué d’alerter la médiation internationale, réunie en urgence ce jeudi matin pour trouver les moyens de calmer le jeu. Si les ex-rebelles veulent « régler leurs différends » eux-mêmes, les groupes loyalistes ne sont, de leur côté, pas prêts à retourner aux positions qu’ils occupaient avant la crise.

Mali : Création d’un comité de crise Bamako-ONU

El Moudjahid (Algérie) 22-08-2015

Un comité de crise, formé de responsables de l’ONU au Mali et d’officiels maliens, a été créé pour ramener la paix dans le nord du Mali, théâtre de combats meurtriers le 17 août, ont annoncé des sources officielles malienne et onusienne.

Un comité de crise, formé de responsables de l’ONU au Mali et d’officiels maliens, a été créé pour ramener la paix dans le nord du Mali, théâtre de combats meurtriers le 17 août, ont annoncé des sources officielles malienne et onusienne.

« Pour ramener la paix et le calme dans le nord du Mali, il y a eu mercredi  la création d’un comité de crise politique et militaire, composé de responsables  de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) et d’officiels maliens », a déclaré  une source de sécurité au sein de Minusma.

Pour le volet « politique, le comité est formé de responsables de la  Minusma et notamment des représentants des ministères maliens de la Défenseb et des Affaires étrangères », a dit cette source gouvernementale. « Les militaires maliens et ceux de la Minusma sont membres de l’aile militaire du comité de crise », a-t-elle ajouté.

Les deux branches politique et militaire du comité tiennent une réunion  quotidienne pour faire « avancer les choses. La priorité est de voir comment obtenir que chaque partie revienne sur les positions qu’elle tenait avant les  derniers développements sur le terrain », a précisé la source de sécurité au  sein de la Minusma. Le comité doit disparaître après une période non déterminée, selon les mêmes sources.

Il est mis en place après trois jours de combats les 15, 16 et 17 août  entre la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion) et le Groupe d’auto-défense touareg Imghad et alliés (Gatia). « Nous sommes inquiets.

Hier (mercredi), dans la localité de Idelimane (nord), des hommes armés ont tiré sur des éléments appartenant à la Plate-forme (une coalition de groupes progouvernementaux) mais il n’y a pas eu de victime. Nous devons tout faire pour calmer le jeu », a précisé la source de sécurité  à la Minusma.

Le ministre de la Reconstruction du Nord optimiste

De son côté, le ministre malien de la Reconstruction du Nord  du Mali, Hamidou Konaté, s’est montré, jeudi, optimiste quant à la situation sécuritaire dans la région de Kidal où le calme commence à se rétablir après des affrontements entre mouvements armés qui ont fait plusieurs morts.

Le calme règne désormais dans le nord Mali après des meurtriers affrontements,  éclatés samedi dernier et intensifiés lundi, entre des hommes armés du Groupe d’auto-défense touareg Imghad et alliés (Gatia, pro-gouvernemental) et ceux de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion à dominante touareg).

Ces violences ont fait plusieurs morts et poussé la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies (Minusma) à mettre en place une « zone de sécurité » autour de la ville de Kidal. « La sagesse prévaudra, l’esprit de responsabilité prévaudra. Avec la Minusma nous sommes en train d’apporter des réponses qui commencent d’abord par l’appel à l’apaisement. Nous en appelons à l’esprit de responsabilité des  différentes parties », a déclaré le ministre malien cité par la radio RFI.

« Aujourd’hui, aucune des parties n’a dénoncé les accords. Aucune des parties n’a prononcé son retrait des processus de mise en œuvre des accords », a-t-il assuré. « ça veut donc dire que le socle le plus important est là. Il  n’y a pas une reprise des hostilités. Parce que la reprise des hostilités ça veut dire que nous revenons reprendre les armes où nous les avions laissés. Il ne s’agit pas de ça. Ce sont des conflits intercommunautaires qui n’ont pas pu se gérer par les voies traditionnelles retenues pour ça », a-t-il poursuivi.

Les deux mouvements belligérants sont signataires de l’Accord de Paix et de Réconciliation au Mali, issu du Processus d’Alger, signé les 15 mai et 20 juin derniers. La médiation internationale dans la crise malienne, présidée par l’Algérie, a appelé au respect des clauses de l’accord.

L’accord de paix d’Alger au point mort ?

Noël Ndong – Agence d’information d’afrique centrale du 22 aout 2015

Le processus de paix a pris du retard et les combats des derniers jours aggravent encore un peu plus la situation. Le programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des combattants aurait dû commencer le 19 août. Ce qui n’a pas été le cas. 

Personne ne respecte le chronogramme d’application de l’accord d’Alger. La réunion sécuritaire qui devait réunir les différents protagonistes n’a pas eu lieu non plus. La situation qui prévaut près de Kidal complique la nouvelle donne. Il y a eu violation du cessez-le-feu. La plateforme qui regroupe les mouvements armés pro-gouvernementaux occupe désormais la localité de Anéfis (vers Kidal), violant le cessez-le-feu.

L’accrochage meurtrier de Kidal démontre la faiblesse des forces onusiennes à instaurer la paix au nord du Mali. Et la question de zone tampon divise les Maliens. Rien que ce mois, le Mali a connu six attaques sanglantes. On dénombre plusieurs morts également dans des affrontements entre Touregs et Sonraï. À ces affrontements, il faut ajouter la situation alimentaire préoccupante qui oblige le président IBK à effectuer une visite dans la région de Sikasso (du 19 au 25 août), 3e région du pays, pour échanger avec les producteurs.

Malgré tout, les autorités veulent toujours faire preuve d’optimisme.  Le ministre malien de la Reconstruction du Nord, Hamidou Konaté, a déclaré: « Aujourd’hui, aucune des parties n’a dénoncé les accords. Aucune des parties n’a prononcé son retrait des processus de mise en œuvre des accords. »

« Ça veut donc direque le socle le plus important est là. Il n’y a pas une reprise des hostilités. Parce que la reprise des hostilités veut dire que nous revenons reprendre les armes où nous les avions laissées. Il ne s’agit pas de ça. Ce sont des conflits intercommunautaires qui n’ont pas pu se gérer par les voies traditionnelles retenues pour ça. », a-t-il poursuivi.

« La sagesse prévaudra, l’esprit de responsabilité prévaudra. Avec la Minusma nous sommes en train d’apporter des réponses qui commencent d’abord par l’appel à l’apaisement. Nous en appelons à l’esprit de responsabilité des différentes parties », a-t-il conclu.

Etablissement de la zone de sécurité autour de Kidal : La France confirme sa main mise sur l’Adrar des Ifhogas

A. Diakité – le Tjikan du 22 août 2015

En s’interposant entre les combattants de la CMA et du GATIA, les masques tombent sur le vrai visage de la France au Mali. Nous avions l’habitude d’écrire que Kidal est une enclave française au Mali. Les faits nous donnent de plus en plus raison.

La récente démonstration de force à la porte de Kidal par Barkhane sous le manteau de la MINUSMA lève le voile sur les vraies intentions de la France au Mali et confirme bien les visées mercantiles et néocolonialistes de Paris dans notre pays. Mais, à la différence des Africains, qui n’excellent que dans la division, les occidentaux, s’entraident même dans le mensonge. Pour vu qu’ils se sauvent les intérêts communs, construits au fils des années. Le cri de détresse des Maliens est inaudible des Nations Unies, qui ne défendent que les intérêts des membres du Conseil de sécurité, comme la France.

La série de défaites cuisantes que les combattants du GATIA ont affligé à ceux du MNLA et complices prouvent à suffisance que ces petits rebelles apatrides ne pèsent pas lourd. Les vrais combattants de la rébellion, qui nous a été imposée par Nicolas Sarkozy, poursuivie par François Hollande, seraient des “militaires français enturbannés”. La preuve, après chaque débâcle des combattants du MNLA sous les feux nourris du GATIA les armes très sophistiquées qu’ils laissent dans leur fuite sont pour la plus part de marque française.

Selon certaines indiscrétions, le mode d’utilisation de ces armes, notamment la précision des tirs surtout des armes lourdes dans la bataille de Kidal le 21 mai 2014 et la découverte de certains corps non tamasheq par les urgentistes maliens ont fini par lever l’équivoque de l’implication des militaires français aux côtés des combattants du MNLA.

Après tout quelle différence, y a t-il entre un combattant français enturbanné et un combattant tamasheq enturbanné ? Difficile de les distinguer à distance. A moins d’être très proche. N’eut été la bataille du 21 mai 2014, où des corps non tamasheq a été aperçus par des urgentistes de la gendarmerie malienne, qui recevaient les corps et les blessés.

Mais, pour ne pas trop en savoir, nos hommes ont été libérés par leurs homologues français de la MINUSMA. Vue de loin, la proximité des couleurs ne permet pas une distinction tranchée par nos hommes, préoccupés par le combat. Mais, la découverte des armes de marque française entre les mains des combattants touaregs et la maitrise parfaite de leur usage suscitèrent des interrogations et des suspicions qui allaient crescendo. Ce qui les a obligés à se faire de plus en plus discrets dans la guerre.

Depuis lors, le MNLA n’a fait que reculer sur le terrain, jusqu’à cette bataille fatidique, où devant la puissance de feu du GATIA, ils ont été contraints de se retirer de la position stratégique d’Anefis. Du coup, le principal verrou qui empêchait nos hommes de marcher sur Kidal est levé. Kidal n’est à présent qu’un château de carton, qui peut tomber à tout moment. C’est conscient de l’enjeu d’un tel scénario que Barkhane sous les couleurs de la MINUSMA s’est empressée de voler au secours de ses poulains pour que l’énigme de la supercherie ne tombe. N’eut été leur interposition, déjà les combattants de la Plateforme trinqueraient au gouvernorat de Kidal, bastion des traitres Ifoghas de Kidal.

D’ailleurs, les français connaissent bien le trou noir de ces traitres. Pour l’argent, ils sont prêts à vendre leurs frères aux blancs. C’est comme cela, qu’ils ont fait avec l’amenokal Firroun contre les français pendant la guerre de colonisation. Il est donc temps que la France comprenne qu’il est temps de mettre fin à des mois de stress et de souffrance inutile qu’elle afflige à l’autre population meurtrie qui n’a rien fait pour mériter un traitement inhumain qu’elle lui impose du fait de sa volonté mercantile et dominatrice.

Car toute cette souffrance ne vise qu’une seule chose : avoir la primauté de l’exploitation des ressources naturelles du Mali et la main mise sur la sécurité dans les trois régions du nord en y installant des bases militaires et des appareils d’écoutes téléphoniques dans le but de contrôler le système de communication dans cette partie de la terre.

Une visée comprise, certes en retard par les Algériens et les Américains, qui ne veulent pas non plus la laisser faire. C’est pour cette raison qu’elle prend en otage les populations de Kidal. Il est aussi temps pour les Kidalois de faire le bilan de leur complicité avec la France et évaluer les acquis entre leur perte et leur profit. Par exemple, à l’instar de Total, aucune grosse entreprise française installée au Mali, n’a encore ouvert un point de vente à Kidal. La logique de rentabilité financière leur impose des plans de développement obéissant à des règles, notamment à respecter le  consommateur.

Or, tout Kidal ne fait que 75 000 habitants, soit inférieure à celles de certaines communes de la capitale. En outre, l’accord de coopération économique conclue entre le Mali et l’Algérie fait que les partenaires techniques, très actifs dans le financement des routes au Mali, notamment l’Union Européenne, se sont détournés du financement de la route Gao-Kidal faute de rentabilité économique. Car, l’option socialiste de l’Algérie empêche tout commerce de produits manufacturés locaux ou importés (aussi bien pétrolier que non pétroliers) avec le Mali.

Au regard de toue cette situation, les Kidalois doivent ouvrir leurs yeux pour s’affranchir du dictat français, qui ne leur apporte rien que de la misère.

IBK à Sikasso : « Tout a été fait par certaines puissances pour empêcher l’équipement de l’armée malienne »

A.Berthé – 22 aout 2015

C’est du moins ce qu’a dit IBK lors de sa visite au camp Tièba Traoré de Sikasso. En effet, au cours de sa tournée à Sikasso, le président de la République a, après sa rencontre avec les notabilités, les cadres politiques et les leaders religieux, rendu visite aux militaires du camp Tièba Traoré de Sikasso où il a remonté le moral des troupes avec un discours guerrier.

Au camp Tièba, IBK a expliqué les raisons de sa visite avant de dire, sans détour, ce qu’il pense, ce qu’il attend des FAMA et ce que celles-ci peuvent attendre de lui. Cette rencontre a été marquée par la remise de médailles à certains militaires.

Voici quelques extraits du discours prononcé par IBK au Camp Tièba Traoré de Sikasso : «Nous sommes venus ici pour vous dire combien cette vielle nation est fière de vous et compte sur vous…Comment l’armée du Général Soumaré, formée aux vertus les plus nobles de notre peuple pourrait-elle se muer à un corps inerte, sans âme, sans esprit patriotique à la merci de tous venant et du premier venu ? Non telle n’est pas l’armée du Mali, telle ne sera jamais l’armée du Mali. Telle ne sera jamais l’armée dans laquelle vous servez avec honneur et dignité.

Chers soldats du Mali, je vous le dis parce que je le pense, je le crois à mon âme, à mon cœur à ma tête. Quand je vous regarde, je suis fier de vous. Tenue impeccable, la patrie au cœur, vous saurez vaincre, vous saurez surmonter tous les périls auxquels on soumet aujourd’hui notre pays. Tous les enjeux qui tournent autour de nous voudraient, sans le dire et sans l’avouer, nous assujettir.

Que non, jamais la patrie de Babemba et Tièba Traoré, de Soundjata Kéita, de Firoun, ne sera de nouveau assujettie par qui que ce soit. Soldats du Mali, armée du Mali vous êtes mon arme de décision, vous êtes l’arme de ma décision politique. C’est sur vous que je dois dire en face du monde, avec fierté, détermination, engagement constant, le Mali et sa fierté d’être … Vous ne venez pas du néant, vous venez d’un pays qui fut quand certaines grandes nations aujourd’hui n’étaient pas»

Selon IBK, des puissances économiques ont été fondées à partir de notre pays, lors du Soudan. Et c’est  l’or du Soudan du Bambouk, du Bouré, ajoute t-il, qui a servi à la frappe de monnaies qui furent le bonheur de nombre de pays européens.

«Nous ne sommes pas n’importe qui, nous sommes le Mali, le Mali éternel. Soldats du Mali, je suis venu ici aujourd’hui, vous dire mon engagement total à faire de notre armée, une armée parmi les meilleures et à vous équiper ».

A en croire le président de la République, tout a été fait par certaines puissances  pour empêcher l’équipement des FAMA. «Mais vous serez équipés inch’Allah. Ou alors notre vie n’aura pas de sens. Notre mission n’est pas de venir jouir du pouvoir, mais de servir le Mali. Et servir le Mali aujourd’hui, c’est servir nos forces armées de défense et de sécurité», a rappelé IBK.

Au camp Tièba Traoré de Sikasso, IBK a également mis l’accent sur les conditions de vie des forces de défense et de sécurité maliennes.

«Il est temps que nos forces armées soient dans des logis décents. Le rassemblement des forces de défense et  de sécurité du Mali doit se faire dans les conditions dignes de toutes forces de sécurités à travers le monde. Je suis venu ici, pas en touriste, mais vous sentir et me sentir au plus près de vous. Le repas de corps que je partagerai avec vous n’est pas folklorique, il est un témoignage.

Dans toute société, le partage du pain n’a jamais été indifférent, pour vous dire que la vie de chacune et de chacun d’entre vous m’importe au plus haut degré. Et nous ferons tout pour qu’elle soit sauve, pour que vous soyez en capacité de défense dans toute circonstance grâce aux équipements auxquels vous avez droit et dont vous avez besoin. Quand vous êtes en mission, je ne dors pas», a affirmé IBK.

Rappelons que le président de la République a été briefé à huit clos par le chef de la zone de défense N°8 sur la situation sécuritaire de la région de Sikasso. La cérémonie a pris fin par la visite de l’infirmerie du camp, d’un château d’eau et par un déjeuner que le président de la République a partagé avec les militaires.

Mali: devant les troupes, IBK évoque la situation dans le Nord

Par RFI – Publié le 22-08-2015 à 04:22

Depuis jeudi 20 août, le président malien Ibrahim Boubacar Kéita effectue une visite dans la région de Sikasso, située au sud du Mali. Il a notamment rencontré les partis politiques, mais également l’armée. Devant les hommes de troupes, il a fait allusion à la situation dans le septentrion malien.

S’adressant aux troupes dans un camp militaire de Sikasso, le président Ibrahim Boubacar Kéita a très finement abordé la situation dans le Nord du Mali. « Oui, il y a toujours des esprits chagrins à l’affût qui ont tôt fait de penser que nous soyons aujourd’hui si exsangues que vos tâches et missions diverses pourraient être exécutés par des milices. Tristes sires qui n’ont rien compris. Je suis fier de vous », a-t-il déclaré à l’adresse des soldats.

Pour le président IBK, les groupes armés pro-gouvernementaux qui ont pris récemment le contrôle de la localité de Anefis au sud de la ville de Kidal n’ont pas agi en sous-marin de l’armée malienne.

Connu pour son « nationalisme ombrageux », le chef suprême des armées maliennes a également subtilement critiqué, comme de nombreux partis maliens de la majorité comme de l’opposition, la décision de la mission de l’ONU au Mali d’instaurer une zone de sécuritéautour de la ville de Kidal. « Tous les enjeux qui tournent autour de nous… Jamais la patrie de Babemba, de Tièba, de Soundiata Kéita ne sera de nouveau assujettie par qui que ce soit. »

Il a par ailleurs pris un engagement ferme : doter l’armée malienne en équipement nécessaire pour défendre le pays. « Qu’on fasse respecter ces accords, que les parties se parlent, que la confiance soit rétablie. C’est sur quoi on est en train de travailler. Mbaranga Gasarabwé numéro deux de la mission de l’ONU au Mali

 

Reprise des affrontements dans le nord du Mali : les vraies raisons d’une escalade

Amadou SANGHO – 21 août le Prétoire

Après la signature de l’accord, c’est l’heure des comptes et des décomptes. Si la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), et la plate-forme des mouvements et forces de résistance en ont eu pour leur rang, certains groupes dont l’influence se mesure à l’aune des actes apocalyptiques, continuent d’endeuiller encore des familles.

Stupeur et indignation tels sont les sentiments dominants à l’annonce de la reprise des hostilités entre le Gatia et la CMA dans les environs de kidal. Pourtant le calme apparent de l’après-signature avait suscité beaucoup d’espoirs car conduisant à une espérance de vie meilleure. Des éléments du Gatia avaient même été autorisés à prendre pied dans cette zone sous contrôle de la CMA, cela par convenance sociale, pour y faire la fête de ramadan, en tous cas, pour ceux des leurs qui y ont de la famille.

A cette occasion, votre journal préféré « Le Prétoire » avait même attiré l’attention des autorités sur l’imminence d’un affrontement entre la CMA et le Gatia, du fait de la trop grande proximité des postes avancés. Pas donc surprenant que la mèche soit allumée ce week end. De toute évidence il importe de rappeler le contexte dans lequel se déroulent ces affrontements mais surtout les différentes implications qui rappellent fort le far West américain.

Le Contexte actuel

A ce jour, le nord Mali est squatté par six armées dont l’activité est proportionnellement liée aux intérêts du moment. Parmi celles-ci, figurent trois armées conventionnelles : l’armée française, la Minusma et l’armée malienne. Deux autres non conventionnelles viennent grossir le lot : il s’agit des forces de la CMA et de la plate-forme et enfin ferment la marche, les forces de la nébuleuse narco-djihadiste, qui pour une raison de survie, tentent de surfer sur les armées non conventionnelles. Là se trouve la dernière pièce du puzzle qui permet de comprendre ce qui se passe aujourd’hui dans le nord du pays.

Il est indéniable que depuis la signature de l’accord de paix du 20 juin dernier la CMA s’est résolument inscrite dans une logique de paix. C’est ainsi que ses dirigeants, les plus significatifs, ont pris leur quartier dans la capitale malienne. Le premier responsable du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (Hcua) Algabas Ag Intallah, à la tête d’une importante délégation, a rencontré il y a quelques jours, les responsables de l’U R D afin de réfléchir ensemble sur la mise en œuvre efficace de l’accord de paix.

Une démarche, du reste, que la CMA entend étendre à toutes les formations politiques du pays. Pour un gage de bonne foi, ç’en est véritablement un. Belle initiative dirons-nous, car il ya peu, une telle démarche relèverait de l’utopie. C’est tout à l’honneur donc de la CMA qui a compris qu’il y a un temps pour faire la guerre et un temps pour faire la paix. Et elle semble s’y engager résolument, grâce à un accord qui prendrait en compte nombre de ses préoccupations, tout comme d’ailleurs, celles du Gatia, membre de la plate forme. Quel est alors ce but non avoué pour céder à la provocation et ainsi mettre en péril l’ensemble du processus ?

La genèse des affrontements

Selon la CMA, tout serait parti d’une invitation à un dialogue concerté entre elle et le Gatia dans une zone préalablement indiquée. L’objectif, pour les chefs militaires, était d’empêcher tout affrontement entre les différentes forces après la signature de l’accord. Et cette même source d’affirmer que c’est à l’approche des éléments de la CMA à ce lieu de rendez-vous ce samedi, que des coups de feu éclatèrent. Pour la CMA, il ne fait aucun doute, il s’agirait d’un traquenard dans lequel leurs éléments ont été attirés afin de les capturer. Les enquêtes en cours pourront élucider bien des zones d’ombre.

Les combats ont eu lieu à Touzek oued situé à 60 km au sud –est de kidal à l’Est d’ Amassine situé à 80 km au sud de la ville de Kidal et sur l’axe Tabancort – Anefis à 45 km au sud- ouest d’Anefis.

Les forces souterraines

Pour bien des observateurs, ceux qui ont cette propension belliqueuse sont les vrais décideurs donc les plus légitimes que ceux qui parlent en leurs noms à Bamako et auxquels aucun crédit n’est accordé. D’où le dysfonctionnement au sein du Gatia qui, selon des sources concordantes, serait largement infiltré par des éléments du Mujao qui n’ont jamais renié leur doctrine islamique. Mais qui semblent trouvé là, un terreau fertile pour perpétuer l’insécurité qui du reste, est davantage plus profitable pour les narcotrafiquants, le bras financier.

En effet l’objectif recherché, serait de créer à tout bout de champs, des conflits, les activer, et faire prospérer leur commerce hautement illicite. Ce n’est pas étonnant que le Nord s’enflamme la veille du paraphe par la CMA, le 14 Mai dernier à Alger de l’accord de paix.

Ce n’est pas non plus fortuit que des combats se déroulent au moment où le Niger voisin tente de ramener la paix entre toutes les tribus du Nord. Tout ceci pour rappeler à l’Etat l’urgence de la mise en route de l’accord. La nature ayant horreur du vide, il importe que des actes très forts soient posés et d’être plus regardant sur le mouvement Gatia, la crainte aujourd’hui, c’est de voir cette machine de guerre, ayant bénéficié d’un important soutien logistique, dévier de ses objectifs initiaux et poser des actes qui seraient aux antipodes du processus de sortie de crise.

Au pire, devenir une anguille insaisissable, donc non maitrisable surtout que ce mouvement semble prendre ombrage, selon certaines langues, de l’ ambiance de détente qui prévaut actuellement entre le gouvernement et la CMA.

Les solutions

Mais il faut en convenir, le Gatia et la CMA ne pourront fumer le calumet de la paix qu’en résolvant l’équation GAMOU qui, selon nombre de Kidalois, aurait fait de l’occupation de Kidal une véritable obsession. Si cela se confirme, la tension ne serait que davantage exacerbée car même ce but atteint, il n’est pas certain que le cycle de la vengeance ne se profile pour bien longtemps.

En un mot comme en mille, l’inconnu de l’équation du Nord reste aujourd’hui bien identifié. Il s’agit des islamistes du Mujao et les narcotrafiquants qui, pour échapper à la force française Barkhane, infiltrent des groupes belligérants en conflits ouverts, les financent et attisent la tension pour enfin opérer en toute tranquillité. Et tant que l’accord de paix n’est pas diligemment mis en œuvre, et que l’autorité de l’Etat ne soit exercé sur l’ensemble du territoire national, les ennemis de la paix feront prospérer leurs lugubres ambitions en donnant l’occasion à des maliens de s’entretuer tout bêtement.

En tous cas, les maliens, dans leur ensemble, ne veulent plus de cette guerre, davantage personnalisée et hautement particularisée, par des intérêts sordides autre que ceux légitimes du peuple malien. Trop c’est trop et c’est massivement trop !

Affrontements à Kidal : la guerre des chiffres

Paul N’GUESSAN – Le Prétoire du 21 Août 2015

Décidément, la violation du cessez-le-feu par les groupes armés du Nord semble bien leur faire plaisir. Car si ces derniers mettent en mal le processus de sortie de crise, ils semblent oublier qu’ils sont en train de saper les efforts des autorités maliennes pour une paix durable au Mali.

En effet, si les responsables de la plateforme parlent de 20 tués dans le rang de la CMA, avec des prisonniers et deux morts de leur côté avec 5 blessés, la CMA quant à elle parle de faux chiffre, et rejette les propos des responsables de la plateforme.

Dans un cas ou autre, que veulent au juste les groupes armés du Nord. Car avec la reprise des hostilités sur le terrain, c’est l’effort des autorités maliennes et de la communauté qui vient d’être mis en cause.

Les autorités maliennes s’insurgent contre la Minusma

La Minusma exhorte les parties à immédiatement cesser les combats et à retourner sur les positions qu’elles occupaient avant le 15 août 2015. Elle est déterminée à assumer ses responsabilités en ce qui concerne la protection des populations civiles.

Dans ce cadre, et pour parer à toute éventualité d’une extension des combats qui pourraient affecter la population de la ville de Kidal, la Minusma annonce les mesures suivantes : Une zone de sécurité de 20 km autour de la ville de Kidal jusqu’à nouvel ordre. Tout mouvement à l’intérieur de cette zone de sécurité par des éléments de la Plateforme, ou affiliés à la Plateforme, sera considéré comme constituant un danger imminent pour la sécurité de la population de la ville de Kidal.

Suite à cette déclaration, les autorités maliennes n’ont pas caché leur déception face à cette décision. Car, selon les autorités maliennes, la mission onusienne dans notre pays ne joue pas franc jeu dans la résolution de la crise malienne et est prête à utiliser tous les moyens légaux en leur possession pour calmer les ardeurs de tout un chacun.

Le Député Ag Iknass appelle les protagonistes à la retenue

Les Maliens sont partagés entre inquiétude et colère au lendemain de combats meurtriers dans le nord du pays entre les groupes armés du nord du Mali. Ces deux mouvements font partie tous deux des parties signataires de l’accord de paix et de réconciliation au Mali, prévoyant un cessez-le-feu, entériné le 15 mai, par le gouvernement malien et ses alliés puis le 20 juin par la rébellion.

Face à cette énième violation du cessez le feu, l’élu du peuple de la région de Kidal Ahmoudène Ag Iknass appelle les protagonistes à la retenue. Car, selon lui, le peuple malien en général et en particulier celui de Kidal est fatigué de la guerre. Il est temps de faire taire les armes une bonne fois dans les régions du nord pour amorcer son développement.

 

 

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