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Deuil national pour (au moins) 18 victimes maliennes

by sur 26 septembre 2015

Le Mali a décrété un deuil national de trois jours après la bousculade meurtrière de l’Aïd el Kébir à La Mecque.

De sources hospitalières on indique qu’il y aurait au moins 18 victimes maliennes.

Quelques explications sur ce phénomène de foule dont les autorités de d’Arabie Saoudite rejette la responsabilité sur les pèlerins.

Drame de La Mecque: l’inquiétude laisse place à la colère

Source : RFI – 26/09/2015 

Selon les derniers bilans provisoires, les musulmans africains ont payé un lourd tribut dans la bousculade qui a endeuillé jeudi le pèlerinage à La Mecque, faisant 717 morts et plus de 900 blessés. Après les réactions d’émotion et de tristesse, des critiques à l’encontre de l’organisation saoudienne commencent à se faire jour, notamment en Algérie et en Tunisie.

Au moins 19 Nigériens ont trouvé la mort dans la bousculade meurtrière de jeudi à Mina, près de La Mecque, et 50 sont portés disparus, ont annoncé les autorités nigériennes. Les autorités saoudiennes n’avaient toujours pas fourni vendredi un décompte par nationalité des 717 victimes du drame. Des médias marocains parlent de 87 morts, le porte-parole du gouvernement du Cameroun évoque une vingtaine de morts, tandis que le Tchad fait état de onze tués.

Selon les autorités du pays, quatre pèlerins algériens font aussi partie des victimes de la bousculade de jeudi. 6 000 Algériens sont en ce moment à La Mecque. Une cellule de crise a été installée au ministère des Affaires étrangères.

C’est à la télévision que cet homme a appris la catastrophe. Lui a fait le pèlerinage deux fois. Il insiste : aller à la Mecque, ce n’est pas dangereux, et cette fois, les autorités saoudiennes sont fautives. « Pour nous, à l’époque, les portes étaient ouvertes, se souvient-il.Alors que cette fois-ci, ils ont fermé les portes. Et ils ont fini par les ouvrir comme s’ils ouvraient à du bétail. »

Il met en cause la gestion de l’Arabie saoudite. « C’est de la faute des Saoudiens, estime-t-il.Ils n’ont pas pensé aux gens à Mina, ils n’ont pensé qu’aux gens qui étaient en train de faire la lapidation et à ceux qui étaient à La Mecque, mais ils n’ont pas pensé aux gens qui venaient de Mina. »

Zinedine, qui a suivi les dernières informations sur les réseaux sociaux, ne décolère pas face à la photo de corps de pèlerins sans vie empilés les uns sur les autres. « C’est une image dégradante, c’est une image horrible, c’est une image insoutenable, s’indigne-t-il. Le voyage coûte pour un Algérien l’équivalent de 8 000 euros. On peut offrir au pèlerin le confort, il faut que le circuit soit balisé. Il faut imposer un quota moins gros que celui-ci. C’est bien connu, quand il y a foule, il y a morts. »

Vendredi, dans l’après-midi, la présidence algérienne a publié un communiqué qui déplore un « tragique incident » et Abdelaziz Bouteflika a adressé ses condoléances au chef d’Etat saoudien.

En Tunisie, des reproches à peine voilés

En Tunisie, la parole est prudente, tant ce pèlerinage, l’un des cinq piliers de l’islam est sacré, mais la critique est bien là. A l’évocation du drame, le regard se baisse et le pas s’accélère pour pénétrer dans la mosquée Baraka de Hammamet. En ce vendredi de l’Aïd, les musulmans tunisiens n’ont pas envie de revenir sur la catastrophe. Sauf Nabil qui accepte à condition de parler à l’intérieur de sa voiture. « La politique de l’Arabie saoudite n’est pas capable d’organiser un tel événement », estime-t-il.

Les reproches d’Ahmed s’entendent dans ses silences. Il commence par invoquer la volonté de Dieu avant de concéder un problème politique. « Chez les musulmans, c’est bien déterminé. Si vous devez vivre jusqu’à 60 ans, vous vivez jusqu’à 60 ans. Après vous mourez ici, par accident, à la maison, tente-t-il de justifier avec fatalisme. Mais peut-être faut-il améliorer les conditions du hadj pour le rendre plus facile. »

Pour l’heure, la Tunisie ne déplore aucune victime dans l’accident de Mina.

Bousculade meurtrière à la Mecque : Plus de 18 victimes Maliennes, les autorités saoudiennes accusent le gouvernement Malien

Maliactu – 25 septembre 2015

Afin de rejeter toute responsabilité dans la tragédie qui a couté la vie à au moins 18 Maliens, les autorités Saoudiennes ont proposées un document aux représentants du Mali à Ryad, dont maliactu.net à reçu une copie.

La tragédie la plus meurtrière depuis vingt-cinq ans a endeuillé le grand pèlerinage dans le premier lieu saint de l’islam, jeudi 24 septembre, jour de la fête de l’Aïd.

Comme à six reprises depuis 1990, c’est la vallée de Mina, où a lieu le rituel de la lapidation. les fidèles doivent jeter des pierres sur des stèles symbolisant Satan – qui a été touchée.

Que s’est-il passé ?

La rencontre entre deux flux de pèlerins, l’un quittant le site de Jamarat où a lieu ce rituel, l’autre arrivant en sens inverse le long d’une rue de 12 mètres de large, a provoqué une catastrophe au bilan extrêmement lourd : 717 morts et 863 blessés dont au moins 18 Maliens (sources hospitalières)

« L’entrée des pèlerins sur le site de Jamarat est le moment le plus délicat à gérer », a admis un porte-parole du ministère de l’intérieur, interrogé par le Wall Street JournalMais les autorités ont vite rejeté la faute sur la supposée indiscipline des pèlerins : « S’[ils] avaient suivi les instructions, on aurait pu éviter ce genre d’accident. De nombreux pèlerins se mettent en mouvement sans respecter les horaires fixés par les responsables de la gestion des rites », a tenté de se dédouaner le ministre saoudien de la santé, Khaled Al-Falah.

Afin de rejeter toute responsabilité dans la tragédie qui a couté la vie à au moins 18 Maliens, les autorités Saoudiennes ont proposées un document aux représentants du Mali à Rhyad, dont maliactu.net à reçu une copie.

Le document rejette la responsabilité du décès des Maliens au comité Malien d’organisation qui « n’a pas respecté le calendrier horaire de l’accomplissement du rituel ». Pour l’instant, les autorités Maliennes refusent de le signer.

Les pèlerins, une masse pas ingérable en soi

La masse de pèlerins est-elle, en soi, ingérable ? Dans l’absolu, non, répondent, catégoriques, Hani Alnabusli et John Dury, auteurs en 2012 d’une étude complète sur les phénomènes de foule à La Mecque – ils ont pour cela a analysé le comportement de 1 194 pèlerins pendant le hadj.

Les deux auteurs distinguent même au contraire, des facteurs « calmants » propres au contexte de La Mecque : l’identification culturelle et religieuse avec les autres limiterait l’angoisse qu’il y a à évoluer au sein d’une foule compacte. Mais, mettaient-ils en garde, il ne peut y avoir « d’effet linéaire entre la densité croissante de la foule et la sécurité réelle de ceux qui s’y identifient […] car il arrive un moment où les individus, serrés, comprimés, ne peuvent plus rien faire ». C’est à ce moment que la peur gagne les esprits.

Mais la densité de la foule rend tout incident dramatique

« Il faut bien voir que nous sommes, à La Mecque, face à des concentrations monstrueuses de personnes. Et des phénomènes de violentes turbulences apparaissent au-delà des 7 piétons au mètre carré », abonde Guy Theraulaz, directeur de recherches au CNRS (France), qui a travaillé sur un modèle numérique permettant de simuler les mouvements.   « Ces turbulences ont une telle force que les gens sont projetés sur plusieurs dizaines de mètres sans contrôler leur capacité à se déplacer. Dès lors, il suffit que quelqu’un soit déséquilibré, qu’il tombe, pour qu’un enchaînement dramatique se déclenche », ajoute-t-il.

La tragédie d’hier, reproduisait le pire des scénarios : « celui d’une collision entre deux flux de personnes qui se sont heurtés. » Lors de la bousculade en 2006, qui a tué 364 pèlerins, la densité de la foule avait été évaluée à 10 personnes par mètre carré.

En 2012, Hani Alnabusli et John Dury avaient calculé que dans la Grande Mosquée, par exemple, la foule se densifiait au fur et à mesure que l’on s’approchait de la Kaaba, la construction autour de laquelle les pèlerins doivent tourner sept fois : jusqu’à 6 à 8 personnes au mètre carré.  

Une fuite en avant ?

Riyadh a beau s’abriter derrière les investissements colossaux (et réels) engagés pour assurer la sécurité du pèlerinage en matière d’infrastructures, sa volonté de porter la capacité de la mosquée à 2,2 millions de personnes dans les prochaines années, contre 1,5 million aujourd’hui, inquiète dans un tel contexte : « Si personne ne bloque l’accès au site quand il atteint le niveau maximal d’affluence, la foule se masse, l’atmosphère devient claustrophobique et les gens paniquent », rappelle Irfan Al-Alawi.

Deuil National :

Un deuil National de trois (3) jours a été décreté par le gouvernement du Mali

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