Skip to content

La campagne agricole 2015

by sur 16 septembre 2015

La campagne agricole 2015 semble se présenter sous de bons auspices.

Des retours de terrain nous indique également que les pluies seraient au rendez-vous depuis début juillet sans l’interruption néfaste connue l’an dernier.

Suivi de la campagne agricole 2015/2016 : « La disponibilité en céréales par habitant serait 388kg/habitant contre 349kg/habitant la campagne écoulée »

Dramane Coulibaly, envoyé spécial – Le pouce – 14 septembre 2015

Afin de s’imprégner de l’état d’avancement des travaux champêtres dans les filiales Sud SA et Nord-est de la zone CMDT , le Directeur général adjoint de la CMDT/holding, Abdoulaye Dolo et une importante délégation séjournent depuis le samedi 12 septembre dans la troisième région, précisément. Prennent part à cette mission, le Dr Ousmane Cissé et Abdoulaye Diarra conseillers techniques à la CMDT, des représentants nationaux et locaux de l’union Nationale des Sociétés Coopératives des Producteurs de Cotons dont Raymond Dansoko et Drissa TraoréLes difficultés rencontrées par ces paysans en début de campagne n’ont pas eues une incidence notoire sur la réalisation du programme coton.

Il s’agissait pour Abdoulaye Dolo et sa délégation, d’évaluer l’état des semis de coton, des céréales et autres cultures, de s’enquérir sur la réception et la mise en place des intrants subventionnés et équipements agricole pour la campagne agricole en cours. La CMDT et ses partenaires du monde rural, sont soucieux d’anticiper les éventuelles susceptibles de menacer la campagne agricole 2015/2016.

L’étape de Bougouni

C’est aux environs de dix heures, que la délégation du DGA de la CMDT, M Abdoulaye Dolo a été reçue, dans les locaux de l’organe local. Cette coordination de la filiale Sud SA, est composée de six secteurs, qui sont Bougouni, Dogo, Garalo, Kolondièba, Koumantou et Yanfolila, 109 zones de production agricole, 877 villages administratifs (850 administratifs encadrés, 1 414 SCPC, 12 av, 3 APC soit un total de 1 429 organisations paysannes. Le nombre d’exploitations est de 41 779, dont 33 993encadrés par la CMDT.

Réception et mise en place des intrants

Selon les responsables de cette coordination, à la date du 12 septembre 2015, la réception des engrais et des insecticides, le secteur n’a pas connu de problème majeur en matière de mise en place tout engrais confondu. Le seul problème reste celui du prix du PNT granulé d’où un stock important de ce produit.  La non atteinte du programme maïs et sorgho et le dépassement en mise en place explique le niveau du stock d’urée.

Selon Fousseiny Coulibaly, Chef de division production agricole de la coordination de Bougouni, durant cette campagne la consommation des complexes a été au-delà des programmes. Cela est consécutive au dépassement des emblavures en coton et maïs. Quant à l’Urée il reste à peu près 1500 tonnes dans les magasins centraux. Pour les insecticides, il soulignera que, n’eut été la commande complémentaire, la quantité qui était destinée à la coordination de Bougouni n’allait pas suffire pour boucler la campagne. S’agissant de la mise en place des pesticides, il dira qu’en matière de pesticides les besoins du secteur sont largement couverts avec un stock reçu après les mises en place.

La disponibilité à ce jour correspond à 5,01 traitements en moyenne. À ses dires, la mise en place a été prolongée plus d’une fois pour des raisons de dépassement en coton et maïs. Il a fait savoir que toutes les superficies coton et mais ont reçu les intrants à hauteur de souhait. Pour les responsables de la coordination de Bougouni, la situation phytosanitaire est calme dans l’ensemble, malgré l’apparition mineure des piqueurs suceurs, notamment le Jacobi Ella, le Bémissia et un peu de Earias par endroits et le traitement suit son cours normale.

De la Situation de l’autosuffisance alimentaire 2015/2016

Dans un rapport, récapitulant la situation générale de cette campagne dans la filiale, notamment à Bougouni, on constate, qu’en se référant sur la physionomie actuelle des cultures du système coton, la disponibilité en céréales par habitant serait 388kg/habitant contre 349kg/habitant de la campagne écoulée. Seul le secteur de Bougouni ne sera pas autosuffisant à cause de la population urbaine de cette ville (norme Fao de 250kg/habitant.

En dehors, de Bougouni, le secteur de Yanfolila serait aussi, autosuffisant mais avec un excédent très faible par rapport aux autres secteurs de la coordination. Une bonne politique de gestion de cette production céréalière permettra de garantir l’autosuffisance alimentaire. Les réalisations pour toutes les cultures restent supérieures à celles de la campagne écoulée, bien que les programmes ne soient pas atteints. La visite dans les champs de Kassim Koné, à Zantièbougou, à la ZPA de Bougouni, de Zandiougou Koné et de Diakaridia Diakité, a permis à la délégation, de la CMDT et de l’UN SCPC, de faire l’état des lieux de ces différents travaux dans le secteur de Bougouni. Ces différents exploitants ont manifesté des sentiments de joie à la délégation. Après ces visites, la délégation s’est dirigée vers Sikasso, où elle est attendue pour les mêmes prérogatives.

DES PAYSANS S’EXPRIMENT

Kassim Koné, exploitant agricole à Zantièbougou

« Je remercie, le tout puissant Allah, qui nous a donné la pluie, pour faire aujourd’hui, ce que sont nos champs. Mes remerciements vont également à l’endroit de la CMDT et toutes autorités qui s’occupent du milieu rural. Ces visites dans nos champs, nous permettent d’améliorer et de renforcer nos capacités en matière d’utilisation des engrais et pesticides. Elles nous édifient également sur les techniques de travaux champêtres. J’exploite ici, 34 hectares, dont 18 hectares de coton et 5 hectares de maïs. Si cette pluie continue, je dépasserai ma prévision saisonnière, pour la campagne 2015/2016. Vous avez pu constater, qu’il y a eu beaucoup de changements par rapport à la dernière fois quand la délégation ministérielle nous rendait visite. Il n’avait pas de pluie en ce moment ce qui mettait un peu nos semis en retard ».

Bapiè Doumbia, représentant de l’UN SCPC de Bougouni

«  La réception et mise en place des engrais et insecticides, s’est passée comme prévue. la quantité a vraiment été suffisante. et aujourd’hui, tous les paysans du secteur de Bougouni sont contents,

 

Conseil de cabinet élargi : Bokary Tréta annonce 8 millions de tonnes de céréales

Soumaila T. Diarra – Le Républicain – 14 septembre 2015

Pour faire le point sur l’état d’exécution des activités relatives à la campagne Agricole 2015-2016, le ministère du Développement rural a tenu un conseil de cabinet élargi le jeudi 11 septembre. La rencontre faisait aussi l’état de mise en œuvre du Programme pilote de subvention des équipements agricoles de 1000 tracteurs et l’état d’avancement du processus de renouvellement des instances de l’APCAM et des Chambres régionales d’agriculture.

Selon le ministre du Développement rural, il s’agit de faire une analyse critique de l’évolution de ces différents points cités de  façon participative et responsable afin d’envisager les corrections qui s’imposent pour la bonne conduite des activités y afférentes. « En guise de rappel,  je dirai que notre département a en charge le  secteur agricole qui  constitue une grande priorité pour les plus hautes autorités du pays et qui le considèrent  comme le moteur de croissance pour  l’économie du Mali », a déclaré le ministre.

Plus de 80% de la population malienne tirent l’essentiel de ses revenus de ce secteur qui est en même temps le plus grand pourvoyeur d’emplois en milieu rural. « Cette volonté politique a été encore manifestée à Rome par le président de la République lors de la remise par le Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), de la distinction récompensant le Mali de l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement, notamment l’objectif 1C qui recommande de  réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim et de l’extrême pauvreté d’ici à 2015 », a ajouté Bokary Tréta.

A cette occasion Président de la République, avait déclaré : «Je savais que nous étions appréciés par rapport à la Déclaration de Maputo, à savoir que les Etats membres de l’Union Africaine devraient consacrer au moins 10% de leur budget au bénéfice de l’agriculture. Concernant mon pays, j’ai décidé, il y a un an, d’augmenter cette allocation à hauteur de 15%, non pas par un effet de mode, mais par conviction profonde car je crois que le développement du Mali se fera par l’Agriculture ou ne se fera pas »

Ce même engagement de l’Etat a été une fois de plus  exprimé lors de l’adoption du plan de campagne agricole 2015-2016 par le Conseil supérieur de l’agriculture qui s’est tenu un certain mardi 26 mai 2015 dans la salle de banquets du palais de Koulouba. A cette occasion le président de la République a promis de mettre à la disposition du ministère du Développement Rural un parc de mille(1000) tracteurs qui bénéficierait de la subvention de l’Etat à hauteur de 13,6 milliards de FCFA afin de permettre l’atteindre des objectifs qui lui sont assignés notamment le rehaussement du taux d’équipement de 40 à 60 % à l’horizon 2018.

A ces engagements, il faut aussi ajouter un montant de 37 milliards de FCFA approuvé par le Conseil supérieur de l’agriculture pour la subvention des intrants agricoles destinés à l’intensification des productions végétale, animales et aquacoles.

Des résultats sont attendus au terme de la campagne Agricole 2015-2016. Pour y parvenir un plan de campagne agricole 2015-2016 a été élaboré et couvre toutes les activités de développement agricole (agriculture, élevage, pêche et Sécurité alimentaire). Le pays veut atteindre   8 005 820 tonnes de céréales,  650 000 tonnes de coton graine et 199 795 tonnes de Niébé.

Conseil élargi de Cabinet du ministère du Développement Rural : Pour l’atteinte des objectifs, Dr Tréta plaide pour une synergie d’actions des acteurs

Yaya Samaké – 22 sepgtembre – 14 septembre 2015

Faire le point sur l’état de mise en œuvre des activités programmées au titre de la campagne agricole 2015 – 2016 (évaluer le niveau des réalisations, identifier les principales contraintes et les propositions de solutions); échanger sur les stratégies de mise en œuvre de la Phase Pilote du Programme 1000 tracteurs (mécanisme de gestion des tracteurs allant de la demande à la remise des tracteurs aux postulants, schéma de financement et principaux outils de gestion du Programme); faire le point sur les préparatifs des élections relatives au renouvellement des instances de l’APCAM et des Chambres Régionales d’Agriculture.

Voilà les objectifs du Conseil élargi de Cabinet du ministère du Développement Rural sur lequel les lampions se sont éteints la semaine dernière à Direction des Finances et du Matériel du département.

Présidée par le ministre du Développement Rural, cette cérémonie a été l’occasion pour le Dr Bokary Tréta de souligner l’impératif d’une synergie d’actions des différents acteurs du secteur, à travers un engagement de tous, afin que les objectifs fixés dans le Plan de campagne consolidé et harmonisé 2015 / 2016 puissent être atteints.

Pour rappel, ce Plan, adopté le 26 mai 2015 par le Conseil Supérieur de l’Agriculture, présidé par le Président de la République, couvre toutes les activités de développement agricole (agriculture, élevage, pêche, foresterie et Sécurité alimentaire) et prend en compte les interventions de l’ensemble des structures publiques, des collectivités, de la profession agricole, des Partenaires Techniques et Financiers (PTF), des privés et des Organisations Non Gouvernementales (ONG), au niveau des différents échelons administratifs.

A titre de rappel, ce document de programmation annuelle est l’un des instruments de mise en œuvre des politiques, stratégies et projets et programmes agricoles. Il intègre les activités de soutien aux exploitants agricoles (agriculteurs, éleveurs, pêcheurs et exploitants forestiers) destinées à l’augmentation de la production et de la productivité agricoles, sur une période allant du mois de mai de l’année au mois d’avril de l’année.

Le document marque le lien entre le Plan National d’Investissements Prioritaires dans le Secteur Agricole (PNIP – SA) et le Plan National d’Investissements dans le Secteur Agricole (PNISA) approuvé au cours de la même session du Conseil Supérieur de l’Agriculture, en date du 26 mai 2015.

La présente assise s’inscrit donc dans une vision d’évaluation de la mise en œuvre dudit plan, trois mois après son adoption.

Aperçu de la mise en œuvre du plan de campagne 2015/2016 

A ce niveau, il ressort des présentations des responsables du département que l’hivernage 2015 / 2016, conforment aux prévisions saisonnières faites par les services techniques de la météorologie, s’est installé définitivement, dans la 3ème décade de juin, dans la plupart des régions du pays.

Ainsi, du 1er mai au 20 août 2015, le cumul des pluies recueillies reste dans l’ensemble normal à excédentaire, sauf à Sikasso. Comparé au cumul de l’année dernière, il est en général inférieur. Autre note satisfaisante de la campagne, en 2015 – 2016, on n’a pas encore  observé de période longue de sécheresse, qui aurait pu avoir des effets négatifs sur les cultures, contrairement à 2014 / 2015, où une pause pluviométrique (arrêt de pluies) a été vécue durant 15 à 20 jours selon les zones de production.

Au plan de la quantité d’engrais et de semences mises en place, il ressort que les quantités de semences de maïs hybride placées auprès des producteurs, sur la base des cautions techniques, sont de 111 tonnes sur 293, soit 38%. L’installation tardive des pluies, couplée à l’exigence des variétés en eau, n’a pas favorisé le placement de grandes quantités de semences de maïs hybride en 2015 – 2016.

Dans les perspectives, au regard du niveau élevé des emblavures, de l’allure de la pluviométrie et de la crue et du calme relatif observé sur le  front phytosanitaire, on peut dire que les objectifs de production de céréales (8 millions de tonnes environ) et de coton (650 000 tonnes) pourraient être atteints, voire dépassés, les hypothèses demeurent la poursuite de la pluviométrie jusqu’à la mi-octobre et la maitrise de la situation phytosanitaire, notamment celle du criquet pèlerin, dont la présence a été signalée  dans deux oueds de l’Adrar des Iforas.

Ce Conseil élargi, qui s’est étendu sur deux jours, aura permis aussi aux participants de se situer sur  le niveau des réalisations; d’appréhender les difficultés qui entravent l’atteinte des objectifs assignés et, enfin, d’identifier et d’analyser les solutions appropriées.

Rappel de quelques engagements de la campagne

Les objectifs de productions assignés dans ce plan sont, entre autres :

Au titre des productions végétales8 005 820 tonnes de céréales650 000 tonnes de coton graine199 795 tonnes de Niébé.

Au titre des productions animales5 500 tonnes de lait collecté; 70 000 tonnes de viande rouge6 694 000 de poulets de chair; 467 millions d’œufs; 439 733 pièces de cuir1 424 824 pièces de peaux.

Au titre des productions aquacoles93 000 tonnes de poisson, dont 3 000tonnes en pisciculture.

Par ailleurs, le département s’est fixé d’autres indicateurs de performance à atteindre par la réalisation de  certaines activités, comme la  vaccination de 45 927 286 têtes d’animaux et de volailles contre plusieurs types de maladies animales et aviaires et la production de 28 500 000 doses de vaccins lyophilisés et liquides, entre autres.

 

 

Publicités
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :