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80 morts, 44 blessés, 271 disparus

by sur 5 octobre 2015

La tragédie de la Tabaski, à Mina, a fait officiellement, 80 morts maliens dont 63 ont pu être identifiés, 44 blessés et 271 disparus. Le ministre Thierno Oumar Hass Diallo, en charge des Affaires religieuses et du Culte a donné une conférence de presse dés son retour d’Arabie Saoudite.

Tragédie de Mina: la version officielle du ministre Diallo

PAR MODIBO KONE – Info-Matin – 5 octobre 2015

De retour de la Mecque où il était parti au chevet des victimes de notre pays, le ministre des Affaires religieuses et du culte, Thierno Amadou Omar Hass Diallo, a animé une conférence de presse pour donner la version officielle sur le drame survenu à Mina, le 24 septembre passé. C’était, hier dimanche, dans la salle de conférence de son département.

À l’entame de ses propos, le ministre s’est dit très ému par l’élan de solidarité que les Maliens, de manière générale, ont fait preuve suite à ce drame. Le ministre DIALLO a fait comprendre que cette tragédie nous frappe tous, que nous soyons musulman ou pas. C’est pourquoi il a fustigé toute récupération aux fins politiques de ce drame.

« Au-delà de la communauté musulmane, c’est l’ensemble du peuple malien qui est affecté par ce drame de Mina. J’ai été dépêché à Mina pour apporter les mots de consolidation et de consolation à nos compatriotes qui ont vécu la tragédie, à l’encadrement et à la communauté malienne d’Arabie Saoudite. Une communauté qui s’est mise à disposition pour venir en aide aux victimes. J’ai été pour apporter aux victimes toutes les assurances du président de la République sur ce qui doit être le rôle de l’Etat malien face cette situation. J’ai rencontré l’ensemble des communautés et les responsables des agences. J’ai effectué des visites dans les hôpitaux et dans les morgues. J’ai vu des hommes entassés comme des carcasses de boeufs. Vu l’ampleur, c’était vraiment l’hécatombe. Mais, malgré tout, j’étais fier car la communauté des pèlerins maliens et les Maliens d’Arabie Saoudite se sont montrés soulagés par le geste du président de la République qui m’a envoyé à leur chevet », a déclaré le ministre des Affaires religieuses et du culte.

Le Mali, selon le ministre Diallo, est le seul pays victime de cette situation à avoir dépêché un ministre de la République auprès de ses concitoyens. Pour avoir été un témoin oculaire des faits, le ministre des Affaires religieuses et du culte a indiqué que personne ne peut dire quel est le nombre réel de victimes de cette tragédie.

Il a expliqué qu’au Mali, il y a 34 agences enregistrées et 101 agences qui ont signé des contrats individuels, avec près de 11 000 personnes qui ont fait le déplacement pour aller accomplir leur devoir religieux, cette année. Face à la complexité de la situation, le ministre a estimé qu’il serait bon de donner le temps au temps afin que chacune des agences fasse le calcul pour pouvoir donner des chiffres réel de ses pèlerins.

Néanmoins, il a confié que le nombre de pèlerins maliens morts dans ce drame se situe entre 60 et 70 (identifiés) et au moins 4 blessés et 271 portés disparus.

Comme difficulté dans les identifications, le conférencier a souligné le fait que des victimes ont été totalement calcinées et au moins un millier de corps qui a été piétinés et complètement broyés.

« Les pèlerins ont vécu le drame et moi j’ai vu le drame. Je suis parti sur les lieux et j’ai vu des choses qu’on ne peut pas expliqué. En fait, c’était le jour du jugement dernier qui était là. Nous adressons un salut particulier à la communauté malienne d’Arabie Saoudite qui a pris de lui-même ses véhicules et s’est mise à la disposition des victimes maliennes. Franchement, l’encadrement s’est donné sans relâche, car personne ne pouvait prévoir ce genre de drame. On ne pouvait que résoudre la chose comme elle s’est présentée », a fait comprendre le ministre DIALLO.

Comme autres précisions, le ministre a fait savoir qu’au niveau du département, l’ensemble des tendances confessionnelles ont été impliquées dans l’organisation et l’encadrement du Hadj au Mali. Aussi, beaucoup de départements ont été également impliqués.

« Je suis fier de l’encadrement dont on ne peut rien reprocher », s’est-il réjoui.

Le ministre a fait comprendre, à ceux qui se plaignaient face au retard dans la diffusion de l’information sur le nombre de victimes, que pour pouvoir identifié un corps il fallait un minimum de 8 heures, compte tenu des étapes à suivre.

« Qu’on vous le dit ou pas, il n’y a pas de pays épargné dans ce drame. Et dans cette situation, pour pouvoir donner des informations fiables, il était nécessaire de prendre du temps. Les gens étaient partis accomplir un des piliers essentiels de la religion musulmane et ma foi me commande de reconnaitre qu’ils sont morts sur le chemin d’Abraham. Aujourd’hui, c’est le moment des prières pour le repos de l’âme de nos disparus, le moment de réconforter le moral des autorités Saoudiennes. Ce qui est important, c’est la philosophie religieuse qui doit accompagner cette tragédie, l’effort et la volonté de l’Etat malien affirmé par le président de la République », a souligné le ministre Thiorno Amadou Hass DIALLO.

Quant aux causes de la tragédie, le ministre a jugé nécessaire de laisser les autorités Saoudiennes faire des enquêtes. Mais, d’ores et déjà, il écarte toute rumeur tendant à faire croire que nos pèlerins ont été indisciplinés.

Le ministre DIALLO a confié que suite à cette tragédie, le ministre du Hadj de l’Arabie Saoudite et des responsables chargés de la sécurité, ont été immédiatement limogés. Aussi des enquêtes ont été diligentées pour connaitre les raison de ce drame humain.

Tragédie de MINA ; Le gouvernement annonce 70 morts et 271 disparus

Ousmane Daou – L’Indicateur du Renouveau – 5 octobre à 10h

De retour de l’Arabie Saoudite où il a été dépêché après la tragédie du 24 septembre dernier à Mina, le ministre des Affaires religieuses et du Culte, Thierno HS Diallo, a fait hier à son département le bilan des victimes maliennes qui affiche à la date de dimanche, 70  morts, 4 blessés et 271 disparus. Il a informé les journalistes invités à l’occasion du limogeage du ministre saoudien en charge de l’organisation du Hadj et de plusieurs généraux en charge de la sécurité.

Hier, le ministère des Affaires religieuses et du Culte a servi de cadre à une conférence de presse animée par le ministre Thierno HS Diallo de retour de l’Arabie Saoudite où il a été dépêché après la tragédie du 24 septembre dernier à Mina. A la date d’hier dimanche 4 octobre 2015, le Mali avec ses 34 agences agrées auprès de la Maison du Hadj et 101 agences libres, notre pays affiche 70 décès, 4 blessés et plus de 271 portés disparus. Il est revenu sur les difficultés du processus d’identification des morts.

Cela nécessite, dira le ministre, plus de 8 heures  pour une personne. Il a  ajouté que c’est 14 hôpitaux et 12 camions frigorifiques qui abritent les morts de cette bousculade  sans oublier que des victimes ont été brulées vives ou soient piétinées lors de ce drame. Voilà, tels sont les difficultés, dira-t-il,  qui rendent difficile le processus de recherche des victimes.

Pour  la recherche des disparus, le ministre Diallo a assuré qu’une cellule a été mise en place avec à sa tête le consul du Mali en Arabie Saoudite. Comme pour dire que tous les disparus ne peuvent pas être forcément des victimes, il a rappelé que parfois des pèlerins qui partent pour le Hadj refusent parfois de rentrer et l’année dernière, plus de 120 personnes ont disparu.

Il a souligné que des enquêtes sont en cours pour situer les responsabilités de ce drame. « D’ores et déjà, le ministre en charge du Hadj ainsi que plusieurs généraux en charge de la sécurité ont été limogés », a indiqué le ministre Diallo. Il a  appelé les Maliens à l’apaisement et au pardon pour le repos de l’âme des personnes décédées.

Bilan officiel des victimes Maliennes à mina: 80 morts dont 63 identifiées, 17 non identifiées, et 44 blessés, dont plusieurs, ayant déjà quitté l’hôpital

Par Sékouba Samaké – Info-Matin – 4 octobre à 23h

Le bilan de la tragique bousculade au pèlerinage annuel à la Mecque, survenue le jeudi dernier, jour de la fête du sacrifice, a été particulièrement lourd pour notre pays : 63 victimes identifiées, 17 non identifiées et 44 blessés, dont plusieurs ayant quitté l’hôpital. C’est l’information que nous avons pu recueillir auprès de bonnes sources sur place à Djedah. Dans ce pays de foi et de grande érudition, où nous savons que la volonté de Dieu s’affirme à tout, on attend d’honorer nos martyrs, dans la volonté divine, quand le grand recueillement sera décidé par les autorités du pays.

Nos compatriotes sur place en l’absence d’informations encore officielles après 5 jours ont pu établir un premier bilan sur le nombre de victimes identifiées et celles qui n’ont pas été identifiées, tant du côté de la filière gouvernementale que celle privée, ainsi que le total des blessés identifiés parmi les pèlerins maliens. Le drame, survenu jeudi dernier, lors du rituel de lapidation de Satan à Mina, près de La Mecque, qui a endeuillé la Oumma Islamique, en causant près de 769 morts et environ 863 blessés, a également causé un lourd tribut à notre pays avec au moins 80 victimes, dont 17 non identifiées, 63 identifiées. Ce chiffre indique clairement que notre pays est le troisième pays le plus touché par la tragédie de Mina, après l’Iran et le Maroc.

Selon nos sources sur place, la filière gouvernementale a été la moins touchée avec 4 victimes reconnues et 6 non identifiés sur les 80. Le reste du bilan macabre étant dénombré, côté filière privée. En fait, le bilan des 17 victimes non identifiées, parmi les pèlerins maliens, s’explique par plusieurs facteurs, consécutifs aux mouvements de foules ayant occasionné le drame (de nombreuses victimes broyées et piétinées dans la confusion généralisée suite à l’énorme bousculade survenue). Il y a également la situation des pèlerins, venus d’autres pays, mais ayant reçu les documents de voyage à partir du Mali pour effectuer le pèlerinage à la Mecque.

En tout état de cause, plusieurs jours après le drame, on a constaté que les autorités saoudiennes elles-mêmes n’avaient toujours pas établi la liste des victimes de la tragédie de Mina, nationalité par nationalité, ni même publié les résultats de l’enquête, comme on aurait dû s’attendre dans de nombreux pays, où l’on a perdu des pèlerins au cours de ce drame, le plus meurtrier de la Mecque depuis 1990. Ce qui est sûr, c’est que depuis le jeudi dernier, jour du drame, le bilan de la bousculade meurtrière a été revu à la hausse. Aujourd’hui, on pleure près de 769 morts et 934 blessés. Même si dans la foulée, quelques pays, notamment africains, ont annoncé le nombre de leurs morts ; au Mali, les autorités nationales ont préféré jouer la carte de la prudence, en se gardant de confirmer des chiffres, pouvant bien évoluer après, pour ne pas en rajouter à la panique et à la confusion, au sein de la population.

C’est bien dans cette logique que les autorités maliennes ont décrété un deuil national de trois jours, au cours duquel les drapeaux ont été portés en berne, et chaque citoyen, indépendamment du clivage religieux, ayant porté le deuil des familles de toutes les victimes maliennes, tout en exprimant sa solidarité pour un prompt rétablissement des blessés. En fait, cette logique de prudence, jusqu’ici observée, par les autorités officielles, est strictement partagée par les organisations islamiques du pays, dont des responsables, interrogés par nos soins, estiment qu’il est important de ne pas en rajouter à la souffrance des familles endeuillées, en semant inutilement la polémique stérile dans les esprits.

« Nous sommes dans un pays organisé ; il y a des responsables qui sont chargés d’annoncer le bilan officiel du drame. Nous devons, compte tenu du caractère sensible de la tragédie, attendre que les chiffres soient annoncés officiellement, plutôt que de tomber dans la controverse qui n’a d’autre but que de semer la panique au sein des populations », a révélé l’un des responsables du HCIM.

D’ailleurs, pour calmer les esprits, à la suite de la souffrance endurée par le nombre de victimes à Mina, le grand mufti d’Arabie Saoudite a invoqué le sort et le destin pour expliquer le drame. Cheikh Abdel Aziz al-Cheikh, puisque c’est lui qu’il s’agit, a dédouané le principal responsable de la commission du hajj.

« Vous n‘êtes pas responsable, la bousculade était hors du contrôle humain », a-t-il déclaré, tel qu’il a été rapporté par les médias.

« Je prie pour que ces victimes soient considérées comme des martyrs, nous offrons nos condoléances à leurs familles, et nous voulons dire à leurs familles que leur mort ne sera pas vaine, c‘était la volonté d’Allah », a-t-il affirmé.

Comme pour dire que ce que Dieu veut, c’est ce qui arrive. Inexorablement…

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