Skip to content

IBK en « visite d’Etat »‘ à Paris

by sur 19 octobre 2015

Une visite d’Etat répond à un protocole très précis. Ibrahim Boubacar Keïta est le premier chef d’Etat malien a être reçu à Paris en visite d’Etat du 20 au 24 octobre.

Conférence à la Sorbonne, rencontres multiples, discussions économiques et politiques, immigration, mais également visite à Douaumont (son grand père a combattu à Verdun), le point sur un rendez-vous important … dont toutes les parties attendent beaucoup !

Trop peut-être…

IBK-Hollande

Réunion du 22 octobre prochain a paris pour la relance économique et le développement du Mali : Pourvu que Paris ne soit pas comme Bruxelles

Dieudonné Tembely -19 octobre 2015-

Bamako prépare en grande pompe la réunion du 22 octobre prochain à Paris dite «Conférence internationale pour la relance économique et le développement du Mali». 

Ainsi, le Premier ministre a inauguré en début de la semaine dernière au CICB avec une grande mobilisation les travaux de la réunion préparatoire de cette conférence.

Quant au patron de la Cellule de communication de la présidence, il rencontrait un jour plus tard, des hommes de médias pour leur expliquer que le Président de la République prendra part à cette conférence pour la relance économique du Mali, organisée  par l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE).

Comme celle du 15 mai 2013 à Bruxelles, cette conférence mobilisera tous les amis du Mali avec à la clé, des promesses financières pour l’accompagnement de la sortie de crise et le soutien aux actions humanitaires et de   relance de l’économie et du développement. Mais, pourvu que les promesses qui sortiront de cette conférence de ce 22 octobre ne soient pas comme  celles du 15 mai 2013 à Bruxelles.

Pour le bonheur des Maliens, les engagements d’aide doivent être suivis de décaissements. 

Le Mali fait face aujourd’hui à plusieurs défis, liés entre autres à la mise en œuvre de l’Accord de paix, au développement économique du pays, au retour et à l’insertion socioprofessionnelle des réfugiés et à la gouvernance. C’est pour aider le Mali post crise que l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) et ses partenaires se disent prêts  d’accompagner le pays dans le cadre de la mobilisation des ressources et des partenaires pour soutenir les importants programmes et projets de développement retenus.

En effet, l’Accord signé le 15 mai et parachevé le 20 juin 2015 prévoit la création d’une «Zone de Développement des Régions du Nord, dotée d’une Stratégie spécifique de développement élaborée conjointement par les Parties avec l’appui des partenaires internationaux et financée notamment par un Fonds de développement durable. Il y aura aussi la mise en place d’une Mission d’Evaluation conjointe au Nord du Mali (MIEC/Nord du Mali) afin de procéder à l’identification des besoins en matière de relèvement rapide, de réduction de la pauvreté et de développement de la zone ; la convocation d’une Conférence d’appel de fonds dans les deux mois suivant l’élaboration de la Stratégie spécifique de développement».

D’où, la tenue de cette conférence. Deuxième du genre, après celle du 15 mai 2013 à Bruxelles, dite la Conférence des donateurs «Ensemble pour le renouveau du Mali», cette rencontre de Paris ambitionne d’offrir aux autorités maliennes un forum où elles peuvent exposer les différents défis auxquels le pays fait face.

Ainsi, le Premier ministre, M. Modibo Keïta ouvrant les travaux de la réunion préparatoire de cette conférence, a souligné que l’espoir est permis au regard de l’évolution positive de la situation. Il a engagé l’ensemble des acteurs à analyser et relever les défis qui se posent dans le cadre du processus de paix dont la mobilisation des ressources est un élément important. Le PM Keita a insisté sur la nécessité de relever les défis en matière de justice sociale et des questions économiques pour l’émergence du pays avant de souhaiter enfin que la Conférence du 22 octobre prochain soit une réussite en termes d’originalité, mais également de succès pour les perspectives. Aussi, le président Ibrahim Boubacar Keita qui sera en visite d’Etat à Paris du 20 au 24 octobre prochain, co-présidera cette conférence avec son homologue français. Le président Keita sera accompagné dans ce voyage, par une forte délégation composée, d’une  bonne dizaine de membre du Gouvernement, un nombre important d’opérateurs économiques.

Comme quoi les autorités maliennes nourrissent de grand espoir sur cette conférence pour le renouveau du pays. Le grand souhait pour l’ensemble des Maliens est que dans un premier temps, les promesses soient tenues et dans un second temps que les milliards de FCFA ou d’Euros soient investis dans des projets et programmes qui amélioreront leurs conditions de vie.

Pour rappel, lors de la Conférence Internationale «Ensemble pour le renouveau du Mali» tenue le 15 Mai 2013 à Bruxelles, qui a permis de rassembler des promesses d’appui à hauteur de 3,285 milliard d’Euros, soit 2849 milliards de FCFA, a vu la participation de 108 délégations, de 13 chefs d’Etats et de Gouvernement et autres personnalités. Et, il ressort des études d’évaluation que dans le cadre de la mise en œuvre du Plan pour la relance durable du Mali issu de cette conférence, 1411 milliards FCFA ont été décaissés. Sur cette somme, 253 milliards ont transité via un autre bailleur public, tel que la Minusma et le PNUD. Ainsi, à l’analyse on constate que 66% des décaissements, soit 937,5 milliards FCFA effectués hors budget. Il faut indiquer en outre qu’en 2013 et 2014, le volume d’aide pour l’ensemble des conventions signées par les 29 PTF s’élevait à 2 994 milliards FCFA. Pour tous instruments confondus, il a été mobilisé 1 873 milliards FCFA, soit un taux de 62% du volume de conventions signées. Le budget de l’Etat a reçu 35 % des aides soit 650 milliards de FCFA. Comme pour dire que le citoyen lambda malien n’a vu ni la couleur ni attendu l’odeur de la colossale somme d’argent promis par les donateurs à Bruxelles.

En somme, il faudra que cette conférence de Paris scelle un accord qui restaure la confiance  entre les partenaires et les autorités maliennes en vue de  renforcer les acquis de la sortie de crise et la relance de l’Economie à travers les investissements, le tout pour le bonheur et l’honneur des Maliens.

Editorial : que nous valent ces honneurs de la France ?

17/10/2015

Le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, effectuera une visite d’Etat, du 20 au 24 octobre prochain, à Paris.

C’est la toute première fois qu’un président malien  effectue une visite d’Etat en France, depuis l’accession de notre pays à la souveraineté nationale et internationale.

C’est l’Ambassadeur de France au Mali, Gilles Huberson, qui a fait la révélation au sortir d’une rencontre avec le Premier ministre, Modibo Kéita. Selon le diplomate français, à cette occasion, les Champs Elysées seront pavoisés aux couleurs du drapeau malien ainsi que tous les bâtiments publics français.

Au cours de cette visite, il est prévu un tête-à-tête entre le président français, François Hollande et son homologue malien ; un dîner d’État à l’Élysée ; un rendez-vous à Matignon avec Manuel Valls ; puis avec Jean-Yves Le Drian, Claude Bartolone (président de l’Assemblée nationale) et/ou Gérard Larcher (celui du Sénat). Il y a aussi en vue une rencontre avec Anne Hidalgo, la maire de Paris…

Ancien étudiant à la Sorbonne, IBK y donnera une conférence et recevra les honneurs militaires aux Invalides, avant d’être reçu au siège du Medef. Enfin, une visite est prévue à l’ossuaire de Douaumont, en hommage à son grand-père tué à Verdun pendant la première Guerre mondiale, alors qu’il combattait dans l’armée française.

Ce sont des centaines de milliards de FCFA qui seront annoncés à l’issue de  la rencontre de l’OCDE  qui sera co-présidée par IBK et Hollande, le 22 octobre prochain.

Des honneurs et des honneurs, et sans nul doute le temps pour le président malien d’oublier un peu le carcan de son pays. Donc une véritable catharsis.

Sauf que les Maliens se demandent ce que valent tous ces honneurs de la puissance coloniale au 6e président du Mali indépendant. Est-ce à dire que c’est le président le plus méritoire que le Mali n’a jamais connu ?

Certainement pas pour les Maliens, lesquels dans leur écrasante majorité vous diront que le père de l’indépendance, Modibo Kéita, est de loin le président le plus aimé pour ce qu’il a fait. Un président qui a légué un Mali réellement indépendant mais qui est aujourd’hui dans la ‘’dépendance’’. Un confrère écrivait que le Mali est passé de l’indépendance à la dépendance. Le doyen Seydou Badian Kouyaté martelait que si Modibo était là, la Minusma ne serait pas là.

Pour autant, c’est le président actuel de ce pays qui sera auréolé par autant d’honneurs, de célébrations d’amitié par la France. La France d’un certain Charles De Gaule qui disait en son temps que son pays n’a pas d’amis, mais n’a que des intérêts. Et puisque cette assertion semble être toujours d’actualité à l’hexagone, on pourrait dire que la France a, enfin, pu sauvegarder ses intérêts au Mali où elle est engagée depuis 2013, officiellement, dans une guerre contre le terrorisme. Beaucoup de Maliens pensent qu’IBK a beau être ami de longue date de François Hollande, Michel Tomi ; il a beau aimer la Sorbonne, il ne pouvait pas être autant célébré.

L’explication est donc à chercher ailleurs. Peut-être dans la gestion de la crise malienne. La gestion de la crise malienne a été bonne à en croire l’Ambassadeur de France au Mali, Gilles Huberson, lequel soutient que la sortie de cette crise a été rapide et exceptionnelle. ‘’C’est une première  pour le Mali qui est ainsi honoré et, à travers  lui, son président, Ibrahim Boubacar Kéita, qui entretient de solides relations d’amitié et de fraternité  avec son homologue français, François Hollande’’, écrivait le jeudi un confrère.

On est bien loin des souvenirs d’un certain 17 mai 2014 quand le Premier ministre d’alors Moussa Mara s’était aventuré dans le désert Kidalois alors que son gouvernement n’avait toujours pas ouvert les négociations avec les groupes armés du Nord malgré l’impatience de la communauté internationale.

Oui, on est bien loin de là puisqu’entre temps, beaucoup d’eau a coulé sous le pont. Il y a eu bien sûr cette signature de l’Accord d’Alger pour la paix et la réconciliation nationale, les 15 mai et 20 juin 2015, au Centre international de conférence de Bamako (CICB). A la veille du dernier round des pourparlers ayant abouti à cet Accord, le président Hollande prévenait qu’il voulait un accord maintenant. Le message fut adressé à IBK et aux chefs rebelles de la CMA. L’accord a été alors accouché et depuis la signature de cet accord, tout semble aller sur des roulettes.

Des missionnaires du gouvernement malien sont bien accueillis à Kidal pour étudier les besoins de la population ; la CMA et la Plateforme qui célèbrent la paix des braves à Anefis ; le ministre français des Finances et des Comptes publics, Michel Sapin qui vient annoncer à Bamako l’annulation d’une grosse dette française envers le Mali ; le FMI qui n’est plus aux trousses du gouvernement malien ; le couperet Tomi rangé dans les placards et l’apothéose sera bien entendu la visite historique d’Etat du président IBK en France.

On apprend même qu’au cours de cette visite, la France va verser 300 millions d’euros supplémentaires d’aide au Mali. Soit 196,5 milliards FCFA. 300 millions d’euros supplémentaires d’aide au Mali, notamment pour le développement du nord du pays. «On va annoncer environ 300 millions d’euros jusqu’en 2017, dont une partie substantielle pour le Nord, où l’ex-rébellion à dominante touareg et les groupes armés pro-gouvernementaux viennent de sceller la paix », a déclaré le vendredi une source diplomatique française.

Cette somme, dont le versement va s’étaler de la mi-2015 à la fin 2017, s’ajoutera aux 300 millions d’euros de prêts et aides déjà accordés par la France lors de la conférence des donateurs pour le Mali en mai 2013 à Bruxelles. La France présentera cette nouvelle aide lors d’une conférence de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) pour la relance économique et le développement du Mali, jeudi, à Paris. L’Union européenne, principal bailleur du Mali, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD) feront aussi des annonces à cette occasion.

IBK a été reçu à plusieurs reprises en France depuis son élection, notamment lors d’une visite officielle en octobre 2013, mais il aura droit cette fois-ci à tous les honneurs d’une visite d’Etat.

La visite d’Etat du président malien «tombe à un moment important dans le règlement de la crise malienne avec une accélération de la mise en œuvre des accords d’Alger depuis septembre après des débuts difficiles cet été», a souligné la source diplomatique française.

On comprend bien qu’il y a bien une relation de cause à effet par rapport à cet Accord pour la paix.

Sa signature nous vaut aujourd’hui une célébration par la France. Un accord dans lequel beaucoup de Maliens, notamment l’opposition, voient les germes d’une future partition du pays.

« Malgré les dénégations du président et  du gouvernement il n’y a pas l’ombre d’un doute : l’Accord d’Alger fera du Mali (s’il est appliqué tel quel) un État fédéral. Dans cette nouvelle fédération du Mali, les  Régions-États seront dirigées par des présidents élus au suffrage universel direct qui sont à la fois chefs du législatif, de l’exécutif et de l’administration. Or la démocratie repose sur la séparation des pouvoirs et la décentralisation  est synonyme d’organisation des contre-pouvoirs locaux », disait Tiébilé Dramé le 9 octobre 2015 à la Maison de la presse.

C’est peut-être pour cette raison que le rebelle Mahamadou Djéri Maïga félicitait le 20 juin 2015 au CICB, le président IBK pour avoir réalisé ce qu’aucun de ces devanciers n’a pu faire ! Un rebelle qui ne jure que par la partition du pays qui félicite un président de la République pour avoir signé un accord où il trouve son compte ? Ça veut dire ce que ça veut dire.

Visite d’état du président en France: Déclaration du Parena

17/10/2015 

Le PARENA a appris que le président de la République effectuera du 20 au 24 octobre 2015 une visite d’État en France.

Le programme de ce déplacement inclurait, entre autres, une visite à l’Ossuaire de Douomont (Verdun) où reposerait le grand-père du Président.  Outre son grand-père, le PARENA propose au Président d’étendre l’hommage aux milliers de tirailleurs sénégalais morts à Verdun pour la France. Parmi ces tirailleurs sénégalais, de très nombreux militaires soudanais (Maliens) à la bravoure légendaire reposent aussi à Douomont.

Par ailleurs, le PARENA suggère au président de la République de profiter de ce voyage d’État pour rendre visite, au nom de tout le Mali, à la famille de Damien Boiteux, première victime française de l’Opération Serval, qui incarne le sacrifice ultime consenti par la jeunesse et le peuple français pour la liberté du Mali.

Bamako, le 17 octobre 2015.

Le Comité Directeur du PARENA.

La France va octroyer environ 300 millions d’euros supplémentaires d’aide au Mali

La Voix de l’Amérique – 16.10.2015 18:53

Cette aide est annoncée alors que le président Ibrahim Boubacar Keïta est attendu pour une visite officielle à Paris la semaine prochaine, selon des sources diplomatiques françaises.

« On va annoncer environ 300 millions d’euros jusqu’en 2017, dont une partie substantielle pour le Nord », où l’ex-rébellion à dominante touareg et les groupes armés progouvernementaux viennent de sceller la paix, a déclaré une de ces sources.

Cette somme, versée entre mi-2015 et fin 2017, s’ajoutera aux 300 millions d’euros de prêts et aides déjà accordés par Paris lors d’une conférence des donateurs pour le Mali tenue en mai 2013 à Bruxelles.

La France présentera cette nouvelle aide lors d’une conférence de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques) pour la relance économique et le développement du Mali, jeudi, à Paris. L’Union européenne, principal bailleur du Mali, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD) feront aussi des annonces.

Des représentants de l’ex-rebellion touareg et des groupes armés progouvernementaux du Nord, hier ennemis, assisteront à la conférence de l’OCDE, a précisé une autre source française.

« C’est (un signal) assez fort que le gouvernement accepte de venir dans un pays étranger avec des représentants de groupes armés avec lesquels il était en conflit ouvert jusqu’à il y a six mois et encore en conflit larvé cet été », a souligné cette source. Keïta a été reçu à plusieurs reprises en France depuis son élection en 2013, mais il aura droit cette fois à tous les fastes d’une visite d’Etat.

Il s’entretiendra mercredi avec le président François Hollande, le président du Sénat Gérard Larcher, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, et interviendra à l’université de la Sorbonne avant un dîner d’Etat à l’Elysée.

Après la conférence de l’OCDE jeudi, il se rendra à l’Ossuaire de Douaumont (est), où reposent des soldats maliens de la Première guerre mondiale. Environ 80.000 Maliens ont été mobilisés dans les rangs de l’armée française sur les deux conflits mondiaux et 17.000 y ont trouvé la mort, dont l’arrière-grand-père du président Keïta en 1917.

La France va débloquer 300 millions d’euros pour le Mali

Publié le 17 oct 2015 Par : MalicomAdmin

Le président français François Hollande avec le président malien Ibrahim Boubacar Keïta à l’Elysée.

La France devrait proposer au Mali une nouvelle aide de l’ordre de 300 millions d’euros à l’occasion de la venue à Paris, la semaine prochaine, du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, a-t-on appris vendredi de source diplomatique française.

Lors de la conférence des donateurs pour le Mali de mai 2013 à Bruxelles, la France avait promis 280 millions d’euros de prêts et dons. Plus de 300 millions d’euros ont finalement été versés entre mai 2013 à mai 2015, précise-t-on à Paris. La semaine prochaine, « la France devrait annoncer environ 300 millions supplémentaires, jusqu’en 2017, dont une partie substantielle pour le Nord », souligne-t-on de même source.

Le président malien s’entretiendra avec François Hollande mercredi à l’Elysée. Ibrahim Boubacar Keïta, qui sera accompagné de plusieurs ministres, participera jeudi à l’Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe (OCDE) à une conférence consacrée à l’aide à son pays en guerre contre le terrorisme islamiste.

Coopération Mali-France : IBK en visite d’Etat chez Hollande du 20 au 24 octobre

Alpha Mahamane Cissé  – L’Indicateur du Renouveau du 13 octobre 2015

Symbole de la qualité des relations entre nos deux pays, la visite d’Etat en France du président de la République serait marquée par plusieurs activités. En plus de la rencontre avec le président Français, IBK plaidera pour la relance économique au cours de différentes rencontres avec acteurs économiques français.

À l’invitation de son homologue français  François Hollande, le président de la république se rendra du 20 au 24 octobre 2015. Une information a été donnée par le directeur de la communication de la présidence de la république, Racine Thiam hier au cours d’un point de presse. « La visite d’Etat du président d’IBK est un honneur pour le Mali. Cela marque la présence du Mali au plus haut niveau dans le concert des nations. C’est le retour du Mali compte tenu de ce qui s’est passé dans notre il y a quelques années », a-t-il expliqué.

Selon le directeur de la communication de la présidence, depuis l’élection de François Hollande, c’est la toute la  première fois en dehors du président tunisien qu’un chef d’Etat africain est invité à une visite d’Etat. Ce voyage du chef de l’Etat intervient quelques jours avant celle effectuée à New York à la tribune des Nations Unies qui a permis d’expliquer aux partenaires le point de vue du pays.

En France, Ibrahim Boubacar Keita qui sera accompagné d’une dizaine de ministres, rencontrera plusieurs personnalités françaises, notamment le Premier ministre, le président Senat, le maire de Paris, entre autres. Dans le cadre de la relance économique, le président IBK rencontrera le Mouvement des entreprises de France et le milieu d’affaire internationale, en vue d’exposer l’intérêt d’investir au Mali. Le chef de l’Etat prendra également part à la conférence de l’OCDE avant  de rencontrer à la fin de son séjour, la communauté malienne en France.

 

Le ministre des Maliens de l’extérieur à Paris : l’immigration illégale au menu

Boubacar SOW – Le Reporter – 14 octobre 2015

Abdourahamane Sylla, le ministre des Maliens de l’extérieur, vient d’effectuer avec sa délégation une tournée européenne pour parler des risques liés aux migrations illégales. Des Maliens meurent tout le temps en traversant le Sahara ou la mer pour l’eldorado rêvé qu’est l’Europe. Notre migration qui concerne aussi d’autres cieux, l’Angola et l’Afrique centrale, est aussi désastreuse en termes de vies perdues. Les accidents liés aux migrations en destination de l’Europe sont les médiatisés. Démocratie, liberté d’expression et humanisme obligent.

Les hommes migrent depuis la nuit des temps. La migration entre États modernes est de plus en plus compliquée. Chacun se protège de l’autre, plus pauvre que soi, depuis la nuit des temps. Le déracinement n’a jamais construit les pays de départ. On peut se tromper pour croire ou faire croire le contraire. Si le fait d’avoir ses nationaux en masse hors de chez soi était gage de réussite, l’Israël et le Liban qui ont plus de nationaux établis hors de leurs frontières seraient dans le G8. Hélas.

L’immigration proprement dite

Ne nous trompons pas. Sauf pour les enfants mineurs qui rejoignent leurs parents ou un parent ou les conjoints qui se rejoignent en Europe, tous les autres sont ou ont été dans la migration illégale. L’illégalité peut être liée aux conditions d’entrée sur un territoire tout comme le séjour sur le sol étranger. La plupart des gens qui se vantent d’être Français aujourd’hui ont été illégaux en un moment donné de leur vie en France.

Un étudiant avec une bourse d’État, qui fait tout pour rester après ses études, n’a pas dans l’immigration illégale. Il est dans la traîtrise de sa patrie, pire que l’immigration illégale. Certes, il n’est pas venu dans une petite pirogue. Mais tout de même…! Un diplomate qui s’active à changer de statut ou à faire changer de statut à ses enfants dans le pays d’accueil fait pire que l’immigration illégale. Il est une honte. Pour lui et pour la nation qu’il est supposé représenter, incarner.

Expliquer n’est pas justifier encore moins encourager

Nul ne doit regarder ceux qui arrivent par la mer avec condescendance. Nous ne valons pas mieux qu’eux. Bien au contraire. Eux au moins n’ont pas volé et ne sont pas les héritiers de ceux qui sucent le sang du peuple pour acheter des maisons dans le seizième arrondissement de Paris. Le ministre a raison quand il conseille à celles et à ceux déjà établis en Europe de ne pas encourager leurs proches à emprunter les travers  de la mer. Qui peut dormir tranquille pour le reste de ses jours, s’il est conscient d’avoir fourni le prix de la traversée du Sahara ou de la mer à un frère et que ce dernier disparaisse en cours de trajet ?

Cher ministre, vous faire accompagner par un banquier qui se dit prêt à financer des projets est une véritable farce. De qui se moque-t-on ? A-t-il fini de financer les projets des Maliens établis au Mali ? Cher ministre, vous aurez difficilement les 120 milliards recherchés pour le développement à la base, censé retenir les jeunes. Ce ne sont pas les 120 milliards qui manquent. Les milliards volés depuis l’arrivée d’IBK dépassent largement cette somme. Les bailleurs de fonds ne sont pas idiots.

Pourquoi les Maliens sortent-ils tant ?

Il est indéniable qu’au Mali tout le monde veut être milliardaire. Il est aussi vrai que les quelques Maliens qui réussissent ailleurs une fois revenus au pays font étalage de leur richesse. Il est indéniable que nos élites courent aussi derrière l’extérieur. Ainsi, le rappel de chaque agent consulaire ou diplomatique est assimilé à un deuil dans la famille concernée. Le Mali n’est pas un pays pauvre.

C’est un pays qui est égoïstement géré. Ce n’est pas pour rien qu’IBK a eu peur de déclarer publiquement ses biens. Le Mali a plus de 2 millions d’hectares non travaillés dans la zone office du Niger et dans la zone du Delta central du Niger. Si ces zones sont mises en valeur, le Mali connaîtra le plein emploi pour au moins 100 ans, en dépit de notre démographie incontrôlée et galopante, en inadéquation avec les ressources.

Prendre la mesure du problème

Il ne sert à rien de jouer les faux-semblants. Le ministre Sylla a dit qu’un médecin diplômé de l’école de médecine du Mali et un sortant de l’ENA ancienne formule sont morts noyés en cherchant à rejoindre l’Europe. Pour le médecin, il ne cherchait pas le boulot. Il voulait certainement l’espérance. Vivre ailleurs, dans cette Europe du droit. Quand de si grands diplômés désespèrent d’une nation, il y a de quoi y réfléchir. Ne jugeons point.

Cherchons intelligemment à comprendre. Donnons-nous la patience et le recul d’une vraie analyse. De nos jours au Mali, l’école s’est démocratisée. De plus en plus de jeunes ont accès à l’éducation. Des diplômés en masse sortent chaque année sans perspectives d’avenir. Notre corruption pandémique et endémique s’est enracinée. IBK, que l’on croyait homme d’État, était censé combattre la corruption. À l’épreuve, il est le frère des mafiosi.

Se battre ou crever ? La jeunesse non pistonnée a trois solutions 

S’asseoir, se résigner, laisser familles et amis d’IBK se servir du Mali impunément. Nous attendons la déclaration publique des biens détenus par IBK. Prendre le chemin de l’aventure pour des pays de plus en plus fermés au péril de leur vie. Avec toutes les humiliations, les mépris qui vont avec. Se lever et dire non à l’injustice, à la corruption et à l’impunité qui détruisent l’avenir et le devenir de notre Mali commun. Nos jeunes doivent se réveiller et comprendre qu’ils sont les boulangers de leur vie. Accepter, cautionner, applaudir les loups pilleurs de milliards est le summum de la lâcheté, de l’ignorance. Dieu lui-même déteste les apatrides.

 

Publicités
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :