Skip to content
Tags

IBK : deux ans au pouvoir

by sur 16 septembre 2015

Deux ans de pouvoir pour IBK et un bilan pour le moins… contrasté. Aucun des grands défis qu’il s’était lancé n’a été atteint jusqu’ici.

Il s’en est expliqué… plus ou moins.

 

 

IBK lors de l’interview sur ses deux ans au pouvoir : « Je vis toujours dans ma résidence privée alors que l’Etat a le devoir de me loger »

Lassina NIANGALY – Tjikan du 8 Septembre 2015

Pour marquer ses deux ans d’exercice du pouvoir, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, s’est adressé à ces concitoyens, le vendredi dernier pour les entretenir sur ses actions à la tête du pays et leur présenter l’état de la Nation, de son investiture le 04 septembre 2013 à ce jour.

C’était à la faveur d’une grande interview bilan, qu’il a accordée aux journalistes de l’ORTM et AFRICABLE Télévision. A bâton rompu avec les journalistes, le Chef de l’Etat s’est montré convaincant avec des réponses courtes, certes mais précises et concises. Lisez plutôt notre compte-rendu.

« Tout était à rebâtir et les défis à relever restent encore énormes. » a expliqué d’entrée de jeu le Président de la République. La sécurité, la défense nationale, l’économie, la création d’emplois, l’accord de paix, la lutte contre la corruption, bref, aux micros de nos confrères de la Télévision nationale ‘’ORTM’’ et de la télévision privée ‘’AFRICABLE TELEVISION’’, le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta, a abordé les questions intéressant la vie de la nation.

Parmi les nombreuses questions qui lui ont été adressées, l’on retient celle relative à l’épineuse question de la corruption. Là dessus, le président de la République n’a pas tergiversé sur son existence au Mali. Mais, il a rassuré ses compatriotes de sa détermination à l’éradiquer. Pour ce faire, il a donné la garantie qu’il ne fera rien qui soit un obstacle à la justice de faire son travail de façon indépendante.

« A mon arrivée à Koulouba, j’ai trouvé plus de 200 dossiers, mais je n’ai retenu aucun. Ils ont tous été transmis à la justice » révèle le président IBK. Qui poursuit en ajoutant « je ne suis pas arrivé à la tête de ce pays pour m’enrichir. Président de la République que je suis, je vis toujours dans ma résidence privée, pourtant l’Etat a le devoir de me loger ».

Critiqué par ses détracteurs politiques pour ses nombreux voyages à l’étranger durant les deux premières années de son mandat, le président IBK s’est justifié par la nécessité d’intensification de son offensive à l’internationale en vue de partager avec les partenaires internationaux la vision du nouveau Mali. « … Dans le monde contemporain, il est important que les autres pays sachent qui vous êtes, ce que vous voulez, quels sont vos problèmes et comment voulez-vous les résoudre », ce qu’on appelle une diplomatie agressive, a-t-il expliqué.

S’agissant de l’insécurité qui règne un peu partout à travers le pays, le président IBK a assuré ses gouvernés des dispositions utiles en cours pour l’endiguer. « Aujourd’hui, il n’y a aucun pays du monde, je dis bien aucun pays du monde où la sécurité est absolue. Chez nous, il y a certes de l’insécurité mais il faut reconnaitre l’effort de nos forces de sécurité qui travaillent nuit et jour pour assurer notre sécurité » assure le président IBK. Qui ajoute que des dispositions sont en train d’être prises pour renforcer les capacités des forces de sécurité afin de mieux assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. « Nous avons trouvé l’Etat dans une situation où tout était à rebâtir… », a-t-il déploré. Et comme pour répondre à ses opposants politiques, IBK lâche : « certains, par décence, devraient se taire. S’il y a une opposition, c’est peut être par rapport au RPM, sinon pas moi… ».

Quant à l’accord de paix, le président IBK affirme qu’il est ‘’une chance pour le Mali’’ et que toutes les parties signataires doivent respecter leur engagement en faveur de son application.

A cet effet dit-il, le Mali ‘’ne trahira’’ jamais sa parole et respectera ses engagements vis-à-vis de la communauté internationale, garante de cet accord.

Abordant les questions économiques, le président IBK qui s’est dit flatté par le taux de croissance qui est de 7,2% en 2015, a reconnu que le défi à relever reste encore énorme. Surtout dans le secteur de l’emploi où il a promis pendant sa campagne de créer 200 000 emplois durant son premier quinquennat.

« Si tous nos projets d’investissement arrivent à terme, ces chiffres qui semblent mirifiques pour certains seront atteints inchallah », a-t-il dit.

IBK après deux ans de pouvoir : la corruption, l’insécurité, l’impunité…persistent

Denis Koné – Les Echos du 4 Septembre 2015

Le candidat Ibrahim Boubacar Keita a aujourd’hui deux ans au pouvoir. Les maux qui minent notre société et auxquels notre président nous avaient promis de s’attaquer une fois au pouvoir, persistent.

Ceux qui l’ont connu dans les années quand il était Premier ministre puis président de l’Assemblée nationale n’auraient jamais parié pour un sou que, une fois arrivé au pouvoir, IBK ne s’occuperait pas des aspirations des Maliens. De 19 95 à 1999 et de 2002 à 2007, IBK a séduit les Maliens tant par son franc-parler et ses actions salutaires à la tête du gouvernement et à l’Assemblée nationale.

Et c’est fort de cela que les Maliens, dans leur grande majorité (puis qu’il a été élu avec plus de 70 % de suffrage), lui ont accordé ont accordé la confiance pour mener le Mali vers la voie de la prospérité. Cette confiance des Maliens était d’autant plus justifiée, car la situation sociale, économique, sécuritaire, éducative du pays exigeait du peuple de faire un choix judicieux aux élections présidentielles pour élire l’homme ou la femme capables de répondre aux aspirations du peuple. Et IBK incarnait le profil de ce futur dirigeant auquel le peuple devrait faire confiance.

Dans son projet de société IBK prévoit la création de 200 000 emplois directs durables et de milliers d’emplois indirects, et la promotion du mécénat par l’intermédiaire de « Pépinières d’entreprises » avec des mesures incitatives. Après deux ans, le chômage continue d’être un casse-tête chinois tant pour le pouvoir lui-même, mais en particulier pour les parents. Les jeunes n’ont d’autre choix que de prendre le chemin de l’Eldorado européen ou les mines d’or traditionnelles d’où peu reviennent.

IBK entendait, toujours dans son projet de société, assurer l’équité dans l’accès à l’emploi public au Mali. Des recrutements se font actuellement dans la fonction publiques notamment dans les corps de la gendarmerie, la Garde républicaine, la police etc. Allez voir les enfants qui auront la chance de passer à ces concours !

Le développement de l’agriculture et la promotion de l’élevage figurent aussi parmi les priorités du président IBK. Seuls, les paysans pourront éclairer la lanterne du Malien sur ce qui a été fait dans ce domaine. Mais l’on retiendra que l’agriculture a été dominée par de scandales d’engrais frelatés ayant valu l’interpellation du gouvernement, devant le Parlement à travers le ministre du Développement rural. Quant à l’élevage, rien n’a presque changé. S’il demeure une source de revenus par excellence pour les éleveurs et l’Etat, le Malien n’a pas de viande dans sa sauce tant elle est inaccessible par sa cherté. Le kilo de viande est passé à 3 000 F CFA et les dernières tentatives du ministre du Commerce avec les bouchers de le ramener à 2 500 F CFA, ont échouées.

IBK avait promis la sécurité alimentaire. Après deux ans, le constat est toujours le même. La faim sévit au Mali, pour ne pas dire la famine. Les céréales, toutes variétés confondues, restent sur les mêmes prix que 2012.

Le programme du président entendait développer l’aquaculture intensive en augmentant les performances économiques de la filière poisson par un accroissement de la valeur ajoutée qu’elle crée. Comme la viande, le poisson frais ou séché est une denrée coûteuse pour de nombreux Maliens. Bref, le panier de la ménagère est creux !

Dans le domaine sanitaire, IBK voulait réussir un programme quinquennal de développement socio-sanitaire par l’amélioration de la qualité des services de santé dans les établissements hospitaliers et autres établissements de recherche. Après deux ans de pouvoir, le résultat est bien maigre, en dessous des espérances. S’il y a un lieu que le Malien voudrait bien ne pas s’y rendre, c’est bien le Centre de santé communautaire ou l’hôpital. Inutile de décrire ce qui s’y passe.

La construction des logements sociaux, le développement des infrastructures de transports et de télécommunication (démarrer un projet pour faire de Bamako un Hub ferroviaire d’Afrique de l’Ouest en le reliant aux 7 capitales des pays voisins (réaliser le chemin de fer reliant Bamako – Kita- Conakry, Réhabiliter le chemin de fer Dakar- Bamako, etc.), augmenter la capacité énergétique du Mali et renforcer le réseau pour le transport ont été promis. Certes, il y a eu des logements sociaux, mais qu’en est-il du reste ?

IBK avait aussi promis de lutter contre la corruption et l’impunité. Ces fléaux qui minent notre société continuent de se porter bien, comme un charme, dirait l’autre. Un tour dans les tribunaux, et l’on se rend compte que c’est le menu le fretin qui est envoyé dans le cahot !

Qu’en est-il de l’éducation ? Après deux ans, c’est le statut quo ante. Pis, au nord certaines écoles sont fermées. Leur ouverture n’est pas pour bientôt à cause de l’insécurité qui, hélas, a gagné du galon. Les maux qui minent notre société et auxquels notre président nous avaient promis de s’attaquer une fois au pouvoir persistent.

Mountaga Touré, consultant en développement international et spécialiste de la TICAD, à propos du bilan de l’an II d’IBK au pouvoir : « Chaos total et désespoir de tous les côtés, y compris dans son propre camp »

Propos recueillis par Madiassa Kaba Diakité – Le Républicain du 4 Septembre 2015

Chaos total et désespoir de tous les côtés y compris dans son propre camp. Les énormes fonds détournés sont recyclés pour acheter les consciences et battre campagne pour 2018 au vu et au su de tout le monde.

Le gros secret de Polichinelle, c’est bien l’équipement clandestin et la fourniture d’informations clés à Gatia pour mener ses opérations spectaculaires sur le terrain. La tactique est simple et limpide depuis un certain temps. On demande à Gatia d’occuper une position ; la presse dite patriotique se déchaîne ; la fibre patriotique monte au diapason.

C’est alors que tous les scandales en cours et passés sont brusquement oubliés : affaire du ministre qui est en même temps DG, commissions bizarres, engrais frelatés, surfacturations des équipements militaires, avion mal acheté, détournements à l’APEJ, inondations, débâcle de Kidal, remaniement ministériel…On en profite même pour préparer d’autres nouveaux scandales que vous allez bientôt apprendre. Puis, ceux qui avaient, en très grand secret, demandé à Gatia d’agir, reviennent vers le même Gatia pour lui demander de se retirer. Et ce dernier fera semblant de refuser d’obtempérer pour finalement … céder.

Et ainsi de suite. Résultat : le Mali ne fait que du surplace. Rien ne bouge. Pire, des reculs sont enregistrés un peu partout. L’opposition, en échange de portefeuilles ministériels, est devenue plus aphone que jamais et, l’impunité aidant, les princes du jour se permettent presque tout. Et, pire encore-si vous me permettez cette expression-, à la fin de ce méli mélo, GATIA finira par présenter, à qui de droit, une addition super salée sous forme d’ultimatum.

 

Advertisements
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :