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Le discours des 55 ans de l’indépendance

by sur 22 septembre 2015

A l’occasion du 55ème anniversaire de l’indépendance du Mali, son président Ibrahim Boubacar Keita a prononcé un discours qui tient tout à la fois du bilan de deux ans de mandat et du programme pour les années à venir.

55ème anniversaire de l’indépendance du Mali : Adresse à la Nation de SEM Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République, Chef de l’Etat

Par Présidence – 22 septembre 2015

2013-10-02 Adresse à la nation après les incidents

SEM Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République, Chef de l’Etat

Bismillahi, Rahmani, Rahimi

Mes chers compatriotes,

Hôtes et Amis Etrangers qui vivez parmi nous,

Permettez qu’à l’entame de mon propos de ce jour, je rende grâce à Allah (SWT) pour l’opportunité qu’il m’offre encore une fois de communier avec toutes les Maliennes et tous les Maliens, à l’occasion de ce 55ème anniversaire de notre accession à la souveraineté internationale.

Ferveur patriotique et gratitude éternelle envers les aînés : ce sont là les sentiments les mieux partagés au sein de notre communauté nationale, chaque fois qu’il nous est donné de nous souvenir du courage, de la détermination et du sacrifice de ceux qui ont conduit notre peuple à l’indépendance nationale.

Gloire éternelle à ces vaillants combattants de la liberté et de la dignité humaine. Nous commémorons, cette année, le centenaire de la naissance du plus célèbre d’entre eux, tout le monde l’aura compris, le Président Modibo KEITA, père de la nation malienne. Modibo KEITA aura légué à la postérité le souvenir d’un Grand Soudanais, d’un grand malien, d’un grand patriote et d’un nationaliste éclairé. Très tôt, il se sera convaincu de l’impérieuse nécessité pour les Etats africains, nouvellement indépendants, de se regrouper au sein de vastes ensembles économiquement et politiquement viables.

Mes Chers compatriotes,

En me portant à la magistrature suprême de notre pays en août 2013, vous avez fait le pari sur un avenir commun que nous envisageons absolument radieux ; radieux pour nous-mêmes, pour nos enfants, nos petits-enfants et pour les futures générations de Maliennes et de Maliens. Cette espérance, je veux la porter comme un sacerdoce, d’abord par conviction, et ensuite par respect pour mon engagement d’homme d’honneur contracté devant Dieu et le peuple souverain du Mali.

Que nul ne doute de ma détermination à réaliser le projet que j’ai pour le Mali et pour lequel je n’économiserai aucun sacrifice avant d’en obtenir les fruits pour le confort exclusif, quotidien de chaque Malienne et de chaque Malien. Telle est ma dédicace et, plaise à Dieu, je l’accomplirai avec vous et pour vous. Inch’Allah !

A cet effet, je voudrais rendre hommage, un hommage appuyé à ceux qui sont autour de moi, le Premier Ministre Modibo KEITA, ceux qui les ont précédé qui tous avec beaucoup de sacrifice et de sens de la responsabilité publique, ont essayé de traduire en actes concrets mon projet de société soumis votre sanction il y a déjà deux ans. Je voudrais aussi associer à cet hommage l’ensemble des acteurs de notre vie économique qui, par leur génie, créent tous les jours les biens et les services indispensables au bien-être de notre peuple, ainsi qu’au rayonnement de notre Nation par-delà ses frontières.

Mes Chers compatriotes,

Dès mon entrée en fonction, j’ai engagé le gouvernement à mettre en œuvre les réformes indispensables, ainsi que toutes les mesures correctives pouvant contribuer à consolider vigoureusement notre économie. En effet, cette dernière avait été gravement affectée par les effets collatéraux d’une grave crise politique, institutionnelle et sécuritaire. Parallèlement, le Gouvernement s’est attelé à créer et à renforcer un climat de confiance avec l’ensemble de nos partenaires. Cette approche participative et prudente aura permis de faire face à nos obligations, notamment par la délivrance efficace des prestations publiques essentielles sur une très grande partie du territoire national.

Malgré le contexte difficile, l’économie malienne a pu retrouver une bonne santé et une relative vigueur, avec un taux de croissance de plus de 7%. De fait, c’est l’une des économies les plus compétitives de l’espace UEMOA. Cela est avéré. En outre, grâce à un train de mesures courageuses prises par les pouvoirs publics, d’une part, les comptes de l’Etat ont pu être assainis, et d’autre part, les conditions idoines ont été mises en place pour une relance vigoureuse de notre économie, comme l’attestent du reste, les résultats de la revue conduite ce mois-ci même par les équipes du Fonds monétaire international. C’est indéniable !

Cette embellie, soutenue par ailleurs par une volonté farouche de lutter contre la corruption par certains esprits fort en pense et la délinquance financière, constitue un réel motif d’espoir pour les années à venir. C’est ainsi que le secteur minier de notre pays, à titre d’exemple, est caractérisé par une production diversifiée, la signature de plusieurs conventions minières, ainsi que la progression constante du nombre de permis de recherche minière délivrés. Ce secteur qui occupe une place importante dans l’économie nationale et qui joue un rôle régulateur appréciable au niveau local, sera très prochainement conforté par plusieurs actions nouvelles, dont l’adoption d’une nouvelle Loi couvrant le secteur, le démarrage des travaux de construction de l’Ecole Africaine des Mines au Mali, l’organisation de la 6èmeédition des Journées Minières et Pétrolières en novembre 2015 et l’entrée en production effective de plusieurs mines nouvelles.

Dans les secteurs du Commerce et de l’Industrie, le Gouvernement travaille à consolider les acquis, à travers un dialogue constructif avec l’ensemble des acteurs. Ainsi, la stabilité des prix des produits de première nécessité sur le marché national, a-t-elle été garantie. De même le Gouvernement a pu assurer le suivi efficace de l’approvisionnement et de la distribution des produits de grande consommation. Les réformes engagées en appui à l’amélioration du climat des affaires et du Secteur Privé, ont valu à notre pays d’être classé premier de l’espace UEMOA au titre de l’année 2015. Le Gouvernement a poursuivi, dans les secteurs de la finance et de la promotion des investissements, les réformes structurelles nécessaires en vue de créer les conditions d’une meilleure attractivité du pays. C’est le lieu de saluer la sagesse et l’engagement responsable de nos opérateurs qui viennent de renouveler dans la sérénité les organes dirigeants de la chambre de Commerce. Ce ne fut pas toujours le cas !

Mes chers compatriotes,

S’il est un domaine dans lequel l’Etat a mis des moyens à la hauteur de ses ambitions et du potentiel avéré du pays, c’est bien celui de l’agriculture, secteur auquel nous avons consacré 15% des dépenses du budget d’Etat. Avec une relative continuité, les gouvernements successifs ont eu à cœur de réaliser une révolution verte, dont les ambitions se déclinent ainsi qu’il suit :

–         Couvrir totalement les besoins alimentaires du pays,

–         Produire de la matière première pour les besoins d’une industrie de transformation en construction,

–         Exporter les excédents de production et consolider nos échanges ; et

–         Réussir un bon équilibre entre la formation et les progrès de la production.

Ces ambitions restent à portée de mains, pour peu que les efforts consentis par l’Etat soient consolidés et qu’ils soient relayés, sur le terrain, par des producteurs engagés et volontaristes, ainsi que par les investisseurs privés.

La subvention des intrants et des équipements agricoles a été portée à 47 milliards FCFA pour la campagne agricole en cours, contre 42 milliards FCFA pendant la campagne 2014-2015.

En application de la Politique Foncière Agricole, un Programme Public d’Aménagement est en cours d’exécution. Il porte sur 100.000 hectares à mettre en valeur au cours de la période 2014-2018.

Par ailleurs, d’autres initiatives importantes visant à impulser vigoureusement le secteur du développement rural, sont en chantier. Elles devraient voir le jour très prochainement. Ce sont, entre autres :

–         L’adoption d’une Loi Foncière Agricole ;

–         L’opérationnalisation de l’Agence d’Aménagement des Terres Rurales et de Fourniture de l’Eau d’Irrigation (ATI) et du Fonds National d’Appui à l’Agriculture ;

–         Le démarrage des études de faisabilité et de mise en place des agropoles, notamment dans le périurbain et à l’Office du Niger ;

–         Le Recensement Général Agricole (RGA) ;

–         Le lancement du programme d’enregistrement des Exploitations familiales et Entreprises agricoles ;

–         L’élaboration d’un programme d’équipements, de mécanisation et de motorisation agricoles ;

–         La mise en place d’un Centre d’Insémination Artificielle bovine en vue de l’intensification des productions de viande et de lait ; et,

–         la création de la Cellule de Coordination de Lutte contre la mouche Tsé-tsé.

Mes Chers Compatriotes,

Les évènements douloureux que vit notre pays, depuis plusieurs années, ont provoqué la rupture de certains équilibres, qui étaient déjà fragiles. Il s’agit, entre autres, de la sécurité alimentaire devenue insécurité dans certaines régions du pays, des mouvements des populations (réfugiés et déplacés), dus autant à l’insécurité qu’aux caprices météorologiques ; phénomènes qui ont freiné l’ardeur au travail de nos producteurs et perturbé gravement les campagnes agricoles. Aussi, existe-t-il ça et là des poches d’insatisfaction –se graduant d’un niveau modéré à un niveau chronique, en termes de disponibilité et d’accès aux produits alimentaires.

Pour faire face à ces différents cas de figures, l’Etat a été amené à reconstituer le Stock National de Sécurité en le portant à la hauteur de 37.000 tonnes de céréales. De son côté, le Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA) a distribué gracieusement 15.000 tonnes de céréales à 700.000 personnes vulnérables. Le CSA a mis 2.836 tonnes d’aliment bétail à la disposition des pasteurs vulnérables des régions de Mopti, Tombouctou et Gao.

Il faut saluer ces initiatives du Commissariat à la Sécurité Alimentaire, qui a pu ainsi expérimenter plusieurs formules judicieuses, venant en appui aux populations nécessiteuses et/ou approvisionnant des marchés qui étaient en rupture de stock. Afin de démultiplier les capacités du CSA, le Mali a adhéré, cette année, à la Mutuelle Panafricaine de Gestion des Risques. Un mécanisme novateur auquel les Etats peuvent faire appel, pour la couverture des risques agricoles basés sur le climat.

Enfin, au titre de l’année 2016, je me réjouis du fait qu’en plus de la reconstitution du Stock National de Sécurité Alimentaire, une véritable Politique Nationale de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle soit élaborée.

Dans le domaine de la protection de l’Environnement et de l’Assainissement, des actions significatives ont été conduites, entre autres :

–         l’aménagement de massifs forestiers ;

–         le démarrage de 90.000 hectares d’aménagement de massifs forestiers, ainsi que le suivi des travaux de 4 220 hectares de forêts en cours d’aménagement;

–         le reboisement de plus de 56. 000 hectares ;

–         la réalisation de 67.970 mètres de cordons pierreux ;

–         l’inventaire forestier dans 16 communes des régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et Ségou ;

–         la diffusion de foyers améliorés ;

–         la restauration de 1.233,5 hectares de terres dégradées et de 598 hectares de Zaï ;

–         l’élaboration de 21 conventions locales pour la gestion durable des ressources naturelles ;

–         la promotion et le soutien au développement du Partenariat Public-Privé en matière de gestion des ressources forestières et fauniques de la forêt classée de la Faya ;

–         l’élaboration du plan d’aménagement et de gestion du complexe des aires protégées de Mande wula et de Nema wula ;

–         la réalisation de 4.271 mètres linéaires de protection mécanique des berges du fleuve Niger au niveau des régions de Mopti et de Ségou ;

–         la poursuite des travaux d’aménagement des berges de Diafarabé et de curage du Diaka ; et,

–         l’élaboration de la situation de référence du Programme National de Sauvegarde du Fleuve Niger.

A ce propos, je voudrais partager avec vous ma forte préoccupation face à un constat désolant : le Fleuve Niger se meurt. Cette évolution, s’il n’y est pas mis un arrêt, serait un crime dont nous serions tous coupables, ou tout au moins complices, et ceci est inacceptable ! Il nous faut sauver ce trésor de la nature, qui se trouve être un extraordinaire trait d’union, entre plusieurs régions de notre pays, ainsi qu’entre le Mali et au moins huit autres pays de la sous-région. Aussi, suis-je déterminé comme par le passé, à prendre la tête d’une initiative nationale et internationale de lutte contre l’ensablement du Fleuve Niger, Grande Cause Nationale autour de laquelle, depuis mon investiture, je n’ai eu de cesse de sensibiliser l’opinion nationale et les partenaires internationaux.

Mériterait aussi d’être portée au rang de Grande Cause Nationale la question de l’insalubrité à Bamako et dans toutes les localités de notre pays. En plus des aspects manifestes et préoccupants d’hygiène et de santé publiques, la permanence de l’incivisme en cette matière conduirait inéluctablement à la déshumanisation de nos cités, car un seuil critique d’insalubrité semble déjà atteint partout. Aussi, est-il urgent de prendre à-bras-le-corps cette question en imaginant des réponses tout aussi hardies que novatrices, actions qui impliqueraient à la fois la participation citoyenne, une plus grande hardiesse des municipalités et des collectivités, ainsi que l’accompagnement technique, professionnel et financier du secteur privé et de l’Etat. En la matière, un profond changement des comportements, des attitudes et pratiques est nécessaire et certainement urgent.

Mes Chers Compatriotes,

Du fait de notre continentalité, nous avons accordé une importance capitale au désenclavement intérieur et extérieur de notre pays. C’est ainsi que nous disposons d’un réseau routier parmi les plus denses de la sous-région. De nombreux chantiers vont démarrer dès la fin de cet hivernage, dont :

–  la construction en 2×2 voies de la route Bamako-Koulikoro qui j’ai pratiqué il y a deux jours qui s’est singulièrement dégradé ;

–  la construction du Pont de Kayo et de ses voies d’accès ;

–  la construction d’un échangeur au rond point de Markala ;

–  l’aménagement de 10 km de voirie urbaine à Ségou ;

–  la reconstruction de la route Ségou-San ;

–  la construction du pont de Kouoro-barrage entre Sikasso et Koutiala ; et,

–  le démarrage des travaux de construction d’un pavillon VIP, bretelles et parkings pour véhicules pour l’Aéroport International de Bamako-Sénou car nous nous apprêtons à recevoir toute l’Afrique et la France très bientôt.

En outre, de nombreuses études routières ont été réalisées pour conforter le portefeuille des routes à aménager et à reconstruire, en vue de la préparation efficace et de la mise en place des financements nécessaires au démarrage des chantiers.

J’ai eu du bonheur et une certaine fierté à voir la COMANAV renforcer sa flotte par l’acquisition de deux bateaux à faible tirant d’eau. Ainsi, pourra-t-elle prolonger sa période de navigabilité sur le fleuve Niger.

Nous souhaitons longue vie au Modibo KEITA et au bateau Firhoun.

Au titre des Domaines de l’État et des Affaires Foncières, les réalisations majeures ont porté, entre autres, sur :

–    l’accroissement annuel de 16% environ des recettes domaniales et foncières (en effet, le recouvrement s’est élevé à environ 78,5 milliards de FCFA, contre environ 68 milliards de FCFA pour la même période en 2013-2014) ;

–    la mise en œuvre des activités de la Réforme de la Gestion Foncière en vue d’instaurer un Cadastre au Mali ;

–  la sécurisation du patrimoine foncier.

Mes Chers Compatriotes

Comme vous l’aurez compris notre priorité est de doter le Mali de fondamentaux économiques indispensables pour lutter avec efficacité contre la pauvreté, et plus important encore, pour enclencher un processus inclusif de création de richesses pour le bonheur de notre peuple.

Ceci passe notamment par une redistribution juste et équitable des fruits de la croissance à travers des investissements dans les services sociaux de base comme la santé, l’éducation, l’accès à l’eau potable et à l’électricité, mais aussi par la création d’emplois pour les jeunes.

En matière d’amélioration de l’accessibilité géographique et financière aux services de santé, il convient de signaler :

–        la mobilisation nationale dans la lutte contre la maladie à virus Ébola. Félicitations à notre peuple d’avoir su juguler cette pandémie avec brio;

–        la lutte contre la vente illicite des médicaments –ceci en collaboration avec les services des Douanes, de la Police Nationale et de l’Ordre des Pharmaciens;- et

–        la fixation des prix plafonds de 96 médicaments de la liste nationale des médicaments essentiels pour une accessibilité financière à ces médicaments;

–        le renforcement des capacités de prise en charge de nos structures économiques décentralisées et l’accès aux soins pour l’ensemble de nos populations.

Au titre de l’Action humanitaire, de la Protection sociale de la Solidarité, des actions d’urgence ont été menées, notamment l’immatriculation de 275 872 personnes à l’AMO.

Mes Chers Compatriotes

L’Education, comme vous le savez est la clé du Développement, secteur pour lequel mon crédo demeure la qualité. Ici, nous devons faire de l’excellence notre objectif afin de tirer les résultats vers le haut.

S’agissant de l’Education Nationale, l’année scolaire a été marquée par l’organisation, conformément au calendrier fixé, des examens pour tous les ordres d’enseignement. Les candidats ont composé dans toutes les régions, excepté Kidal – Hélas ! Les candidats du camp des réfugiés de M’Berra, en République Islamique de Mauritanie, ont également pris part à ces examens.

Les relations avec les Partenaires Techniques et Financiers se sont nettement améliorées, ceci conduisant à la mise en œuvre de plusieurs projets d’importance critique –en cours d’élaboration ou d’exécution,- parmi lesquels:

–         la construction et l’équipement de 801 salles de classe pour l’enseignement fondamental ;

–         l’achèvement des travaux de construction et d’équipement de deux Instituts de Formation des Maîtres (IFM) dont nous avons visité un à Koutiala et l’autre à Kita ;

–         le démarrage de la construction des lycées de Barouéli, Tominian, Djenné et Gourma-Rharous ; et,

–         la réhabilitation du Lycée Bouillagui Fadiga à Bamako.

En matière de recrutement des enseignants pour l’année scolaire 2014-2015, environ 4065 enseignants fonctionnaires des Collectivités Territoriales ont été recrutés, puis 490 enseignants des écoles communautaires ont été intégrés dans la Fonction Publique des Collectivités Territoriales, enfin, 121 fonctionnaires ont été recrutés dans la Fonction Publique de l’Etat.

En matière d’accès à l’éducation et en vue d’augmenter la scolarisation des enfants, le Gouvernement, en partenariat avec le Haut Conseil Islamique et tous les acteurs concernés, a initié un projet d’intégration des écoles coraniques dans le système éducatif malien.

En matière de promotion et de valorisation des langues nationales, le 03 décembre 2014, le Gouvernement a adopté le Document de Politique Linguistique du Mali.

En ce qui concerne l’Enseignement Supérieur, la mise en œuvre de certaines mesures a permis d’enregistrer des résultats très encourageants :

–  le basculement effectif dans le système Licence, Master, Doctorat (LMD) qui assure à la fois l’universalité de nos enseignements et une meilleure adéquation formation-emploi ;

–  les inscriptions en ligne des bacheliers pour compter de cette année ;

–  l’organisation de la Concertation Nationale sur l’Avenir de l’Enseignement Supérieur au Mali, concertation tenue les 7, 8 et 9 avril 2014 ;

–  la normalisation progressive des années universitaires qui étaient jusque-là tronquées, blanches –et souvent sans couleur,- accompagnées de violences gratuites ; et,

–  la résolution progressive de la gestion des flux, tâche ardue s’il en est, des bourses et des heures supplémentaires par l’établissement de statistiques plus fiables.

Mes Chers Compatriotes

Dans le cadre de l’amélioration équitable et durable de l’accès à l’eau potable, 747 nouveaux ouvrages ont été réalisés.

Aussi, la mise en service des stations compactes de production d’eau potable de Missabougou (12.000 m3/j) et Kalabancoro (18.000 m3/j) a permis respectivement de renforcer la capacité de production d’eau au niveau du District de Bamako et d’améliorer la qualité de service à Kalabancoro et environs.

De plus, des travaux de construction et de protection ont déjà été réalisés. Et il est prévu : la création de 1.337 Equivalents Points d’Eau Modernes (EPEM), le démarrage des activités du projet d’Alimentation en Eau potable de la ville de Bamako à partir de la localité de Kabala, la finalisation des études pour une amélioration durable en eau potable des villes de Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal et le renforcement des systèmes d’alimentation.

En matière de logement, l’exécution des Programmes de construction de logements sociaux a permis la remise de clés à 2.092 bénéficiaires dans le District de Bamako et les villes de Kolokani et Niono.

En plus de cette remise, le Gouvernement a entrepris la réalisation de 500 nouveaux logements dans les localités de Kayes, Kéniéba, Nioro, Koulikoro, Fana, Nara, Sikasso, Bougouni, Koutiala, Kadiolo, Ségou, Barouéli, San, Mopti, Bankass, Djenné et Koro.

Le programme de réalisation de logements sera poursuivi avec notamment la conclusion de 22 conventions portant sur la réalisation de 20.302 logements dans les localités de Bamako, Kati, Tombouctou, Goundam, Diré, Niafunké et Gourma-Rharous.

Chers Compatriotes

En matière d’emploi, notre pays s’est doté d’une Politique nationale. Cette politique de l’emploi, assortie d’un Plan d’actions 2015-2018, prend en considération trois défis majeurs liés à la problématique de l’emploi :

-l’insuffisance structurelle de l’offre d’emplois productifs et décents ;

-le faible niveau de capital humain et la faible employabilité de la main-d’œuvre;

-le dysfonctionnement du marché du travail en termes d’information sur l’emploi, d’organisation du marché et de capacités institutionnelles.

Dans le domaine du renforcement de l’employabilité des jeunes, le Gouvernement a procédé :

-au lancement de projets à fort potentiel comme le FIER ou le PROCEJ, entre autres ;

–  à la liquidation des arriérés d’allocations des stagiaires en qualification professionnelle des exercices 2009 à 2013 ;

–  au placement de 5.170 jeunes diplômés en stage de formation professionnelle, pour un coût de près de 3 milliards de FCFA.

Mes Chers Compatriotes

Des résultats significatifs ont été atteints dans le domaine de l’autonomisation des femmes et de l’accroissement de la participation politique des femmes et du leadership féminin, de la promotion de l’égalité des chances d’accès des hommes et des femmes aux fonctions électives et nominatives, de l’opérationnalisation des mécanismes institutionnels d’orientation, d’impulsion et de suivi de la mise en œuvre de la Politique Nationale Genre au Mali, des programmes d’autonomisation des femmes et de la participation des femmes au processus de prévention et de résolution des conflits en rapport avec l’Accord pour la Paix et la Réconciliation.

Un environnement juridique et institutionnel favorable au plein épanouissement de l’enfant et de la Famille a été mis en place. Il complète ce dispositif.

Mes Chers Compatriotes

En matière de promotion et de protection du Dialogue Social, on peut noter les décisions courageuses et encourageantes, telles que:

–  l’adoption de la réglementation (Décret n°2014- 0837/P- RM du 10 novembre 2014) fixant les taux de primes et indemnités allouées aux fonctionnaires et agents de l’État, dont l’incidence financière s’élève à plus de 10 milliards de F CFA ;

–  l’adoption de la réglementation (Décret n°2015-0364/P-RM du 19 mai 2015) sur l’amélioration de la valeur indiciaire, dont le taux a été significativement relevé, soit plus de 20% entre janvier 2015 et Janvier 2017 et une incidence financière cumulée d’environ 46 milliards FCFA ;

ü l’adoption de la réglementation (Décret n°2015- 0363/P-RM du 19 mai 2015) d’augmentation du niveau du salaire minimal interprofessionnel garanti, le SMIG qui est passé à 35.000 FCFA au 1er janvier 2015 à 40.000 FCFA, pour compter du 1er janvier 2016, avec une incidence financière de 835 millions de FCFA ;

ü l’adoption de la règlementation, Décret n°2015 0362/P-RM du 19 mai 2015, d’augmentation des taux des allocations familiales, qui sont passés à 3.500 FCFA par enfant et à 4.000 F CFA par enfant vivant avec un handicap, avec une incidence financière d’environ 3,1 milliards de FCFA ; et,

ü enfin, en vue de soutenir la campagne agricole 2014-2015 et au titre de l’exercice budgétaire 2015, le ministère du développement rural a bénéficié d’un recrutement spécifique de 362 diplômés.

Mes Chers Compatriotes

Les principales orientations de la réforme de la décentralisation issues des Etats Généraux de la Décentralisation tenus les 21, 22 et 23 octobre 2013, on trait à la redevabilité des élus, au transfert des compétences, au financement des Collectivités Territoriales, à la réorganisation territoriale et aux rôles des autorités traditionnelles et coutumières dans la gestion des Collectivités Territoriales.

Aussi, les grands chantiers en cours pour l’approfondissement de la décentralisation sont-ils représentés par :

–  l’élaboration du document cadre de Politique Nationale de Décentralisation 2015-2024 assorti d’un plan d’actions ;

–  la poursuite de la dynamique de Développement Economique Régional (DER) dans le cadre de la Régionalisation ;

–  l’opérationnalisation des Contrats Plans Etat–Région ou District ;

–  la mise en place des Agences de Développement Régional (ADR) ; et,

–  le renforcement de la Fonction Publique des Collectivités Territoriales.

A la date d’aujourd’hui, les instruments suivants sont en place ou enregistrés au Mali et contribuent au renforcement de la démocratie : 176 partis politiques répertoriés –dont deux créés en 2015,- 1 Centre de Traitement des Données de l’Etat Civil (CTDEC), 1 politique de cohabitation pacifique des populations frontalières et 1 statut de l’Opposition politique.

En matière de population, notre pays connait une forte croissance démographique du fait d’un taux élevé de fécondité et des progrès enregistrés dans le domaine de la santé. Réussir une transition démographique, afin de tirer de cette croissance un dividende démographique pour accélérer la croissance économique, reste un défi. Ainsi, la mise en œuvre de la politique de population a-t-elle été évaluée, conduisant à la négociation et au financement par la Banque Mondiale du Projet d’Autonomisation des Femmes et du Dividende Démographique, pour un montant de 24 milliards de FCFA.

Mes Chers Compatriotes

En matière de Justice et de Droits de l’Homme, les actions ont porté essentiellement sur le rétablissement de l’Etat de Droit et de l’Administration de la justice dans un contexte de post- conflit.

Il s’agit de réels défis dont le relèvement se traduira concrètement par l’arrêt du délitement de l’appareil judiciaire, l’efficacité de la lutte contre l’impunité, le traitement adéquat des cas de violations des droits de l’Homme, la lutte contre la corruption et la délinquance financière, ainsi que le respect de l’éthique et de la déontologie par les magistrats, le personnel judiciaire, les ordres professionnels, les agents de l’Administration pénitentiaire et les Officiers de police judiciaire (OPJ).

Mes Chers Compatriotes

Sous la conduite du Chef du Gouvernement, les secteurs aussi stratégiques comme les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), la Culture, l’Artisanat et le Tourisme et l’Intermédiation bancaire connaissent un regain de vitalité. Avec le retour de la paix, le travail de fond en cours, qui s’effectue avec le concours des acteurs publics et privés de ces secteurs là, portera assurément des fruits. En effet, la destination Mali redevient de plus en plus attractive et de nouveaux grands groupes hôteliers, ainsi que de nouvelles compagnies aériennes, parmi les plus prestigieuses au monde, viennent s’installer chez nous. Aussi l’évaluation de l’Union Européenne conduite fin juillet 2015 est-elle à saluer, qui assure fort opportunément, que l’Aéroport International de Bamako-Sénou répond à toutes les normes et conditions de sûreté et de sécurité pour l’exportation du fret et des produits postaux vers l’UE.

Mes Chers compatriotes,

Les efforts ci-dessus rappelés permettront, j’en suis convaincu, à chaque Malien de gouter aux fruits de la croissance, de constater une amélioration nette de son quotidien et de retrouver l’enthousiasme et l’espoir pour un futur prometteur. Toutefois, ceci ne se concrétisera que dans un Mali en paix et en sécurité.

 A notre arrivée aux affaires, nous avons trouvé l’outil de défense et de sécurité en un état de délabrement tel qu’il lui était difficile d’assumer correctement ses missions régaliennes de défense de l’intégrité du territoire national, de lutte contre la violence et le crime organisé et de protection des personnes et de leurs biens. Nous nous sommes attelés donc, dès notre prise des fonctions, à la reconstruction d’une Armée nationale digne de sa devancière dont le prestige a fait la fierté de chacune et de chacun de nous et de l’Afrique.

La vitrine de ce vaste chantier de réformes est la Loi d’Orientation et de Programmation militaire « LOPM » que les élus de la nation ont discutée et adoptée en février dernier.  Cette Loi couvre une période de cinq ans (2015-2019) et sera financée à hauteur de 1.230 milliards de francs CFA par le Budget d’Etat.

Dans la pratique, la mise en œuvre de la LOPM permettra de faire des recrutements en quantité et en qualité, d’acquérir des équipements militaires de dernière génération et d’améliorer de façon significative les conditions de vie et de travail des Forces Armées Maliennes.

Aucun sacrifice n’est de trop pour bâtir une Armée nationale professionnelle, opérationnelle et bien préparée à faire face aux défis de la guerre moderne et de la guerre asymétrique que nous imposent les terroristes et les trafiquants de tous bords.

Au cours de ma visite à l’Unité Spéciale de santé de Kati, j’ai pu me rendre compte aux chevets des blessés de guerre, combien notre jeunesse était brave, ardente, patriote et courageuse. Ces jeunes gens dans la douleur, n’avaient qu’une envie, être rétablis pour retourner au front. Nul découragement ne les habitait, nul amertume mais la volonté farouche encore une fois d’être au service de la patrie.

Quant aux familles qui avaient perdu un des leurs, qui un fils, qui un mari, qui un père. La rencontre avec eux n’a pas été facile, pleine d’émotion mais de dignité. Je voudrai profiter de ces vœux pour rendre à tous ces fils du Mali engagés pour la défense de la patrie, à toute notre armée nationale, que ses blessés, ses morts ne sont pas morts en vain, n’ont pas été blessés en vain. Que la patrie saura reconnaître leur mérite. Et le vœu que ceux qui nous ont quitté, qui sont partis, dorment en paix.

Que le Seigneur veuille bien les accueillir parmi les bienheureux ! Vous avez servis le Mali avec dignité, avec courage, avec abnégation et détermination. Notre peuple entier vous en saura éternellement agréer. Dormez en paix, soldat du Mali disparus !

Brave fils du Mali, débout, restez ferme aux frontières de notre pays, restez ferme, debout sur les remparts pour protéger la patrie.

 Mes chers Compatriotes,

Depuis septembre 2014, le Mali a connu une intense activité diplomatique marquée, notamment, par des visites à l’extérieur ou la participation à divers sommets et rencontres internationales effectuées par moi-même, par le Chef du Gouvernement et par le Ministre des Affaires Etrangères et d’autres membres du Gouvernement. Le Premier Ministre s’apprête à se rendre à Abuja pour un Sommet extraordinaire de la CEDEAO dans deux jours. Des personnalités de marque nous ont également rendu visite. Ces événements consacrent le retour du Mali sur la scène internationale.

L’évènement le plus marquant aura été sans nul doute, le Processus de paix engagé à Alger, le 16 juillet 2014, et conclu à Bamako, le 15 mai 2015, par la signature de «l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali », parachevé le 20 juin 2015. Cet Accord est le plus inclusif et le plus global jamais réalisé sur la problématique du nord du Mali. Il a vu la participation active d’une délégation du gouvernement du Mali, des délégations des mouvements armés ainsi que des représentants de la société civile et des communautés locales. Une première dans l’histoire du Mali ! Le processus a été conduit par une Médiation internationale, avec pour chef de file l’Algérie et comme membres une douzaine de représentants des pays amis du Mali et des organisations internationales dont nous sommes membre.

Dès juillet 2015, la Médiation et les Parties aux Pourparlers d’Alger ont mis en place un Comité, ainsi que des sous-comités, de suivi de la mise en œuvre de l’Accord. Il est bien entendu que la coordination et la mise en œuvre proprement dites, incombent au gouvernement du Mali, en rapport avec toutes les Parties au dialogue inclusif inter-malien. Cet Accord est le couronnement de multiples efforts politiques et diplomatiques fournis à la fois par les plus hautes autorités maliennes et la communauté internationale en vue de sortir notre pays de la crise multidimensionnelle dans laquelle les forces du mal l’ont plongé en janvier 2012.

En matière de politique extérieure, mes visites ont eu pour but, entre autres, d’exprimer notre reconnaissance aux pays voisins pour leur soutien durant la grave crise qui a affecté le Mali, de rechercher ensemble des solutions aux multiples défis actuels, et de raffermir notre coopération avec chacun de ces pays et chacune de ces organisations régionales ou internationales.

Mes Chers Compatriotes

En perspectives pour 2016, la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation par le Gouvernement et toutes les Parties concernées laisse présager un retour à la stabilité de la politique extérieure du Mali. Dans ce contexte, nous pouvons envisager la conduite d’une réflexion globale sur la diplomatie malienne, incluant la relecture de la carte diplomatique, l’ouverture prochaine d’ambassades du Mali, par exemples à Ndjamena (Tchad) et à Doha (Qatar). La réflexion pourrait aboutir à une nouvelle vision diplomatique, adaptée aux réalités de l’heure et épousant les contours de l’avenir, ainsi qu’à une stratégie de mise en œuvre de cette vision et d’une nouvelle carte diplomatique.

Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, nous organiserons, le 22 octobre 2015 à Paris avec l’appui de l’OCDE et du gouvernement français en particulier, une Conférence d’appel de fonds pour la mobilisation de ressources financières nécessaires à la mise en oeuvre de l’Accord.

S’agissant de la politique de bon voisinage et d’intégration africaine, nous nous attellerons à la tenue régulière des sessions de Comités, Grandes Commissions mixtes et autres réunions statutaires prévues par les divers accords de coopération signés par le Gouvernement du Mali.

Enfin, nous poursuivrons, tout au long de l’année 2016, la promotion de la politique extérieure de notre pays à travers le renforcement de la coopération bilatérale et internationale.

Le processus de réconciliation nationale en cours, engage le Gouvernement à persévérer dans l’effort, car le chemin sera long, très long. Il y aura certaines incertitudes à corriger, la confiance mutuelle à raffermir et à sceller, des sauts d’obstacles à réussir. Nous vivons déjà et nous vivrons encore un temps d’épreuves douloureuses. Hélas ! Ces dernières seront, le plus souvent, émaillées de velléités de remise en question.

De toutes les actions à conduire au titre de la réconciliation, sous différents angles, il faut souligner le travail visant l’intégration de la justice transitionnelle chez nous. Notre instrument pour ce faire, CVJR, la Commission Vérité, Justice et Réconciliation est sur la lancée et se mettra aussitôt à la tâche au plan opérationnel. Son Président et son Secrétaire Général sont déjà connus, la nomination des autres Commissaires ne saurait plus tarder. Le Gouvernement veillera à ce que leur soient assurés les moyens requis, l’indépendance, le crédit et l’impartialité nécessaire, étant entendu que le champ d’exploration prend en compte tous les contentieux antérieurs.

Mes Chers Compatriotes

Nous gardons l’espoir d’un avenir radieux et nous avons foi en notre jeunesse, cette jeunesse qui a travers le sport rempli nos cœurs de bonheur chaque fois que l’on entend retentir l’Hymne national et que l’on voit flotter le drapeau national à l’occasion de telle ou telle compétition.

Permettez-moi, à cette étape, de féliciter l’ensemble du monde sportif malien pour les brillants résultats obtenus. J’en citerai quelques-uns:

En basketball : le Mali a participé à l’Afro Basket Féminin U-16 à Madagascar qui a vu la consécration continentale de notre Equipe Nationale pour la 5ème fois, depuis l’institutionnalisation de ce championnat. L’organisation de l’Afro Basket U-16 Garçons a confirmé que le Mali, qui a occupé la 2ème place et s’est qualifié, est toujours parmi les « grands ».

L’Equipe Nationale Sénior Dames de Basketball : vient de remporter la médaille d’or aux Jeux Africains de Brazzaville 2015. C’est là une merveilleuse et très grande performance. Bravo !

En Football, à la faveur de la 4ème place à la Coupe d’Afrique des Nations de Football Junior à Dakar (Sénégal), le Mali a participé à la Coupe du Monde de Football Junior en Nouvelle-Zélande 2015 où il a occupé la 3ème place pour la première fois dans l’histoire du football malien. Et le jeune Adama TRAORE a été élu meilleur joueur du tournoi.

 Mes Chers compatriotes,

La confiance que vous avez placée en moi, en août 2013, est pour moi source de motivation et d’inspiration à parfaire mon travail au quotidien. Elle est source d’obligations de résultats concrets pour l’amélioration des conditions de vie et pour votre bonheur à tous. Elle est raison et devoir de rendre compte publiquement. Je m’en tiens rigoureusement à ce cap.

J’ai écho des impatiences légitimes exprimées par notre peuple qui aspire à de meilleures conditions de vie et de travail. Je comprends parfaitement les frustrations refoulées vécues par nombre de nos concitoyens dont le quotidien est fait d’épreuves et d’incertitudes. Je partage la peine de ceux et celles dont le rêve d’un meilleur avenir met du temps à prendre forme. Tous ces questionnements ont lieu d’être et sonnent comme autant de messages de rappel pour répondre, sans faux-fuyants, aux préoccupations de notre peuple.

A toutes ces expressions de doute et d’impatience, voici ma réponse et celle du Gouvernement : « Le meilleur est à venir ! ». Inch’Allah !

Oui, le meilleur est à venir puisque nous avons parcouru plus de la moitié du chemin sur la voie de la pacification du pays. Indubitablement et sans naïveté aucune, le retour à une paix totale et durable produira des dividendes dont nous bénéficierons tous. Ce ne sera que justice !

Le meilleur est à venir puisque la victoire du dialogue sur le fracas des armes créera un appel d’air qui sera profitable à l’instauration d’un vivre ensemble serein, à la reprise des affaires et au retour des investisseurs étrangers dont certains avaient déserté la destination Mali.

Le meilleur est à venir puisque nous avons consenti des sacrifices énormes pour assainir les fondements de notre économie. Malgré le contexte difficile, notre économie affiche une bonne santé dont la robustesse s’affirmera davantage dans les années à venir.

Enfin, le meilleur est à venir puisqu’à aucun moment nous ne nous sommes départis de notre optimisme, ni de notre enthousiasme. Nous n’avons jamais sombré dans le fatalisme ou le doute pernicieux.

Certes, le monde entier a été à nos côtés quand il le fallait et continue de l’être, de nous apporter toujours un concours fort appréciable, mais devant l’adversité, le Mali a été, est et restera un peuple débout.

En définitive, nous sommes un pays et un peuple meurtris qui se remettent progressivement des agressions et adversités auxquelles ils ont dûfaire face ; un pays et un peuple qui sortent renforcés des dures épreuves qu’ils ont vécues et qui les inclinent fermement à prendre son destin en mains, avec confiance et détermination, dans le concert des Nations.

 Mes chers compatriotes,

Hôtes et Amis Etrangers qui vivez parmi nous,

Puisse Le Seigneur Dieu protéger le Mali et le combler des bienfaits d’un hivernage fécond!

Bonne Fête d’Indépendance à toutes et à tous !

Qu’Allah soub’Hana Wat’Allah continue à nous combler de sa grâce en cette veille de l’Aïd El Adda.

Je vous remercie.

Koulouba, le 21 septembre 2015

SourcePrésidence

 

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