Skip to content

Terrorisme : quelques victoires en trompe l’oeil

by sur 16 septembre 2015

De récentes arrestations de terroristes-djihadistes laissent à penser que les services de renseignements divers opérant au Mali marquent des points.

Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt : les « terroristes » sont bien  implantés dans la population, ce qui ne manquent pas d’inquiéter.

Et ils donnent parfois l’impression de frapper où ils veulent, jusqu’à et y compris au centre de Bamako, mais également dans la région de Sikasso, en bordure de frontière avec la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, aux alentours de Mopti et, de manière réccurente,  autour de l’axe Tombouctou-Goundam

On voit ainsi apparaître des connections entre les mouvements armés du nord (principalement l’Ançar Eddine de Iyad Ag Ghali) et le Front de Libération du Macina, dirigé par l’un de ses lieutenants, Amadou Koufa, prédicateur patenté et vrai chef de guerre.

Au point qu’on parle désormais de ce mouvement né dans la foulée de l’occupation du Nord comme d’un nouveau Boko Haram…

Résumé des différents actes terroristes de ces derniers jours et des arrestations.Iyad Ag Ghaly

L’insaisissable Iyad Ag Ghali, leader d’Ansar Eddine

Amadou-Koufa Front Libération Macina

Amadou Koufa, fondateur du Front de Libération du Macina

Arerstations 3 ter. att. Bko Front libération Macina

Les trois interpellés accusés de l’attaque de la gare routière de Bamako et du poste de Baguinéda; de gauche à droite Aly Sangaré, chauffeur de taxi qui a transporté les attaquants; Hassan Dicko, alias Abou Leila, lieutenant et adjoint d’Amadou Koufa; Ayouba Sangaré, qui a fourni les armes.

Nord du Mali: L’enfer au quotidien !

Idrissa Maïga – L’Aube – 14 Septembre 2015 

Depuis les évènements d’Anefis, les populations du nord vivent, quotidiennement, dans la peur et l’incertitude. Il ne se passe pas un seul jour où des bandits armés bien « organisés » ne s’attaquent à ces populations vulnérables, dont le quotidien se résume désormais à des braquages, enlèvements, assassinats et autres humiliations. A ce calvaire, s’ajoutent malvivre, difficultés d’approvisionnement, hausse des prix des produits de première nécessité… Bref un véritable enfer vécu au vu et au su des forces internationales dont la mission est d’assurer la protection des civils menacés de violences physiques. A vol d’oiseau entre Goundam et Tombouctou, deux témoignages accablants sur le quotidien de ces populations abandonnées à leur triste sort.

« Nous ne comprenons pas ce qui se passe dans notre pays. La situation sécuritaire est de plus en plus précaire. Il y a toujours trop de braquages sur l’axe Goundam-Tombouctou. Des bandits ou du moins des groupes armés très organisés s’en prennent aux personnes qui osent emprunter ce trajet. Désormais, personne ne prend le risque de quitter Tombouctou pour Goundam sans une escorte de l’armée. Ces escortes partent les lundis, jeudis et samedis sur l’axe Tombouctou-Goundam et une fois dans la semaine sur la route Tombouctou-Douentza… », a affirmé Yaya T, ressortissant de Tombouctou, joint au téléphone.

Pour lui, la situation est grave. Et les populations sont dépassées par les évènements. Dans la cité des 333 saints, l’insécurité dans la région commence à avoir des effets négatifs. Les produits de première nécessité sont de plus en plus rares. Ce qui provoque une hausse substantielle des prix. Les voies d’accès à la région sont à la merci des bandits armés. Du coup, les commerçants et les transporteurs ne prennent plus de risques.

Ce sont désormais les trafiquants, ceux qui sont prêts à affronter tous les dangers, qui ont voix au chapitre. Avec eux, les prix ne sont pas contrôlables. Ils agissent en fonction de leurs intérêts. Et ce sont les populations qui payent le prix fort. L’insécurité ambiante a découragé tous les grands fournisseurs de la région. Presque toutes les stations d’essence ont suspendu leurs activités à Tombouctou. Qui est désormais approvisionnée en carburants par des entreprises non identifiées. Le litre d’essence est passé de 650 à 1000 FCFA, depuis la reprise des braquages et enlèvements. C’est pareil pour tous les autres produits qui venaient auparavant de certains pays frontaliers comme la Mauritanie et l’Algérie. « Maintenant que tout nous vient de Bamako seulement, les produits sont devenus très chers… », a précisé notre interlocuteur.

La situation à Goundam n’est pas très différente de celle de Tombouctou. Mohamed Traoré, agent de terrain d’une ONG locale à Goundam, témoigne d’une certaine accalmie dans sa ville. « Tout va bien à Goundam. Mais en dehors de Goundam, les risques d’attaques et braquages sont toujours présents. Même les escortes annoncées entre Goundam et Tombouctou, ne sont pas régulières. C’est pourquoi, les gens ont choisi de changer de trajet pour accéder à Tombouctou où sont faits les salaires et autres activités bancaires.

Beaucoup de personnes quittent Goundam pour Diré où elles empruntent la voie navigable (Diré-Tombouctou)… », explique l’agent de terrain. Qui n’a pas manqué d’attirer notre attention sur la rareté de l’argent à Goundam. « Personne n’ose plus prendre de l’argent avec lui sur l’axe Tombouctou-Goundam. Il y a seulement quelques jours, les bandits ont pris 10 millions de FCFA avec un commerçant d’ici (Goundam, ndlr). Désormais, c’est le transfert d’argent avec les opérateurs nationaux qui sauvent un peu les gens. Là aussi, c’est cher. C’est pourquoi les montants transférés, ne sont pas élevés. Et la rareté de l’argent répercute sur la vie des populations, qui n’ont pas assez d’options pour joindre les deux bouts et faire face à leurs besoins élémentaires… », note M. Traoré.

Nouvelles bases rebelles

A Goundam aussi, les prix du carburant et du riz ont grimpé. Le kilogramme de riz est passé de 275 à 350 FCFA. Pendant ce temps, le litre d’essence coûte entre 900 et 1000 FCFA contre 600 et 650 FCFA avant les récents évènements.

Notre interlocuteur a surtout précisé que l’accalmie dont il est question n’est valable que pour la ville et non le cercle de Goundam, qui subit les contrecoups de la crise d’Anefis. Il confirme l’installation de nouvelles bases par les rebelles dans certaines localités, notamment à Koïgoumo (à moins de 20 km de Goundam), à Raselma (à 50 km environ), à Farach, dans la commune d’Essakane (très proche de Bintagoungou (à 45 km de Goundam).

Les incessants braquages dans cette partie du Mali sont attribués à ces bases de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et particulièrement celle de Ber. Qui bénéficierait de la protection de la Minusma et des forces françaises. C’est du moins la conviction de nos interlocuteurs et de nombreux maliens. Les populations du nord s’interrogent sur la nécessité de la présence des forces étrangères sur le territoire malien dans la mesure où elles ne parviennent même pas à se protéger, encore moins sécuriser les civils, comme le dit stipule expressément la résolution 2227 dans son point 14 relatif à la protection des civils. La Minusma doit, entre autres, « assurer, sans préjudice de la responsabilité première des autorités maliennes, la protection des civils immédiatement menacés de violences physiques ;

Fournir un appui aux autorités maliennes pour stabiliser les principales agglomérations et les autres zones où les civils sont en danger, notamment dans le nord du pays, en effectuant des patrouilles de longue portée, entre autres choses, et, dans ce contexte, écarter les menaces et prendre activement des mesures pour empêcher le retour d’éléments armés dans ces zones ;

Assurer une protection particulière aux femmes et aux enfants touchés par le conflit armé, notamment en déployant des conseillers pour la protection des enfants et des conseillers pour la protection des femmes, et répondre aux besoins des victimes de violences sexuelles et sexistes liées au conflit… ».

Le gouvernement « ligoté »

Mais sur le terrain, le constat est accablant. L’armée malienne, même agressée, ne peut se défendre contre les rebelles de Kidal. Si ce n’est pas la France qui s’oppose à une avancée des troupes maliennes sur le territoire national, ce sont les casques bleus de la Minusma qui s’interposent. Après l’attaque du check point à la rentrée de Tombouctou, les forces de sécurité du Mali ont été dissuadées par les forces françaises et de l’ONU, de toute poursuite contre les assaillants. N’est-ce pas là une violation flagrante de la résolution des Nations Unies : « assurer, sans préjudice de la responsabilité première des autorités maliennes, la protection des civils… ». Non seulement les civils de Tombouctou, Gao et Kidal ne sont pas sécurisés (en témoignage les braquages réguliers dans des localités où les casques bleus sont présents). Mais le pire, c’est que la Minusma et les forces françaises font de la protection de leurs bourreaux, la raison de leur présence au Mali.

Quant au gouvernement du Mali, il s’est fait « ligoter » en acceptant un accord de paix fait sur mesure et contre les intérêts maliens. Au finish, défendre ne serait-ce que son honneur, est devenu la croix et la bannière. Les récentes déclarations du chef de l’Etat, lors de sa visite au Niger, contre les combattants de Gatia, prouvent l’incapacité des autorités maliennes à assumer leur responsabilité première, notamment la sécurité des Maliens et leurs biens.

Et au rythme où vont les choses, on s’interroge : A quand la fin du calvaire des populations du nord ?

Communiqué du gouvernement sur l’attaque de Ouenkoro

Par Ministère de l’Economie Numérique de l’Information et de la Communication

Le samedi 12 septembre 2015, aux environs de 17h, des hommes armés à moto ont ouvert le feu sur un poste de sécurité dans la localité de Ouenkoro, cercle de Bankass, causant la mort d’un gendarme, blessant un autre.

Les bureaux du sous-préfet ont été incendiés et deux véhicules ont été brûlés.

Une unité des forces armées et de sécurité du Mali a été envoyée sur place pour renforcer le dispositif de sécurité et protéger les populations.

Le Gouvernement du Mali présente ses condoléances attristées à la famille du disparu et souhaite un prompt rétablissement au blessé.

Le Gouvernement du Mali condamne avec la dernière rigueur cet acte terroriste, lâche et barbare et rassure que les auteurs seront recherchés et mis hors d’etat de nuire.

Le Gouvernement du Mali réitère son soutien à l’ensemble des forces armées et de sécurité, mobilisées partout sur le territoire national, dans la lutte contre le terrorisme.

Le Gouvernement du Mali encourage les populations à coopérer avec elles pour contrer les velléités du terrorisme sous toutes ses formes.

Bamako, le 13 septembre 2015

Mali : un gendarme tué dans une attaque attribué à des islamistes

Maliactu – 13 septembre 2015

Un gendarme a été tué dans l’attaque de son poste de sécurité dans le centre du Mali, selon une source militaire et un élu local, qui l’ont attribuée dimanche à des islamistes armés.

« Samedi, des islamistes armés ont tiré sur trois gendarmes dans le cercle de Bankass, à un poste de sécurité. Un des gendarmes a été tué », a déclaré à l’AFP un militairie de l’état-major de l’armée malienne à Mopti, chef lieu de la région et située à 100 kilomètres du lieu de l’attaque.

Un élu de la région a attribué l’attaque à des islamistes armés proches du groupe qui a mené l’assaut sanglant contre un hôtel à Sévaré, en août. L’opération avait fait 13 morts, dont cinq employés de l’ONU.

« Ce sont les hommes d’Amadou Koufa du Front de libération du Macina qui ont fait le coup », a déclaré à l’AFP cet élu, Mahamane Cissé.

Amadou Koufa est un prédicateur islamiste radical malien. L’attaque de l’hôtel Byblos à Sévaré avait été revendiquée par un jihadiste proche d’Amadou Koufa et de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, un des fondateurs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Après avoir tiré contre le poste de sécurité, « les terroristes » se sont dirigés vers la sous-préfecture de Bankass et ont incendié « deux véhicules et le domicile du sous-préfet, qui heureusement n’était pas sur place », a ajouté Mahamane Cissé.

La région de Mopti se situe à la lisière du vaste Nord malien, que des groupes jihadistes avaient occupé en 2012 avant d’en être chassés par une intervention militaire internationale déclenchée par la France début 2013.

Mais le Mali, spécialement le nord du pays, est toujours instable et en proie à des attaques de groupes islamistes ainsi que de groupes rebelles touareg.

Membre du front de libération du Macina : le taximan est un éleveur venu de Koumantou

Bréhima Sogoba – L’Indicateur du Renouveau du 11 Septembre 2015

Une semaine après l’arrestation des trois cerveaux des récents attentats contre la Minusma et les postes de sécurité à Bamako et Baguinéda, les langues commencent à se délier sur l’identité réelle le taximan, Aly Sangaré, qui se faisait passer un natif de Daoudabougou. Selon une source sécuritaire, le conducteur de taxi, transporteur du groupe, Ali Sangaré, est né vers 1980 à Boumou, dans la Commune rurale de Koumantou.

Il semble que le ciel commence à se dégager du côté des services des renseignements et de sécurité dans la traque des jihadistes. En effet, de sources dignes de foi Hassan Dicko alias Abou Leila, Ayouba Sangaré et Ali Sangaré figurent parmi le commando auteur des attaques contre les logements du personnel de la Minusma à Magnambougou Faso Kanu, Missabougou, à la Brigade de la gendarmerie de Baguinéda et du poste de police de l’auto-gare de Sogoniko ont décliné leur identité réelle.

Le transporteur du groupe, Aly Sangaré, aussi auteur de la menace perpétrée contre des hommes de presse est un éleveur venu du village de Boumou, situé environ 4 km dans la Commune rurale de Koumantou, chef-lieu de la commune.

Seulement, après quelques années de chasse des troupeaux dans cette localité, Aly Sangaré a jugé nécessaire de faire un tour à Bamako où il sera vite intégré dans le cercle ouvert du transport en commun de la capitale comme apprenti Sotrama. Avec son dynamisme et son courage, l’homme finira par décrocher le permis de conduire.

Mais le phénomène du chômage brisera un peu ses rêves. C’est ainsi qu’il s’intégrera le projet de vente des médicaments (For ever). Mais à cause de l’indisponibilité des ressources en fonction du besoin, Aly rejoint son métier de conducteur.

Dans l’exercice de sa fonction, il sera influencé par un “sunnite” à Daoudabougou. Ce qui fut le début d’une aventure périlleuse pour l’homme. C’est pourquoi il a activement participé à l’attaque contre le domicile du contingent burkinabé de la Minusma à Magnambougou Faso Kanu. Il a eu à transporter des armes du groupe de Samalé à Sokorodji, chez Ayouba Sangaré.

C’est justement lui le fameux taximan qui a déposé l’auteur de l’attentat de la gare routière, avant d’être mis sous les verrous la semaine écoulée. Aux dires notre source, l’important lot d’armes de guerre, de grenades et des cartouches saisi au domicile du chargé de la logistique et d’achat des armes au compte du groupe d’Ayouba Sangaré a été transporté par Aly Sangaré.

Qui sont les groupes jihadistes actifs au centre et au sud du Mali ?

Par RFI Publié le 08-09-2015 Modifié le 08-09-2015 à 23:47

Dans le cadre du démantèlement des cellules jihadistes dans la capitale malienne, deux nouvelles arrestations ont eu lieu mardi dans la périphérie de Bamako. Trois personnes présentées comme « cerveaux » des derniers attentats contre la mission de l’ONU à Bamako et contre des postes de sécurité ont été arrêtées ce week-end. Elles appartiendraient à deux groupes d’islamistes qui tentent de faire une percée au centre et au sud du pays.

Dans la région de Mopti, l’ennemi s’appelle Front de libération du Macina (FLM). Son chef, âgé d’une bonne cinquantaine d’années, est un prédicateur du nom d’Amadou Koufa. Il est connu pour ses prêches enflammés, sa lutte pour l’application de la charia et la création d’un califat sous son autorité.

Plus au sud, il y a la katiba Khalid Ibn Walid. Son chef est un certain Souleymane Keïta originaire du sud du Mali. Les deux hommes ont un point commun : ils sont considérés comme des proches d’un leader islamiste du Nord, Iyad Ag Ghali du groupe Ansar Dine, dont la tête a été mise à prix par les Américains.

Lors de l’occupation du nord du Mali par les jihadistes de 2012 à 2013, certains responsables de ces deux mouvements ont servi au sein de la redoutable police islamiste de Tombouctou. La particularité des combattants du FLM et de la katiba Khalib Ibn Walid, c’est qu’ils sont quasiment tous originaires du centre et du sud du Mali. Ils peuvent donc circuler dans le sud sans trop se faire remarquer. Les combattants des deux groupes opèrent souvent ensemble.

Une grosse pointure de cette nébuleuse arrêtée en juillet dernier au centre du Mali avec une forte somme d’argent et des documents avait reconnu être en mission pour Iyad Ag Ghali du groupe Ansar Dine, allié de taille d’al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Les services de sécurité sont sur les dents, mais on ne panique pas pour autant.

Situation sécuritaire à Tombouctou : la CMA installe des “bases” à divers endroits, les populations asphyxiées

Aboubacar DICKO – L’Indépendant du 8 Septembre 2015

La situation sécuritaire reste précaire dans la région de Tombouctou où les actes de dépouillement des populations se sont, depuis quelques jours, accouplés de l’installation de nouvelles ”bases” des combattants de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) dans diverses localités de Goundam.

Entre braquages à mains armées, fouilles corporelles et enlèvements de véhicules, les populations de la région de Tombouctou vivent dans une situation sécuritaire aux proportions inquiétantes. Singulièrement l’axe Tombouctou-Goundam où, ces deux derniers mois, plus d’une cinquantaine de personnes ont été braquées, souvent frappées ou ligotées et dépouillées de leurs biens.

La plupart de ces actes de banditisme sont très généralement suivis d’enlèvements de véhicules appartenant à des particuliers ou agents de développement humanitaire qui servent dans la région. Rien qu’en ce début de mois de septembre, de multiples actes du genre se sont produits dans diverses localités de la région. Le 03 septembre, des centaines de chèvres et moutons, plus de 250 selon nos sources, ont été enlevées par sept bandits armés dans la localité d’Essakane. La veille, un camion Mercedes, appartenant à un sous-traitant de la MINUSMA, a été braqué et les occupants dépossédés de leurs biens.

Véhicules volés aux FAMAs

De sources locales, dimanche vers 16 heures, des forains de la localité de Dourekire ont été victimes de braquage à mains armées à moins de 20km du cercle de Goundam. « Ils (les bandits, ndlr) circulaient à bord d’un véhicule qui a été enlevé quelques jours auparavant… Ils ont trainé les occupants à plusieurs kilomètres de la ville avant de les dépouiller “, précise notre interlocuteur indiquant toutefois que les victimes n’ont pas été brutalisées par leurs tortionnaires.

N’étant jamais revendiqués, ces actes sont loin d’appartenir aux terroristes. Il s’agit d’actes de bandits professionnels opérant indépendamment ou en groupes organisés, avec souvent des véhicules volés aux Forces armées maliennes. C’est ainsi que le 25 août 2015, de véritables équipements militaires ont servi dans une attaque contre une Toyota à 10km de la ville de Tombouctou. Il s’agit notamment de Kalachnikovs, d’un pick-up volé à l’armée malienne et des talkie-walkies et d’autres moyens de communication sophistiqués. Un autre véhicule des Forces armées a été enlevé, la semaine dernière, dans l’attaque contre un check point de la garde nationale, situé à la sortie de la ville de Tombouctou en direction de Taoudéni.

La CMA occupe Koygouma

Au même moment où ces actes criminels se passent dans la région, plusieurs combattants de la Coordination des Mouvements de l’Azawad ont élu domicile dans diverses localités. C’est ainsi que des sources sûres rapportent que la localité de Koygouma (dans le cercle de Goundam) est, depuis quelques semaines, sous le contrôle exclusif du Haut Conseil pour l’Unicité de l’Azawad (HCUA), un groupe armé regroupant plusieurs anciens combattants de du groupe terroriste Ançar Eddine d’Iyad Ag Ghaly.

Quant au Mouvement national de Libération de l’Azawad (MNLA) et au Mouvement arabe de l’Azawad (MAA-dissident), ils seraient respectivement à Gargando et à Ralma, toujours dans le cercle de Goundam. Leur présence est également signalée dans des collines situées dans la localité de M’Bouna et à Ber où la présence de plusieurs véhicules enlevés a été mainte fois signalée.

Il est dommage de constater que malgré la signature de l’Accord de paix par les principaux groupes armés, de tels actes continuent de se produire à l’intérieur du pays, notamment dans le nord.

Il est aussi déplorable de constater que bien qu’ils se soient inscrits dans la logique de la paix, les groupes armés n’aident pas l’armée malienne et la MINUSMA à sécuriser les populations des actes de ce genre en attendant leur désarmement et leur insertion dans les rangs des FAMA. Si un groupe armé occupe une localité, il est censé connaitre la musique qui s’y joue. 

Terrorisme : une cellule jihadistes démantelée à Bamako par les forces de sécurité maliennes

Seydou Coulibaly – ©AFRIBONE – Le 8 Septembre 2015

Trois présumés islamistes ont été arrêtés par les forces spéciales de sécurité malienne, dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 septembre dernier, à Bamako. Les trois éléments sont présentés comme les « cerveaux » de récents attentats contre la MINUSMA ainsi que des postes de Sécurité à Bamako et Baguineda.

Le 13 août dernier, la capitale malienne avait été horrifiée par une attaque spectaculaire à l’auto-gare de Sogoniko. Cette énième attaque terroriste intervenait à la suite de celles de la Brigade de la Gendarmerie de Baguinéda, périphérie de Bamako, et des logements du personnel de la MINUSMA à Mangnabougou Fasso Kanu.

Trois éléments du commando, auteur de ces attaques sont aujourd’hui entre les mains des forces de l’ordre du Mali. Il s’agit d’Hassan Dicko, alias Abou Leila, Ayouba Sangaré et Ali Sangaré.

Qui sont ces jihadistes ?

Ce sont des jeunes, tous des trentenaires. Le plus redoutable est le sieur Hassan DICKO, alias Abou Leila. Né vers 1980 à Kadiolo (région de Sikasso) de parents d’origine burkinabé, il serait la deuxième personnalité du Front de Libération du Macina, donc adjoint d’Amadou Koufa. Il fut responsable de la Police islamique de Tombouctou pendant l’occupation du nord du Mali.

C’est bien lui qui a dirigé les attaques à Bamako. Véritable meneur, ce serait lui qui a incité un certain Souleymane KEITA à fonder, dans le dernier trimestre de 2014, le groupe Ançar Eddine du Sud, mouvement répondant aux ordres d’Iyad Ag Ghaly.

Ali Sangaré, lui est un conducteur de taxi, né également vers 1980 à Daoudabougou (Bamako). Le « transporteur du groupe », tel que présenté par les renseignements sécuritaires, a activement participé à l’attaque contre le domicile du contingent burkinabé de la MINUSMA à Mangnanbougou-Faso Kanu. Mieux, « il a eu à transporter des armes du groupe de Samalé à Sokorodji, chez Ayouba Sangaré. C’est justement lui le fameux taximan qui a déposé l’auteur de l’attentat de la gare routière », détaille une source à la direction générale de la sécurité d’Etat.

Ayouba Sangaré est, lui, né vers 1982 à Sikasso. D’origine ivoirienne, ce maçon de profession avait en charge de la gestion de la logistique et de l’achat des armes au compte du groupe. Il agissait, selon les services de renseignement, sur instruction d’Hassan DICKO. La perquisition à son domicile a permis de saisir un important lot d’armes de guerre, de grenades et des cartouches.

Tous les trois sont bien domiciliés à Bamako. C’est à ce titre que les forces de sécurité espèrent une forte collaboration des populations afin de parvenir au démantèlement total de la cellule djihadistes. Ces arrestations interviennent suite aux investigations entamées depuis l’arrestation, le 08 Juillet 2015, de Souleymane MAIGA, émissaire de la Katibat Halid Ibn Walid auprès d’Iyad Ag Aghali.

Démantèlements d’une cellule djihadistes à Bamako : le bras droit d’Amadou Koufa arrêté

Avec les services de renseignement

Trois cerveaux des récents attentats contre la Minusma et les postes de Sécurité à Bamako et Baguineda ont été arrêtés par les forces spéciales de sécurité malienne, (S.E) dans la nuit du samedi au dimanche dernier, à Bamako.

Hassan Dicko, alias Abou Leila, Ayouba Sangaré et Ali Sangaré figurent parmi le commando auteur des attaques contre les logements du personnel de la Minusma à Mangnabougou Fasso Kanu, Missabougou, de la Brigade de la Gendarmerie de Baguinéda (08/08/2015) et du Poste de Police de l’auto-gare de Sogoniko (13/08/2015) et sont aussi auteurs de la menace perpétrée contre des hommes de presse, la semaine écoulée.

Il s’agit de :

– Hassan Dicko, alias Abou Leila, né vers 1980 à Kadiolo, domicilié à Bamako Sénou. Peulh, de parents d’origine burkinabé. Il est la deuxième personnalité du Front de Libération du Macina, principal adjoint d’Amadou Koufa, ancien de la Police islamique de Tombouctou, chef du commando de Bamako. Courant le dernier trimestre 2014, il aurait incité Souleymane Keita à fonder le groupe Ançar Eddine du Sud.

-Ali Sangaré, né vers 1980 à Bamako Daoudabougou, conducteur de taxi, transporteur du groupe, il a activement participé à l’attaque contre le domicile du contingent burkinabé de la Minusma à Mangnanbougou Faso Kanu. Il a eu à transporter des armes du groupe de Samalé à Sokorodji, chez Ayouba Sangaré. C’est justement lui le fameux taximan qui a déposé l’auteur de l’attentat de la gare routière.

– Ayouba Sangaré, né vers 1982 à Sikasso, d’origine ivoirienne, maçon de profession, il est chargé de la logistique et d’achat des armes au compte du groupe sur instruction d’Hassan DICKO. La perquisition à son domicile a permis de saisir un important lot d’armes de guerre, de grenades et des cartouches.

Place à la chasse de Souleymane Keita, Emir de la Kaitibat Halid Ibn Walid

L’Indicateur du Renouveau du 8 Septembre 2015

Souleymane Keita, Emir de la Kaitibat Halid Ibn Walid, né le 21 Mai 1968 et originaire de Kangaba, est en fuite vers la Guinée après l’attaque de leur position dans la forêt de Sama. Il est le leader de la katibat Halid Ibn Walid, la filiale sudiste d’Ancardine de Iyad Ag Rhaly. On dit aussi qu’il est né au Sénégal, précisément à Kaolack où il passa une bonne partie de son enfance. Son père commerçant de kola s’était installé dans le bassin arachidier sénégalais pour mieux conduire ses activités entre le Sénégal et le Mali. On se rappelle d’ailleurs que ce père figure bien parmi les premiers adeptes de la Sunna au Mali dans les années 80 et fût un des combattants actifs au cours du conflit qui a existé entre les confréries sunnites et tidjanites au Mali en cette période.

Après avoir fréquenté l’école coranique et la medersa au Sénégal, Souleymane Keïta vint s’installer au Mali en vue de se faire établir une pièce d’identité nationale et un passeport. Muni de ces documents de voyage, il se rendit en Egypte afin de poursuivre ses études. Il profita de son séjour égyptien pour s’exercer au maniement des armes et des explosifs et effectuera plusieurs voyages en Arabie Saoudite. Il revint ensuite au bercail et s’installe à Kaolack où il se marie avant de s’exiler en Gambie où il exerça la profession d’enseignant dans les Medersas.

Très instable, Souleymane Keita s’est installé avec sa famille au gré de ses intérêts et de ses projets à Bamako et Koutiala, notamment après l’ouverture du site de Mensongo, en 2006. Il prêchait d’ailleurs pendant ses séjours bamakois dans la première mosquée Sunnite de la capitale malienne. Il fit ainsi la connaissance de Iyad Ag Rhaly et lia une amitié avec ce dernier. Il servit aussi comme sergent recruteur des jeunes talibé au profit des djihadistes qui avaient occupé le septentrion malien. Parmi les Abélards arrêtés de Solo Keïta figurent Hamadi Niagando alias Jogormé, logisticien du groupe, ancien membre de la police économique, homme de confiance et mari de la fille de Souleymane Keita. Il fait office de stratège militaire et a participé aux attaques de Konna aux côtés de Talha El Libye, émir de la Katibat Al Fourkane.

Les forces spéciales de sécurité multiplient les actions pour démanteler la cellule sudiste d’Ancardine. Cette volonté a d’abord débuté par l’anéantissement d’un groupe dans la forêt du Mandé à Samanko, puis l’interpellation d’un émissaire de Iyad, Souleymane Maïga sur la route de Sevaré et ensuite les dernières arrestations intervenues, le 19 août, grâce à la collaboration des services de sécurité ivoirienne. Toutefois, le service de contre terrorisme vient donc de déployer toutes ses ressources humaines pour mettre les grappins sur le guide spirituel de ce mouvement djihadiste. Cette détermination risquera d’être vaine sans la parfaite collaboration des populations.

Démantèlement d’une cellule jihadiste à Bamako par les forces spéciale

A.Diakité – Malijet – 07 Septembre 2015 

Trois cerveaux des récents attentats contre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (Minusma) et les postes de sécurité à Bamako et Baguinéda ont été arrêtés par les forces spéciales de sécurité malienne (S.E) dans la nuit du samedi au dimanche dernier, à Bamako.

Parmi les dangereux jihadistes figurent Hassan Dicko, alias Abou Leila, Ayouba Sangaré et Ali Sangaré. Ces trois figurent parmi le commando auteur des attaques contre les logements du personnel de la Minusma à Magnambougou Fasso Kanu, Missabougou, de la Brigade de la gendarmerie de Baguinéda le 8 août 2015 et du poste de police de l’auto-gare de Sogoniko le 13 août 2015 et sont aussi auteurs de la menace perpétrée contre des hommes de presse, la semaine écoulée. Un message qui a été envoyés à une dizaine de journalistes dans lequel se faisant appelés les ‘’gardiens de l’islam’’, les jihadistes menaçaient d’égorger des journalistes étrangers et nationaux qui travaillent pour les intérêts de la France considérée comme l’ennemi de l’islam.

Le nommé Hassan Dicko, alias Abou Leila, né vers 1980 à Kadiolo, domicilié à Bamako Sénou. Peulh, de parents d’origine burkinabé. Il a le triste palmarès d’être la deuxième personnalité du Front de libération du Macina, principal adjoint d’Amadou Koufa, ancien de la police islamique de Tombouctou, chef du commando de Bamako. Courant le dernier trimestre 2014, il aurait incité Souleymane Kéita à fonder le groupe Ançar Eddine du Sud.

Quant à Ali Sangaré, il est né vers 1980 à Bamako Daoudabougou. Conducteur de taxi, transporteur du groupe, il a activement participé à l’attaque contre le domicile du contingent burkinabé de la Minusma à Mangnanbougou Faso Kanu. Il a eu à transporter des armes du groupe de Samalé à Sokorodji, chez Ayouba Sangaré. C’est justement lui le fameux taximan qui a déposé l’auteur de l’attentat de la gare routière.

Le troisième soi-disant jihadiste Ayouba Sangaré est né vers 1982 à Sikasso, d’origine ivoirienne. Maçon de profession, il est chargé de la logistique et d’achat des armes au compte du groupe sur instruction d’Hassan Dicko. La perquisition à son domicile a permis de saisir un important lot d’armes de guerre, de grenades et des cartouches.

Ces arrestations interviennent suite aux investigations entamées depuis l’arrestation de Souleymane Maïga, émissaire de la Katibat Halid Ibn Walid auprès d’Iyad Ag Aghali le 08 Juillet 2015.

Il ressort qu’Hassan Dicko est le principal adjoint d’Amadou Koufa. Il est fondateur de la cellule djihadistes de Bamako et sert d’agent de liaison entre le groupe se réclamant ‘’ Ançar Eddine Sud‘’ et celui d’Amadou Kouffa évoluant dans la zone de Macina. A l’instar d’Amadou Koufa il a effectué plusieurs voyages au Nord du Mali pour rencontrer Iyad Ag Aghali, principal bailleur du groupe. La collaboration très précieuse des populations permettra à coup sûr  le démantèlement total de ces djihadistes.

Souleymane Kéita, émir de la Kaitibat Halid Ibn Walid, né le 21 Mai 1968 à Kangaba, en fuite vers la Guinée après l’attaque de leur position dans la forêt de Sama. Agé d’une cinquantaine d’années, il est le leader de la katibat Halid Ibn Walid, la filiale sudiste d’Ancardine de Iyad Ag Rhaly. Souleymane Keïta qui a fui vers la Sierra Leone via la République de Guinée après l’opération de ratissage de la forêt de Sama par les forces armées maliennes, est né au Sénégal, précisément à Kaolack où il passa une bonne partie de son enfance.

Son  père commerçant de kola s’était installé dans le bassin arachidier sénégalais pour mieux conduire ses activités entre le Sénégal et le Mali. On se rappelle d’ailleurs que le père du terroriste Souleymane figure bien parmi les premiers adeptes de la Sunna au Mali dans les années 80 et fût un des combattants actifs au cours du conflit qui a existé entre les confréries sunnites et tidjanites au Mali en cette période.

Après avoir fréquenté l’école coranique et la medersa au Sénégal, Souleymane  Keïta vint s’installer au Mali en vue de se faire établir une pièce d’identité nationale et un passport. Muni de ses documents de voyage, il se rendit en Egypte afin de poursuivre ses études. Il profita de son séjour égyptien pour s’exercer au maniement des armes et des explosifs et effectuera plusieurs voyages en Arabie Saoudite. Il revint ensuite au bercail et s’installe à Kaolack où il se marie avant de s’exiler en Gambie où il exerça la profession d’enseignant dans les Medersas. Très instable Souleymane Keita, originaire du village de Koflatiè dans le manding, s’est installé avec sa famille au gré de ses intérêts et de ses projets à Bamako et Koutiala, notamment après l’ouverture du site de Mensongo, en 2006.

Il prêchait d’ailleurs pendant ses séjours bamakois dans la première mosquée Sunnite de la capitale malienne. Il fit ainsi la connaissance de Iyad Ag Rhaly  et lia une amitié avec ce dernier. Il servit aussi comme sergent  recruteur des jeunes talibé au profit des djihadistes qui avaient occupé le septentrion malien. Parmi les Abélards arrêtés de Solo Keïta figurent  Hamadi Niagando alias Jogormé, logisticien du groupe, ancien membre de la police économique, homme de confiance et mari de la fille de Souleymane Kéita. Il fait office de stratège militaire. Il a participé aux attaques de Konna aux côtés de Talha El Libye, émir de la Katibat Al Fourkane.

Les forces spéciales de sécurité multiplient ses actions pour démanteler la cellule sudiste d’Ancar Eddine. Cette volonté a d’abord débuté par l’anéantissement d’un groupe dans la forêt du Mandé à Samanko, puis  l’interpellation d’un émissaire de Iyad, Souleymane Maïga sur la route de Sevaré et ensuite les dernières arrestations intervenues, le 19 août, grâce à la collaboration des services de sécurité ivoirienne.

Toutefois,  le service de Contre terrorisme vient donc de déployer toutes ses ressources humaines pour mettre les grappins sur le guide spirituel de ce mouvement jihadiste. Cette détermination risquera d’être vaine sans la parfaite collaboration des populations.

Démantèlement d’une Cellule Djihadistes à Bamako

Source : DIRPA – 7 septembre 2015 – MaliActu

Trois cerveaux des récents attentats contre la MINUSMA et les postes de Sécurité à Bamako et Baguineda ont été arrêtés par les forces spéciales de sécurité malienne, (S.E) dans la nuit du samedi au dimanche dernier, à Bamako.

Hassan Dicko, alias Abou Leila, Ayouba Sangaré et Ali Sangaré figurent parmi le commando auteur des attaques contre les logements du personnel de la MINUSMA à Mangnabougou Fasso Kanu, Missabougou, de la Brigade de la Gendarmerie de Baguinéda (08/08/2015) et du Poste de Police de l’auto-gare de Sogoniko (13/08/2015) et sont aussi auteurs de la menace perpétrée contre des hommes de presse, la semaine écoulée.

Il s’agit de :

– Hassan DICKO, alias Abou Leila, né vers 1980 à Kadiolo, domicilié à Bamako Sénou. Peulh, de parents d’origine burkinabé. Il est la deuxième personnalité du Front de Libération du Macina, principal adjoint d’Amadou Koufa, ancien de la Police islamique de Tombouctou, chef du commando de de Bamako. Courant le dernier trimestre 2014, il aurait incité Souleymane KEITA à fonder le groupe Ançar Eddine du Sud.

– Ali Sangaré, né vers 1980 à Bamako Daoudabougou, conducteur de taxi, transporteur du groupe, il a activement participé à l’attaque contre le domicile du contingent burkinabé de la MINUSMA à Mangnanbougou Faso Kanu. Il a eu à transporter des armes du groupe de Samalé à Sokorodji, chez Ayouba Sangaré. C’est justement lui le fameux taximan qui a déposé l’auteur de l’attentat de la gare routière.

– Ayouba Sangaré, né vers 1982 à Sikasso, d’origine ivoirienne, maçon de profession, il est chargé de la logistique et d’achat des armes au compte du groupe sur instruction d’Hassan DICKO. La perquisition à son domicile a permis de saisir un important lot d’armes de guerre, de grenades et des cartouches.

Terrorisme : des auteurs des attaques de Misseni et de Fakola aux arrêts

Seydou Coulibaly – © AFRIBONE –C Le 4 Septembre 2015

Nous apprenions hier par le site de l’hebdomadaire Jeune Afrique que les forces de l’ordre ivoirienne ont arrêtés « sept jihadistes maliens présumés » et les ont « extradés vers le Mali », où ils auraient opérés des actes terroristes. On en sait un peu plus sur cette action qui est la résultante d’une collaboration salutaire entre les services de sécurité des deux pays voisins.

A en croire une source au sein des services de renseignement malien, l’opération d’extradition a eu lieu le 19 Août dernier. Les « sept éléments terroristes », selon les termes des services de renseignements maliens, sont accusés d’avoir fait parti des commandos qui ont perpétrés les attaques de Misseni, le 19 juin et de Fakola, le 29 juin 2015. Parmi ce groupe de malfrats, quatre sont reconnus d’avoir été membres de la Police islamiques de Tombouctou pendant l’occupation islamiste du septentrion malien. Il s’agit de Hamadi Niangadou, Ali Touré, Walladine Sacko et Yacouba Traoré. Mieux, le sieur Hamadi Niangado était l’adjoint au chef de la Katibat Halid Ibn Walid et son groupe aurait été financé par le leader d’Ançar Eddine, Iyad Ag Ghaly. L’intéressé s’étaient refugiés dans la forêt de Sama, à la frontière ivoiro-malienne, d’où ils ont été délogés à la suite de l’opération de ratissage des Forces armées maliennes après les attaques de Misseni et de Fakola. Aussi, les quatre individus sont présumés accusés d’avoir un lien avec les éléments qui ont perpétré la série d’attaque sur les positions des forces de sécurité malienne et de la Minusma à Bamako.

« Le groupe s’est dispersé et Niangadou qui est le gendre du leader du Sud de la Katibat, Souleymane Keïta et ses Lieutenants se sont retranchés dans le village de Tingrela sur le territoire ivoirien, en prenant soin de changer leurs identités », révèle la source des services de renseignement maliens. Qui ajouta : « Leurs attitudes suspectes ont réveillé les soupçons des chasseurs ‘’Donso’’ des villages frontaliers ivoiriens qui les ont interpellés et remis à la police ivoirienne ». Ces terroristes étaient donc activement recherchés par la direction générale de la sécurité d’Etat (DGSE) du Mali depuis leurs forfaits dans les deux villages des Cercles de Kadiolo et de Kolondièba (région de Sikasso). Au regard de leur nationalité malienne, les forces de sécurité ivoirienne ont voulu les conduire au de là de la frontière, lorsque la DGSE malienne a attiré leur attention. Ils ont été donc remis au service antiterroriste de la DGSE malienne.

Aux premiers interrogatoires, lesdites personnes auraient « tous reconnus être membres de la Katibat Halid Ibn Walid au compte de laquelle ils ont reçu une formation au maniement des mines, pièges et explosifs au niveau de la mine d’Or de Ganakoro en Côte d’Ivoire ». C’est, d’ailleurs, sur ce site d’orpaillage que le groupe se serait constitué.

Il faut dire qu’après les opérations de libération des localités du Nord du Mali, les islamistes ressortissants du Sud du pays se sont repliés sur leurs terroirs respectifs avant de converger, selon les services de sécurité, vers les zones d’orpaillages. C’est évidemment là que le groupe de Halid Ibn Walid s’est reconstitué et bénéficiait de l’appui financier d’Iyad Ag Ghaly. Son chef, Souleymane Keïta, aujourd’hui en cavale, a été promu « responsable d’Ançar Eddine du Sud ». Il avait en charge, entre autres, de recruter dans le sud du Mali les potentiels candidats au djihad.

Sept jihadistes maliens présumés ont récemment été arrêtés en Côte d’Ivoire et extradés vers le Mali voisin, selon plusieurs sources sécuritaires ivoiriennes et maliennes.

Jeune Afrique avec AFP – 03 septembre 2015 à 09h05

« Nous avons récemment arrêté sur notre sol sept jihadistes maliens grâce à des informations précises fournies par nos collègues maliens. Ils ont été extradés vers le Mali et sont actuellement à Bamako », a déclaré une source de sécurité ivoirienne jointe par l’AFP, qui n’a pas fourni plus de détails. Ces arrestations et extraditions ont été confirmées par deux sources de sécurité maliennes, qui affirment que les jihadistes présumés ont avoué avoir participé à de récentes attaques au Mali.

« La semaine dernière, les forces spéciales des services du renseignement du Mali ont travaillé avec leurs homologues ivoiriens pour arrêter en Côte d’Ivoire sept jihadistes qui ont fait des aveux », a précisé la première source, sans donner de date exacte. Selon elle, certains ont reconnu avoir appartenu au groupe islamiste Ansar Eddine, fondé par l’ex-rebelle touareg malien Iyad Ag Ghali, tandis que d’autres ont indiqué avoir appartenu à la police islamique de Tombouctou.

Proches d’Ansar Eddine

D’après une source de sécurité malienne interrogée mercredi, les sept suspects arrêtés sont tous originaires du sud du Mali. Ils auraient créé, après le déclenchement de l’intervention militaire dans le nord du pays, une unité de combat baptisée Khalid Ibn Walid. « On peut considérer cette katiba comme une des franchises d’Ansar Dine dans le sud du Mali », a affirmé cette source, selon laquelle son chef serait un certain Souleymane Keïta, dont on ne sait que peu de choses.

« Nous avons aujourd’hui la preuve que ce groupe et des jihadistes arrêtés ont participé aux attaques des localités maliennes de Misséni et de Fakola », a ajouté la source, qui affirme que les suspects ont aussi avoué avoir créé un camp d’entraînement en mars à Samanko, près de Bamako.

Le centre et le sud du Mali visés

Début mars, des armes avaient été découvertes à Samanko et saisies par les autorités peu avant l’attentat du 7 mars, contre un restaurant-bar fréquenté par des étrangers à Bamako qui a fait cinq morts (trois Maliens, un Français et un Belge). Cette opération a été revendiquée par le groupe jihadiste Al-Mourabitoune de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar. Longtemps concentrées dans le nord, les jihadistes se sont étendues depuis le début de l’année vers le Centre, puis à partir de juin dans le Sud, près de la frontières ivoirienne et burkinabé.

Les régions de Tombouctou, Gao et Kidal étaient tombées en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, dont Ansar Eddine, jusqu’au déclenchement, en janvier 2013, d’une intervention militaire internationale. Les groupes jihadistes ont alors été dispersés et en grande partie chassés de ces régions, mais plusieurs zones échappent toujours au contrôle des forces nationales et internationales, contre lesquelles les jihadistes multiplient depuis des mois les opérations.

 

Publicités
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :