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Changement de têtes à la sécurité intérieure

by sur 21 octobre 2015

L’éviction du ministre général Sada Samaké du ministère de la sécurité doublée de l’évasion au Camp 1 de la gendarmerie ont abouti, assez logiquement, à des changements à la tête de la police nationale et de la gendarmerie du Mali.

Colonel-major Satigui Moro Sidibé : Un homme d’expérience à la tête de la gendarmerie

Diango COULIBALY – Le Reporter du 21 octobre 2015

Satigui dit Moro Sidibe DG Gendarmerie

Colonel-major Satigui Moro Sidibé :

Le nouveau Directeur général de la gendarmerie s’appelle Colonel-major Satigui Moro Sidibé. Il était directeur de la justice militaire à sa nomination. C’est dire que cet homme enrôlé le 1er août 1988 est en terrain connu.

          Intégré au corps de la gendarmerie nationale en 1988, le Colonel-major Satigui Moro Sidibé a gravi tous les échelons. D’autant qu’il a une solide formation académique. Il est diplômé de l’Ecole fondamentale du Prytanée militaire de Kati ; du Lycée du Prytanée militaire de Kati ; de l’Université privée ISPRIC (Bamako) et de l’École de la Magistrature à l’Institut national de formation judiciaire (Bamako).

Après cette formation académique, le Colonel-major Satigui Moro Sidibé a fréquenté plusieurs écoles militaires. Il est diplômé de l’EMIA (Mali) ; du Cours supérieur international de gendarmerie (France) et  de l’Ecole d’état-major de la gendarmerie au Centre d’enseignement supérieur de la gendarmerie de Maison Alfort (France).

En 1991, le natif de Komissana était Sous-lieutenant, avant de devenir en 1993, Lieutenant plein, puis Capitane en 1996 ; Commandant en 2002 ; Lieutenant-colonel en 2008 ; Colonel 2011 et Colonel-major en 2014. De 1991 à 1992, il fut Commandant d’Escadron 2/1 GIGM-Bamako. De cette date à 1993, Instructeur permanent à l’Ecole des officiers de la gendarmerie de Bamako, puis adjoint Commandant de compagnie de gendarmerie de Tombouctou de 1993 à 1994. Il fut ensuite Instructeur de l’Ecole des officiers de gendarmerie de Bamako entre 1995 et 1996, avant de devenir Adjoint commandant de compagnie de gendarmerie de Gao de 1996 à 1997.

Le Colonel-major Satigui Moro Sidibé a successivement été Chef du bureau synthèse et renseignements à l’état-major de la gendarmerie de Bamako ; Commandant du Groupement d’intervention de gendarmerie mobile de Bamako et du Groupement mixte de gendarmerie de Koulikoro ; Chef de la Section des enquêtes de la police civile du District de Bunia en RDC ; Adjoint chef secteur de la police civile de la mission des Nations-Unies à Kinshasa en RDC ; Chef de la Division des opérations à la direction générale de la gendarmerie nationale de Bamako ; Conseiller du directeur de la justice militaire ; Directeur général adjoint de la justice militaire, avant d’en devenir Directeur général depuis 2013, jusqu’à sa nomination.

Le nouveau Directeur général de la gendarmerie a aussi suivi plusieurs autres formations entre 1995 et 2015, à l’intérieur et à l’extérieur du Mali. Il est médaillé commémoratif de campagne du Mali, médaillé MONUC/RDC des Nations-Unies et Chevalier de l’Ordre national du Mali.

Né le 3 avril 1967 à Komissana, dans le cercle de Yanfolila, marié et père de trois enfants, le Colonel-major Satigui Moro Sidibé aime le basket-ball, le volley-ball, le cinéma et la lecture.

Moussa Ag Infahi, nouveau patron de la police nationale

Kassim TRAORE – Le Reporter du 21 octobre 2015

Moussa Ag Infahi DG police nationale

Le nouveau chef de la police nationale est le Contrôleur général de police Moussa Ag Infahi. Il est de Bourem, du quartier Diambourou, capitale de Bourem, selon ses habitants. C’est là qu’avec un certain Alpha Maïga, journaliste-reporter à l’ORTM, dans sa jeunesse, il a embrassé le métier du théâtre.

Comme tous les jeunes de son âge, Moussa Ag Infahi était avec la jeunesse du cercle dans toutes les activités socio-éducatives. Il aimait particulièrement le théâtre d’où son attachement à la culture. Avec Alpha Maïga et bien d’autres jeunes de Bourem, qui aimaient aussi le théâtre, ils jouaient ensemble entre la Maison des anciens combattants et la Maison des jeunes.

C’est en 1986, lors de la Biennale artistique, sportive et culturelle de la jeunesse du Mali, que Moussa Ag Infahi joue son plus grand rôle de Balthazar (le bourreau) dans la pièce de théâtre intitulée : «Le cercle de la peur». Cette pièce a été écrite par le Professeur Oumar Kanouté. «Le cercle de la peur» parlait de l’apartheid en Afrique du Sud. Balthazar, d’après le Professeur Kanouté, est le grand ministre de la sécurité sous l’apartheid, celui qui met de l’ordre. C’est dire que Moussa Ag Infahi, en dehors du théâtre, doit jouer ce même rôle en mettant de l’ordre dans la police nationale.

L’homme sur le plan professionnel 

Contrôleur général de Police, Moussa Ag Infahi est le nouveau Directeur général de la police. C’est de son poste de Conseiller technique au ministère de la Sécurité et de la Protection civile qu’il a été nommé Directeur général de la police. De janvier 2013 à décembre 2014, il était l’administrateur national chargé de la sécurité à la Représentation du Haut commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (UNHCR) à Bamako.

Une année avant, Moussa Ag Infahi avait occupé le poste de chef adjoint du Bureau des Etudes de la Coopération et de  l’Informatique (BECI) à la Direction générale de la Police nationale. Poste qu’il a eu en quittant en octobre 2011 celui de Conseiller technique Police (UNPOL), Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH).

Moussa Ag Infahi a été chef de la Division Etudes et Réglementation-Direction de la Police aux Frontières, à Bamako, de 2009 à 2010 ; en 2005-2009, Vérificateur assistant (Investigateur) au Bureau du Vérificateur général du Mali.

Au niveau de la police nationale, l’enfant de Bourem a été pendant un an (2004-2005) Commissaire principal ; Chef adjoint du Bureau central national (BCN) INTERPOL. Il a été Commissaire principal (Police aux frontières ‘PAF’) Aéroport Bamako Sénou ; Commissaire principal ; Commandant adjoint de la Brigade d’Investigations. De 2000 à 2001, Commissaire de Police adjoint de la ville de Kita (Région de Kayes); 1998-2000 : Commissaire de Police adjoint de la Ville de Diré (Région de Tombouctou). En 1993-1996, il était chargé des Aspects Institutionnels au Commissariat au Nord (Antenne de Gao).

Moussa Ag Infahi est diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure de Police, Saint-Cyr-aux-Monts d’Or-Lyon-France ; de l’Ecole Nationale de Police-Mali (1996-1997). En février-septembre 1996, il fait le Peloton spécial à l’Ecole Militaire interarmes (EMIA) de Koulikoro. Il fréquente l’Ecole Nationale d’Administration (E.N.A.) de 1986 à 1991, où il obtient une Maîtrise en Droit Public. Après l’obtention de son Baccalauréat (1ère  et 2ème Parties) Option: Lettres et Langues, au Lycée régional de Gao (1984-1986). Il a aussi suivi un stage de formation des formateurs en antiterrorisme (ATA), en collaboration avec le FBI et le Département d’Etat (USA), du 3 au 14 août 2009…

Moussa Ag Infahi est né le 20 juillet 1965 à Anderamboukane. Il est marié et père de 5 enfants. Il parle couramment le français, moyennement l’anglais. Il maîtrise parfaitement le tamasheq, l’arabe, le songhoï, le bamankan.

Direction générale de la police : Le Commissaire Divisionnaire de Police Mahamadou Zoumana Sidibé, nommé Directeur Général Adjoint

Mahamadou Zoumana Sidibé, Directeur Général Adjoint de la Police

C’est effectif depuis le dernier conseil des ministres, la nomination du Directeur du personnel, des Finances et du Matériel de la Police au poste de Directeur Général Adjoint de la Police. Marié et père de huit enfants, le commissaire divisionnaire Mahamadou Z Sidibé, n’est autre que le père fondateur du Syndicat de la Police Nationale en 1994.

Après avoir été l’initiateur des textes régissant les primes et les indemnités allouées aux Fonctionnaires de Police, l’Homme se retire en 1999 du syndicat. Titulaire d’une maîtrise en Communication – journalisme délivrée par l’Institut des Sciences Politiques, des Relations Internationales et de la Communication (ISPRIC) de Bamako (Mali). Mahamadou Z Sidibé est titulaire du diplôme de Commissaire de Police, obtenu au terme des cours supérieurs de police à l’Ecole Nationale de Police de Bamako. Il est aussi détenteur du diplôme d’Inspecteur de Police de l’Ecole Nationale de Police de Bamako.

Le nouveau DGA de la Police est auteur d’oeuvres didactiques enseignées à l’Ecole Nationale de Police. Il s’agit de L’Enquête de police dans le droit positif Malien et de l’aide-mémoire du Commissaire de Police.  Il vient d’élaborer deux projets pour le changement voire la refondation de la Police malienne. Il s’agit du projet d’appui à la formation des fonctionnaires de la Police Nationale et du projet de réforme de la Police Nationale.

De façon informelle, des contacts sont pris avec l’Union Européenne, la MINUSMA et l’INTERPOL pour la mise en œuvre de ces projets. Au plan international, il est membre actif de la commission (de trois cadres) qui a élaboré le plan de réforme de la Police des Nations Unies de la MINUSTAH en Haïti ; membre du panel chargé de l’interview du Directeur Général, de l’Inspecteur Général en Chef, des Directeurs de service et des Directeurs Départementaux de la Police Nationale d’Haïti, pour la confirmation de leurs nominations respectives.

Au chapitre des formations reçues on peut retenir qu’il possède un certification en gestion du personnel en Algérie, une qualification en sûreté aéroportuaire au Mali, un certification en Formation Pédagogique des formateurs (Service de Coopération Internationale de Police -SCTIP), un  certification en lutte contre la délinquance financière (SCTIP), une qualification en Formation des formateurs à l’Ecole Supérieure de Police de Château Neuf à Alger, une formation des formateurs (Unité antiterroriste USA) et enfin une formation sur la Réforme du Secteur de la Sécurité Publique à Dakar au Sénégal.

Formateur à l’Ecole Nationale de Police de 2000 à nos jours. le nouveau promu a été Chef du BCN-INTERPOL /Directeur Interpol (2012-2015), Directeur de l’Ecole Nationale de Police (2012), Chef de la Division Planification de la Direction de la Formation (2011) et Commandant de Région de la Mission des Nations pour la Stabilisation en Haïti- MINUSTAH (2009-2011).

Il a aussi été le Chef de la Division  « Affaires Criminelles’’ de la Police (2008-2009), Commissaire de Police chargé du commissariat de Koulouba -8èmeArrondissement de Bamako- (2007-2008). Chef de Division à l’Inspection Générale de la Police Nationale (2005-2006).

Aux titres des distinctions honorifiques le commissaire divisionnaire Mahamadou Z Sidibé est titulaire de médaille de campagne, de  médaille du Mérite National avec effigie Abeille et de la  médaille des Nations Unies de Maintien de la Paix (MIPONUH). Il est également médaillé des Nations Unies de  Maintien de la Paix (MITNUH) avec agrafes n°1, 2 et 3 ; médaillé des Nations Unies de Maintien de la Paix (MINUSTAH) avec agrafes n°1, 2, 3 et 4.

Originaire du cercle de Kita est, il parle le bambara, parle et écrit le français, l’anglais. Il s’exprime en créole haïtien avec un niveau acceptable.

Dans sa vie publique et associative, on retiendra que Mahamadou Z Sidibé est le secrétaire Général de l’Association pour le Développement de Fouladougou, le Secrétaire Général de l’Association pour le Développement de la Commune Rurale de Kassaro et le Président d’honneur de l’Association des Elèves et Etudiants Ressortissants de la Commune de Kassaro .

Contrairement à ce que ses détracteurs disent déjà de lui, le choix porté sur l Mahamadou Z Sidibé par la hiérarchie a été judicieux. Ce choix vient à un moment où, il est question de réinstaurer la confiance entre la police et sa population.  En portant son dévolu sur ce syndicaliste, fin communicateur et pétri d’une somme d’expérience Mahamadou Z Sidibé saura souffler dans la même trompette que son chef Moussa Ag Infahi, afin de redorer le blason de la police nationale.

Ensemble les deux promus devront se concerter, faire preuve d’écoute, d’analyses en évitant tout règlement de compte pour répondre aux attentes d’une part de la hiérarchie et d’autre part de toute une nation ne sachant plus où mettre la tête face à cette insécurité grandissante.

C’est ensemble, avec des coudées franches et sincères que la police relèvera les multiples défis sécuritaires qui l’assaillent depuis la révolution de mars 1991. Il ne sert à rien d’approcher les syndicats pour déjà s’opposer à la nomination d’un divisionnaire comme adjoint au DG de la police. Ce genre de combat n’a plus sa raison.

Un seul souci vaincre l’insécurité en rassurant les populations du Mali. Une mission possible dans l’entente, l’unité, le respect et la droiture. 

Sécurité : Les dessous du limogeage des DG de la police et de la gendarmerie

Lors de sa session de mercredi dernier, le conseil des ministres a procédé à la nomination de nouveaux directeurs généraux de la police et de la gendarmerie. Une décision qui consacre le limogeage des anciens directeurs généraux de la police, Hamidou Kansaye, et de la gendarmerie, le colonel-major Mody Bérété.

Ils étaient accusés de ne pas avoir remédié aux dysfonctionnements de leurs directions respectives. Des raisons avancées par un conseiller à la présidence de la République. Selon le commandant Modibo Naman Traoré, interrogé par Jeune Afrique, “l’ex-directeur de la police n’a pas trouvé de solution au problème du manque de passeports maliens qui perdure depuis plusieurs mois. Celui de la gendarmerie a quant à lui été limogé à cause de l’évasion de plusieurs détenus du Camp I de la gendarmerie nationale, le 10 octobre dernier”.

Des explications parmi tant d’autres.

Direction générale de la Police nationale : Nomination controversée !

Kèlètigui Danioko

Qui pour assurer la sécurité de la Nation ? Les ennuis se succèdent. Le Général Sada Samaké et son Directeur Kansaye ont été mis à la retraite pour raison d’incapacité à relever le défi. Leur passage, du cauchemar on s’en souviendra pour longtemps avec l’embrasement de la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire.

Comme tout le monde s’y attendait depuis longtemps, le Président de la République, après avoir déposé Sada,  a procédé, quelques semaines plus tard, à la nomination du successeur de Kansaye lors du dernier conseil des ministres afin de rendre la chaine plus responsable, souhait de la population malienne.

Mais celui qui le remplace, même si ses talents sont égrenés par certains, sa nomination cède la place à des interrogations. L’homme est du nord et d’ailleurs du fin fond où la question de l’Azawad a été murie. Quand il s’agit à chaque fois  d’un homme venant de ce milieu dans un poste de responsabilité de haut niveau, l’inquiétude s’installe.

Dans le temps,  certains dans la grâce de l’Etat à titre de récompense afin de mettre fin aux rebellions successives ont fini par être les premiers à regagner la rébellion naissante. Illustration parfaite, l’ancienne ministre sous Alpha qui a quitté Kati pour le MNLA et aussi des porteurs d’uniforme,  députés etc. Nous  sommes tous témoin. Le sujet devrait être murement réfléchi.

Pour le cas de la police nationale, il s’agit bien de la sécurité nationale. Toutes les informations utiles sur la vie de la nation, elle les détient. Alors en cette période critique, le choix de son chef méritait plus d’attention.

Une autre concession, après tant d’autres, au prix de la paix ? Le débat est ouvert ! Au nord déjà, le vent de la paix souffle après de nombreuses rencontres entre fils du milieu (CMA, plateforme etc). Il y a lieu de souligner que c’est l’heure de partage du gâteau, simple raison d’un tel acte comme si les deux camps  font un seul mais qu’il faut aller en rang dispersé pour gagner plus.

Le départ de Kansaye célébré avec faste à la police… Fausse polémique à propos de son remplaçant

B.S. Diarra

Son remplaçant, le Contrôleur Général Moussa Ag Infahi est certes Touareg, mais il ne doit nullement son ascension à « la République de l’Azawad » avec laquelle il n’entretient aucun rapport.

            C’est sans surprise que le Directeur de la Police nationale a été relevé de ses fonctions à l’issue du Conseil des Ministres d’hier mercredi.

Le désormais ex-DG est remplacé par le contrôleur Général Moussa Ag Infahi. Non, il ne s’agit nullement d’une nomination sur demande ou pour faire plaisir aux groupes armés séparatistes du Nord lesquels exigent la promotion de leurs combattants.

Le contrôleur Général Moussa Ag Infahi est un  vieux de la vieille au sein de la police nationale où il a occupé de hautes fonctions avant d’être admis comme fonctionnaire international. Il n’est, ni de près ni de loin lié à la putative «République de l’Azawad». Il est malien bon teint et fier de l’être.

A l’annonce du départ de M. Kansaye soit une douzaine de jour après le limogeage de son ministre de tutelle, le champagne a coulé dans le milieu policier. Il paraît que la fête se poursuit aujourd’hui et jours suivants.

Il faut dire que le désormais ex-DG avait pratiquement perdu le contrôle de la situation. Mais bien entendu, il n’est pas séant de trainer un homme déjà à terre.

Evasion au camp I de la gendarmerie : Les DG de la police et de la gendarmerie payent cash !

Lassina NIANGALY – Tjikan du 17 octobre

Suite à l’évasion de 9 prisonniers dont 8 militaires et 1 civil, dans la nuit  du 9 au 10 octobre dernier à la prison du camp I de la gendarmerie, le directeur général de la Police nationale Hamidou Kansaye et son collègue de la gendarmerie Mody Bérété ont été limogés le mercredi dernier. L’enquête se poursuit !

Cinq jours après l’évasion de 9 prisonniers dont 8 militaires et 1 civil, de la prison très sécurisée du Camp I de la gendarmerie nationale, les premières sanctions sont tombées comme un couperet sur la tête des responsables des deux structures en charge de la gestion de la dite prison. Il s’agit de la direction générale de la gendarmerie et celle de la police nationale.

Les victimes ont pour nom Hamidou Kansaye, le très controversé directeur général de la police nationale et Mody Bérété de la gendarmerie nationale. Ils ont été remplacés respectivement par le Contrôleur Général de Police Moussa AG Infani et le Colonel-major, Satigui Moro Sidibé.  Mais pas seulement ! Car l’adjoint au DG de la police a lui aussi été éjecté et remplacé par le Commissaire divisionnaire Mahamadou  Sidibé.

Décidée en conseil des ministres du mercredi dernier, la nouvelle a été accueillie sans surprise par une partie de l’opinion qui juge cette décision du nouveau ministre de la Sécurité et de la Protection civile, responsable.

Pour rappel, sur les 9 prisonniers évadés, 4 militaires sont poursuivis pour tentative de coup d’Etat contre l’actuel pouvoir. Tandis que les 4 autres militaires et le seul civil sont poursuivis pour assassinat, vol qualifié et évasion. Et selon les premiers éléments des enquêtes, ils ont bénéficié de l’aide des complices externes et internes. Aux dernières nouvelles,  au moins deux d’entre eux ont déjà été rattrapés par les services de sécurité. Toute chose qui fera surement évoluer l’enquête.

En attendant, le jeune ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le colonel-major, Salif Traoré qui jouit d’une grande confiance du président IBK, reste droit dans ses bottes pour faire face à la situation.

 

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