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Chère fête de Tabaski

by sur 19 septembre 2015

Les Maliens vont quasiment vivre une semaine de fête avec, coup sur coup, la fête de l’Indépendance mardi 22 septembre, celle de la Tabaski vendredi 25, et la rentrée des classes dans la foulée.

Inutile de dire que ces moments festifs ont un coup.

Entre le jour chômé, l’achat du mouton, de nouveaux habits et la tenue pour la rentrée des classe, dans une période déjà difficile, les finances familiales seront mises à mal.

Mali : Fête de Tabaski : LE MOUTON A TOUT PRIX ?

AMINATA DINDI SISSOKO – L’essor – 15 septembre 2015    

Sur les différents marchés à bétail de la capitale, les bêtes sont hors de prix et les marchands ne manquent pas d’arguments pour justifier la situation.

« Cher, très cher, les bêtes sont hors de prix », répète sans cesse, avec un accent sénégalais, un homme qui fait des va-et-vient sous les hangars. Nous sommes au marché de bétail de Sabalibougou. L’homme serait le chef d’un groupe de Sénégalais venus s’approvisionner en moutons dans notre pays dans la perspective de la fête de Tabaski.

Ce Sénégalais n’est pas le seul à constater la flambée des prix des moutons. Tous les acheteurs se plaignent de la cherté des bêtes à l’approche de la « Grande » fête.
L’Aïd El Kébir sera en effet célébrée la semaine prochaine dans notre pays. A la différence de celle du Ramadan, cette fête fait l’objet d’une prescription particulière qui recommande aux fidèles musulmans d’immoler des bêtes.

Afin de commémorer le sacrifice effectué par Abraham, les musulmans sont tenus de faire de même, s’ils en ont les moyens. Les béliers, ensuite les brebis, sont les bêtes recommandées en premier lieu. Celui qui n’a pas les moyens de s’acheter un mouton, peut sacrifier un bouc ou une chèvre. Le bœuf, la vache, le chameau et même les poulets peuvent aussi tenir lieu de bêtes sacrificielles.

La plupart des fidèles musulmans préfèrent immoler des moutons parfois par ignorance des alternatives, parfois par vanité pour montrer qu’ils ont les moyens mais le plus souvent par conformisme ou par sens du devoir. C’est pourquoi, le mouton est l’animal le plus recherché à l’approche de la fête de Tabaski. De nos jours, beaucoup achètent un mouton autant pour respecter les préceptes religieux que sous l’effet de la pression sociale. Celle-ci est en effet intense sur les chefs de famille, soumis au regard des voisins qui interdit d’acheter un mouton famélique et aux remarques des enfants qui craignent les railleries de leurs camarades. Les mômes se chambrent joyeusement sur le gabarit du mouton acheté par papa. Du coup, acheter un mouton « présentable » est devenu une obligation.

Mais la bête au bel embonpoint a un prix. Depuis quelques années, s’offrir l’animal de sacrifice n’est pas donné à tous les chefs de famille tant le coût est dispendieux. La situation est d’ailleurs beaucoup plus compliquée pour les petites bourses cette année, comme déjà l’année dernière et celle d’avant. En plus de l’achat du mouton et des autres dépenses liées à la fête, il faut en effet gérer aussi la rentrée scolaire qui approche à grands pas.

LA PILULE DES PRIX. Les marchands de moutons, eux, ne s’embarrassent guère des soucis des chefs de famille. Ils proposent les bêtes à des prix stratosphériques et ne manquent pas d’arguments pour les justifier malgré l’approvisionnement apparemment correct des marchés de bétail. Les rues de la capitale ont d’ailleurs renoué avec l’ambiance habituelle des veilles de fête. Des grappes de moutons tenus en laisse par des vendeurs colonisent le bord des routes ou sillonnent la ville.

Aux marchés de bétail de la Zone industrielle, de Banconi, de Djicoroni Para et de Sabalibougou, les marchands proposent des moutons en grand nombre mais invariablement à des prix salés. Pour un bélier moyen, il faut débourser au-delà de 75.000 Fcfa. En deçà, ce sont des bêtes étiques qui sont proposées.

Si les marchés sont bien approvisionnés en moutons, les transactions sont rares. Les acheteurs viennent au compte goutte. Certains vendeurs perdent déjà espoir, liant la morosité du marché à la pauvreté parce que les salariés n’ont pas encore touchés leur paie. Ils espèrent que les salaires vont tomber avant la fête pour permettre aux acheteurs de faire leurs emplettes.

D’autres, par contre, ont bon espoir. Ils sont persuadés que les clients se présenteront au dernier moment car beaucoup se gardent d’acheter tôt les moutons faute de place chez eux ou pour éviter un éventuel vol. Il y a aussi des adeptes de la dernière minute qui misent sur une éventuelle baisse des prix lorsque les marchands voudront écouler les bêtes pour ne pas les avoir sur les bras après la fête.

Afin de faire passer la pilule des prix, les vendeurs ont des arguments bien affûtés. Nous sommes à la Zone industrielle, non loin de l’abattoir frigorifique. Ici le marché est bien approvisionné. Il y a des moutons de tous les gabarits. Mais pour s’en offrir, il faudra consentir un gros sacrifice financier.

D. Diarra est un vendeur de bétail. A l’approche des différentes fêtes, il arrive de Ségou pour écouler ses bêtes à Bamako. Cela dure depuis plus de dix ans. Il faut reconnaître que chez D. les animaux présentent un bon embonpoint. Et, assure-t-il, ses bêtes méritent leurs prix : entre 400.000 et 600.000 Fcfa selon la qualité et la race. Notre vendeur qui s’approvisionne à Ségou, Mopti, Sikasso et même au Niger, explique le renchérissement des prix par le coût du transport, les tracasseries sur la route, les frais de parc.

« A chaque poste de contrôle, là où d’habitude nous donnions 1000 Fcfa, nous devons payer cette année 5000 Fcfa. De Ségou à Bamako, chaque tête est transportée à 2500 Fcfa. Il faut 6000 Fcfa si vous venez de Mopti et 15.000 Fcfa pour le Niger», assure le marchand qui a recours aux services d’intermédiaires pour écouler rapidement ses bêtes. Ceux-ci sillonnent les différents marchés et les rues de Bamako pour proposer les animaux à la vente. Selon D. Diarra, pour que ses moutons puissent sillonner tranquillement les rues, il faut payer 1000 Fcfa par tête. Chaque jour, il débourse 50 Fcfa par bête pour le parc. « Toutes ces dépenses cumulées ont leur répercussions sur le prix des bêtes », calcule-t-il.

Au point de vente de Banconi, Maïga explique la flambée des prix par la multiplication du nombre des vendeurs. Selon lui, des marchands occasionnels sont arrivés en grand nombre dans les marchés à bétail de l’intérieur. Devant la forte demande, les vendeurs des villes secondaires ont saisi l’occasion pour faire monter les enchères. Notre interlocuteur jure que ses ravitailleurs de Hombori ont fait grimper les prix. Il est donc obligé de répercuter cette hausse pour s’en sortir. Ses prix varient de 45.000 à 350.000 Fcfa.

A Djicoroni Para, le niveau de ravitaillement est satisfaisant. Mais les moutons ne sont pas donnés : 60.000 à 350.000 Fcfa. Le vendeur Guindo explique le niveau des prix par la cherté de l’aliment bétail. Il précise que le tourteau est cédé entre 80.000 Fcfa et 85.000 le sac de 100 kg. Pour la même quantité de son, il faut payer 6000 Fcfa. A Sabalibougou, les prix se discutent entre 60.000 et 250.000 Fcfa.
Nos interlocuteurs ne s’étendent pas beaucoup sur l’exportation des moutons vers le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Mais ce facteur peut être déterminant aussi dans la cherté du mouton.

Le niveau élevé des prix amène certains à miser sur une éventuelle vente promotionnelle du gouvernement. Bourama fait partie de ceux-ci. Après avoir marchandé à plusieurs reprise sans succès à Sabalibougou, il a jeté l’éponge et attend avec impatience la vente promotionnelle organisée chaque année par le Programme d’appui au développement de l’élevage dans le Sahel occidental (PADESO). Cette opération de solidarité permet aussi de réguler le marché du mouton.

A quelques jours de la fête de tabaski : Les moutons vendus à prix d’or

Fatoumata Fofana- septembre 11, 2015 

Les coûts élevés de l’aliment bétail et des frais de transports en seraient la cause, selon certains commerçants de bétail. A deux semaines de la fête de Tabaski, les chefs de familles se plaignent des prix des moutons qui prennent l’ascenseur. Nous avons tendu notre micro à quelques vendeurs de moutons pour en savoir plus.

La ville de Bamako grouille déjà au rythme de la fête de Tabaski, mais pas sans souci. Car, comme les précédentes années, cette année encore, les prix des moutons demeurent assez élevés. Et ce malgré, l’abondance des bêtes sur le marché. Si les consommateurs se plaignent de la hausse des prix des moutons, les commerçants de bétail eux se plaignent de la cherté de l’aliment bétail et des frais de transport.

Bourama Diarra un commerçant de moutons au parc à bétail de Banconi témoigne que ces trois à quatre dernières années, les prix des moutons ont connu une hausse significative. Et selon lui, l’une des causes de cette cherté est celle des aliments bétails.

« Nous-mêmes, nous souffrons beaucoup de cette situation. Nous achetons les moutons à des prix élevés et en plus de cela, les aliments bétails nous reviennent assez chers. C’est ce qui fait que le prix des moutons connait une hausse à l’approche de la fête de Tabaski où la demande est forte » dit-il.

A l’en croire, le sac d’aliments bétail est cédé à 12 500 FCFA, 10 000 FCFA, et 9 000Fcfa, le sac selon la quantité et la qualité.

Un autre commerçant Moussa Dembélé, soutient que les taxes que les commerçants paient ainsi que l’eau pour abreuver les animaux, sont des éléments qui impactent aussi sur les prix des moutons.

Balla Sissoko, ajoute pour sa part que le prix des transports des moutons est assez élevé par rapport à quelques années avant.

« Il est difficile que les prix des moutons connaisse une baisse, car, aujourd’hui nous payons 2 000 FCFA par tête comme frais de transport, et voire 3 000 pour certains alors que quelques années avant, c’était 1000 F », nous a-t-il confié.

Un client Ali Sogoba âgé d’une soixantaine d’années, que nous avons rencontré sur les lieux témoigne qu’avant, avec 50 000 FCFA, il pouvait s’acheter un gros bélier, mais ce n’est plus le cas depuis quelques années.

La réaction du gouvernement est vivement souhaitée si l’on sait que dans certains pays voisins comme le Sénégal, le gouvernement a décidé d’encadrer la vente des moutons à l’approche de la fête de Tabaski.

Tabaski 2015 : Les moutons se vendent à prix d’or

Mamoudou SY, stagiaire – septembre 17, 2015 

La fête de Tabaski, aussi appelé Aid El kebir, approche à grand pas au Mali. Et les préparatifs vont bon train à Bamako. L’achat du traditionnel mouton de sacrifice demeure la grande préoccupation pour les chefs de famille. Et si le marché des moutons est apparemment bien fourni dans la capitale, leurs prix donnent le tournis à ceux qui sont obligé d’en acheter.

Les parcs à moutons que nous avons visités, les prix des moutons vont de 50 000 FCFA à 300 000 FCFA. Un véritable casse tète pour les chefs de famille qui préparent, en plus de la fête de Tabaski, la rentrée scolaire.

La Tabaski  est une fête très prisée au Mali. A une semaine de ce rendez-vous important, les préparatifs vont bon train. Le compte-à-rebours a commencé. A présent, ce sont les préparatifs. Les fidèles musulmans s’y mettent. Hommes, femmes, jeunes et enfants s’apprêtent du mieux qu’ils peuvent. La vedette du jour, (le mouton), se fait déjà distinguer dans quelques artères de la ville.

Selon les préceptes de l’Islam, chaque famille musulmane a l’obligation, s’il en a les moyens, de sacrifier un mouton pour l’Aïd el-Kebir, la plus «grande fête» de la religion musulmane. Une fois de plus, les chefs de famille vont devoir mettre la main à la poche pour l’achat du mouton de tabaski, même si cela n’est pas une obligation divine. Un véritable casse-tête pour les chefs de famille qui ont, aussi, d’autres dépenses à faire pour la même occasion (habits de fête pour les femmes et les enfants).

Pour ne rien arranger aux choses, cette fête vient juste après celle du ramadan sans oublier la rentrée scolaire qui arrive à grand pas. Sur les différents marchés de la capitale que nous avons sillonnée, les prix  des moutons varient, selon leur taille et leur poids.  Le plus cher avoisine les 300 000 FCFA. Celui, qui se trouve sur le bas de l’échelle, est estimé à 50 000 FCFA. On constate, aussi, que depuis quelques jours, des marchands de mouton sillonnent les rues de la capitale en vue de les écouler rapidement.

Au parc de moutons de l’hippodrome sur la route de Koulikoro, Seydou Tangara, un vendeur de moutons, affirme que ses moutons sont cédés à partir de 50 000 FCFA et les gros béliers sont vendus à plus de 200 000 FCFA. « Le prix du mouton varie selon la qualité de l’animal », explique-t-il. Au parc de moutons de lafiabougou Koda, c’est aussi le même constat. Les petits moutons sont cédés à partir de 50 000 FCFA et les prix montent crescendo en fonction de leurs gabarits.

Ici, les marchands nous ont fait savoir que leurs bétails viennent pour la plus part de Ségou, Koutiala, et de Nioro du Sahel. Ils expliquent, aussi, que la montée des prix de moutons est due aux frais de transport pour l’acheminement du bétail dans la capitale.

Comme chaque année, c’est le même constat. A l’approche du tabaski, les prix des moutons prennent l’ascenseur.

Un véritable calvaire pour les acheteurs de moutons, surtout dans le contexte actuel de morosité économique. Pour certains chefs de famille, même si cette flambée des prix de moutons ne les empêche pas de sacrifier au rituel, cela les met dans une situation inconfortable. 

Fête de tabaski : Les ateliers de couture pris d’assaut par les clients

Alassane Sow, Stagiaire

Nous sommes à une semaine de la fête de tabaski.  Et nonobstant ce délai court, les ateliers de couture continuent à être pris d’assaut par des clients,  soucieux d’être en possession de leur habit avant le jour J. Cette forte demande contraint les tailleurs à passer la nuit dans leurs ateliers. Si certains tailleurs se réjouissent de cette affluence,  beaucoup se plaignent des retardateurs, les clients de la dernière minute.

A moins d’une semaine de la fête de tabaski, l’euphorie de la fête se fait sentir à travers la forte présence des clients dans les ateliers de couture. Et au moment ou certains clients viennent chercher leur habits  chez les tailleurs, d’autres se précipitent  d’emmener les leurs.

Dans les différents ateliers que nous avons visités, un constat s’impose : c’est la course contre la montre. Les tailleurs sont  affairés sur les machines  et travaillent nuit et jour en vue de satisfaire la clientèle. A notre passage à l’atelier de Samba Mbaye à Sebenikoro, les tailleurs acharnés sur les machines peinaient à se concentrer sur l’interview à cause du vacarme produit par  les machines. Selon Samba Mbaye, les tailleurs sont débordés parce que les clients trainent les pieds et attendent toujours la dernière minute pour coudre leurs habits. « Alhamdoulilah ça marche, mais les clients ne sortent pas vite donc les tailleurs se fatiguent et ne gagnent rien.

Les dépenses sont chères, c’est l’hivernage et ce n’est pas facile. Si la fête approche les clients pensent que les tailleurs prennent leur argent pour le bouffer sans faire le travail. Et nous les tailleurs, on doit s’organiser  pour satisfaire la clientèle. Il y a des clients qui viennent à la dernière minute  et si tu refuses de prendre, ils se fâchent alors qu’on ne veut pas les décevoir. Même si tu les taxes très chère, ils payent », explique le tailleur, très occupé à coudre un habit.

Il faut reconnaitre que les relations sont souvent tendues entre les tailleurs et les clients à l’approche de la fête. Les accusations mutuelles ne  finissent jamais. «  Le problème avec les clients est qu’ils attendent le dernier moment pour emmener leurs habits, mais ce n’est pas de leur faute. Cella dépend de l’argent. Voilà pourquoi beaucoup de tailleurs n’arrivent pas à respecter les délais », explique Wally Diallo, tailleur à l’atelier « Danaya Couture » à lafiabougou.

Un avis non partagé par Rokia, une cliente, qui monte la garde devant l’atelier de couture. « Ça fait deux semaines que j’ai emmené mes habits. Et depuis je ne cesse de faire la navette. Mais je suis optimiste car le tailleur est une connaissance de longue date». Tailleurs et clients se partagent les responsabilités des faux rendez vous à l’approche du tabaski.

Les tailleurs, désireux de faire plus de profits à l’occasion de la fête, encaissent plus d’habits qu’ils ne peuvent coudre ce qui crée généralement des tensions entre eux et les clients. Et certains clients attendent  le dernier moment pour se rendre chez le tailleur et l’oblige à prendre ses habits pour en suite lui mettre la pression. Une chose reste certaine, comme lors des autres fêtes, beaucoup de clients fêteront la tabaski sans leurs habits neufs.

Tabaski : Quel mouton faut-il immolé le jour de l’Aïd-el- Kébir ?

Mamadou Coulibaly, stagiaire – Source: Lerepublicainmali

La fête de Tabaski est inhérente à l’immolation d’un animal qui doit être soit un   mouton, une chèvre,  un dromadaire ou un bœuf. L’imam Ousmane Traoré de la Mosquée Mountada d’Hamdallaye Aci nous explique les différentes étapes (le choix du mouton, comment faut-il l’immoler pour que le sacrifice soit accepter ?) de ce rituel sacré.   

L’histoire remonte à Abraham, qui pour respecter une recommandation divine a décidé d’immoler son fils unique et  Dieu dans, sa Miséricorde, l’envoya  un bélier pour remplacer son fils. Ce rituel est entré dans la religion musulmane et  son respect est une obligation pour  tout musulman  qui a les moyens de le faire.

Communément appelé « lahiya » au Mali, ce sacrifice, comme la prière, a des exigences pour être agréé. Cela était la thématique du prêche hebdomadaire de l’imam Ousmane Traoré de la Mosquée Al moutanda d’Hamdalaye ACI. Le sacrifice du  « lahiya », est subordonné à l’état de la bête et certains comportements que le sacrificateur doit observer.

Tout d’abord le mouton à immoler. Selon l’imam Ousmane Traoré, dans le choix de l’animal, il y a trois critères  à observer  à savoir : l’état physique de l’animal, son âge, et le temps de l’immolation.

Il a décliné quatre défauts majeurs, qui une fois remarqué sur une bête ne peuvent servir  de « Lahiya » : un mouton borgne, éclopé, maladif et enfin très maigri à  tel point que toutes ses côtes  soient identifiables. Les autres défauts qui entre en compte sont : un animal qui a une corne cassée, une queue coupée à  une dimension non raisonnable n’est pas acceptable. Un autre détail important est l’âge de l’animal. Selon l’imam Traoré, un mouton  de tabaski doit avoir six mois révolus.

Pour les trois autres animaux en occurrence le chameau, le bœuf, la chèvre, il faut  respectivement trois ans, deux ans et un an. Pour l’immolation de votre animal, le facteur temps est très précieux. D’après l’imam Ousmane Traoré, le moment le plus propice est le jour « j » de la fête après la prière collective. Et celui  qui n’arrive pas à le faire le jour de la fête pour une raison ou pour une autre peut le faire le deuxième ou le troisième jour après la fête.

Un autre aspect de sacrifice concerne celui qui fait le sacrifice. L’imam, toujours dans son prêche hebdomadaire de vendredi, indique que la personne qui doit donner un animal en libation ne doit pas se coiffer, ni tailler ou épiler une partie de son corps du premier du mois jusqu’au jour de la fête.

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