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Un « remaniement provisoire » ?

by sur 28 septembre 2015

Dernière mise à jour mardi 29 septembre 2015 à 16h10

On s’était étonné de ne pas voir entrer au gouvernement, à l’occasion du dernier remaniement ministériel, des représentants des groupes armés. En fait l’affaire a bien été discutée, et il n’est pas impossible que cela se soit passé lors de la rencontre entre rebelles et membres des milices durant 48h à Bamako.

Car, alors qu’un membre de la plate forme intègre le gouvernement, la coordination des mouvements armés annonce qu’elle revient dans le circuit des accords de paix qu’elle avait quitté après l’affaire d’Anéfis.

En attendant, d’ici la fin de l’année, de constater les progrès dans l’application des accords d’Alger et, peut-être, un remaniement plus en profondeur correspondant mieux aux désirs du premier ministre Modibo Keïta ?

Ce dernier semble avoir toute la confiance du président, en plus de son expérience et de son intégrité. Et comme, à son âge, on n’est plus demandeur d’honneurs et de postes… sa première préoccupation est de servir le Mali. S

ans vouloir jouer les oracles, une tendance se dessine pour suggérer que la manière dont certaines attributions ministérielles ont été découpées pourrait ouvrir la porte à des personnalités issues de la rébellion, dans une sorte de futur gouvernement d’union nationale, 

En attendant il a réuni les ministres ce week-end pour leur donner des consignes précises sur ce qu’il attend d’eux, accueillant les quatre « nouvelles têtes ».

Le colonel Salif Traoré, 43 ans, était gouverneur de la Région de Kayes (tout comme le fut son prédécesseur au poste de ministre de la sécurité, le général Sada Samaké). Il a été nommé gouverneur de Kayes fin 2012 par le colonel Moussa Sinko ( un camarade de promotion) alors ministre de l’administration territoriale de la transition, réputé proche du capitaine-général Sanogo.

Ce qui ne l’empêche pas de jouir de l’estime du président car il a mené à bien des missions difficiles dans les régions entrées en rébellion; il connaît donc particulièrement et le terrain et les hommes qui l’occupent.

Quant au poste de ministre de la justice, des droits de l’homme et garde des sceaux, il revient à une experte qui a fait ses preuves au-delà des frontières maliennes puisqu’elle a, notamment, présidé la cour de Justice de la Cédéao.

Le ministre de l’assainissement Sambel Bana Diallo est également un homme du sérail; cet ingénieur de formation a travaillé dans le génie rural et gravi les échelons jusqu’à prendre la tête de la division « Etudes et planification de la direction nationale de la conservation de la nature (actuelle direction nationale des eaux et Forêts), son dernier poste avant d’être ministre.

Idem pour le docteur Marie Madeleine Togo, ministre de la santé et de l’hygiène publique, une praticienne reconnue qui a connu tous les postes avant de devenir inspectrice générale de la santé publique. Là encore, le poste sera occupé par quelqu’un qui connaît le terrain.

Ce sont donc quatre ministres particulièrement « compétents dans leurs domaines » dont vous découvrez les photos ci-dessous et le curriculum vitae à la fin de cette publication..

Salif Traore colonel-ministre-securite-interieure-protection-civile-cv-curriculum-vitae-biographie

Mme Sanogo Aminata Mallé Garde des sceaux

Le colonel Salif Traoré, ministre de la sécurité et Mme Sanogo Aminata Mallé, ministre de la justice et des droits de l’homme, garde des sceaux

Sambel Bana Diallo ministre-Amenagement-territoire-Population  Docteur Marie Madeleine Togo-ministre-sante-hygiene-publique-biographie-curriculum-vitae-cv

Sambel Bana Diallo, ministre de l’assainissement et Mme Marie Madeleine Togo, ministre de la santé et de l’hysgiène publique.

Deuxième gouvernement Modibo Kéita : Une étape vers un gouvernement d’union nationale ?

B. Daou – Le Républicain du 29 septembre 2015

Les opérations effectuées au niveau du gouvernement, donnant lieu à un deuxième attelage du Premier ministre Modibo Kéita, n’ont pas été diversement interprétées par les observateurs, qui ont été unanimes à reconnaitre qu’il ne s’agit pas là, du gouvernement attendu du post-accord.

Il est loin de représenter une coalition, encore moins un gouvernement d’union nationale (Gun), que les Maliens sont nombreux à attendre, quelqu’en soit le prix à payer. Le prix d’une entente entre gouvernement et groupes armés, mais aussi d’une entente entre majorité et opposition.

L’intérêt supérieur du Mali, les suggestions et propositions des groupes armés, celles du pouvoir et de l’opposition étant connues de tous, aucun sacrifice n’est de trop pour tirer le Mali du bourbier dans lequel les hautes autorités peinent à l’en sortir. Il n’est pas l’équipe des attentes, mais un attelage transitoire.

La transition vers le gouvernement qui prend en compte les groupes armés de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), de la Plateforme et certainement d’autres sensibilités devant compter dans la pacification et la stabilisation du pays.  C’est ce qui expliquerait le charcutage opéré dans les départements ministériels : le ministère des affaires étrangères a été amputé de la Coopération internationale et de l’Intégration africaine. Celui de l’Administration territoriale a été charcuté pour lui enlever la décentralisation ; la Fonction publique a été amputée de la Reformes de l’Etat pour l’ajouter à la décentralisation. Ces changements opérés portent selon certains constats, sur les postes visés par les ex-rebelles, afin de ne leur donner que des coquilles presque vides.

Ainsi deux raisons sont évoquées par certaines sources pour expliquer un remaniement inattendu, et presque en catimini. Car si les Maliens attendaient un remaniement, ce serait celui en profondeur et non le présent trop superficiel. Une raison évoquée est que les deux ministres éjectés étaient sur le point de démissionner au même moment, ce qui serait un coup dur pour le régime.

Ainsi on a vu avec la démission de l’ancien Premier ministre Oumar Tatam Ly, comment le pouvoir s’est empressé pour pondre un décret de nomination de son successeur pour donner l’allure d’un limogeage. Alors que Oumar Tatam Ly avait bel et bien envoyé sa lettre de démission au Président IBK.

La seconde raison avancée de ce gouvernement de la Tabaski est la préparation improvisée du terrain au futur gouvernement qui prendra en compte les groupes armés.

A cet effet certaines informations font état de visite de membres du gouvernement à Anefis le weekend dernier pour accorder les violons avec les chefs d’orchestres des groupes armés de la Plateformes et de la CMA. Les ministres de la solidarité, de l’Action humanitaire et de la Reconstruction du nord, Hamadoun Konaté, celui de la Décentralisation et de la Reforme de l’Etat Mohamed Ag Erlaf et le ministre de la Défense, Tieman Hubert Coulibaly seraient les émissaires de cette cause.

Selon notre confrère L’Indicateur du Renouveau, « quelques jours après la délégation de la Coordination des mouvements de l’Azawad conduite par Alghabass Ag Intalla, qui a séjourné entre mardi et jeudi derniers à Bamako au cours duquel elle a eu une première réunion avec les leaders de la Plateforme des organisations d’auto-défense et le président de la République, des membres du gouvernement comprenant notamment ministre de la Solidarité, de l’Action humanitaire et de la Reconstruction du Nord, Hamadou Konaté et son collègue de la Décentralisation et de la Réforme de l’État,  Mohamed Ag Erlaf, ont séjourné ce weekend dans les régions du nord. Après Gao samedi, ils ont tenu hier une réunion  à Anéfis avec une délégation de la Plateforme et des membres de la Coordination des Mouvements de l’Azawad dépêchés de Kidal ».

Au-delà de la quête d’une cessation des hostilités, ces rencontres devraient déboucher sur la mouture d’un gouvernement de large ouverture. Ce qui augurerait une entente sur les positions des troupes sur le terrain, ainsi que la reprise des travaux du Comité de suivi dans lequel la CMA avait suspendu sa participation.

 

Premier conseil de cabinet du nouveau gouvernement : PRISE DE CONTACT ET PREMIERES CONSIGNES

M. CISSE – L’ Essor – 28-09/2015 

Selon le porte-parole du gouvernement, le Premier ministre a donné aux ministres des orientations en ce qui concerne les actions gouvernementales

Nommés le 24 décembre (NdR plutôt septembre) dernier par le président de la République, sur proposition du Premier ministre, les membres du nouveau gouvernement étaient réunis ce week-end en conseil de cabinet sous la présidence de Modibo Keita, à qui le chef de l’Etat a renouvelé sa confiance.

Dans la salle de conférence de la primature, les ministres sont tous arrivés avant 15 heures. C’est justement en ce moment que le Premier ministre Modibo Keita, vêtu d’un grand boubou blanc et soigneusement coiffé d’un bonnet de la même couleur, intègre la salle.

Il fit le tour de la table, donnant des poignées de main à cette nouvelle équipe, comme pour féliciter les anciens ministres de leur reconduite dans le gouvernement et les nouveaux pour la confiance ainsi placée en eux.

Trois nouvelles personnalités découvrent pour la première fois l’atmosphère d’une réunion gouvernementale. Le tout nouveau ministre de la Justice et des Droits de l’homme, garde des sceaux, Mme Sanogo Aminata Mallé maitrise les coins et recoins de l’appareil judiciaire de notre pays. Pour avoir été précédemment conseillère juridique du Premier ministre, elle n’était pas tout à fait dépaysée.

Le nouveau ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Mme Marie Madeleine Togo, médecin et précédemment conseillère technique dans le même département ministériel, prend ses premiers repères.

A ces deux dames, il faut ajouter le troisième nouveau de l’équipe, Sambel Bana Diallo à qui a été confié le ministère de l’Aménagement du territoire et de la Population.

Il promet de tout faire pour mériter la confiance placée en lui.

L’autre nouveau membre du 2e gouvernement de Modibo Keita est un homme de réputation. Officier supérieur de son état, le colonel Salif Traoré était gouverneur de la région de Kayes depuis les premières heures de l’après coup d’Etat de 2012. Lui seul manquait à l’appel des 4 entrants au gouvernement. Les autres ministres qui n’étaient pas présents à la rencontre de prise de contact font partie de la délégation du président de la République qui participe actuellement à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York.

SYNERGIE D’ACTIONS. De cette réunion qui a duré environ une heure d’horloge, pas grand chose n’a filtré. Sauf ce que nous rapporte, à la fin du conseil, le porte-parole du gouvernement, le ministre de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication, Choguel Kokalla Maiga. Lui-même reconduit à la tête de son département et dans son statut de porte-voix de l’action gouvernementale, le ministre Maiga dira que l’objectif global de la rencontre est une prise de contact entre les nouveaux et les anciens. Il précise ensuite que l’objectif recherché du Premier ministre est de donner « des orientations en ce qui concerne les actions gouvernementales, d’expliquer pédagogiquement pour que les uns et les autres comprennent le sens politique de la nouvelle configuration du gouvernement» afin que « chacun puisse en tenir compte dans ses activités au quotidien ».

Choguel Kokalla Maiga ajoute que « le chef du gouvernement a particulièrement insisté sur la nécessité d’être à l’action et de faire des réflexions profondes sur les grandes questions et les traduire en actions de manière à ce que les trois préoccupations fondamentales des Maliens que sont la sécurité des personnes et des biens, l’amélioration des conditions de vie et de travail au quotidien et les besoins de justice de nos concitoyens soient une réalité ».

Ces besoins croissants de sécurité, de justice et de système de santé dynamisé ont motivé le changement de responsables à la tête des départements concernés. De même que le besoin d’avoir « un outil diplomatique à hauteur de ce que l’histoire impose à notre pays aujourd’hui et la synergie indispensable entre les ministères des Affaires étrangères, le celui de la Coopération internationale et de l’Intégration africaine » relève d’une nécessité absolue.

Selon le porte-parole du gouvernement, le Premier ministre a également insisté sur la compréhension que les uns et les autres doivent avoir des remembrements de certains ministères, de la recomposition d’autres en indiquant qu’un ministère est un instrument de travail politique dans les mains du chef de l’Etat. En gros, il s’agit de faire en sorte que « les membres du gouvernement aient la même explication du sens à donner à cette nouvelle configuration gouvernementale ».

Deuxième attelage de Modibo Keïta : un deuxième gouvernement en deçà des attentes

Soumaila T. Diarra – Le Républicain du 28 Septembre 2015

Les deux ministres sortants du gouvernement Modibo Keita, Sada Samaké et Mahamadou Diarra, respectivement en charge de la sécurité et de la justice, laissent un héritage problématique à leurs successeurs. Le départ de ces deux ministres aura été la seule attente des citoyens. Les Maliens ne disent plus rien de bon sur la justice et la sécurité, seuls baromètres d’efficacité à leurs yeux. Mais en attendant que les dessous du réaménagement du gouvernement soient révélés, l’on s’interroge sur la nature du nouvel attelage.

En lieu et place d’un remaniement ministériel que tout le monde attendait, les Maliens ont eu droit à une réorganisation de l’Exécutif. Les acteurs de la vie publique annoncés pour rejoindre incessamment le gouvernement post-accord n’ont pas eu de places parmi les nouveaux ministres, le gouvernement reformé ne représente finalement pas les forces vives comme la société civile et les groupes armés signataires de l’accord de paix.

Le constat qui se dégage de la configuration du nouveau gouvernement est que IBK a presque fini de récompenser tous ceux qui l’ont soutenu lors de la présidentielle de 2013. L’un de ses derniers soutiens étant Sambel Diallo, membre de l’APR, qui devient ministre de l’Aménagement du territoire et de la Population.

Mais Sambel porte à lui seul plusieurs casquettes. C’est un membre de la milice Ganda Izo, donc affilié à la Plateforme des mouvements d’autodéfense. Pourtant, les membres de la Plateforme tout comme les ex-rebelles de la CMA, sont mécontents après le réaménagement de l’équipe gouvernementale. Certains parmi eux ont rencontré le président de la République il n’ya pas longtemps et avaient même proposé des noms de leurs ministrables. Malheureusement, leurs propositions n’ont pas été prises en compte dans la réorganisation de l’Exécutif.

Nouveau ministre de l’Intérieur, il n’est pas certain que le colonel Salif Traoré fasse mieux que son prédécesseur, le Général Sada Samaké. Même si ce dernier a été critiqué pour la gestion des questions ayant trait à l’administration de certains services relevant de son département, la quiétude que cherchent les citoyens dépasse la seule compétence du ministre chargé de l’Intérieur.

Contrairement à Sada, Sali Traoré qui était gouverneur de la région de Kayes est peu connu du grand public. La question est de savoir s’il s’agit d’une forte personnalité, un décideur capable d’imposer la discipline et la rigueur au sein des forces de sécurité.

Parlant des brebis galeuses de la police et de la gendarmerie, son prédécesseur n’hésitait pas à dire « ce sont nos enfants ». Le nouveau ministre aura-t-il le même langage ?

Dans une certaine mesure, le départ de Sada était souhaité, les citoyens ayant vainement attendu une police et une gendarmerie plus à l’écoute ; des agents qui les éduquent, protègent et rassurent en ces moments difficiles. En août dernier, le regrettable incident ayant opposé les populations de Ouélessebougou à la gendarmerie locale symbolise suffisamment le fossé entre forces de sécurité et citoyens. Et que dire des séries de bavures causant morts et blessés à cause des « super flics » de Bamako ?

Si le réaménagement a autre chose de pertinent, c’est l’éviction du ministre de la Justice Mahamadou Diarra. Ce garde des sceaux était effacé, alors que la justice donnait du régime une image négative. Les populations ne voient en la justice qu’une force oppressive qui ne cultive pas l’amour du pays chez les pauvres.

Ainsi, la peur de la justice semble être le sentiment le mieux partagé dans le cercle de Yélimané où plus de 15 personnes sont emprisonnées depuis le 18 août pour avoir manifesté sans autorisation. On peut imaginer ce que cela donne comme image de l’Etat à des populations qui n’avaient jamais exhibé la moindre animosité envers l’Etat.

Le challenge de la nouvelle ministre de la Justice, Mme Sanogo Aminata Mallé, est de rapprocher la justice aux citoyens ; réconcilier les populations avec l’administration judicaire. Le risque est que les populations de la localité finissent par se sentir opprimées et développent une conscience identitaire liée à leurs particularités linguistiques ou ethniques.

Autre entrée dans l’équipe de Modibo Keïta, Mme Marie Madeleine Togo, qui prend les reines du ministère de la Santé et l’Hygiène publique, remplaçant Ousmane Koné devenu ministre de la Décentralisation et de la Reforme de l’Etat. Abdoulaye Diop, garde le portefeuille des Affaires Étrangères qui est séparé de la Coopération Internationale et de l’Intégration africaine dirigé par Cheihkna Ahmed Sidy Diawara. Le nombre de ministères est passé de 29 à 31, des ministres changeant seulement de portefeuilles.

Remaniement : Un expert de la Plateforme fait son entrée au gouvernement

le 28 sept 2015 –  L’Indicateur du Renouveau

Au micro de nos confrères de Studio Tamani, un leader de la plateforme des organisations d’auto-défense, a confirmé samedi que le nouveau ministre de l’Aménagement du territoire et de la Population, Sambel Bana Diallo, est « un proche » qui a participé à de nombreux travaux de leur organisation.

Mohamed Ould Mataly député élu à Bourem, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a déclaré que ”Sambel est un de nos acteurs, un de nos imminents cadres, qui a beaucoup participé à l’élaboration et au dialogue, et aux différents ateliers que la Plateforme a eu à organiser. Et je confirme qu’il est une personne ressource, une personne cadre qui peut être à ce poste, pourra servir le Mali, pourra servir le pays parce que c’est quelqu’un qui connaît bien ses problèmes ».

Ainsi, comme attendu, la Plateforme fait son entrée au gouvernement, mais pas par la personne attendue qui n’est autre que son porte-parole, Me Harouna Touré. Quant à la Coordination des mouvements de l’Azawad, elle fera son entrée en fin d’année par deux représentants à l’occasion du grand changement souhaité par le Premier ministre pour constituer son équipe à lui.

Colonel Salif Traoré, ministre de la Sécurité et de la Protection civile

L’Essor du 28 septembre/2015   

Le nouveau ministre de la Sécurité et de la Protection civile, était le gouverneur de la région de Kayes, depuis novembre 2012. Ce colonel de l’armée, diplômé de la prestigieuse école militaire française de Saint Cyr depuis 1996, a derrière lui 17 années d’expérience dans le commandement et la gestion.

Il est titulaire d’un master 2 en stratégie, défense, sécurité, gestion des conflits et des catastrophes et d’un brevet de l’Ecole de guerre (enseignement militaire supérieur de 2è degré).

Officier de l’ordre national du Mali depuis 2014, le colonel Salif Traoré a une grosse expérience du terrain et des missions à l’extérieur. Avant de devenir l’adjoint au coordinateur du Programme spécial pour la paix, la sécurité et le développement dans le Nord Mali, il fut notamment commandant du 11è régiment mixte et chef secteur n° 1 (Tessalit), commandant 12è régiment mixte et chef secteur n° 2 (Kidal), commandant du 13è régiment mixte et chef secteur n° 3 (Gao).

Il a dirigé des détachements militaires dans divers autres endroits sur le territoire national.

Le colonel Salif Traoré a participé aussi à des missions de l’ONU au Soudan, au Liberia.

Mme Sanogo Aminata Mallé, ministre de la justice, garde des sceaux

L’Essor du 28 Septembre 2015

Mme Sanogo Aminata Mallé, ministre de la justice et des droits de l’homme, garde des sceaux

Après des études primaires sans encombres, Mme Sanogo Aminata Mallé, née en 1957 à M’Pessoba a décroché sa maîtrise es Sciences juridiques, option judiciaire à l’Université de Dakar, actuelle Cheick Anta Diop, qu’elle avait intégrée en 1976, devenant ainsi major de sa promotion. Munie de ce parchemin, elle rentre au bercail où elle est affectée à la Section du contentieux du secrétariat général du gouvernement. A ce titre, elle a participé à la finalisation des accords IPITRADE-SOMIEX à Paris.

Toujours avide d’apprendre, Mme Sanogo Aminata Mallé intègre le Centre national de formation des magistrats d’où elle ressort avec son diplôme en 1983. Commence alors, une riche carrière de magistrat qui aboutira en 2001 à une ouverture sur le monde extérieur, directement à la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest, CEDEAO.

Ainsi, Mme Sanogo fut-elle successivement juge d’instruction chargé des affaires des mineurs au tribunal de Première instance de Bamako (TPI) de 1983 à 1985, substitut du procureur de la République, près de la même juridiction de 1985 à 1989, Juge d’instruction chargé du 2ème Cabinet du TPI de Bamako de 1989 à 1991 et juge d’instruction du 1er Cabinet à la Cour spéciale de sûreté de l’Etat en 1991.

A partir de cette date, Mme Sanogo Aminata Mallé commence à porter le manteau de présidente. En effet, de 1992 à 1994, elle est nommée présidente de la Section détachée du TPI de la Commune IV du District de Bamako, présidente du Tribunal de commerce de Bamako de 1994 à 2000, enfin présidente du TPI de la Commune III du District de Bamako d’octobre 2000 à janvier 2001.

Magistrat de grade exceptionnel, Mme Sanogo Aminata Mallé intègre, en 2001, la Cour de justice de la CEDEAO, créée en 1991, d’où elle prête serment en tant que membre de la cour, le 30 janvier 2001 à Bamako. Son efficacité et sa rigueur dans le travail la propulsent à la tête de cette institution sous-régionale de janvier 2007 à février 2009.

Rentrée au Mali après un service bien rempli, Mme Sanogo Aminata Mallé est nommée, en août 2010, conseiller technique au cabinet du Premier ministre, où elle occupe le poste de chef de la Cellule gouvernance, et cela jusqu’à sa nomination à la tête du ministère de la Justice.

Sambel Bana Diallo, ministre de l’Aménagement du territoire et de la Population

L’Essor du 28 semptembre 2015    

Ingénieur des constructions civiles, le nouveau ministre de l’Aménagement du territoire et de la Population, comme tous les 4 nouveaux rentrants du gouvernement est en terrain connu. De 2012 à 2014, il a occupé le poste de directeur national de l’Aménagement du territoire. Avant, il fut inspecteur à l’inspection des Domaines et des affaires foncières.

Le diplômé de l’ENI a gravi tous les échelons dans son domaine. En 1987, jeune ingénieur, il est nommé à la tête d’un projet de travaux d’aménagement en génie rural. La même année, il se voit confier le poste de chef de la section concessions rurales à la Direction nationale du génie rural (DNGR), chargé de la conception et de l’application de lotissements ruraux dans les zones périurbaines de Bamako.

En 1994, il est hissé au rang de directeur régional du génie rural à Mopti. Quatre ans plus tard, l’ingénieur monte au niveau national pour être le chef de la section infrastructures rurales à la direction nationale de l’aménagement et de l’équipement rural.

Il faut attendre 2011 pour voir Sambel Bana Diallo accéder à la tête de la division « Etudes et planification de la direction nationale de la conservation de la nature (actuelle direction nationale des eaux et Forêts). En 2004, le natif de Gabéro (cercle de Gao) se retrouve chef adjoint de la Mission d’aménagement du territoire du Mali et cumulativement chef de la Cellule de prospective et d’aménagement avant d’être le chef de la division cartographie de la Direction nationale de l’aménagement du territoire en 2009.

Sur le plan académique, le diplômé de l’ENI depuis 1978 sera admis 20 ans plus tard au Centre régional de télédétection de Ouagadougou (CRTO) pour faire une formation postuniversitaire dans cette discipline. Il obtient le Certificat d’études supérieures spécialisées en télédétection (CESST), équivalent d’un DEA. A 61 ans, le nouveau ministre l’Aménagement du territoire et de la Population dispose de tout ce qu’il faut pour relever le défi.

Dr Togo Marie Madeleine, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique

L’Essor du 28 septembre 2015

La praticienne hospitalière est devenue ministre de la Santé et de l’Hygiène publique depuis jeudi. 

Le docteur Marie Madeleine Togo, 61 ans, a fait ses premières armes en médecine dans les années 80 avant d’être au service de néphrologie de l’hôpital du Point G et à l’hôpital Gabriel Touré qu’elle dirigea de 1999 à 2004.

Elle consacre l’année 2005 aux soins des malades au Centre de Santé de Référence de la Commune V de Bamako. L’enfant de Pel Maoudé (Cercle de Koro-Région de Mopti) est nommée conseillère technique au ministère de la Santé en novembre 2007.

Depuis février 2014, elle est inspectrice de santé au service de la bonne marche du système sanitaire de notre pays.

1982, c’est l’année où Mme Marie Madeleine Togo a soutenu sa thèse de doctorat avant de se spécialiser en anesthésie et réanimation au C.H.U. de Clermont-Ferrand en France (DES). Assoiffée de connaissances, elle développe ensuite ses capacités en médecine de catastrophe au C.H.U. d’Amiens, toujours en France. Cerise sur le gâteau, elle enrichit son CV par un certificat du cours supérieur d’épidémiologie à Bamako en 2004.

Son dévouement lui a valu la décoration de chevalier de l’Ordre du mérite de la santé en 2009 et de chevalier de l’Ordre national du Mali en 2015. Le nouveau ministre de la Santé remplace Ousmane Koné, qui n’est pas médecin, mais qui a eu le mérite de réussir le combat contre Ebola. Mais Mme Marie Madeleine Togo dispose de deux atouts de taille : le professionnalisme et sa parfaite maitrise du système de santé.

 

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