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En avant la musique… malgré tout !

by sur 30 septembre 2015

Un certain nombre de maliennes se sont fait connaître pour leur originalité et leurs voix particulières, chacune dan s leur style. Peu de choses à voire entre la traditionnelle Oumou Sangaré et l’intismiste Rokia Traoré.

Dans un autre genre, Inna Modja sort un nouveau CD très engagé (« Motel Bamako ») dans quelques jours.

 De leur côté, Ballaké Sissoko et Vincent Segal , l’un à la kora, l’autre au violoncelle, entament une tournée originale qui connaît déjà le succès.

En attendant que les samedis soirs de Bamako retrouvent complètement toutes leurs splendeurs…

Musique : Inna Modja, mauvaise fille féministe

Aurélie Bazzara – Mis à jour le 25 septembre 2015 à 16h25 

 

Dans son nouvel album, « Motel Bamako », la chanteuse appelle les femmes à se libérer des carcans religieux ou sociétaux. Elle évoque également la guerre qui gangrène le Mali.

Son style ne laisse plus de place au doute. Veste en tissu traditionnel, chaussures en wax et coiffure tout en volume : à 31 ans, Inna Modja revendique ses origines et travaille son look afro-urbain. L’image – glam pour certains, lisse pour d’autres – arborée dans ses précédents albums prend de la couleur. « Pour mon troisième disque, j’ai eu envie de m’exprimer à 100 % en accord avec mes origines maliennes. » Le déclic ? Lorsqu’elle fait écouter son titre « Spirit » à sa grand-mère : « Elle n’a rien compris car elle ne parle ni anglais ni français. À ce moment, je me suis rendu compte que je m’étais beaucoup trop éloignée de ce que je suis. »

Pour se rapprocher des siens, la protégée de Salif Keita, qui a commencé à donner de la voix à 15 ans dans le groupe Rail Band de Bamako, mélange désormais rap en bambara, sa langue maternelle, et sonorités traditionnelles. « Après la musique traditionnelle, le hip-hop est l’un des styles les plus importants au Mali, soutient Inna Modja. Le message doit être compris par les Maliens car j’évoque des sujets importants pour notre pays. »

La menace de l’islamisme radical dans le nord du pays, le sort des déplacés ou encore le statut des femmes dans les sociétés africaines sont autant de thèmes évoqués au gré des treize morceaux. Les textes sont accusateurs et mordants, à l’image de celle qui a développé un caractère bien trempé, entourée d’une fratrie de six frères et sœurs. Au point que sa mère a préféré l’appeler non pas Inna Bocoum, son vrai nom, mais Inna Modja, la « mauvaise fille » en bambara.

Sur la question sensible du conflit au Mali, la chanteuse débite un discours bien rôdé. Elle confie qu’elle ne pensait pas que « la guerre allait durer trois ans » et souhaite que « la situation se débloque ». Et de poursuivre : « Les musulmans et les chrétiens cohabitent parfaitement depuis des générations. Le Mali n’est pas un pays où l’on applique la charia » puisqu’on est « malien avant d’être religieux ». Elle n’en dira pas plus, se contentant de répéter inlassablement qu’elle n’est pas une « politicienne », et refusera par exemple de se prononcer sur la présence militaire française et l’opération Barkhane. En pleine campagne promotionnelle pour son troisième album, inutile de froisser qui que ce soit !

Inna Modja est plus volontiers bavarde quand il s’agit d’aborder des sujets humanitaires. Depuis qu’elle est arrivée en France à l’âge de 19 ans pour faire ses études, elle ne cesse de défendre la cause des femmes et revient souvent sur son excision « réalisée par un membre de sa famille à l’insu de ses parents ».

Dans son clip « Tombouctou », en s’attaquant au port du voile forcé, elle encourage les femmes à se libérer. On y voit sa sœur, sa nièce et sa tante, un foulard sur la bouche qu’elles finissent par enlever pour s’exprimer. Un désir d’émancipation, un leitmotiv que lui a inculqué sa mère, sage-femme, dès son plus jeune âge. « Même s’il y a encore beaucoup de retard au Mali, on incite les femmes à étudier, à développer des petits commerces et à investir des postes politiques. L’égalité est très importante, elle doit se faire », poursuit-elle.

On y aperçoit aussi une femme seins nus sur lesquels est inscrit « freedom ». Point de Femen, ici. « C’est une référence à la femme de Patrice Lumumba. À la mort de son époux, elle s’est dénudée pour montrer l’ampleur de sa douleur. Elle a voulu taper du poing sur la table. Un modèle pour nous, les Maliennes. Nous sommes une force, nous ne devons pas nous taire pour permettre le retour de la paix dans notre pays. »

Vincent Segal et Ballaké Sissoko sous les étoiles du Mali

Anne Berthod – Publié le 27/09/2015.

Le Français au violoncelle, le Malien à la kora. C’est sur un toit de Bamako qu’ils ont imaginé leur deuxième album, “Musique de nuit”. Rencontre avec un duo fait pour s’accorder.

Vendredi 4 septembre. Il est 11 heures à Bamako et le soleil est déjà haut. Assis dans la rue sur un fauteuil en plastique, les pieds dans la poussière rouge et le béret à l’ombre des arbres, un homme blanc discute à la fraîche avec ses voisins du paisible quartier N’tomikorobougou. C’est là que Vincent Segal, 48 ans, passe ses après-midi quand il séjourne au Mali, sur le pas de porte de son ami Ballaké Sissoko, d’un an son cadet.

« C’est tranquille ici, glisse le violoncelliste français. On boit le thé, on reçoit les visiteurs ou on fait de la musique, juste pour le plaisir de jouer ensemble. » Le lendemain, il doit monter sur la scène de l’Institut culturel français avec le maître de kora pour présenter en avant-première leur Musique de nuit : enregistré chez Ballaké Sissoko, ce disque très attendu est le deuxième du duo et le fruit de l’une des plus belles aventures nées des métissages entre l’Afrique et l’Occident.

Ballaké Sissoko au kora et Vincent Segal au violoncelle interprètent N’Kapalema, extrait de leur nouvel album.

Elle a commencé il y a dix ans, quand ces deux expérimentateurs se sont rencontrés, lors d’un festival à Amiens. L’éclectique Segal, moitié de Bumcello (avec Cyril Atef), avait déjà largement baroudé musicalement depuis ses débuts à l’Opéra de Lyon, mais « jamais avec un musicien classique africain, fin connaisseur du grand répertoire mandingue ».

De son côté, Ballaké Sissoko, héritier d’une prestigieuse lignée de djélis(griots) et ancien de l’Ensemble instrumental national du Mali, pratiquait lui aussi l’ouverture, mais n’avait pas encore frotté l’ancestrale tradition mandingue au lyrisme grave du violoncelle. Depuis ce coup de cœur réciproque, Segal et Sissoko n’ont cessé de se rendre visite, à Bamako ou à Paris. De leur conversation au long cours est née en 2009 leur fameuse Chamber Music, dialogue en fusion introspectif et obsédant : vendu à près de cinquante mille exemplaires dans le monde, ce disque a comblé le jeune label No Format et ­posé un nouveau jalon dans l’histoire des alliages instrumentaux.

“En tournée, on ne sort jamais, on reste jouer dans la chambre”

« On a beau se connaître par cœur, on continue, chaque fois qu’on joue ensemble, d’expérimenter de nouvelles nuances de jeu », s’émerveillent-ils après plus de deux cents concerts donnés à travers le monde. Au fil de moult collaborations croisées, Bamako est devenu leur point d’ancrage. Ils y ont enregistré Chamber Music, dans l’intimité du studio Moffou de Salif Keita, et le récent Musique de nuit… sous les étoiles.

« Ballaké et moi sommes tous les deux assez casaniers, avoue Segal. On mène une vie très tranquille. En tournée, par exemple, on ne sort jamais, on reste jouer dans la chambre. A Bamako, c’est pareil, on ne bouge pas de chez lui. »

Devant sa maison, Ballaké est assis à l’endroit même où il s’écorcha les doigts sur les vingt et une cordes de sa harpe mandingue quand il était enfant. Il jouait là non pas avec son père, le koriste Djelimady Sissoko, mais avec les amis de celui-ci. Parmi eux, un certain Sidiki Diabaté, leur voisin, issu de l’une des plus prestigieuses familles de griots malinkés, et père du virtuose Toumani Diabaté.

Dans les années 1970, l’Etat honora Sidiki Diabaté et Djelimady Sissoko en leur allouant un terrain à N’tomikorobougou, « la cité des sportifs » — des footballeurs furent également récompensés. Les fils, Toumani et Ballaké, ­vivent toujours avec leurs clans respectifs dans les maisons accolées.

« Entre les deux albums, constate Segal, il y a eu une guerre, des coups d’Etat, des attentats, mais dans ce quartier, dans cette famille, je suis toujours aussi bien, comme si rien n’avait changé. » Son vieux complice, qui fait vivre une trentaine de proches sous son toit, est plus nuancé : « Les étrangers qui venaient apprendre à jouer ou se faire fabriquer une kora par mon cousin Amadou faisaient aussi vivre les habitants. Maintenant, plus personne ne vient et je dois travailler plus pour subvenir aux besoins de tous », soupire un Sissoko fatigué.

Il est loin le temps où les djélis, très respectés, gagnaient confortablement leur vie auprès des puissants. A la différence des griots chanteurs, toujours sollicités lors des mariages, les musiciens traditionnels, eux, ne sont plus très adaptés à la mode électrifiée.

Ecartelé entre Paris et Bamako

Pour gagner correctement sa vie, Ballaké Sissoko a fait le choix, astreignant, d’une carrière à l’international. « Ses enfants sont à Paris, mais culturellement, il ne peut pas couper avec son clan à Bamako », compatit Segal, fasciné de voir le Malien, constamment sollicité, jongler entre ses quatre puces téléphoniques. Après minuit, les deux amis ont donc pris l’habitude de monter sur le toit, « pour ne pas être embêtés par les sonneries et les moteurs des motos Jakarta » : ils y jouent parfois jusqu’au petit matin. Musique de nuit est le résultat d’une prise sur le vif réalisée un samedi soir,« la nuit la plus bruyante à Bamako » : on y entend un train, une sirène, un bêlement, comme les clameurs lointaines d’une ville qui ne dort jamais tout à fait.

Seul un titre avec la grande griotte Babani Koné, qu’ils n’ont « pas osé faire grimper sur le toit de la terrasse », a été enregistré au Bogolan, mythique studio qui a incarné les belles heures de la musique malienne.

Depuis quelques années, son activité s’est un peu ralentie. La faute aux remous politiques ? « Pas du tout, lâche Sissoko. C’est seulement le nombre des home studios qui a explosé ! » A l’en croire, les musiciens n’ont même jamais été aussi nombreux. Ravi de voir la pratique de son instrument s’ouvrir à des non-griots, il a tenu à clôturer le concert à l’Institut français avec son orchestre de dix koras : « La seule façon pour ces jeunes de connaître le répertoire mandingue, c’est de jouer avec les anciens », rappelle-t-il.

Soucieux de transmettre son savoir au Mali, Ballaké Sissoko n’en est pas moins conscient que l’avenir de la kora se jouera aussi en Occident. Y compris à Paris, où son ami Vincent Segal lui cherche un petit pied-à-terre dans le Marais pour qu’ils se voient plus souvent.

 

 

Un samedi soir à Bamako

Anne Berthod – Publié le 27/09/2015.

Malgré les troubles et les risques d’attentats au Mali, les nuits de la capitale continuent de vibrer. Dans les salles de concerts, les bars, les hôtels… se succèdent toute la nuit les grands noms de la scène locale. Récit d’une virée bien rythmée.

Il est vingt heures à Bamako et l’obscurité a déjà vidé les grandes artères sur la rive gauche du fleuve Niger. La nuit, pourtant, ne fait que commencer. Direction le boulevard de l’Indépendance, où plusieurs personnes se pressent déjà devant la petite porte du mur d’enceinte sécurisé de l’Institut français. Ici, et c’est chose assez rare dans la ville pour être souligné, les concerts commencent tôt (entre 20 et 21h) et… à l’heure. Ce soir, Ballaké Sissoko et Vincent Segal viennent jouer leurMusique de nuit : quatre jours avant leur concert français à la Philharmonie de Paris, c’est aux Maliens qu’ils ont réservé la primeur de leur nouveau répertoire.

Leur récital de prestige, qui réunit sur scène le violoncelliste cross over et l’un des plus grands maîtres de kora du pays, est le premier concert de rentrée de l’Institut, qui a passé l’été en travaux, et Corinne Micaelli est fébrile : jusqu’au dernier moment, la directrice de l’Institut a craint que le public ne soit pas au rendez-vous. Il est vrai que l’attaque en mars 2015 de La Terrasse, repaire festif d’expatriés, et la prise d’otages début août à Sévaré, à une soixantaine de kilomètres de Bamako, sont encore dans tous les esprits. Autant dire qu’à 21 heures tapantes, les travées de sièges pleines à craquer comblent les organisateurs de bonheur. Dans la salle, l’ambiance est recueillie, au diapason des arpèges volubiles et rassérénants du duo, mais décontractée : ici, Ballaké Sissoko joue à domicile et les Africains dans la salle l’apostrophent joyeusement en bambara. Ils seront d’ailleurs plusieurs à la fin du concert à venir jeter des billets sur la scène, pour honorer le djéli.

Charisme gouailleur

Le public réserve même aux deux musiciens une véritable standing ovation. Corinne Michaeli jubile de soulagement. Musiciens et acteurs culturels africains, salariés de l’humanitaire et autres toubabs de l’administration… tous se retrouvent à la sortie de la salle, au bar de l’Institut. Ce concert, c’était un peu le coup d’envoi de la saison culturelle à Bamako et chacun vaque à ses mondanités, une bière Flag à la main. On y croise l’ambassadeur de France, qui vitupère aussitôt contre l’annulation, pour des raisons de sécurité, du voyage qui devait permettre aux journalistes français de venir couvrir la reprise de la Biennale africaine de la photographie, le 31 octobre – la guerre du Mali ayant conduit à l’annulation de l’édition 2013. Plus loin, le charisme gouailleur d’une femme coiffée d’un haut chapeau stylé happe l’attention : d’origine haïtienne, Kettly Noël est le fer de lance de la danse contemporaine à Bamako (elle a créé en 2003 le festival international Dense Bamako Danse). Son visage est étrangement familier, mais il nous faut bien quelques minutes pour soudain reconnaître l’inoubliable sorcière vaudoue du film Timbuktu

On repère également Aliou Touré, le chanteur de Songhoy Blues, déjà croisé la veille dans un « maquis » (restaurant-bar en plein air) de la ville. Avant, le groupe jouait régulièrement au Tropicana, à Bamako, mais les concerts à l’étranger l’ont accaparé. De retour au bercail après une tournée longue comme le bras qui a mené les jeunes rockeurs du Nord Mali jusqu’aux Etats-Unis, Aliou est en vacances et en profite pour courir les bars. « Vous allez voir qui, ce soir ? », demande-t-il. Car telle est la question que tous se posent ici à la sortie d’un concert : quel sera le prochain ? La rumeur en France disait les fameuses nuits bamakoises révolues, découragées par la guerre et les attentats. Or, au vu du choix proposé chaque week-end, la musique live semble toujours reine dans la capitale malienne.

Dans le quartier du Fleuve, l’emblématique Hôtel de l’Amitié, transformé en bunker, n’a plus la côte, mais entre le vieux Savannah, l’Arizona, le Songhoy, l’Exodus (etc…), il n’y a que l’embarras du choix. Les artistes à succès ont même « leur » lieu : Oumou Sangaré ne chante plus que rarement dans son hôtel Wassoulou, sur la route de l’aéroport, mais Tiken Jah Fakoly propose des scène live tous les soirs au club Radio Libre et Habib Koité enfile sa guitare chaque samedi soir au Maya Hotel, qu’il a ouvert il y a quelques mois. Quant à Toumani Diabaté, il joue le vendredi soir au Diplomate avec son fils Sidiki – ce jeune virtuose de la kora est par ailleurs un rappeur à succès, une sorte de Kanye West malien qui remplit des stades entiers…

« Il y a de plus en plus de clubs et de plus en plus d’artistes qui montent sur scène,constate Aliou Touré. Les jeunes venus du Nord, où la musique a été interdite, sont énervés, ils ont des choses à dire et ils le font plutôt avec des guitares électriques. » Ce soir, le chanteur de Songhoy Blues nous conseille d’ailleurs le Djandjo (ex-Parc des Princes), où Baba Sala, un bluesman venu de Gao, doit monter sur scène à minuit.

Justement, l’ancien guitariste de Oumou Sangaré discute à une coudée de là : il est déjà 23h30, mais il ne semble pas pressé… Il est vrai qu’il n’y a plus grand monde sur les routes à cette heure-ci, en dehors des policiers aux checkpoints, qui ne s’émeuvent guère de voir passer des pétaudières roulantes mais traquent en revanche avec zèle les cartes grises périmées – « c’est l’argent pour le thé », disent les locaux.

Alors on se dit qu’on a bien le temps de faire d’abord un saut au restaurant Lahidou, près de l’ambassade d’Allemagne. La chanteuse et poétesse Kaltoum, patronne de ce nouveau lieu atypique, entend y promouvoir la musique touareg et les cultures du désert par le biais de divers événements. Ce soir, les chaises sont vides et l’heure tourne, tranquillement, au rythme hypnotique des syncopes de guitare et des déchanchements de Kaltoum, qui danse en faisant tournoyer ses voiles blancs.

Ambiance clinquante

Il est une heure environ : trop tard, désormais, pour retourner sur la rive gauche du Niger. On file donc rejoindre Ballaké Sissoko et Vincent Segal à la Tonnelle, dans le quartier chic de l’Hippodrome. Dans la rue Danfaga, alias grande rue Princesse, où vient guincher la jeunesse dorée de la ville, la cohue des voitures est indescriptible. La Terrasse a réouvert et tous les bars de la rue sont bondés.

L’ambiance est clinquante, l’air, saturé de gaz d’échappement, et la route, littéralement défoncée. En arrivant à la Tonnelle, petit bar ultra chaleureux, on respire. Ici, pas d’estrade ni de boules à facettes, seulement des tables, des chaises et des amis. Au milieu de la pièce, deux chanteuses aux voix lancinantes, anciennes choristes de Rokia Traoré, se succèdent au micro. L’une d’elles, Fatim Kouyaté, se lance, dans la plus pure tradition mandingue, dans un chant de louanges où le nom de Ballaké revient souvent : c’est elle, sa jeune épouse, que le maître de kora est venu voir et accompagner sur quelques chants. Sa voix puissante et entêtante, sa véhémence semblent pouvoir nous porter jusqu’au bout de la nuit. Il est déjà trois heures. Aliou Touré, venu écouter Fatim lui aussi, se lève et prend congé, pour se rendre au Parc des Princes. On est samedi soir et la musique est loin d’être terminé

 

 

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