Skip to content

Deux attentats meurtriers à Tassgilat et Hombori

by sur 14 octobre 2015

Tandis que les espoirs de retour à la paix et au développement semblent se concrétiser dans le Nord, deux attentats particulièrement meurtriers et visiblement ciblés, ont frappé dans les régions de Gao (sur la route d’Hombori) et de Tombouctou (à Tassgilat, près de Gossi).

Montrant ainsi que les terroristes islamistes sont toujours présents, actifs et déterminés à tout faire pour conserver le nord du pays comme terrain de leurs tristes exploits.

Au nord du Mali : L’attaque d’une escorte fait 6 civils tués dont le directeur régional des Routes

Y.C. – L’Indicateur du Renouveau – 14 octobre 2015

Des individus non identifiés ont attaqué  hier une escorte en provenance de Hombori tuant 6 civils, dont le directeur régional des routes et son chauffeur, et faisant 2 blessés (un militaire et un civil) et des dégâts matériels.

Au moment où les ministres de la Sécurité intérieure et de la Protection civile et de la Défense et des Anciens combattants et des députés sont en concertation sur la sécurisation et la protection des populations de certaines localités de la région de Mopti, une escorte en provenance de Hombori est tombée dans une embuscade à 105 km de Gao. Le bilan est de cette attaque  lâche (au LRAC) est de 6 morts, dont le directeur régional des routes et son chauffeur, 2 blessés  (un militaire et un civil) et 3 citernes brulées. La riposte et la poursuite des assaillants par le détachement escorte est aussitôt engagée. Il a été appuyé par des renforts en provenance de Gao. Les blessés ont été évacués d’urgence à l’hôpital de Gao.

Cette rencontre entre les ministres de la Sécurité et de la Défense et des députés avait pour but de mettre en place des voies et moyens afin de mutualiser les actions des forces armées et les forces de sécurités  pour mieux organiser le secteur de la sécurité. Un accent particulier a été mis sur la sécurisation et la protection des populations de Bankass, Koro et Douentza qui ont été cible des attaques des individus armés.

Cette attaque dissuasive des ennemis de la paix est intervenue à un moment où le processus de paix commence à prendre de bonne direction par l’engagement des autorités maliennes et des groupes armés.

Embuscade sur la route de Gao : DES AGENTS DU PROGRAMME DE RECONSTRUCTION FIGURENT PARMI LES MORTS

B. TOURE – L’essor – 14 octobre 2015

Un convoi de plusieurs véhicules est tombé dans une embuscade hier matin entre Hombori et Gao, a-t-on appris de source sécuritaire. Des individus armés ont attaqué le convoi à la roquette à 105 km de Gao. Le convoi était pourtant escorté par un détachement militaire.

De source hospitalière de Gao, le bilan provisoire est de 6 morts, des civils, et 2 blessés dont 1 militaire, selon un bilan communiqué par le gouvernement. Les assaillants ont aussi incendié 3 citernes.

Parmi les morts figurent des agents du Programme de reconstruction et de relance économique, apprend-on de source proche de ce service. Un chauffeur et un expert en développement communautaire ont été tués au cours de l’attaque. Le comptable du programme fait partie des blessés.

La mission du Programme de reconstruction et de relance économique avait quitté Bamako dimanche pour Mopti d’où elle devait rallier Gao avec une équipe d’escorte. Les agents du programme devaient se rendre à Kidal dans le cadre des évaluations en prélude aux activités de relance et de reconstruction prévues dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation.

Après l’attaque, une partie de l’escorte a engagé des poursuites contre les assaillants. Le détachement d’escorte a été rejoint par des renforts venus de Gao pour traquer ces ennemis de la paix qui continuent de semer la mort à travers le pays.

Mali : au moins six personnes tuées dans une embuscade au sud-est de Tombouctou

13 octobre 2015 à 18h27 – Par Jeune Afrique avec AFP

Au moins six personnes ont été tuées mardi dans la région de Tombouctou, dans le nord du Mali, dans une embuscade attribuée à des islamistes.

 « Au moins six civils sont morts, brûlés ou tués par balle, après une double attaque organisée par les islamistes dans une localité proche de Gossi, au sud-est de Tombouctou », a indiqué une source administrative.

L’information a été confirmée par une source de sécurité malienne qui a évoqué six civils tués. De son côté, une source de sécurité au sein de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) a fait état de plus de six morts, sans donner davantage de précisions.

« Les islamistes ont d’abord posé une mine. Un véhicule civil a sauté sur la mine. Après l’explosion, deux autres véhicules civils qui venaient par l’arrière ont été accidentés et les islamistes sont sortis de leur cachette pour tirer sur les civils », a déclaré la source de sécurité malienne.

Un convoi de la Minusma visé ?

« Derrière les trois véhicules, arrivaient trois camions citernes travaillant pour le compte de la Minusma qui ont été incendiés par les mêmes islamistes », a ajouté cette source. « C’est très probablement notre convoi qui était visé, et les terroristes ont élaboré un plan pour y parvenir », a estimé la source au sein de la Minusma.

Joint par l’AFP depuis Bamako, un habitant de la région a confirmé cette attaque, précisant qu’elle avait été perpétrée dans le village de Tassgilat. Il a indiqué avoir vu des corps brûlés. « Les islamistes ont aussi tué des gens. J’ai vu le feu. Les militaires maliens sont venus mais les terroristes étaient déjà partis », a-t-il conclu.

Communiqué du gouvernement sur l’embuscade sur la route Hombori-Gao contre une escorte

Par Ministère de l’Economie Numérique de l’Information et de la Communication – 13 octobre 2015

Le lundi 13 octobre, aux environs de 7h30, un convoi de véhicules civils parti de Douentza, escorté par des éléments des forces armées et de sécurité nationales, est tombé dans une embuscade, à 105 kilomètres de Gao.

L’attaque terroriste perpétrée à coups de lance-roquettes, a causé la mort de six (06) personnes, des civils, et a fait deux (02) blessés dont un militaire, évacués sur l’hôpital régional de Gao.

On dénombre trois (03) citernes brûlées.

Le détachement chargé de l’escorte a aussitôt engagé la riposte et la poursuite des assaillants. Un renfort des FAMa s’est rendu sur place.

Dans cette circonstance douloureuse, le Gouvernement du Mali présente ses condoléances émues aux familles des victimes et formule des vœux de prompt rétablissement aux blessés.

Le Gouvernement du Mali condamne avec la dernière rigueur cette attaque barbare et terroriste.

Le Gouvernement du Mali rappelle aux citoyens et aux amis du Mali, qu’il œuvre sans relâche avec l’ensemble de ses partenaires dans la lutte contre le terrorisme et pour le rétablissement de la sécurité sur tout le territoire. Cela reste le plus gros défi à relever et auquel toutes les populations doivent participer.

Le Gouvernement du Mali réitère son soutien aux FAMa et à l’ensemble des forces de sécurité nationales dans leur action patriotique contre le terrorisme sous toutes ses formes.

Bamako, le 13 octobre 2015

 

Mali: deux membres du MNLA blessés dans une nouvelle attaque au nord

RFI  Publié le 13-10-2014 –07:36

Nouvelle attaque terroriste à Kidal, dans le nord du Mali. Un véhicule a sauté sur une mine près du camp de la Minusma, la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali.

18h35 heures locales. Un pick-up s’approche du check-point tenu par les casques bleus de la Minusma, à l’est de Kidal, sur la route venant de Ménaka. Le véhicule transporte en fait des membres du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), les rebelles touaregs qui contrôlent la ville. Le pick-up roule sur un engin explosif non identifié. Bilan : deux blessés graves.

Ces deux hommes ont été pris en charge dans le camp de la Minusma, où ils sont soignés. « Malheureusement pour eux, explique une source onusienne, c’est un véhicule du MNLA qui est passé avant nous. Mais nous pensons, confie cette source, que c’est nous qui étions visés. »

En début de semaines, à Kidal, le camp militaire conjoint de la force française Barkhane et de la mission onusienne au Mali avait déjà été la cible de tirs de roquettes. Deux casques bleus avaient été tués. Depuis le début de leur intervention au Mali, 31 soldats de la paix ont perdu la vie. Cette nouvelle attaque survient alors que les discussions de paix entre le gouvernement malien et les groupes rebelles du nord du Mali sont sur le point de reprendre à Alger.

Dans un communiqué, « le Mouvement National de Libération de l’Azawad condamne avec la dernière rigueur ces actes terroristes répétés contre nos forces, de même qu’il condamne le terrorisme sous toutes ses formes. Ces actes terroristes répétés contre nos populations et les forces internationales sur le territoire azawadien rappellent toute l’urgence de trouver une solution politique viable au conflit actuel, conflit qui dure depuis plus qu’un demi-siècle », dit le MNLA.

Commentaire : « …Le véhicule transporte en fait des membres du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), les rebelles touaregs qui contrôlent la ville. Le pick-up roule sur un engin explosif non identifié. Bilan : deux blessés graves. »: c’est, assurément, le retour du levier pour les Ichoumars rebelles, les thuriféraires des terroristes-djihadistes dont le modus opérandi rattrape, comme la Main Vengeresse d’Allah, ceux qui ont vendu au Diable leur âme et qui sont en cours d’enfermement (enfer) dans la citadelle de Kidal dans laquelle les enfants guerriers de l’Adagh ont pris en otage les femmes et les enfants qui n’ont pas pu fuir cette Catastrophe /Almaçibat/Alfitna ailleurs.

Mali: six civils tués dans une embuscade « terroriste » dans la région de Tombouctou

(AFP) Le 13-10-2015

Six civils ont été tués dans une embuscade « terroriste » contre leur convoi mardi dans la région de Tombouctou, dans le nord du Mali, a annoncé le gouvernement malien, confirmant des informations rapportées auparavant à l’AFP par des sources de sécurité et administrative.

D’après les sources jointes par l’AFP, il s’agit d’une double attaque attribuée à des islamistes – et qui n’avait pas été revendiquée jusqu’à mardi soir – dans une localité proche de Gossi, au sud-est de Tombouctou, chef-lieu de la région.

La zone est à plus de 100 km au sud-ouest de Gao, autre capitale régionale et plus grande ville du Nord malien.

Mardi « aux environs de 7H30 (locales et GMT), un convoi de véhicules civils parti de Hombori (région de Mopti, centre), escorté par des éléments des forces armées et de sécurité nationales, est tombé dans une embuscade à 105 km de Gao », écrit le gouvernement dans un communiqué diffusé mardi soir.

« L’attaque terroriste perpétrée à coups de lance-roquettes a causé la mort de six personnes, des civils, et a fait deux blessés dont un militaire » qui ont été « évacués sur l’hôpital régional de Gao », explique-t-il.

Le bilan comprend également trois camions-citernes « brûlés ».

Le détachement de l’escorte « a aussitôt engagé la riposte et la poursuite des assaillants » après l’embuscade, « un renfort des FAMa (Forces armées maliennes) s’est rendu sur place », indique encore le gouvernement, fustigeant une « attaque barbare et terroriste ».

Selon une source de sécurité malienne, « les islamistes ont d’abord posé une mine » sur le chemin emprunté par le convoi.

« Un véhicule civil a sauté sur la mine. Après l’explosion, deux autres véhicules civils qui venaient par l’arrière ont été accidentés et les islamistes sont sortis de leur cachette pour tirer sur les civils », a expliqué cette source.

« Derrière les trois véhicules, arrivaient trois camions-citernes travaillant pour le compte de la Minusma (Mission de l’ONU au Mali) » qui ont été incendiés » par les mêmes islamistes, a-t-elle ajouté.

La double attaque a été confirmée à l’AFP par un sous-préfet de la zone ayant requis l’anonymat, tandis qu’une source de sécurité au sein de la Minusma a fait état de « plus de six morts » et six véhicules incendiés ou endommagés dans l’attaque.

« C’est très probablement notre convoi qui était visé, et les terroristes ont élaboré un plan pour y parvenir », a-t-elle estimé.

Joint par l’AFP depuis Bamako, un habitant de la région a précisé que l’assaut avait été perpétré dans le village de Tassgilat où il a vu « des corps brûlés ».

« Les islamistes ont aussi tué des gens. J’ai vu le feu. Les militaires maliens sont venus mais les terroristes étaient déjà partis », a-t-il poursuivi.

Le 9 octobre, trois civils ont été tués dans la région de Mopti, zone à la lisière du vaste Nord, dans une attaque également attribuée à des islamistes, selon des sources de sécurité et administrative malienne.

Longtemps concentrées dans le nord du Mali, les attaques jihadistes se sont étendues depuis le début de l’année vers le centre du pays, puis à partir de juin au Sud, aux frontières avec la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Les groupes jihadistes y ont été dispersés et en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin d’un accord de paix entre le gouvernement et la rébellion.

 

 

Publicités
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :