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La « coop déc » en temps de crise

by sur 21 octobre 2015

Les budgets de la coopération décentralisée des collectivités territoriales sont directement touchés par la crise avec la réduction des dépenses et la baisse des dotations de l’Etat.

Comment continuer à faire avec des moyens moindres ?  

Comment réagir intelligemment aux égoïsmes nationaux qui remettent au goût du jour la formule lapidaire des années 50 assénée par Raymond Cartier : « La Corrèze plutôt que le Zambèse ! »

Les leaders du Front National ont déjà annoncé une coupure des crédits affectés aux associations d’aide aux populations étrangères dans les Régions qu’ils parviendraient à conquérir en décembre prochain, et celle du Nord-Pas de Calais fait partie de leurs cibles.

Le débat est toujours d’actualité, en France comme au Mali.

Cités Unies France y travaille au quotidien chez nous et l’AMSCID (notamment) tente de faire de même au Mali; elle propose aussi du 14 au 22 novembre,  une semaine du cinéma malien qui se tiendra dans les communes françaises entretenant des relations avec l’association.

AMSCID : la coopération décentralisée en temps de crises

Bruno E. LOMA – Le Reporter du 21 octobre 2015

Pour marquer d’un cachet particulier son 20ème anniversaire, l’Association malienne de solidarité et de coopération internationale pour le développement (Amscid), en partenariat avec l’Association des municipalités du Mali, le Haut conseil des collectivités territoriales, Cités-Unies France et le Service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France au Mali, a organisé au Centre international de Bamako, les 14 et 15 octobre 2015, le colloque international de Bamako sur le thème : «La coopération décentralisée au Mali en temps de crise et post-crise : quelle réponse ?»

Ce colloque a rassemblé des élus locaux et des partenaires étrangers, des responsables politiques, des intellectuels, des universitaires, des chercheurs, des acteurs de mouvements sociaux et d’organisations de la société civile. L’objectif visé à travers ce colloque est de contribuer à booster la coopération décentralisée dans notre pays et d’apporter des réponses idoines en temps de crises et post-crises. «Avec 170 partenariats, la coopération décentralisée au Mali est, en Afrique de l’Ouest, la plus riche, la plus dynamique dans sa diversité», a précisé Bassirou Diarra, président de l’Amscid et non moins ancien journaliste au quotidien français «L’Humanité».

Par ailleurs, il a ajouté que l’Association malienne de solidarité et de coopération internationale pour le développement (Amscid) a été portée sur les fonts baptismaux le 29 décembre 1994 à Bamako, conformément aux dispositions des lois relatives aux associations en République du Mali. Apolitique et à but non lucratif, elle est née du souci et de la volonté d’un collectif d’hommes et de femmes de conviction qui ont décidé d’apporter leur pleine contribution au développement de notre pays.

Dans cette dynamique, elle ambitionne, entre autres, de contribuer au développement économique, social et culturel du Mali ; d’apporter un appui aux actions de développement à la base ; de favoriser entre les populations, la collaboration, la concertation, les échanges, en renforçant la coordination de leurs activités. En d’autres termes, dira M. Bassirou, il s’agit de contribuer à la promotion sociale et économique des populations, à leur épanouissement harmonieux, sans distinction de sexe, de race et de religion, en tenant compte des réalités et des besoins locaux, régionaux et nationaux.

«Ce faisant, l’Amscid se propose de participer à l’identification, à l’élaboration et à la réalisation des projets de développement ; de favoriser la formation, l’esprit d’initiative des populations ; de rechercher les financements pour les actions de développement ; de servir de relais entre les partenaires étrangers et les autorités maliennes d’une part, et entre les partenaires au développement et les collectivités locales, d’autre part.

La Semaine du cinéma malien attendue en France

Après l’organisation réussie de ce colloque à Bamako, l’Amscid, en partenariat avec le Centre national cinématographique du Mali (Cncm), l’Union des créateurs et de l’audiovisuel de l’Afrique de l’Ouest (Ucecao), l’Union nationale des cinéastes de Mali (Uncm), dans le cadre des festivités marquant son 20ème anniversaire, organisera du 14 au 22 novembre 2015 la Semaine du cinéma malien en France.

Une première, car elle se déroulera dans les communes françaises qui entretiennent depuis des années des relations de coopération et de partenariat avec l’Amscid. «L’objectif de cette Semaine du cinéma malien en France est de donner une autre image de notre pays. Image qui, aujourd’hui, est synonyme de jihad, de rebellions, d’attentats, d’insécurité… L’Amscid souhaite donc renverser cette tendance qui impacte fortement le développement de notre pays, notamment dans le domaine du tourisme.

À noter que lors de cette Semaine du cinéma malien en France, il y aura des séances de projections de films qui seront suivies de débats entre le public et les réalisateurs maliens.

Mali : Coopération décentralisée : LE ROLE PIVOT DE L’AMSCID

M. TRAORÉ – L’Essor – 15 octobre 2015

Créée le 15 février 1995, l’Association malienne de solidarité et de coopération internationale pour le développement (AMSCID) a célébré son vingtième anniversaire hier dans la salle des banquets du CICB. La cérémonie d’ouverture des deux jours d’activités était présidée par le secrétaire général du ministère de la Décentralisation et de la Reforme de l’État, Adama Sissouma, qui avait à ses cotés Bassirou Diarra, le président l’AMSCID, des représentants de l’ambassade de France, des associations et collectivités partenaires.

Collant à l’actualité, les organisateurs ont retenu comme thème : « la coopération décentralisée au Mali en temps de crise et post crise : quelle réponse pour le Mali ? ». En organisant cette rencontre, l’AMSCID entend apporter sa pierre au processus de sortie de crise, de réconciliation et de reconstruction nationale. Il s’agit d’apporter un concours à la réflexion en pistant des solutions idoines au regard de la situation difficile que connaît notre pays, a expliqué Bassirou Diarra.

Pour alimenter la réflexion avec des idées et des propositions, Aminata Dramane Traoré et Ousmane Sy, tous deux anciens ministres, développeront des sous-thèmes sur le : « rôle et place des femmes dans la gestion de la coopération décentralisée ; l’impact de la coopération décentralisée au Mali, quel bilan ? Quelle gouvernance pour quelle décentralisation ? (La question des transferts de compétences et de ressources) ».

Le président de l’AMSCID a remercié chaleureusement les onze collectivités locales, les trois grandes associations françaises et les trois comités d’entreprise (des partenaires) pour leur soutien constant et solidaire, malgré bien des problèmes. « La coopération décentralisée souffre des problèmes sécuritaires, des contingences politiques, des coupes budgétaires, des reformes administratives dans les pays du Nord », a-t-il déploré, saluant le sacrifice consenti par les collectivités dans les pays du Nord pour appuyer leurs jumelles du Mali.

Ce partenariat, se réjouira-t-il, a permis la réalisation de projets et programmes de développement, la construction, la réhabilitation d’infrastructures socio-économiques, sanitaires, éducatives de base dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Mopti, Gao, et le district de Bamako. Avec des résultats probants, comme la création d’une coopérative multifonctionnelle dans le cercle de Yélimané, l’aménagement de périmètres irrigués, la réalisation d’adductions d’eau potable, la mise en place de projets de formation etc.

Dans son discours d’ouverture, Adama Sissouma a rappelé l’intérêt que le gouvernement accorde à la coopération décentralisée. « Les collectivités territoriales s’affirment de plus en plus comme des acteurs clés du développement local et régional.

Le partenariat entre elles et leurs homologues du reste du monde revêt une dimension stratégique pour le gouvernement », a-t-il souligné tout en remerciant les organisateurs pour l’opportunité qu’ils offrent aux participants de réfléchir à la contribution de la coopération décentralisée en temps de crise et post crise. Il annoncera à l’assistance l’élaboration en cours par son département d’un cadre réglementaire rénové et d’outils adéquats permettant d’impulser la dynamique de coopération au Mali. Adama Sissouma a invité les collectivités à plus d’effort en vue de mobiliser des ressources et d’éviter la dépendance.

L’occasion était opportune pour aborder la question de la deuxième phase de la décentralisation : la régionalisation. « C’est un défi pour réussir la territorialisation des approches de développement afin de valoriser toutes les potentialités de notre pays », a souligné Adama Sissouma en invitant les collectivités à plus d’imagination pour mobiliser davantage de ressources, sans exclure l’appui de la coopération décentralisée.
Les associations et collectivités présentes ont toutes salué l’engagement et le leadership de l’AMSCID dans la mobilisation des ressources pour des collectivités maliennes.

 

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