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Que cachent les « 1000 tracteurs d’IBK » ?

by sur 4 octobre 2015

Dernière mise à jour lundi 5 octobre à 18h50

Lors de la dernière journée du paysan, en juin, le président Ibrahim Boubacar Keïta avait promis 1000 tracteurs à prix réduit aux paysans, déclenchant l’enthousiasme…

Un enthousiasme vite tempéré par les conditions d’octroi : il fallait notamment que le paysan soucieux d’acquérir un tracteur remplisse un dossier incroyablement complexe, qu’il le dépose auprès du ministère du développement rural à Bamako en payant une redevance, et qu’il possède, en outre un compte bancaire ouvert dans l’une des trois banques choisies pour l’opération !

Autant dire que cela excluait de fait 95 % des paysans maliens qui non seulement ne roulent pas sur l’or, mais n’ont, en général,  aucun compte dans aucune banque pour la simple raison qu’elles sont très peu implantées dans le pays profond… ni le temps de perdre quelques journées pour déposer le dossier à Bamako alors que commençait la saison des semis !

Vint aussi très vite sur le tapis, les conditions d’attribution d’un  marché pour l’importation de tracteurs chinois en fait déjà présents sur le territoire.

Et comme le ministre du développement rural et le président des chambres d’agriculture étaient déjà fortement mis en cause dans l’affaire des engrais frelatés, et qu’ils apparaissaient touos les deux au côté d’IBK pour la remise des tracteurs, cela n’a fait qu’accroître les soupçons sur une opération… d’abord médiatique !

Parce qu’offrir des tracteurs quand l’hivernage est terminé, c’est les condamner à être remisés durant un an  (et dans quelles conditions ?) avant la prochaine saison des cultures.

Alors quid de l’opération « 1000 tracteurs d’IBK » ?

Au-delà des medias qui se sentent obligés d’applaudir toutes les initiatives du « patron », le Parena a fait une analyse complète… qui entraîne bien évidemment des mises au point apportant d’autres précisions.

Lecture ci-dessous avec un rappel des faits, y compris laudatifs.

Opération 1000 tracteurs en faveur des paysans : Les contre-vérités du PARENA de Tiébilé Dramé

Chahana Takiou – 22 Septembre – 5 octobre 2015

Le PARENA de Tiébilé Dramé est fidèle à son habitude de harcèlement politique, pour se donner une existence, qui n’en est pas une, parce que le parti du bélier blanc n’existe qu’à coups de communiqués de presse et de déclarations.

C’est dans cette optique qu’il a pondu une déclaration sur les 1000 tracteurs subventionnés par l’Etat à hauteur de 50%. Dans sa précipitation à inventer, coûte que coûte, ce qu’il appelle un «nouveau scandale», le PARENA est passé complètement à côté de la plaque, en mentant au peuple, en le désinformant et en diffamant, comme d’habitude, le pouvoir.

Nous avons enquêté, à la fois auprès du ministère de l’Economie et des Finances, du ministère du Développement Rural, des sociétés Toguna et Mali tracteurs et du pool bancaire qui a soutenu l’opération 1000 tracteurs. Les résultats de nos investigations nous autorisent à soutenir que le PARENA n’a raconté que des contre-vérités.

Tout d’abord, le PARENA se trompe quand il parle «d’un marché de gré à gré déguisé entre l’Etat et un fournisseur sélectionné, sans appel d’offres, ni consultation restreinte».

Et pour cause : le 30 avril 2015, un appel d’offres international restreint pour la fourniture de 1000 tracteurs et accessoires, pour le compte du ministère du Développement Rural, en quatre lots, a été bel et bien lancé. Il a été approuvé  par la Direction générale des marchés publics et des délégations de service public par lettre N°01361 / MEF – DGMP – DSP du 4 mai 2015.

Une commission de dépouillement et de jugement des offres a été créée par Décision n°2015-000000313 – MDR-SG du 18 mai 2015. L’ouverture des plis a eu lieu le vendredi 22 mai 2015 à 10h, dans la salle de conférence du ministère du Développement Rural, suivant avis de réunion n°0077 / MDR – DFM du 19 mai 2015.

Sur les 17 sociétés consultées, 13 ont postulé. Après examen des dossiers, la commission a proposé comme attributaires provisoires pour le lot 1 (450 tracteurs de 50cv et accessoires) TOGUNA SARL, pour un montant de 5 456 250 000 FCFA hors taxes et un délai d’exécution de 45 jours.

Le lot 2 (350 tracteurs de 60cv et accessoires) a également été attribué à TOGUNA SARL pour un montant de 4 698 750 000 FCFA hors taxes, pour un délai d’exécution de 45 jours.

Les lots 3 (100 tracteurs de 80cv et accessoires) et 4 (100 tracteurs de 90cv et accessoires) ont été attribués à Mali Tracteurs, pour respectivement 1 643 198 623 et 1 863 049 217 FCFA hors taxes, pour un délai d’exécution de 60 jours.

La Direction des marchés publics et des délégations des services publics a donné le 3 juin son avis de non objection. Les soumissionnaires non retenus et les adjudicataires provisoires en ont été informés par écrit. Le ministre du Développement Rural a approuvé le rapport de dépouillement le 5 juin 2015 et son homologue des Finances le 20 juillet de la même année.

En dernier ressort, le Conseil des ministres a approuvé le rapport de dépouillement et de jugement des offres le 6 août 2015. En clair, on est très loin d’un gré à gré, qui n’existe manifestement que dans la tête du PARENA.

Ensuite suivent des spéculations basées sur l’existence de ce supposé gré à gré, ce qui est infondé et met à terre tout le reste du raisonnement. Venons-y. Le PARENA se demande «Pourquoi avoir attribué le marché à un fournisseur d’engrais qui ne pouvait qu’importer des tracteurs ? Pourquoi n’a-t-on passé le marché des 1000 tracteurs à Mali tracteurs, une entreprise où l’Etat est actionnaire, qui emploie de la main d’œuvre locale et paie des impôts?».

Le parti de Tiébilé Dramé ignore certainement que le groupe TOGUNA est constitué de plusieurs sociétés ayant de multiples activités : la production et la distribution d’engrais, la distribution des produits phytosanitaires, l’assemblage et la distribution de tracteurs agricoles, la distribution de camions remorques et citernes… Le PARENA oublie aussi que TOGUNA est une société privée malienne à 100%.

Alors pourquoi cette plaidoirie pour Mali Tracteurs, dont 51% appartient aux Indiens? Cette société fait le même travail que Toguna. Il s’agit d’assemblage. De plus, Toguna emploie plus de main d’œuvre que Mali tracteurs. Plus de 900 personnes sont employées par le groupe Toguna, qui paye aussi des impôts. De plus, Toguna était moins cher que Mali tracteurs. Sans compter ce qu’on appelle la «préférence nationale».

Ce qui nous amène à aborder le prix imaginaire du tracteur annoncé par le PARENA. En effet, celui-ci, dans sa déclaration, soutient que, livré à Bamako, un tracteur de 50cv avec accessoires coûte en tout 5,9 millions de FCFA. C’est une grossière erreur. Tiébilé Dramé aurait pu chercher tout simplement sur Internet «Tracteur Foton» pour avoir une idée du prix usine ou rendu pays. Il varie selon les accessoires et le nombre de CV. Ensuite, il suffit de faire un tour au marché de Bamako pour connaitre la réalité des prix locaux.

La société Mali Tracteurs, que le parti du bélier semble défendre, vend un tracteur 39cv et accessoires à 11,690 millions de FCFA ; pour 50cv, ce sont 12,690 millions de FCFA; pour une puissance de 60cv le montant est de 14,050 millions de FCFA; avec 70cv le prix monte à 15,050 millions de FCFA et avec 80cv de puissance et formule 4×4 (4WD), le tracteur coûte 19,5 millions de FCFA. Les ventes sont garanties, avec 12 mois d’assistance technique et de maintenance dès la date de livraison du tracteur.

Le tracteur de 50cv avec accessoires vendu sur le marché entre 12,690 millions et 14,5 millions de FCFA a été cédé par le groupe TOGUNA 12,125 millions. Alors, où sont les tracteurs de 50CV coûtant chacun 5,9 millions? Il va certainement falloir faire un tour au siège du PARENA pour en trouver.

Enfin, le parti de Tiébilé Dramé, comme à son habitude, essaye de tourner en dérision le régime, qui, selon lui, multiplie les scandales, en parlant de «montage financier grossier et opaque». Que non! Le montage a été très transparent, avec une équipe pluridisciplinaire issue des départements des Finances, du Développement Rural et d’un pool bancaire.

L’accord de financement est très clair: 50% pour l’Etat, 30% financés par les banques et les 20% par les paysans (par apport personnel). Des centaines de dossiers sont déjà déposés par les intéressés. Il n’y a pas d’arnaque. Tout est bien transparent. Le PARENA s’est donc lourdement planté en voulant créer un scandale qui n’en est pas un.

Les 1000 tracteurs du président : Un nouveau scandale de l’ère Ibk

Source: Zénith Balé – 02/10/2015 

 L’affaire des 1000 tracteurs du Président Ibrahim Boubacar Kéïta éveille au PARENA la rage des critiques et des propositions propres à une opposition digne de ce nom en démocratie.

A travers ses réflexions que nous vous proposons sur les « 1000 tracteurs du Président », le PARENA accuse, interpelle…

Le président va-t-il continuer à couvrir de son autorité les histoires douteuses de milliards, de marchés de gré à gré, de délits d’initiés, de surfacturations et de rétro- commissions ?

Peut-on, sous couvert de modernisation, monter une opération dans laquelle l’État et le paysan malien sont grugés ?

Pour le PARENA, la lutte contre la pauvreté et pour la promotion du paysan malien passe par des pratiques de bonne gouvernance et une utilisation rationnelle et honnête des maigres ressources de  notre pays.

C’est pourquoi le PARENA invite le président de la République à faire toute la lumière sur l’affaire des 1000 tracteurs.

I- INTRODUCTION :

1- Le Chef de l’État a procédé,  le 22 septembre, à la remise symbolique de 1000 tracteurs destinés aux paysans du Mali. La cérémonie grandiose à laquelle tous les chefs d’institutions et tous les dignitaires du régime ont pris part a été organisée, non par le ministère du développement rural ou par le Protocole de la République,  mais par la société Toguna SARL, principal fournisseur des tracteurs.

2- Les 1000 tracteurs seront cédés, dit-on,  aux heureux bénéficiaires à moitié prix. En attendant, l’opération a coûté au trésor public, donc au contribuable malien la somme de 13 milliards 600 millions de francs CFA.

3- C’est une commission “nationale” directement rattachée au Ministre du Développement Rural qui sera chargée de la distribution des tracteurs aux paysans selon des procédures non encore connues.

II- LES FAITS :

4- L’opération des 1000 tracteurs a été annoncée comme un “cadeau” du chef de l’État aux paysans du Mali, le 29 mai 2015, lors du Conseil Supérieur de l’Agriculture et de la Journée du paysan.

5-  C’est le Conseil des Ministres du 29 juillet qui a adopté le décret d’approbation des marchés de fourniture des tracteurs. Ainsi la société Toguna SARL a bénéficié de deux lots de 800 tracteurs pour un montant total de dix milliards 155 millions de  FCFA pour un délai de livraison de 45 jours.

Contrairement aux habitudes, le Conseil des Ministres du 29  juillet n’a  pas précisé s’il y a eu un appel d’offres, une consultation restreinte ou une procédure d’entente directe. Le Conseil n’a rien dit des deux cents autres tracteurs qui auraient été fournis, selon la presse, par “Mali-Tracteurs”, une société d’assemblage de tracteurs sise à Samanko (prés de Bamako) où l’État détient 49% des actions.

6- Le PARENA est en mesure d’affirmer que les tracteurs étaient déjà arrivés au cordon douanier à Kati le jour où le Conseil des Ministres attribuait à Toguna SARL le marché de 800  tracteurs, c’est-à-dire  le 29 juillet.

III- NOS CONSTATS ET QUESTIONS :

7-  L’opération des 1000 tracteurs, c’est l’histoire d’une transaction opaque, d’un marché  de gré à gré déguisé entre l’État et un fournisseur sélectionné (sans appel d’offres, ni consultation restreinte) par le Ministre du Développement Rural et le président sortant de l’APCAM (l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali) .

8- C’est aussi l’histoire d’un grossier délit d’initiés, d’une opération fumeuse montée de toutes pièces pour les rétro-commissions et les pots de vin.

9- Les tracteurs seront livrés aux paysans à partir de septembre. Ils ne seront opérationnels qu’à partir de mai-juin 2016 pour la campagne agricole 2016-2017. Dès lors, quelle urgence y avait-il à passer les marchés par entente directe ?

10- Pourquoi avoir attribué le marché à un fournisseur d’engrais qui ne pouvait qu’importer  les tracteurs ? Pourquoi n’a-t-on passé le marché des 1000 tracteurs à “Mali-Tracteurs”, une entreprise installée aux portes de Bamako où l’État est actionnaire, qui emploie la main-d’œuvre locale et paie des impôts.

11- Le montage de cette opération douteuse fait de l’État malien, un acheteur, un gestionnaire et un vendeur de tracteurs.

Si l’unique intention des autorités était de faciliter l’acquisition de tracteurs par les paysans maliens, pourquoi n’ont-elles pas mis en place un mécanisme simplifié qui permet aux agriculteurs qui éprouvent le besoin d’avoir des tracteurs et qui en ont les moyens de bénéficier de la subvention de 50% du prix ?

12- S’agissant de prix, la presse d’État qui a couvert l’opération “Tracteurs” du 22 septembre a dit que, subventionné à 50%, le prix du tracteur reviendrait au paysan malien à six millions de francs CFA. Après enquête, le PARENA a décelé une grosse arnaque dont le paysan malien sera la victime.

Les tracteurs livrés par Toguna SARL sont de marque Foton du nom de la multinationale chinoise spécialisée dans les engins lourds, les camions et les moteurs.

Foton vend un tracteur de 50 chevaux avec les accessoires (charrue, herse, remorque) à 10.000 dollars US, soit environ 5 millions FCFA. Livré à Bamako, le tracteur a coûté en tout et pour tout 5 millions 900.000 FCFA.

Comment peut-on acquérir un tracteur à ce prix et le vendre au paysan malien à un prix soit-disant subventionné à 6 millions ?

Si l’opération était transparente et honnête, le tracteur subventionné aurait dû revenir au paysan malien à 2 millions 950.000 FCFA.

13- Manifestement, l’opération des 1000 tracteurs est une autre histoire de surfacturation dont les finances publiques et le paysan malien font les frais. Un tracteur qui a effectivement coûté 5 millions 950.000 FCFA est facturé à l’État à 13 millions 600.000 FCFA.

C’est ainsi que les 1000 tracteurs ont coûté 13 milliards 600 millions de francs CFA comme l’Essor et l’ORTM l’ont révélé.

14- En outre, que faisait le président sortant de l’APCAM aux côtés du Chef de l’État le 22 septembre dernier ? Son mandat a expiré. Son bureau a été suspendu. Cette présence qui ne se justifiait nullement dénote d’une collusion entre cet acteur du monde rural et le sommet de l’État.

IV- CONCLUSION :

15- Nous sommes indiscutablement devant un nouveau scandale de l’ère IBK dont les principaux protagonistes sont les mêmes que ceux du GIE de l’engrais frelaté, à savoir le Ministre  du Développement Rural (Bocari Tréta) et le président sortant de l’APCAM (Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali) Bakary Togola.

16-  Le 17 juillet dernier, à l’occasion de l’Aid El Fitr, le président de la République a promis à la communauté musulmane du Mali et au peuple malien tout entier qu’il serait “désormais intraitable” vis-à-vis des “dérives” qui émaillent sa gouvernance depuis son accession au pouvoir et qu’il combattrait particulièrement ” les rétro- commissions”.

17- Le 29 mai, lors du Conseil Supérieur de l’Agriculture, le Chef de l’État avait promis de sévir contre ceux qui sont impliqués dans l’affaire de l’engrais frelaté.

Pour sa part, le Premier ministre avait dit, le 11 juin, aux députés qui adoptaient sa Déclaration de politique générale, qu’il n’y aurait pas d’impunité dans le scandale de l’engrais. Ces paroles prononcées solennellement n’ayant pas été suivies d’actes, un autre scandale a éclaté dans le même secteur agricole, avec les mêmes acteurs.

Le président va t-il continuer à couvrir de son autorité les histoires douteuses de milliards, de marchés de gré à gré, de délits d’initiés, de surfacturations et de rétro- commissions ?

18- Vouloir moderniser l’agriculture est une intention louable. Mais peut-on, sous couvert de modernisation, monter une opération dans laquelle l’État et le paysan malien sont grugés ?

La lutte contre la pauvreté et pour la promotion du paysan malien passe par des pratiques de bonne gouvernance et une utilisation rationnelle et honnête des maigres ressources de  notre pays.

Le PARENA invite le président de la République à faire toute la lumière sur l’affaire des 1000 tracteurs.

Bamako, le 30 septembre 2015

Le Comité Directeur du PARENA.

Remise de tracteurs subventionnés aux paysans : IBK honore une promesse

Par Delta News – Date: 02 Octobre 2015 

La cérémonie de remise des 1000 tracteurs promis par le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Kéïta, a eu lieu le mardi 22 septembre 2015 sur les berges du fleuve Dioliba. Elle était présidée par le président Ibrahim Boubacar Kéïta, en présence du président de l’Assemblée nationale Issiaka Sidibé, les chefs des institutions de la République et des membres du gouvernement.

Le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Bakary Togola a remercié le président de la République pour le respect de la parole donnée. Pour lui, les Maliens doivent aider le président IBK à réussir sa mission. Il a estimé que cette remise marque le début d’une confiance entre le président de la République et le monde paysan. Bakary Togola tout a promis que les paysans aideront IBK à réussir sa mission. Il a aussi remercié le ministre Tréta pour son courage et son dévouement pour le monde paysan.

Bakary Togola a promis que les objectifs fixés pour la présente campagne seront atteints sans problème. Pour le ministre Tréta, les 1000 tracteurs d’une valeur de 13,6 milliards de FCFA vont révolutionner l’agriculture malienne afin de faire du Mali un pays émergent et une puissance agricole, dotée d’une bonne qualité de vie pour les populations. Pour le ministre, cette remise marque le début de l’intensification, la modernisation et la diversification de la production agricole.

Il faut noter que ce sont les cultivateurs de Mahou qui ont reçu la clé des premiers tracteurs subventionnés à 50% par l’Etat malien des mains du chef de l’Etat.

Remise des 1000 tracteurs aux paysans : Une œuvre salutaire, mais…

MD – La Révélation -02/10/2015      

Le 22 septembre dernier, jour de l’anniversaire du 55ème anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance, le  chef de l’état Ibrahim Boubacar Kéita a procédé à la remise de 1000 tracteurs  aux paysans. Pour qui connait la place de l’agriculture dans notre économie et le manque criard de matériels dont souffrent les paysans, on ne peut que se réjouir de cette donation.

Cependant, de l’avis  de nombreux Maliens, les tracteurs devraient être donnés aux paysans en début de l’hivernage et non à la fin.

A chaque chose, son temps ; un cultivateur a beaucoup  plus besoin d’une daba au début des cultures qu’au moment des récoltes. De l’avis de beaucoup de Maliens, le président IBK devait donner ces tracteurs le jour même du lancement de la campagne agricole 2015-2016, c’est-à-dire au début de la campagne.

Certes, il n’est jamais trop tard pour bien faire et les tracteurs ont été réceptionnés avec joie par les récipiendaires. Mais honnêtement beaucoup d’entre eux souhaiteraient avoir leurs machines au tout début de l’hivernage. La plupart des récipiendaires seront obligés de garer et couvrir leurs  machines pendant 7 à 9 mois encore. Car, à cause de la situation climatique du pays, à par les zones inondées par les fleuves, les cultures sont subordonnées à la pluie. Et sur une grande partie du territoire, il faudra attendre 7 à 9 mois pour voir le retour de la pluie.

Pendant toute la saison sèche, les machines seront garées et bien entretenues, car certaines pièces  risquent d’être affectées par  la rouille.

Nous saluons beaucoup les gros efforts déployés par nos autorités pour faire du Mali un géant agricole. Cependant, la politisation de certaines actions doit être évitée afin qu’elles soient réalisées à temps. Ces tracteurs, subventionnés qu’ils  soient, pouvaient beaucoup plus servir les paysans en début d’hivernage qu’à la fin.

IL est moins sûr que toutes ces machines soient en bon état avant la campagne prochaine.

Comment postuler pour un tracteur subventionné ?

 L’Essor – 19 juin 2015

Le député Bakary Koné a interpellé hier le ministre du Développement rural sur les modalités d’acquisition d’un tracteur subventionné. Pour cette campagne agricole 2015-2016, le département lance une opération-test d’équipements avec des tracteurs cédés à des prix subventionnés, à moitié prix, soit 50%.

Cette opération concerne 1000 tracteurs et coûtera 10 milliards Fcfa. Pour acquérir un tracteur subventionné le candidat doit fournir un dossier de demande de tracteur conformément aux critères établis par la Cellule de gestion et le Pool bancaire, a expliqué le ministre du Développement rural.

Outre la demande manuscrite timbrée à 200 Fcfa adressée au ministre du Développement rural, le dossier de demande doit comporter des renseignements généraux et techniques sur le demandeur.

Si le postulant est une personne physique, les pièces à fournir sont les suivantes : une copie de la carte d’identité légalisée ; un certificat provisoire d’enregistrement de la Chambre régionale d’agriculture ; un certificat de résidence ; un certificat de nationalité ; l’engagement de non cession des équipements sur la durée du prêt et la copie du bordereau de versement de l’apport personnel à la BNDA, à la BIM ou à la BMS.

Si l’acquéreur est une personne morale, elle doit préciser la dénomination de la structure avec nom et sigle, les références du récépissé, une copie légalisée du récépissé, la date de création de l’entreprise agricole, sa vocation, sa localisation, l’adresse du premier responsable. Un certificat provisoire d’enregistrement de la CRA, une copie légalisée de la pièce d’identité du premier responsable, un certificat de viabilité et un engagement collectif des membres sont aussi exigés.

Côté renseignements techniques, le postulant doit fournir les données sur l’exploitation individuelle comme : la superficie exploitable, la superficie exploitée les trois dernières années, la capacité d’assurer l’apport personnel ; préciser les ressources humaines dans l’exploitation. Il doit également communiquer son compte d’exploitation pour les trois dernières années ; ne pas être redevable au titre des programmes précédents d’équipements ; ne pas être un client douteux au niveau des banques et préciser les autres superficies exploitables.

Si le postulant est une entreprise morale, il doit préciser la superficie totale exploitable ; la superficie exploitée les trois dernières années ; fournir un certificat d’enregistrement de l’OPA sur le registre général des OPA (CRA, APCAM) ; préciser sa capacité d’assurer l’apport personnel de la structure ; assurer les frais de dossier conformément au fonds de garantie ; préciser le nombre et la caractérisation des adhérents de la structure. Il doit également produire un compte d’exploitation collectif de la structure pour les trois dernières années et préciser d’autres sources de revenus de la structure.

Le gouvernement n’a pas précisé de marque particulière de tracteur à subventionner, a expliqué le ministre Tréta. Un marché international a été lancé, auquel 17 soumissionnaires ont postulé, chacun avec sa marque. Les marques des adjudicataires retenus sont la marque FOTON d’origine chinoise et la marque Mahindra d’origine indienne, a précisé le ministre du Développement rural.

 

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