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Vers la Paix enfin ?

by sur 30 septembre 2015

Et si on prenait cette fois le chemin  de la Paix ?

Loin  de tout excès d’optimisme, il faut pourtant noter quelques signaux qui, s’allumant les uns après les autres, laissent pointer davantage d’optimisme que les mois derniers.

La rencontre des groupes armés ennemis à Bamako, durant 48h, à peu près en même temps que le remaniement gouvernemental.

Le retour d’un calme certes précaire, à Anéfis, mais qui aura au moins permis qu’y séjourne une importante délégation ministérielle.

Les succès, certes limités, mais néanmoins réels des forces de sécurité contre les groupes d’extrémistes musulmans.

La présentation devant la Cour Pénale Internationale d’un touareg impliqué dans les excès et crimes djihadistes à Tombouctou.

La prise de conscience par la majorité des musulmans maliens et de leurs imams éclairés, que le ton des prêches dans certaines mosquées, étaient d’abord préjudiciable à l’islam.

La lutte contre la corruption, largement délaissée (plus par découragement devant son ampleur que par négligence du garde des sceaux Diarra limogé) devrait reprendre toute sa vigueur sous la houlette de cette petite bonne femme à l’apparence frêle mais qui jouit d’une incontestable réputation d’équité et qui veut rétablir la confiance du peuple dans sa justice : Mme Sanogo Aminata Mallé.

L’arrivée à la sécurité d’un jeune colonel qui a fait ses preuve en la matière.

Le report des élections locales qui, s’il pose des problèmes constitutionnels, n’en était pas moins réclamé par une immense majorité.

L’annonce prometteuse d’un bon hivernage qui devrait permettre de lutter contre l’insécurité alimentaire.

Et enfin le maintien à son poste d’un premier ministre qui, sans bruit,  mène sa barque, sont autant de signaux qui vont dans la bonne direction.

En souhaitant que le but soit atteint, car 136 000 réfugiés maliens refusent encore de regagner le pays, et les 400 000 déplacés à l’intérieur des frontières n’ont pas tous pu rejoindre leurs villages.

NORD DU MALI, VERS UNE CESSATION DÉFINITIVE DES HOSTILITÉS SUR LE TERRAIN

Studio Tamani : lundi 28 septembre 2015 15:54

Une délégation ministérielle est arrivée hier après-midi à Anefis. Il s’agit du ministre de la solidarité et de la reconstruction du nord, celui de la défense et des anciens combattants et le ministre de la décentralisation et de la réforme de l’Etat. L’objectif de cette visite est de régler les différends qui existent entre la Coordination des Mouvements de l’Azawad et la Plateforme.

Une rencontre s’est tenue dans ce sens ce matin entre les trois parties à Anéfis. La coordination se dit optimiste quant à l’atteinte des objectifs de cette rencontre. Selon le porte-parole de la CMA, « la coordination est à Anéfis et y restera en attendant le redéploiement de l’armée malienne à Anefis comme convenu dans l’accord de paix ». Almou Ag Mohamed est joint au téléphone par Assétou Kanté :

« Cette rencontre d’Anefis s’inscrivait dans la même logique que celle qui a eu lieu à Bamako la semaine dernière. C’est à dire trouver les voix et moyens pour aller vers une cessation définitive des hostilités sur le terrain, de revenir dans l’accord et dans sa mise en œuvre. On attend de cette rencontre ce que tout le monde attend, c’est à dire un retour dans la mise en œuvre de l’accord, au respect de son calendrier et le respect des positions des uns et des autres qui leur sont conférés par les arrangements sécuritaires déjà signés dans l’accord. La CMA est à Anefis. Et elle y restera en attendant que les dispositions de l’accord prennent le relais, c’est à dire le redéploiement de l’armée restituée comme expliquer dans l’accord ».

La Plateforme de son côté aussi montre son optimisme quant à l’aboutissement de ces discussions. Pour les responsables du mouvement d’autodéfense, « c’est déjà un grand pas que les fils du pays se rencontrent entre eux pour régler leurs problèmes ». Mohamed Ould Mataly député élu à Bourem, membre de la Plateforme joint au téléphone par Assétou Kanté :

« Les problèmes qui existent entre les différents mouvements, ce sont ces différents problèmes que nous sommes en train de négocier parce que pour aller à la paix d’abord il faut que les composantes se retrouvent. Parce que les problèmes qui existent entre les deux tendances ne peuvent pas se régler en une seule réunion. Moi je trouve que c’est très normal que les fils du Mali eux-mêmes se rencontrent et qu’ils discutent sur leurs problèmes. Déjà, ça c’est bien, parce qu’il faut avoir le bon sens de pouvoir ensemble s’asseoir et discuter et résoudre les problèmes. Je suis très optimiste parce que c’est un début. Je crois que les gens ont envie aujourd’hui de trouver la solution à leurs petits problèmes qui minent leurs relations ».

ANÉFIS, UNE DÉLÉGATION MINISTÉRIELLE EST SUR PLACE

dimanche 27 septembre 2015 16:50

A Anéfis, la situation semble calme maintenant dans la localité. Mais la ville est toujours contrôlée par la CMA. Cependant une délégation ministérielle est arrivée ce soir à Anefis. Cette délégation est composée de trois ministres.

De sources locales, les populations de Kidal ont manifesté ce matin contre l’arrivée de ces ministres.

Écoutons cet habitant de Kidal joint au téléphone ce matin avant l’arrivée des ministres à Anéfis par Ayouba Sow :

« La situation est calme. La ville s’apprête à accueillir aujourd’hui une délégation ministérielle avec des délégations de la Plateforme venues de Bamako et de Gao, ainsi que celle de la CMA venue de Kidal. C’est dans le cadre d’une rencontre qui est déjà prévue après celle de Bamako d’avant la fête. C’est toujours dans le cadre de la réconciliation et du rapprochement entre la CMA et la Plateforme. Les populations sont dans une situation très difficile. Tout le monde est d’accord pour l’arrivée des ministres. Mais il y a un petit couac au niveau de Kidal. Aujourd’hui à Kidal, il y a eu une petite manifestation ce matin. Des gens ont protesté contre la venue de ces ministres. C’est un peu dommage, mais c’est aussi une réalité de ce qui se passe ».

La Coordination des Mouvements de l’Azawad a confirmé l’arrivée de la délégation ministérielle à Anéfis ce soir. Toutefois ce matin la Coordination disait n’être pas au courant de la visite de la délégation ministérielle dans la localité. Cependant, selon les responsables de la Coordination, « la rencontre qu’elle a tenue avec la Plateforme à Bamako s’est bien déroulée » même si ajoute-t-elle, « tous les responsables de la Plateforme n’étaient pas sur place ». Selon le porte-parole de la CMA, « les deux parties se sont engagées à respecter le cessez-le-feu et à retourner aux positions qu’elles occupaient avant la signature de l’accord de paix le 20 juin dernier ».
Almou Ag Mohamed porte-parole de la CMA :

« La tension est de moins en moins tendue. On a eu quand même un contact très fructueux avec nos frères de la Plateforme à Bamako. Mais nous déplorons l’absence des principaux décideurs. Cette absence est due à certaines raisons qu’on ignore jusque-là. Mais il a été décidé à Bamako la cessation des hostilités, le retour aux positions du 20 juin et le retour aux discussions. Sur le terrain c’est très calme. Il y a des échanges entre les bases de la CMA et de la Plateforme pour justement trouver une issue favorable à la mise en œuvre de l’accord ».

La Plateforme, elle, confirme le départ de la délégation ministérielle à Anéfis.
Elle affirme aussi que « sa rencontre tenue à Bamako avec la CMA est un grand pas dans la mise en œuvre de l’accord de paix ».

Mohamed Ould Mataly député élu à Bourem, membre de la Plateforme est joint au téléphone par Ayouba Sow :

« Ça a été une rencontre porteuse parce que la CMA a reconnu ouvertement devant la médiation et la communauté internationale la nécessité de rencontrer la Plateforme pour discuter de nos problèmes intérieurs. Déjà ça c’est une première, parce que la CMA avait toujours refusé de siéger en présence de la communauté internationale, de la médiation avec la Plateforme. Cette fois-ci l’équivoque a été levée. Ils ont aussi accepté de retourner dans les différentes sous commissions et commissions pour l’application de l’accord. Avec les pourparlers qui ont commencés à Anéfis il y a un moment donné avant la rencontre avec la CMA, une rencontre qu’on a tenue à Bamako, et cette nouvelle idée du gouvernement d’aller sur le terrain, c’est toujours pour favoriser le dialogue entre les maliens et les parties maliennes. Parce que tout le monde a signé l’accord en réclamant qu’il est malien. Moi je trouve que c’est une bonne démarche ».

On l’a appris ce soir, une rencontre se tient en ce moment même entre la Plate-forme, la CMA et la délégation ministérielle qui vient d’arriver à Anefis. Les discussions portent sur la cessation des hostilités, le retour aux positions du 20 juin et le retour aux discussions. Cette information a été donnée par Almou Ag Mohamed, porte parole de la CMA.

Mali/CPI: comparution initiale mercredi pour le Touareg accusé de destruction de mausolées à Tombouctou

Maliactu – 28 septembre 2015

Le Touareg, leader d’un groupe islamiste malien lié à Al-Qaïda, soupçonné d’avoir pris part à la destruction en 2012 de mausolées à Tombouctou, comparaîtra mercredi devant la Cour pénale internationale, qui instruit son premier dossier pour destruction d’édifices religieux et de monuments historiques.

Cette comparution dite « initiale » fait suite au transfèrement d’Ahmad Al Faqi Al Mahdi, dans la nuit de vendredi à samedi, au centre de détention de la CPI, à La Haye.

« La première comparution d’Ahmad Al Faqi Al Mahdi (…) aura lieu le mercredi 30 septembre », a indiqué la CPI dans un communiqué.

L’audience doit servir à informer le suspect des crimes de guerre qui lui sont imputés, de vérifier son identité ainsi que la langue dans laquelle il peut suivre les procédures, selon la même source.

La CPI pourrait également fixer mercredi la date de l’audience de confirmation des charges, étape de la procédure devant déterminer si le dossier du procureur est assez solide que pour mener à un procès.

M. Al Faqi est le premier suspect arrêté dans l’enquête de la CPI ouverte début 2013 sur le Mali et portant sur les exactions commises par les groupes jihadistes liés à Al-Qaïda.

Ces derniers avaient pris le contrôle du nord du Mali en mars-avril 2012, après la déroute de l’armée face à une rébellion à dominante touareg.

Al Faqi, un Touareg également connu sous le nom d’Abou Tourab, avait été remis à la CPI par les autorités du Niger. Aucune précision n’a été donnée sur la date ou les circonstances de son arrestation.

Il est soupçonné d’avoir dirigé « intentionnellement » des attaques contre dix bâtiments (neuf mausolées et une des trois plus importantes mosquées de la ville, Sidi Yahia) consacrés à la religion et des monuments historiques dans la vieille ville de Tombouctou, inscrite au patrimoine mondial de l’humanité.

« La cité des 333 saints » était restée d’avril 2012 à janvier 2013 sous le contrôle de groupes islamistes armés qui l’avaient défigurée.

Considérant la vénération des saints comme de « l’idolâtrie », ils avaient entamé en juin 2012 la démolition de plusieurs mausolées de la ville.

 

 

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