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Bâtir une paix durable

by sur 19 octobre 2015

Différents éléments semblent indiquer que la paix est enfin en bonne voie de construction au Mali.

La nomination des membres de la commission vérité, justice et réconciliation (même si sa composition fait débat du fait de la présence d’une leader indépendantiste intraitable comme vice-présidente…), la reconnaissance des sites de cantonnement des rebelles, la réconciliation scellée de deux tribus touareg, les rencontres sur le développement après la visite de la commission gouvernementale du Nord, la rentrée scolaire à Kidal, 

Mali : Comment construire une paix définitive ?

AH. – © maliactu.net – 17 octobre 2015

 

L’histoire des conflits à travers le monde nous enseigne qu’ils trouvent souvent leur origine dans des malentendus absurdes ou des préjugés grotesques. Celui dont est confronté le Mali ne déroge pas à ces facteurs.

Le mercredi dernier, le conseil des ministres a procédé à la nomination des membres de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR). Le lendemain, son président, Ousmane Oumarou SIDIBÉ, a réuni autour de lui ses collaborateurs et leur a signifié l’urgence et la portée des défis qui les attendent.

La mission de cette commission est d’autant primordiale qu’une fois les vérités dites, la justice rendue, la réconciliation opérée ; la paix, de quoi dépendent tous ces acquis, doit s’inscrire dans la durée. C’est bien l’objectif affiché par les acteurs du conflit qui sont unanimes à souhaiter que le processus actuel se démarque des précédents qui n’ont abouti qu’à des courtes périodes d’absence de violences, sans une véritable paix.

Forger une paix dans les âmes et les esprits demande de faire le diagnostic des erreurs du passé. Celles-ci révèlent surtout que les causes intrinsèques aux conflits résolus ont, comme un boomerang, toujours servi de motivations aux instigateurs de nouvelles rebellions. L’élément cyclique des rebellions au nord du Mali trouve ici son explication.

Ces causes, jamais traitées, font toujours barrage à la paix quand bien même les acteurs signent des accords pour cette fin.

Quels sont les obstacles à la paix au Mali ?

Instrumentalisation des diversités

L’Institut Malien de Recherche Action pour la Paix (IMRAP) s’est penché sur la question, emboitant ainsi le pas à la CVJR qui doit, outre ses missions principales, faire également des recommandations dans le domaine de la prévention des conflits.

La recherche effectuée par l’IMRAP a consisté à demander aux maliens de tous bords de faire leur « autoportrait des obstacles à la paix durable ».

Ainsi, il ressort des différents échanges avec les maliens que la crise des valeurs sociétales constitue un facteur non négligeable aux conflits. Cette perception s’explique par le fait que pour de nombreux maliens, les valeurs sociétales qui ont longtemps été le socle de la cohésion nationale sont aujourd’hui en voie de disparition, notamment emportées par l’influence d’acteurs et de cultures extérieurs.

Par ailleurs, cette perte des valeurs qui fondent notre identité contribue largement à l’instrumentalisation qui est opérée dans la société et dans les différentes religions. Les maliens considèrent en effet que de plus en plus les ethnies et les religions sont utilisées à des fins qui constituent de véritables dangers à la paix sociale.

Cette instrumentalisation s’est reflétée dans la crise actuelle par l’implication de certaines communautés locales dans le conflit qui n’était, au départ, que l’œuvre d’individus venus de la Libye.

La mauvaise gouvernance : amplificateur du faux clivage Nord/Sud

Le développement est la première garantie de la stabilité nationale. Un Etat, à défaut de subvenir aux besoins essentiels de sa population doit savoir créer ou faciliter les opportunités pour que celle-ci prenne son destin en main. L’incapacité de l’Etat malien à apporter des réponses concrètes aux besoins urgents de sécurité, de santé, d’éducation, etc. est pour beaucoup dans l’exaspération des frustrations.

Les rebellions successives au nord du Mali ont toujours eu recours au discours défendant un abandon par l’Etat de son septentrion, en réalité doublement misérable que le reste du pays à cause de son environnement désertique. Par opposition à cette posture, nombre de maliens établis dans les régions du sud estiment que l’Etat investit davantage au nord au détriment du reste du pays.

Ces deux visions antagonistes ont été vérifiées sur le terrain par l’IMRAP qui en revient à la conclusion qu’il faille relativiser ces perceptions, ainsi qu’une autre prônant un délaissement des zones rurales au détriment des centres urbains.

L’Etat intervient partout sur son territoire. A des degrés différents certes mais il convient de nuancer la perception des populations qui pensent que tout est mieux ailleurs que chez eux.

La réalité est certainement que l’Etat n’intervient nulle part suffisamment. Et quand bien même il intervient, les réalisations ne reflètent pas les investissements consentis. Toute chose qui ne peut être que le résultat de la corruption généralisée et de la mauvaise gouvernance.

Rompre le cycle

Aujourd’hui, plus que jamais, la paix semble à la portée des maliens. Depuis la signature de l’accord de paix et de réconciliation, le climat n’avait jamais été aussi propice à la mise en œuvre intégrale des dispositions convenues. La réconciliation désormais effective entre les mouvements armés rivaux est la plus grande manifestation de cette décrispation de la situation.

Cependant, pour que les acquis obtenus et ceux qui le seront dans le futur soient préservés cette fois-ci pour toujours, il convient qu’une réflexion approfondie soit entreprise par le gouvernement pour lever tous les obstacles à la paix durable au Mali.

D’ores et déjà, grâce aux efforts de l’IMRAP, quatre principaux ensembles de facteurs identifiés par les maliens sont à prendre en considération. Il s’agit de la gestion de la diversité sociopolitique et la crise des valeurs sociétales ; la régulation de la compétition autour des ressources naturelles et des opportunités économiques ; la gouvernance de l’accès aux services publics ; les mécanismes de gestion/résolution des conflits locaux et rébellions.

La véritable paix dépasse certainement un simple accord conclu entre quelques individus sur des millions d’autres.

 

Désarmement, démobilisation et réinsertion DDR : Reprise de la reconnaissance des sites de cantonnement

Minusma le 16 octobre 2015

Dans  le cadre des efforts visant à mettre en œuvre l’Accord de Paix, en particulier les actions confiées au Sous-comité du Comité de Suivi de l’Accord (CSA) chargé de la Défense et de la Sécurité, des missions de reconnaissance ont eu lieu dans le Nord du Mali afin de s’assurer que des sites de cantonnement appropriés sont sélectionnés et validés par la CTS (Commission Technique de Sécurité), en vue de regrouper les membres des groupes armés signataires. Par conséquent, du 28 Septembre au 13 Octobre 2015, la section DDR-SSR de la MINUSMA a participé à la reconnaissance de quatre futurs sites de cantonnement dans les régions de Tombouctou et de Gao. Le travail a été organisé par la CTS en coordination avec les représentants de la MINUSMA, de l’UNOPS, du Gouvernement du Mali et de la Plateforme.

Les premiers sites visités se situent dans les régions de Tombouctou et Gao. Dans ces localités, l’ERS (Equipe de Reconnaissance Description: Description) a été guidée sur les lieux identifiés, par les chefs et notabilités des villages ou encore, par les représentants des différentes communautés qui y habitent.

Tous ont exprimé leur satisfaction de voir redémarrer ces missions de reconnaissance de sites de cantonnement, soutenu par la MINUSMA. Ils ont, à l’unanimité, réitéré leur engagement pour la réussite de ce processus qui, de l’avis de chacun, est une étape cruciale pour la stabilisation du Nord du Mali.

« Nous remercions la MINUSMA et ses partenaires pour leur appui à la reprise de ce processus de cantonnement devant mener à celui du Désarmement, de la Démobilisation et à terme de la Réinsertion et/ou de la réintégration des ex-combattants. Nous sommes sûrs qu’il permettra de restaurer la sécurité, gage d’une paix et d’un développement durables » a déclaré le chef de l’un des villages abritant un site.

Ces opérations de Reconnaissance de sites de cantonnement avaient été recommandées à l’issue d’ateliers tenus en février et Mars 2014. C’est courant avril et mai, de la même année, que les travaux à proprement dits avaient démarrés, brutalement interrompu quelques jours plus tard, suite aux incidents malheureux survenu à Kidal, le 21 Mai 2014.

Ces missions de reconnaissance seront poursuivies sur d’autres sites, avec toutes les parties prenantes, dans l’ensemble des régions du Nord du pays. Les sites de cantonnement retenus seront proposés à la CTS pour validation en vue de leur aménagement par la MINUSMA. Autant que les accords signés, la reprise de ce travail d’identification constitue, pour toutes les parties, une magnifique opportunité d’installer la paix de façon durable.

La MINUSMA se félicite du dialogue direct entre les mouvements politico-militaires

Minusma – 16 octobre 2015 –

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a noté avec satisfaction la série de rencontres tenues à Anéfis, dans le nord du pays, du 4 au 14 octobre 2015, dans le cadre d’un dialogue direct et constructif entre les mouvements politico-militaires, la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme.

« La MINUSMA est encouragée par ce développement qui constitue une étape qualitative dans le processus de paix inter-malien. Cette avancée s’ajoute aux progrès qui ont été enregistrés depuis le parachèvement de la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali, réaffirmant ainsi la marche résolue vers une paix durable et inclusive », a déclaré la Mission dans une déclaration à la presse publiée jeudi.

Le 6 octobre, à l’occasion d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la situation au Mali, le Représentant spécial du Secrétaire général dans ce pays, Mongi Hamdi, avait dénoncé les fréquentes violations du cessez-le-feu et regretté qu’un temps précieux ait été perdu dans la mise en œuvre de l’accord de paix du 20 juin 2015.

Cette semaine, la MINUSMA a félicité les dirigeants des deux mouvements politico-militaires pour la sagesse dont ils ont fait preuve en privilégiant la voix du dialogue et pour avoir honoré les engagements pris lors de la réunion qui a été initiée et organisée au quartier général de la MINUSMA le 23 septembre par Mongi Hamdi entre les dirigeants politiques et militaires des deux parties.

Lors de cette réunion, les deux parties s’étaient engagées à cesser immédiatement et effectivement les hostilités, les actes de provocation et à assurer la circulation sans entraves des civils non-armés et des biens. Les deux parties s’étaient aussi engagées à continuer le dialogue à Anéfis afin de résoudre tous les problèmes intercommunautaires par des moyens pacifiques.

De son côté, la CMA s’était engagée à reprendre sa participation aux travaux du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation, de ses sous-comités et ceux de la Commission technique de sécurité.

La MINUSMA a encouragé « les parties à persévérer sur la voie du dialogue dans le cadre prescrit par l’Accord de paix et la réconciliation nationale au Mali et les dispositions pertinentes des résolutions du Conseil de Sécurité ».

Communiqué conjoint de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) et de la Plateforme

Maliactu le 15 octobre 2015    

Du 04/10/2015 au 14/10/2015 s’est tenue à Anafif une rencontre historique entre la Coordination des Mouvements de l’Azawad et la Plateforme à l’effet d’aplanir les difficultés qui les opposent.

Cette rencontre, initiée par la CMA et la Plateforme, et encouragée par Gouvernement de la République du Mali et la Médiation Internationale avec l’Algérie comme chef de file,et sous la présidence de MM. Alghabas Ag Intalla, Alhaji Ag Gamou, Hanoun Ould Ali, Mohamed Ag Najim ainsi que plusieurs autres responsables politiques et militaires des deux formations, a réuni plus de 1000 personnes venues des Régions de Tombouctou, Gao, Menaka, Taoudenni, Kidal et de l’extérieur.

Soucieuses du bien être des populations, notamment de leur sécurité; Décidées à faciliter au maximum la mise en oeuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali signé le 15 mai 2015 et parachevé le 20 juin 2015 à Bamako, la CMA et la Plateforme, après plusieurs débats emprunts de franchise et d’engagement, ont pris les décisions et engagements suivants:

  1. Réaffirmation de la cessation des hostilités.
  2. Libération des personnes détenues du fait du conflit entre les deux parties.
  3. Mise en place d’une Commission conjointe chargée d’identifier et de régler tous les conflits intercommunautaires qui grèvent la paix dans le pays.
  4. Libre circulation des personnes et de leurs biens.
  5. Mise en place d’une Commission conjointe chargée de la restitution des travaux et de la sensibilisation dans toutes les Régions. Les 8 et 9 Octobre 2015 les communautés Ifoghas et Imghad se sont rencontrées sur place à travers leurs représentants attitrés aux fins de régler tout ce qui est sensé les opposer.Un communiqué final a sanctionné cette rencontre et a scellé la réconciliation définitive entre les deux communautés.

Le 10 Octobre 2015 les Communautés Dowsahak et Imghad se sont rencontrées sur place et ont convenu d’une cessation immédiate des hostilités entre les deux communautés et d’un pardon mutuel des erreurs du passé. Le 10 Octobre toujours à Anafif, les Communautés Ifoghas et arabe du Telemsi se sont rencontrées.

Après plusieurs heures de débats francs durant lesquelles, les deux communautés ont fait l’historique des récents événements qui ont entaché les bonnes relations,les responsables ont pris la décision de privilégier le dialogue,les compréhension et le pardon comme mode de règlement de tout différend.

Par ailleurs la CMA et la Plateforme ont exprimé leur désir profond d’une mise en oeuvre scrupuleuse de l’Accord de paix issu du processus d’Alger,en commençant notamment par les mesures d’urgence que sont l’installation d’une administration locale transitoire consensuelle, le retour des populations déplacées/réfugiées,l’installation des services sociaux de base,la libération des personnes détenues du fait du conflit. D’autres rencontres sont prévues, notamment autour des questions d’Inkhalil,de Zarho et des dissensions existant entre différentes communautés. Un chronogramme a été convenu pour organiser toutes ces rencontres, toujours sous l’égide de la CMA et de la Plateforme.

Anafif le 14 Octobre 2015.

Pour la CMA: Alghabas Ag INTALLA. Pour la Plateforme: Abidine Ould Mohamed.

 

Sortie de crise : Les écoles vont rouvrir à Kidal le 19 octobre

Rassemblés par Maliki – L’Indicateur du Renouveau du, 14 octobre 2015

La mission d’évaluation technique pour le retour de l’administration dans le nord a annoncé la reprise de l’école à Kidal le 19 octobre prochain. Une réouverture des classes qui aura lieu en dépit des difficultés logistiques et de personnel.

Les classes vont rouvrir à Kidal. La date retenue pour cette réouverture est le 19 octobre 2015. C’est l’avis exprimé par la mission d’évaluation technique pour le retour de l’administration dans le nord dont des délégations viennent de séjour à Gao, Tombouctou et surtout Kidal.

Selon OCHA cité par Studio Tamani, 454 écoles dans au moins 60 communes des régions de Gao, Kidal, Mopti, Ségou et Tombouctou n’ont pas pu fonctionner normalement en 2014 et 2015. Certaines sont fermées depuis le début de la crise en 2012, et d’autres l’ont fait suite à la dégradation de la situation sécuritaire cette année. C’est le cas à Nampala et à Tenenkou.

Dans la région de Kidal, le personnel de l’administration scolaire est absent et aucune école n’est officiellement ouverte. Dans certaines zones touchées par le conflit, les enseignants, même lorsqu’ils sont présents, ne travaillent pas de peur de représailles.

Dans les 3 régions du Nord, on estime les déficits en enseignants à près de 400. A Kidal les efforts de sensibilisation des organisations humanitaires ont déjà commencé à porter leurs fruits. Deux écoles occupées par les groupes armés à Tessalit ont été libérées. A ce jour, cinq établissements scolaires demeurent occupés par les groupes armés dans le Nord.

Par ailleurs, selon les informations transmises par OCHA, quatre écoles ont rouvert le 2 octobre à Kidal avec une cinquantaine d’élèves par classe.

Pour certains responsables de la Coordination des mouvements armés, les récentes missions dans la région de Kidal sont « un signal », et « une volonté exprimée » des deux mouvements à s’inscrire dans la dynamique de la paix et de la réconciliation. Selon eux, « la priorité d’un retour à la paix, reste l’éducation ».

L’un des responsables de la CMA, Idriss Ali Amaha a déclaré dans l’émission « Grand Dialogue » de lundi sur l’antenne de Studio Tamani, « la bonne nouvelle pour tous les Maliens, c’est ce que tout le monde se retrouve encore une fois. J’espère que c’est pour la bonne cause et que ce soit plus sérieux que les fois précédentes. Car on a eu malheureusement plusieurs fois des accords où les gens ont eu des difficultés après. Tout le monde a compris aussi que le gouvernement de la République du Mali a le bon sens, et que la plupart des mouvements ont compris que l’État a une volonté de trouver une solution pour le problème du Nord. L’État vient d’envoyer des gens au Nord, ce qui est très important pour nous. Ce qui l’est plus c’est surtout sur le plan éducatif où des spécialistes ont été envoyés et qui font un très bon travail. Ce qui a suivi après, ce sont les retrouvailles des mouvements à Anefis où ils sont en train d’élaborer un accord final entre eux, et j’espère que les choses iront dans le bon sens pour tout le monde, s’il plaît à Dieu ».

Pour la Plateforme, « ce qui se passe dans le processus est la suite logique des prises de contact et concertations qui ont eu lieu à Bamako avec des responsables de la CMA ». Selon Ibrahim Diallo l’un des responsables de la Plateforme, toujours dans l’émission « Grand Dialogue, « Pour une fois, je pense que les fils du Nord se sont mis, d’ailleurs, au dessus de l’accord de paix, en décidant de se retrouver sans le protocole habituel, c’est à dire sans la médiation, sans les forces d’interposition, pour discuter entre  frères de leurs problèmes et des solutions à apporter pour une bonne vie. C’est plus qu’une décrispation. Ce sont les enfants d’une même famille qui se retrouvent   et qui élaborent les règles au sein de leurs familles pour une vie meilleure. Cela surprend peut-être ceux qui ne sont pas au fait des choses, mais nous qui vivons ensemble ici Bamako, nous savons que les signaux sont partis de Bamako et se sont transportés sur le terrain à Anefis. Donc, ce qui se passe à Anefis n’est qu’une suite logique des événements qui ont eu lieu à Bamako ».

« Pour ce qui concerne la situation sur le terrain : l’école, les services sociaux de base, l’eau, la santé, etc. Tout ce qui manque, le gouvernement est en train d’aller dans le bon sens. C’est le cas même des enfants maliens, quelque soit ce qui est advenu, ils ne méritent pas de rester comme ça ».

RÉUNION DU COMITÉ DE SUIVI LE 26 OCTOBRE PROCHAIN : SOUS DE « BONNES AUSPICES »

Studio Tamani – samedi 17 octobre 2015 16:44

Les travaux de la prochaine réunion du Comité de suivi de l’accord de paix d’Alger s’annoncent « sous un climat de décrispation ». C’est ce qui ressort de l’avis des acteurs du conflit et de nombreux observateurs après la signature du « Pacte d’honneur » entre la plate-forme et la CMA et les séries de discussions entre la médiation et les parties autour de la question de représentativité des groupes armés au sein du Comité de suivi.

La CMA et la Plateforme ont annoncé jeudi avoir scellé la paix après plusieurs jours de pourparlers. Cette entente, appelée « Pacte d’honneur » devrait « mettre fin aux hostilités » entre les deux camps, qui se sont plusieurs fois affrontés, notamment en août dernier à Anefis. Ce pacte est signé après près de trois semaines de « discussions directes » entre les responsables des deux mouvements à Anefis, théâtre de violents affrontements en août dernier. Les groupes armés ont donc signé un « pacte d’honneur  » de cessez-le-feu et de paix.

Dans un communiqué, la mission de l’ONU au Mali a salué «  la série de rencontres tenues à Anéfis, entre la CMA et la Plateforme « . Selon elle, c’est un  » développement qui constitue une étape qualitative dans le processus de paix inter-malien« .

Pour certains observateurs la signature de ce « Pacte d’honneur » entre la Plate-forme et la CMA est un « acte sincère qui symbolise l’entente » entre ces mouvements. Toute fois, selon eux, « cet accord n’est pas inclusif si toutes les communautés du Nord ne sont pas impliquées dans le processus ».

Pr Abdoulaye Niang est le Directeur du centre de recherche et d’étude stratégique. Il a été joint au téléphone par Ayouba Sow : « Il faut y croire parce que ce sont des parties prenantes qui se sont engagées à signer, alors qu’il y a un ou deux mois, ils étaient au front, en train de se tirer dessus. Donc, on ne doit pas douter de leur engagement par rapport à cela. Cependant, là où le problème peut se poser, c’est l’interprétation de cet engagement mutuel entre deux parties, dont on sait très bien qu’historiquement il y a un problème de classe sociale. Il y a un problème de droits sociaux qui sont liés à la classe sociale. Je pense que c’est là où la question se pose, et quel est aussi l’impact de cette réconciliation sur le processus ? Car c’est la réconciliation qui a eu lieu entre les enfants du Nord, mais c’est partiel. Ce n’est pas totalement inclusif. Est-ce que les Bêlas sont totalement dans ce pacte là ? Est-ce que d’autres groupes sociaux qui sont au Nord sont totalement pris en compte ? La question peut se poser à ce niveau aussi. Mais supposons que tout cela soit résolu. Quand on a dit réconciliation entre le Sud et le Nord, c’était du faux. La réconciliation devrait avoir lieu entre les groupes sociaux. C’est ce qui vient de se passer. Et voyons maintenant qu’est-ce que cela peut avoir comme impact sur la paix ? »

La signature du protocole d’entente entre la CMA et la Plate-forme intervient alors que les travaux de la réunion du Comité de suivi de l’accord devraient s’ouvrir le 26 octobre prochain à Bamako. Lors de la précédente réunion dudit Comité, les parties n’ont pu aboutir à un compromis autour de l’article 10 du règlement intérieur relatif à la représentativité des groupes armés.

Mais selon la Coordination des mouvements prônant l’inclusivité et signataires de l’accord du 15 mai 2015, « Compis 15 », les discussions sont « sur une bonne voie » pour un compromis rapide autour de la question. Le mouvement se félicite de la signature du « Pacte d’honneur » entre la CMA et la plate-forme et annonce une reprise des travaux du Comité de suivi sous de « bons auspices »

Mohamed Ousmane AgMouhamedoun est coordinateur de la « Compis 15 ». Il est joint par Issa Fakaba Sissoko : « Permettez-moi de féliciter les deux parties pour la qualité de ces résultats auxquelles ils sont parvenus. Ces constituent pour moi un élément essentiel, important pour renforcer la cohésion et la paix. Et du coup améliorer le cadre nécessaire de mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation. Cela est sûrement important. C’est une démarche que nous avons encouragée, nous avons soutenue.

S’agissant du débat autour de l’article 10 du règlement intérieur du Comité de suivi, je pense que le groupe de contact, présidé par le président Pierre Buyoya depuis la précédente réunion, a continué à discuter avec les parties notamment d’une part la Plate Forme, la CMA, mais aussi nous autres mouvement signataires de l’accord. Donc, il se trouve qu’aujourd’hui ces discutions sont prometteuses. Il y a beaucoup d’espoirs que d’ici la prochaine réunion du Comité de suivi (prévue le 26 octobre) que nous trouvions un compromis pour permettre la représentativité au sein du Comité de suivi. Donc, cela est vraiment important, c’est un acquis, les discutions se poursuivent ».

L’ultra-séparatiste de Kidal promue vice-présidente de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation : La nomination de Nina Oualet Intallou suscite le désaveu de la CMA et la colère de la Plateforme

MD- 17 octobre 2015

Nina Wallet Intalou (MNLA en Mauritanie)

Nina Wallet Intalou, dirigeante du MNLA, le 16 avril à son domicile à Nouakchott. | LAURENT PRIEUR

En propulsant cette femme qui fait partie de l’aile radicale de la CMA à la vice-présidence de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation sans concertation préalable de cette organisation, le gouvernement a réussi à se mettre celle-ci sur le dos. Tout en mécontentant la Plateforme qui a été totalement ignorée dans la composition de la structure.

Première à réagir, la CMA a vivement protesté contre la désignation de l’un de ses membres, en l’occurrence la présidente du mouvement des femmes du MNLA, Nina Oualet Intallou, comme première vice-présidente de cette structure. Les ex-rebelles précisent n’avoir déposé aucune liste, raison pour laquelle ils ne comprennent pas sur quelle base ces nominations ont été faites.

De son côté, la Plateforme des mouvements d’autodéfense déplore le fait qu’aucun de ses membres n’ait été désigné dans cette commission. Ce, alors que celle-ci devrait regrouper toutes les sensibilités du pays pour amorcer la véritable marche vers la réconciliation.

Même son de cloche chez les mouvements de la COMPIS 15 qui ne se retrouvent pas dans cette structure. Contacté par nos soins, le porte-parole de ce regroupement, Mohamed Attaïb Sidibé, non moins Président du Ganda Iso, a indiqué que le choix des membres de cette importante commission devait être plus inclusif. Lui aussi dit ne pas comprendre la désignation de Nina Oualet Intallou comme première vice-présidente.

C’est ainsi qu’il a rappelé le vif échange verbal qui a eu lieu entre elle et le ministre de la Solidarité, Hamadoun Konaté, lors de l’une des réunions du Comité de Suivi de l’Accord de paix. En effet, l’ex-maire de Kidal en 2007 n’avait pas hésité à exprimer son manque de confiance au gouvernement et clamer que la mise en œuvre de l’accord devait être confiée uniquement aux groupes armés et la Communauté internationale.

A quoi le ministre avait rétorqué que c’était la première fois que quelqu’un doute de sa confiance et qu’il n’avait besoin non plus de celle de Nina. Il a aussi insisté sur le fait que la mise en œuvre de l’accord est de la responsabilité totale du gouvernement.  En tout cas, c’est une nouvelle période d’incertitude qui s’ouvre à travers la composition de cette commission. Reste à espérer que cela ne soit pas de nature à remettre en cause les acquis obtenus jusqu’ici grâce au gouvernement en grande partie.

 

Commission verité-justice et reconciliation: Nina Oualet Intallou désignée par la CMA

Maliki Diallo – L’indicateur du renouveau – 15 octobre 2015

Nina Oualet Intallou

Avec la décrispation, on s’attendait à la composition de la Commission Vérité-Justice Et Réconciliation. Elle est effective depuis hier puisque le conseil des ministres a publié la liste des membres de cette structure importante pour le retour. Les ex-rebelles de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) seront représentés par une dame assez sulfureuse en la personne en la personne Nina Oualet Intallou désigné comme 1ere Vice-présidente  de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation.

Nina Oualet Intallou, âgée de 51 ans, fait partie des membres fondateurs du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) dont elle est membre du Bureau exécutif.

Les autres membres sont : – 2ème Vice-Président de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation : El Hadji Sidi KONAKE, Représentant Du Haut Conseil Islamique. Quant Aux Commissaires, Il y a Madame DEMBELE Oulématou SOW, Oumar Hassèye TOURE, Mamoutou DIABATE, Sikaye AG EKAWELL, Aliou AG ELMAHRI,  Abouzeïdi Ousmane MAIGA, Mahamadou Moussa DIALLO, Coulibaly Madeleine MAIGA,  Daniel COULIBALY,  Oumar AG TELFI, Mohamed Ould Sidi Mohamed Dit Moïdidi Et Madame COULIBALY Aïssata Touré.

 

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