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Le retour de la Paix enfin enclenché ?

by sur 4 octobre 2015

Au milieu des mauvaises nouvelles, j’ai déjà eu l’occasion de préciser comment, ces derniers-temps, des signes un peu plus optimistes apparaissent laissant entendre que le processus de restauration de la Paix au Mali semble relancé.

Bien sûr, il est notable que la rentrée scolaire s’est bien passée en général, mais, pour la troisième année consécutive, elle n’est toujours pas effective à Kidal; que deviennent ces enfants déscolarisés ?

L’échange de prisonniers, la détermination des sites de cantonnement des groupes armés sont deux nouveaux pas notables.

Pourvu que ça dure…

Processus de paix au Mali: échange de prisonniers entre gouvernement et ex-rébellion

(©AFP / 04 octobre 2015 00h25)

Bamako – Le gouvernement malien et l’ex-rébellion à dominante touareg du nord du Mali ont échangé des prisonniers cette semaine, selon les deux parties samedi et une source au sein de l’ONU, qui a évoqué des libérations visant à permettre une décrispation dans le cadre du processus de paix.

Le gouvernement malien a libéré 31 prisonniers rebelles, et la rébellion a libéré 16 prisonniers militaires maliens, a affirmé à l’AFP un responsable à la Mission de l’ONU au Mali (Minusma).

Selon lui, l’échange de prisonniers a eu lieu jeudi, et il a été effectué en vue d’une décrispation dans le cadre du processus de paix au Mali, toujours confronté à des blocages plus de trois mois après la signature – en mai et juin – d’un accord de paix par le gouvernement, des groupes armés qui lui sont favorables, et la rébellion basée dans le nord du pays.

Jointes par l’AFP, une source au ministère de la Défense et une autre au sein de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion) ont confirmé l’information.

Aucune des sources n’a cependant fourni d’indications sur les dates d’arrestation ou les durées de détention des prisonniers et sur leurs identités.

Je confirme les libérations et les chiffres que vous donnez, a déclaré la source au ministère de la Défense, selon laquelle les militaires étaient retenus dans le Nord, sans plus de détails.

Dans le cadre d’échanges de prisonniers, nous avons libéré 16 prisonniers de guerre de l’armée malienne, le gouvernement malien a de son côté libéré 31 rebelles, a affirmé Mohamed Ag Ibrahim, de la CMA.

D’après lui, les prisonniers libérés étaient détenus à Bamako.

C’est un avion de la Mission de l’ONU qui a ramené du Nord les militaires maliens libérés, a précisé le responsable à la Minusma.

Le processus de paix au Mali a été grippé en août et septembre par la reprise de violences entre des groupes armés pro-gouvernementaux et la rébellion, qui se sont cristallisées autour de localité d’Anéfis, dans la région de Kidal (nord-est).

Les groupes pro-Bamako avaient pris le contrôle d’Anéfis le 17 août, après trois jours de combats meurtriers contre la CMA. Sous pression des autorités maliennes et de la communauté internationale, ils ont évacué le 14 septembre la localité, où l’ex-rébellion s’est installée, sans combats.

L’accord de paix prévoit notamment le désarmement des combattants, qui seront cantonnés sur une douzaine de sites.

D’après le responsable à la Minusma, des représentants de la CMA et des groupes pro-Bamako étaient réunis samedi dans le nord du Mali pour l’identification de ces sites. Chaque camp doit proposer six sites de cantonnement. Il n’y a pas de problème jusque-là, a-t-il dit.

Aucun détail supplémentaire n’était disponible.

En dépit de la signature de l’accord, l’instabilité perdure dans le nord du Mali, vaste région qui était tombée en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Les groupes jihadistes y ont été dispersés et en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale qui se poursuit. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

Jeudi à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a estimé que le terrorisme et le trafic de drogue étaient des obstacles majeurs à l’application de l’accord de paix. Nous devons combattre également les terroristes et les narco-trafiquants, sinon nous ne réussirons pas à avoir une paix durable au Mali, a-t-il déclaré.

Paix au Mali : Adoption d’un mode opératoire des sites de cantonnement

El Moudjahid – 04-10-2015 | 0:00

Un «mode opératoire» des sites de cantonnement des éléments des groupes politico-militaires du nord malien a été adopté lors de la réunion de la Commission technique de sécurité (CTS), a indiqué, hier, un communiqué de la mission de l’Onu au Mali (Minusma).

Un «mode opératoire» des sites de cantonnement des éléments des groupes politico-militaires du nord malien a été adopté lors de la réunion de la Commission technique de sécurité (CTS), a indiqué, hier, un communiqué de la mission de l’Onu au Mali (Minusma).

Les membres de la CTS ont approuvé le «mode opératoire» pour les sites de cantonnement, lit-on dans le texte rendu public, au terme de la réunion présidée par le commandant de la force de la Minusma, le général Michael Lollesgaard. Les participants se sont mis d’accord sur une «compréhension commune» des rôles respectifs des acteurs impliqués dans le processus de cantonnement, conformément aux dispositions prévues dans l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger. Dans le cadre de cette démarche, la Coordination des mouvements de l’Azawad (groupes de mouvements politico-militaires du nord malien) fournira prochainement la liste des 6 sites de cantonnement qu’elle doit soumettre à la CTS.

La Plateforme a déjà fourni sa liste de 6 sites à la CTS lors de sa réunion tenue le 17 septembre dernier, et les opérations de reconnaissance de ces sites ont été entamées trois jours plus tard.

En outre, les participants ont convenu de «la nécessité d’établir des patrouilles mixtes entre toutes les parties».

Les «termes de référence» du «Mécanisme opérationnel de coordination» (MOC) ont été, par ailleurs, approuvé, permettant ainsi l’établissement de l’organisme qui se chargera de l’organisation de patrouilles mixtes entre les forces armées maliennes, la Plateforme et la CMA, a fait savoir la Minusma.

À ce sujet, la CTS a convenu de la nécessité d’établir rapidement les patrouilles mixtes, a-t-on indiqué. Cela a été considéré comme une mesure de sécurité importante, mais également comme un bon outil pour renforcer la confiance entre les parties, a expliqué le communiqué. Par conséquent, une réunion du MOC aura lieu à Gao le 8 octobre, durant laquelle les modalités des premières patrouilles seront discutées, a-t-on annoncé.

Par ailleurs, les participants ont convenu que «la situation sur le terrain durant la semaine passée semblait s’améliorer», relevant, en particulier, que la situation avait été stabilisée à Anefis (nord du Mali).

Les représentants des parties ont souligné que dans certaines zones comme à Tombouctou, les tensions étaient principalement causées par des actes de banditisme, a-t-on précisé.

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