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L’armée veut reconquérir le centre

by sur 28 octobre 2015

Remis à jour jeudi 30 octobre à 8h00

Un certain nombre d’opérations sont menées par l’armée malienne, dans les régions de Tombouctou et de Mopti.

Près de Tombouctou, on a arrêté des djihadistes qui ont participé à l’attaque sanglante du camp de la Garde Nationale à  Gourma Rharoust (dix militaires tués).

Dans la région de Mopti on traque les djihadistes du Mouvement de Libération du Macina, d’Amadou Kouffa.

C’est dans et autour de la falaise de Bandiagara, haut lieu touristique aujourd’hui déserté, le long de la frontière du Burkina que l’armée va également installer des postes militaires à Koro et Bankass (la semaine dernière un  élu a été assassiné dans ce cercle).

Mali: des jihadistes délogés par l’armée près de Mopti et du Burkina

Par RFIPublié le 29-10-2015 Modifié à 12:26

Un accrochage entre l’armée malienne et les jihadistes a duré six heures dans une forêt du centre du Mali de la région de Mopti, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest du Burkina Faso.

L’armée malienne, constituée d’éléments de la zone militaire de Mopti, a dû dégager d’importants moyens armés car, en face, les ennemis étaient lourdement armés.

Selon un haut gradé du ministère malien de la Défense, sept jihadistes qualifiés de «terroristes» ont été tués et une dizaine d’autres blessés. Des armes, des caisses de munitions, du matériel roulant appartenant aux jihadistes, ont été saisis. Un renfort de l’armée nationale a été dépêché ce jeudi 29 octobre dans la forêt où ont eu lieu l’affrontement et la saisie avec pour objectif de nettoyer la zone.

Il semble bien que le but des jihadistes était de s’installer à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso pour mener des opérations dans les deux pays. Il y a deux mois, ils avaient utilisé la même stratégie à la frontière entre le Mali et la Côte d’Ivoire avant d’en être délogés.

MOPTI : 12 PRÉSUMÉS TERRORISTES ARRÊTÉS PAR L’ARMÉE

Source: studiotamani – 28/10/2015 

Douze jihadistes présumés ont été récemment arrêtés dans le centre du Mali et transférés à Bamako. L’annonce de ces arrestations intervient au moment où l’armée malienne vient de lancer une vaste opération dans cette région.

Les douze jihadistes ont été arrêtés la semaine dernière dans la région de Mopti. Selon des sources sécuritaires, parmi eux, certains sont accusés d’avoir posé des mines qui ont tué le mois dernier des militaires vers la localité de Ténenkou. Toujours selon les mêmes sources, « des complices ont voulu mener une opération pour les libérer avant leur transfert sur Bamako ».

Une autre source militaire malienne rapporte que « tous ces présumés terroristes arrêtés sont membres du Front de libération du Macina dirigé par le prédicateur radical peul Amadou Koufa. Tous sont arrivés sous bonne garde à Bamako depuis le lundi », ajoute les services chargés de l’enquête. Leurs interrogatoires ont commencé pour obtenir des détails, et des informations sur leurs activités.

Ces arrestations interviennent au moment où l’armée malienne a lancé une vaste opération dans une partie de la région de Mopti, pour « traquer » les jihadistes, et assurer la sécurité des biens et des personnes. Baptisée « opération Seno », la patrouille doit durer trois mois « avec les moyens nécessaires », selon le ministère de la Défense.

La semaine dernière, des élus locaux s’étaient retrouvés à Bamako pour « interpeller les autorités » sur la sécurité de leur région . Ce déplacement dans la capitale a fait suite à l’assassinat d’un de leurs collègues dans le cercle de Bankass. Pour un député de la région de Mopti, cette initiative doit être saluée, car elle va permettre selon lui, « le retour des populations qui s’étaient déjà réfugiées dans les grandes agglomérations ».

Le parlementaire souhaite cependant le maintien d’un détachement militaire sur place pour sécuriser durablement les zones menacées. Les populations du Nord et du centre du Mali sont régulièrement victimes d’attaques ou d’embuscades terroristes. Dans la région de Gao, ancien fief du groupe jihadiste MUJAO, les attaques contre les civils n’ont pas baissé d’intensité.

A Mopti, au centre du Mali, la menace du Front de libération du Macina est toujours réelle. La semaine dernière les forces armées maliennes appuyées par les forces Barkhane ont pu démanteler un réseau de présumés terroristes dans la région de Tombouctou lors d’une opération similaire.

La sécurisation des régions du nord du Mali passe par un contrôle rigoureux de la circulation des armes et des conditions d’approvisionnement dans cette partie du pays selon le chercheur André Bourgeot. Invité de l’émission Grand dialogue d’hier, il a estimé que la sécurité dans le septentrion malien restera compliquée tant que les groupes armés pourront se procurer facilement des armes. André Bourgeot, chercheur au CNRS en France , spécialiste du Sahel : « Je crois que le problème de fond est le suivant : le problème de la circulation des armes. Quelques soient ces armes là, à partir du moment où, il y a des groupes identifiés ou non identifiés qui peuvent se procurer des armes, cela fait en sorte qu’effectivement, les conditions de contrôle sur la circulation des armes n’existant pas, n’importe quel groupe qui possède un peu d’argent peut se procurer des armes, parce que dans le contexte du septentrion, c’est la porte ouverte à tout type d’activité, y compris des activités de type criminelles.

Donc, le problème majeur, c’est, est-ce qu’il y a possibilité de contrôler la circulation des armes, donc les conditions d’approvisionnement. Est-ce que les forces de sécurité que ce soit Barkhane, la Minusma ou les différents groupes armés ont capacité à contrôler cette circulation des armes ?

Donc, s’il n’y a pas possibilité d’enrayer de manière significative la circulation des armes, on sera toujours confronté à ce type de pratique ».

OPERATION DE SECURISATION RENFORCEE DU MALI : Bamako saura-t-elle relever le défi du Sud et du Centre ?

Michel NANA – Le Pays – 28 octobre 2015

L’insécurité est en passe de gagner tout le territoire malien, notamment le Centre et le Sud. En effet, dans ces zones, sévissent, d’une part, Amadou Koufa du Front de libération du Macina, en particulier dans les régions de Mopti et de Ségou, et d’autre part, Khaled Ibn al-Walid, la cellule combattante, issue d’Ansar Dine, active dans les environs de Sikasso.

Cette nouvelle situation sécuritaire indique, de façon pressante, que Bamako est à portée de main des combattants d’Amadou Koufa, de Khaled Ibn al-Walid et même des djihadistes du Nord-Mali qui n’hésitent pas à exploiter les failles sécuritaires des forces armées maliennes pour mener des opérations terroristes. En tout cas, plusieurs fois, ils ont montré qu’ils en ont les moyens et les capacités.

Le président malien, Ibrahim Boubacar Kéita (IBK), du haut des collines de Koulouba, a pris la mesure de la situation et semble s’être donné les moyens pour lutter contre l’insécurité. D’où cette vaste opération baptisée Seno, qui signifie en langue peulh, sable, terre ou terroir.

Pendant au moins trois mois, les troupes maliennes vont se concentrer plus précisément en pays dogon présenté comme le cœur du circuit touristique du pays. Pour la force qui sera composée de soldats de l’armée, d’éléments de la gendarmerie et de la garde nationale, la mission est de « contenir », de « stopper » et de « neutraliser » les groupes armés qui ont trouvé refuge dans la zone. Dans cette opération, l’armée malienne aura besoin de capacités guerrières à toute épreuve pour vaincre ceux qui troublent le sommeil de la population des zones sus-citées.

Les forces maliennes doivent remplir efficacement leur mission

D’ailleurs, il ressort que c’est la plus importante opération militaire après l’intervention française de 2013. Cette forte mobilisation des forces sera-elle à la hauteur du péril? On attend de voir. En tout état de cause, il faut saluer cette intention ou initiative du pouvoir de Bamako car, à terme et c’est le souhait de tous, elle peut et doit permettre d’une part de sécuriser une population qui vit dans la psychose, et de l’autre, d’endiguer les facilités avec lesquelles les combattants arrivent à opérer dans les zones concernées.

Seulement, cette opération de « sécurisation » peut, en même temps, produire l’effet contraire ou amplifier une situation déjà critique, si toutes les précautions ne sont pas prises.

Premièrement, il est connu de tous que le type de guerre servie par les djihadistes est asymétrique. Les combattants n’agissent pas en bandes armées, et ne disposent pas de troupes organisées pour mener une guerre frontale contre l’armée malienne. De plus, les combattants djihadistes ne portent pas de signe distinctif. Ils vivent plutôt avec la population. Alors, comment les démasquer ou les débusquer ?

Les « barbus » et autres délinquants combattants ne vont-ils pas prendre des dispositions pour mieux camoufler leurs caches d’armes ? Toujours est-il que dans des opérations du genre où les exactions ne manquent pas et où les amalgames sont  monnaie courante, les forces maliennes doivent remplir efficacement leur mission en ayant à l’esprit le respect des droits de l’Homme.

Par ailleurs, l’opération de sécurisation doit être menée tout en évitant de trop dégarnir le Nord car il y a effectivement le risque que la concentration des forces maliennes dans les zones ciblées, ouvre des brèches pour des actions terroristes dans le septentrion.

Autre chose à ne pas négliger : l’insécurité dans le Centre et le Sud a atteint les confins du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire. Le Niger, lui, étant depuis le départ, sur la ligne de front. La vaste opération de sécurisation devrait être menée de façon conjointe avec les forces de ces différents pays voisins aux fins d’éviter que ces derniers ne servent de bases de repli aux éléments de Koufa et de Walid. D’où la nécessité d’une synergie d’action.

C’est dire que cette opération est en réalité un vrai défi que s’est lancé Bamako. Saura-t-elle le relever ? Toute la question est là.

Billet du jour : L’armée à Mopti : yes, you can !

Adam Thiam – Le Républicain du 28 octobre 2015 

 

Le Plateau Dogon passé au peigne fin pour en déloger de possibles jihadistes ? La décision a été prise et les colonnes sont en route pour accomplir cet impérieux devoir.

Car depuis janvier, Mopti, région charnière entre le Nord et le Sud est devenu un foyer d’activités terroristes dont la moins sanglante mais la plus emblématique demeure la profanation en mai dernier du mausolée de Sheikou Amadou le fondateur soufi de la théocratie du Macina.

Dans le Seeno, et c’est ce nom que porte l’opération lancée par Famas, Koro a été frappé, Bankass a été frappé, sans doute en raison des profondeurs stratégiques  -contreforts rocheux- que ces zones offrent aux jihadistes.

Les autorités savent certainement mieux que nous que l’éradication du fléau nécessite une présence plus soutenue et un système de renseignements performants. Elles savent également que c’est le Nampalari qui constitue l’épicentre le plus à craindre de l’insécurité au Centre du pays.

Des exécutions ni vu ni connu de civils soupçonnés d’être des informateurs de l’administration aux  nominations de chefs de village par la nébuleuse jihadiste, les récits font froid dans le dos, indiquant que le temps est venu de tuer dans l’œuf l’hydre terroriste. Car n’oublions pas, Abuzeid au début était juste un réfugié dans l’Adrar et Belmoktar un revendeur-acheteur de bagnoles d’occase.

Mali: début d’une opération militaire anti-jihadiste en pays Dogon

Par RFI Publié le 27-10-2015 Modifié à 11:05

L’opération est baptisée Seno, qui veut dire, en langue locale peule, sable, terre, terroir. Elle va durer au moins trois mois. Les troupes maliennes vont se concentrer au centre du pays, plus précisément en pays Dogon, le cœur du circuit touristique de cette partie du Mali.

Essentiellement trois localités seront quadrillées : Bandiagara, Koro et Mopti. Dans ce secteur qui est une frontière avec le Burkina Faso, depuis quelques mois, des attaques attribuées aux jihadistes se sont multipliées et des victimes ont été recensées.

« Sur le terrain, c’est la plus importante opération de l’armée malienne, après l’intervention militaire française de 2013, à pourchasser les jihadistes du Nord » explique un officier malien.

Après le Nord, certains groupes armés ont pris la direction du centre et même du sud du pays. « Il faut les contenir, les stopper, les neutraliser », explique la même source militaire déjà citée.

Composés de soldats de l’armée, de gendarmes et d’éléments de la Garde nationale, ces hommes dont le nombre n’est pas précisé, secret défense oblige, ont l’équipement militaire nécessaire assure une autre source au ministère malien de la Défense.

Douze jihadistes présumés arrêtés dans le centre du Mali, où l’armée a lancé une opération

Maliactu – 27 octobre 2015 

Douze jihadistes présumés ont été récemment arrêtés dans le centre du Mali et transférés dans la capitale, Bamako, a appris mardi l’AFP de sources militaires maliennes, alors que l’armée vient de lancer une vaste opération dans cette région.

« Douze jihadistes arrêtés la semaine dernière dans la région de Mopti (centre) par l’armée malienne ont été transférés lundi à Bamako. Parmi eux, certains sont accusés d’avoir posé des mines qui ont tué le mois dernier des militaires maliens vers la localité de Ténenkou », a précisé un officier malien interrogé par téléphone de Bamako.

« Des complices de ces criminels ont voulu mener une opération militaire pour les libérer avant leur transfert sur Bamako », a affirmé la même source sous le couvert de l’anonymat.

Selon une autre source militaire malienne, « tous ces terroristes arrêtés sont membres du Front de libération du Macina », un groupe apparu en début d’année dans cette région et dirigé par le prédicateur radical peul Amadou Koufa.

« Tous sont arrivés sous bonne garde à Bamako depuis le lundi. Les interrogatoires ont commencé pour avoir des détails, des informations », a déclaré à l’AFP un officier de la gendarmerie nationale.

Ces arrestations interviennent au moment où l’armée malienne a lancé une vaste opération dans une partie de la région de Mopti, pour « traquer » les jihadistes, et assurer la sécurité des biens et des personnes.

Baptisée « opération Seno » (« sable », en langue peul), la patrouille doit durer trois mois « avec les moyens nécessaires », selon le ministère de la Défense, sans autre indication.

Longtemps concentrées dans le Nord, les attaques jihadistes se sont étendues depuis le début de l’année vers le centre du pays, puis à partir de juin au Sud, aux frontières avec la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Les groupes jihadistes ont été dispersés et en grande partie chassés de cette région à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin d’un accord de paix entre le gouvernement et la rébellion.

Nord du Mali: Des auteurs présumés d’une attaque contre un camp à Gourma-Rharous

Source : Alerte Info – Ibrahima Mansaly -Mardi 27 Octobre 2015 – 13:42

Des présumés auteurs d’une attaque contre un camp à Gourma-Rharous (région de Tombouctou, 1.013 km au Nord de Bamako) où dix militaires maliens avaient été tués début août ont été arrêtés lors d’une mission conjointe de l’armée malienne (FAMA) et des forces françaises, a rapporté lundi une source sécuritaire.

Nord du Mali: Des auteurs présumés d’une attaque contre un camp à Gourma-Rharous

Une opération militaire a été menée du 9 au 15 octobre à Tombouctou où des « éléments du groupe terroriste Elmansour » soupçonnés d’avoir participé à l’attaque d’un camp le 3 août ont été arrêtés, a confié la source sécuritaire à une journaliste de ALERTE INFO.

L’opération en cours dont la mission est de « rechercher, traquer, neutraliser et réduire la mobilité des terroristes » est dénommée  »Doubalen III » et  »la Madine 4 » par les Fama et les forces françaises « Barkhane ».

Selon la source sécuritaire, l’opération militaire a été menée par 200 soldats des FAMA accompagnés de 32 soldats du détachement de liaison et d’appui opérationnel français de Barkhane.

Les FAMA ont bénéficié de l’appui spécialisé (guidage aérien) et des moyens d’acquisition de renseignements des forces françaises et de la MINUSMA.

 

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