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Deux évadés de Bamako repris à Diéma

by sur 14 octobre 2015

L’enquête’ se poursuit pour déterminer les complicités qui ont permis à des ex ou futurs putchistes, de s’échapper du camp de gendarmerie N° 1 de Bamako.  

Deux d’entre eux ont été repris dans la région de Kayes, un troisième aurait été repéré dans la capitale.

Camp I de Bamako : Les évadés ont un visage

Le 13 octobre – Dépêches du Mali

Huit soldats maliens, dont des proches du meneur du coup d’Etat militaire de mars 2012, Amadou Sanogo, se sont évadés samedi du camp I de la gendarmerie de Bamako dans les environs de 03heures du matin,  selon nos sources « Huit militaires dont certains sont proches du général Amadou Sanogo se sont évadés de manière spectaculaire

Tout est parti d’une attaque que les hommes armées ont lancée sur le camp  a déclarer un responsable du ministère malien de la Défense. « Parmi les évadés, il y a les compagnons de l’ancien putschiste Amadou Sanogo. Il y a aussi des militaires accusés il y a quelques mois d’avoir voulu déstabiliser les institutions de la République », a ajouté une autre source militaire, sans plus de détail.

Un civil fait également partie des évadés, selon la même source

Comme le général Sanogo, certains évadés étaient en attente de jugement après une inculpation dans l’affaire des militaires Bérets rouges. Le général Sanogo est incarcéré depuis fin 2013 pour notamment « complicité d’assassinat » dans cette affaire des Bérets rouges, des soldats opposés au putsch de mars 2012 retrouvés morts dans des charniers près de Bamako. « Les évadés ont bénéficié de complicité à l’intérieur du camp de la gendarmerie », a indiqué une autre source militaire.

Des gendarmes censés garder ces ex-détenus étaient entendus samedi par les services de sécurité, a déclaré un responsable du ministère de la Sécurité. Avant le coup d’Etat qui a renversé le 22 mars 2012 le régime du président Amadou Toumani Touré, Amadou Sanogo était un obscur capitaine de l’armée malienne. Il a ensuite été promu général avant de tomber en disgrâce.

Le coup d’Etat du 22 mars 2012 a précipité la chute du nord du Mali aux mains de groupes armés, incluant des rebelles touareg et des jihadistes qui ont contrôlé cette région en mars-avril 2012.

La liste des évadés

  1. Capitaine Yacouba Kodio (Instructeur à l’EMIA de Koulikoro)
  2. Commandant Mamadou Alassane Maïga dit Gaucher (en service à la Direction Centrale des services de transmission des Armées)
  3. Elève inspecteur Souleymane Dounkara (présumé cerveau de la bande)
  4. 1ère Classe Urbain Diarra
  5. Thierry Diarra
  6. 2ème Classe Nouhoum Djibo

Evasion au camp I: 2 fugitifs arrêtés par la gendarmerie

Par Studio Tamani – Date: 12 Octobre 2015 

 

La traque pour retrouver les 9 évadés du camp 1 de la gendarmerie, dont certains sont des proches d’Amadou Sanogo, a déjà enregistré ses premiers succès. Deux des neuf fugitifs ont été arrêtés dans la région de Kayes, d’où ils envisageaient vraisemblablement de rejoindre le Sénégal ou la Mauritanie.

Selon des sources militaires, deux des neuf fugitifs ont été interpellés à Diéma dans la région de Kayes. Le premier a été arrêté dès samedi quelques heures seulement après l’évasion.

Le second, lui, a été appréhendé hier par la gendarmerie au même endroit. Ils étaient en possession d’un des deux véhicules qui ont servi à la fuite du groupe des détenus.

Il est vraisemblable qu’ils s’apprêtaient à passer les frontières du Mali. Diéma se trouve en effet à l’intersection de deux routes qui mènent au Sénégal et à la Mauritanie.

Les responsables chargés de mettre la main sur le reste des fuyards n’ont pas fait état d’autres arrestations. Selon une source militaire, « parmi les évadés, il y a les compagnons de l’ancien putschiste Amadou Sanogo et des militaires accusés il y a quelques mois d’avoir voulu déstabiliser les institutions de la République ».

Comme le général Sanogo, certains évadés étaient en attente de jugement après une inculpation. Selon ces mêmes sources, « les évadés ont bénéficié de complicité à l’intérieur du camp de la gendarmerie « où ils étaient emprisonnés.

L’Association malienne des droits de l’Homme précise que sur la liste des neuf évadés, « aucun n’est inculpé dans l’affaire des bérets rouges ». Toutefois, l’AMDH, qui exige « une enquête approfondie», révèle que « cette évasion est inquiétante pour la sécurité des populations ».

Amadou Boubacar Tékété est secrétaire général de l’AMDH, soutien des familles de bérets rouges disparus. Il est joint par Issa Fakaba Sissoko : « Cette évasion doit normalement faire l’objet d’une enquête approfondie. Ceci dit, effectivement nous avons 28 détenus dans le cadre de l’assassinat des bérets rouges, dont nous défendons les victimes et parents victimes. Mais sur la liste de ceux qui se sont évadés, nous avons 9, et aucun n’est sur la liste des 28, du moins pour le moment.

Mais ce qu’il faut déplorer, c’est qu’au niveau du camp I, il y a même des présumes jihadistes qui sont en détention. Et donc c’est vraiment inquiétant quand on apprend l’évasion de certains détenus avec des armes, sachant pertinemment qu’il y a aussi des détenus à ce niveau qui sont présumes être des djihadistes. Cela fait peur ».

En tant que soutien aux familles des victimes, est ce que vous constatez une lenteur dans cette procédure de jugement ? « Absolument, absolument ! Vous savez dans la lenteur judiciaire, des fois c’est l’instruction qui le veut, des fois c’est l’enquête qui l’exige. Donc nous sommes tenus de prendre notre mal en patience ».

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