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« Radisson Blu » : de 22 à 27 morts à Bamako

by sur 21 novembre 2015

 

Mise à jour du samedi 21 novembre à 18h15

Selon les dernières informations, 6 Russes, un américain et un belge figurent parmi les otages décédés.

Contrairement à ce qui a été annoncé toute la journée d’hier, et après analyse du véhicule aux plaques diplomatiques resté stationné toutes portes ouvertes devant l’hôtel,  les assaillants ne seraient pas arrivés dans celui-ci, mais en même temps que lui, profitant de son passage pour pénétrer dans le périmètre de sécurité avant de tirer sur les gardiens.

Ils pourraient donc être arrivés à pied.

D’autre part, leur nombre pose question : trois assaillants auraient été tués lors des assauts (deux par des tirs, le troisième en se faisant exploser), mais les services de sécurité maliens continuent à chercher trois personnes qui auraient pu quitter les lieux…

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Vous aurez suivi les événements qui ont frappé Bamako dans la revue de presse remise régulièrement à jour hier vendredi 20 novembre.

Comme indiqué dans la page d’accueil, le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta est rentré précipitamment de N’Djamena où se tenait le « G5 » de la sécurité au Sahel.

Un conseil des ministres extraordinaire s’est tenu dans la soirée qui a décrété l’état d’urgence pour une durée de 10 jours à compter de minuit et un deuil national de trois jours.

L’annonce en a été faite par le président dans une adresse télévisée à la nation peu avant minuit.

Parallèlement, à N’Djamena , les présidents des états du « G5 » (comprenant le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad) ont décidé de la création d’une force conjointe.

Bamako: état d’urgence et deuil national après une attaque sanglante

Mali actu – 21 novembre 2015

Le gouvernement malien a annoncé un deuil national de trois jours et l’état d’urgence pour 10 jours à compter de vendredi minuit, après l’attaque sanglante d’un hôtel international ayant fait 27 morts à Bamako, revendiquée par un groupe jihadiste.

L’attaque avec prise d’otages, qui s’est terminée par l’intervention de forces maliennes et étrangères, survient une semaine après les attentats meurtriers à Paris, qui ont fait 130 morts et plus de 350 blessés et que le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a revendiqués.

A Bamako, 27 otages ont péri, selon une source militaire malienne. Parmi eux figurent un ressortissant américain, un haut fonctionnaire belge de la Fédération Wallonie-Bruxelles en mission à Bamako et trois ressortissants chinois, ont annoncé leurs pays respectifs.

Quant aux assaillants, « le dernier bilan est d’au moins trois terroristes tués ou qui se sont fait exploser », a affirmé la source militaire, estimant que leur nombre total ne dépassait pas quatre.

Dans la soirée, Al-Mourabitoune, le groupe du chef jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, a adressé revendiqué l’attaque dans un document sonore à la chaîne qatarie Al-Jazeera : « Nous les Mourabitoune, avec la participation de nos frères (…) d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, revendiquons l’opération de prise d’otages à l’hôtel » Radisson Blu de Bamako.

Des forces spéciales françaises venues de Ouagadougou, au Burkina Faso voisin, ont participé aux opérations, « en assistance des forces maliennes », a expliqué vendredi soir le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. A la mi-journée, la France, qui intervient militairement au Mali depuis janvier 2013, avait également envoyé une quarantaine de membres du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) au Mali.

Sont également intervenus des membres de la Minusma (mission des Nations unies au Mali) et des militaires américains.

Immédiatement après la fin de l’assaut, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, qui a écourté son séjour au Tchad où il était pour un sommet des cinq pays du Sahel, a salué sur son compte Twitter « le professionnalisme des forces de défense et de sécurité du Mali et remerci(é) les pays amis pour leur assistance ».

L’attaque du Radisson Blu, prisé de la clientèle internationale, a débuté autour de 07H00 GMT et a duré neuf heures. Les assaillants sont entrés dans l’enceinte de l’hôtel au même moment qu’une voiture munie d’une plaque diplomatique. Les assaillants « parlaient anglais entre eux », a affirmé à l’AFP le célèbre chanteur guinéen Sékouba Bambino Diabaté, évacué de l’établissement par des forces de sécurité.

– Au moins 14 nationalités –

A la télévision nationale malienne, un client africain de l’hôtel a dit s’être enfermé dans sa chambre après avoir entendu des tirs d’armes automatiques dans le couloir. Ensuite, a-t-il témoigné, « les forces maliennes sont venues nous récupérer. Ils ont frappé à nos portes pour dire que +c’est la sécurité+. On était un petit groupe, ils nous ont évacués par les escaliers ».

Dans la matinée, le groupe hôtelier Rezidor, qui gère le Radisson Blu, situé dans l’ouest de la ville, avait parlé de 140 clients et 30 employés dans l’établissement au moment de l’attaque. Des étrangers d’au moins 14 nationalités faisaient partie des quelque 140 clients, selon le ministère de la Sécurité intérieure et les autorités ou employeurs des pays concernés: Algérie, Allemagne, Belgique, Canada, Chine, Côte d’Ivoire, Espagne, Etats-Unis, France, Inde, Maroc, Russie, Sénégal et Turquie.

Cette attaque rappelle la prise d’otages du 7 août dans un hôtel à Sévaré (centre), qui avait fait 13 morts.

Le 7 mars, le premier attentat anti-occidental meurtrier à Bamako, visant un bar-restaurant, avait coûté la vie à cinq personnes, dont un Français et un Belge. Il avait déjà été revendiqué par Al-Mourabitoune.

La compagnie aérienne Air France, qui a annulé tous ses vols à partir de et à destination de Bamako, faisait état de 12 employés logés dans l’établissement qui ont été mis « en lieu sûr ». Selon le ministre français de la Défense, « il n’y aurait pas de Français » tué.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ils en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères. Les attaques jihadistes se sont étendues depuis le début de l’année vers le centre, puis le sud du pays.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a condamné vendredi « l’attaque terroriste odieuse » contre l’hôtel Radisson Blu de Bamako. M. Ban s’est déclaré « préoccupé par le fait que ces attaques se tiennent à un moment où des progrès importants sont constatés dans le processus de paix » entre le gouvernement malien et l’ex-rébellion à dominante touareg du Nord (CMA), qui ont récemment validé un accord de paix.

La CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad), ainsi que les groupes armés pro-gouvernementaux (Plateforme), tous signataires de l’accord de paix, ont également condamné la tuerie de Bamako.

 Mali: état d’urgence et deuil national après l’attaque meurtrière à Bamako (gouvernement)

20 novembre 2015

Le gouvernement malien a annoncé un deuil national de trois jours et l’état d’urgence pour 10 jours à compter de vendredi minuit, après l’attaque jihadiste qui a fait une trentaine de morts à Bamako, selon une source militaire malienne.

Ces mesures ont été décidées lors d’un Conseil des ministres extraordinaire présidé jusque tard vendredi soir par le chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Keïta, rentré précipitamment en fin de journée d’un sommet de pays du Sahel à N’Djamena, au Tchad, en raison de l’attaque à Bamako contre l’hôtel Radisson Blu, dans une zone réputée sécurisée.

Le gouvernement « a déclaré l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire national à compter du 20 novembre à minuit (nuit de vendredi à samedi) pour une durée de 10 jours », indique un communiqué diffusé par la radio publique malienne ORTM.

« L’état d’urgence institué permettra de renforcer les moyens juridiques des autorités administratives et compétentes pour rechercher et mettre à la disposition des autorités judiciaires des terroristes qui seraient en cavale et d’éventuels complices », selon le communiqué.

De même source, le Conseil des ministres a aussi décidé d’ »instituer un deuil national de trois jours sur toute l’étendue du territoire national » à compter de lundi, « en hommage aux victimes de la prise d’otages ».

Le gouvernement a réitéré l’hommage fait plus tôt dans la journée par le président Keïta aux forces maliennes de défense et de sécurité pour « leur professionnalisme », et les remerciements à l’adresse « des pays amis » du Mali pour leur assistance – des militaires français et américains ont notamment participé à l’opération contre les assaillants.

Dans un discours à la Nation diffusé par la télévision publique, le président a fait état d’un bilan de 21 morts et sept blessés dans l’attaque, sans précisions d’identités et de camps. « La terreur ne triomphera pas », « vive le Mali, le terrorisme ne passera pas », a-t-il notamment dit.

Quelques heures auparavant, une source militaire malienne avait rapporté à l’AFP un décompte d’ »au moins trois terroristes tués ou qui se sont fait exploser » lors de l’attaque, et d’au moins 27 morts parmi les résidents et employés de l’hôtel Radisson Blu.

L’assaut a été revendiqué par le groupe jihadiste de Mokhtar Belmokhtar, Al-Mourabitoune, qui a indiqué qu’il s’agissait d’une opération conjointe avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). La revendication a été faite par un communiqué lu au téléphone au site mauritanien Al-Akhbar et à la chaîne de télévision panarabe Al-Jazeera.

L’attaque à Bamako a été condamnée par l’ex-rébellion à dominante touareg du nord du Mali (Coordination des mouvements de l’Azawad, CMA) et les groupes armés pro-gouvernementaux (Plateforme), dans une déclaration conjointe lue au nom d’un porte-parole à la télévision publique.

La CMA et la Plateforme font partie des signataires de l’accord de paix au Mali – validé en mai par le gouvernement et ses alliés, en juin par les ex-rebelles – dont la mise en oeuvre est confrontée à des écueils, notamment l’activisme jihadiste dans la région.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ils en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères. Les attaques jihadistes se sont étendues depuis le début de l’année vers le centre, puis le sud du pays.

Sahel : à N’Djamena, les chefs d’État du G5 annoncent la création d’une force conjointe

Vincent Duhem – Jeune Afrique – 01h (heure française)

Réunis vendredi à N’Djamena, les chefs d’État du G5 du Sahel (Burkina Faso, Niger, Tchad, Mali, Mauritanie) ont annoncé la mise en place prochaine de plusieurs mesures fortes comme la création d’une force conjointe régionale.

Un sommet qui s’est déroulé alors que Bamako était victime d’une attaque terroriste d’envergure.

Critiqué par certains pour son inefficacité, le G5 Sahel a-t-il vécu « un tournant décisif », comme l’a déclaré vendredi 20 novembre le président tchadien Idriss Déby Itno, nouveau président en exercice de l’organisation régionale regroupant le Tchad, le Niger, la Mauritanie, le Burkina Faso et le Mali ?

Le sommet ordinaire organisé à N’Djamena a en tout cas accouché de plusieurs mesures fortes. Les chefs d’État du G5 ont d’abord décidé de créer une force militaire conjointe dont les contours seront étudiés prochainement par les experts militaires des pays membres.

Autres décisions : la création d’une école régionale de la guerre basée en Mauritanie et qui entrera en fonction dès 2016 ; le lancement d’une compagnie aérienne régionale « pour améliorer les dessertes entre les pays » membres ; la construction d’une ligne de chemin de fer reliant la Mauritanie, le Burkina, le Mali, le Niger et le Tchad ; et enfin la suppression des visas entre les pays membres « sous réserve de la prise de dispositions sécuritaires appropriées » (décision s’appliquant plus particulièrement au Tchad, les autres membres bénéficiant déjà à la circulaire de la Cedeao).

« Nous avons le même destin sahélien, sommes confrontés aux mêmes problèmes : nous n’avons pas d’autres choix que d’unir nos efforts », a lancé Déby

Les contours de toutes ces mesures doivent encore être précisés. Mais les chefs d’État, qui ont particulièrement insisté sur la nécessité de mettre le développement au centre des politiques du G5, « veulent aller vite », confie un ministre des Affaires étrangères d’un des pays membres. « Nous avons le même destin sahélien, sommes confrontés aux mêmes problèmes : nous n’avons pas d’autres choix que d’unir nos efforts », a lancé Déby en clôturant le sommet.

Les yeux rivés sur Bamako

Le temps presse, en effet. Après les attentats de Paris, le 13 novembre, et ceux du nord du Nigeria (où ils sont dramatiquement récurrents), c’est au Mali que les dangers sécuritaires auxquels le Sahel fait face se sont rappelés au bon souvenir des dirigeants du G5. Toute la journée, N’Djamena a gardé les yeux rivés sur Bamako.

Quand Ibrahim Boubacar Keïta pénètre, ce vendredi matin, dans l’enceinte bondée du Palais du 15-Janvier, le président malien a la mine sombre. Il est environ 10 heures (9 heures à Bamako) ; l’attaque contre l’hôtel Radison Blu a débuté depuis plus d’une heure et, si les informations n’arrivent qu’au compte goutte, IBK sait déjà que son pays subit une attaque terroriste d’envergure.

Dans l’enceinte, où diplomates africains et occidentaux, entourés de journalistes, attendent que la cérémonie débute, la nouvelle circule depuis environ 30 minutes. « J’essaie d’avoir des informations de Bamako, tout est encore très flou », explique alors le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop.

« On peut s’attendre à du sang et des pleurs »

Bouleversant légèrement le protocole, le président Déby prend la parole : « Nous vivons en ce moment même une nouvelle attaque terroriste au Mali. Une prise d’otages dans l’hôtel Radisson, que tout le monde connaît. Il y a des hommes et des femmes, des citoyens qui ne font que leur travail et qui sont devenus des cibles. Je condamne de la manière la plus ferme possible cet acte barbare qui n’a rien à voir avec la religion. Je réaffirme notre soutien sans faille à notre frère Ibrahim Boubacar Keïta et au peuple malien tout entier. Rien n’est encore très précis. Mais on peut s’attendre à du sang et des pleurs. »

Les yeux rivés sur leurs téléphones, les membres des délégations suivent effarés l’évolution de la situation. Côté malien, il est très vite décidé qu’IBK doit regagner au plus vite Bamako. Raccompagné personnellement par IDI, il quittera le palais du 15 janvier à la mi-journée après assisté au huis-clos des chefs d’Etat et ministre de tutelle.

 

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