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Décomptes macabres et divergents

by sur 23 novembre 2015

Mis à jour ce lundi 23 à 11h20

Trois jours après l’attaque de l’hôtel Radisson Blu de Bamako, on en sait à la fois un peu plus et un peu moins : plusieurs questions se posent sur le nombre d’assaillants, leur mode opératoire, le nombre de victimes (notamment maliennes), et, aujourd’hui sur la revendication de ces assassinats.

Le ministre de la sécurité et celui de la défense annoncent 21 morts, dont deux assaillants et un gendarme des forces spéciales maliennes, ainsi que 7 blessés.

Ce qui porte à 18 le nombre de victimes décédées dans l’hôtel, dont 14 clients à la nationalité identifiée (voir le détail dans notre publication précédente).

Il reste quatre victimes présentées comme « clients de l’hôtel » dont on ne parle pas ; s’agit-il de membres du personnel ou de gardiens ?

Pour l’une d’entre elle, c’est clair : il s’agit de Mme Awa Soumaré, jeune mariée de cinq mois, enceinte, employée de l’hôtel, tuée dés le début de l’attaque alors qu’elle s’était réfugiée dans les cuisines avec deux collègues blessés. 

Mais d’autres chiffres, émanant de sources policières et militaires, ont circulé rapidement parlant de 22 voire de 27 victimes.

Le compte n’y est pas non plus pour les assaillants au nombre de deux, tués dans l’hôtel, selon le ministre de la sécurité, alors qu’on a aussi parlé de trois (et même de cinq au début) et que trois suspects sont « activement recherchés » après s’être fondus dans la population.

Ont-ils participé à l’attaque ? Et, dans ce cas, comment se sont-ils enfuis alors que le périmètre était bouclé par de nombreuses forces de sécurité ? Sont-ce des complices maliens qui ont aidé, ou guidé, les assaillants ?

Ces derniers sont-ils arrivés à pied ? En taxi ? En voiture munie de plaques diplomatiques  ? Ou ont-il profité d’un relâchement des gardiens à l’arrivée d’un véhicule portant ces plaques distinctives pour pénétrer dans l’hôtel en tirant sur les vigiles et dans le hall ?

Jusqu’à la revendication qui pose question : le groupe des Morabitounes de l’algérien Mokhtar Belmockhtar (par ailleurs donné plusieurs fois pour mort) a rapidement revendiqué les assassinats pour le compte d’Al Quaida au Maghreb islamique.

Depuis, le Front de Libération du Macina du prêcheur fanatique Amadou Koufa revendique également cette funeste action…

S’associant au deuil national de trois jours décrété au Mali depuis ce lundi à 00h, le Sénégal (dont le président a fait un déplacement éclair dans la capitale malienne hier après-midi), la Mauritanie et la Guinée ont également décrété un deuil national.

Le colloque de la francophonie consacré à la diversité culturelle à l’heure du numérique qui devait voir la participation de la secrétaire générale Michaêlle Jean a été annulé, tout comme le festival de Tombouctou, le concert de Salif Keïta et la rencontre mondiale sur… « l’islam pacifique » qui devait aussi se tenir à Bamako. 

Hôtel

Le Radisson Blu, dans le quartier ACI 2000, bouclé par les forces de sécurité

Evacuation d'une victime

L’évacuation d’une victime

Mali : deux groupes terroristes ont revendiqué l’attaque du Radisson de Bamako, l’enquête se poursuit

23 novembre 2015 à 09h33 – Par Jeune Afrique avec AFP

Trois jours après l’attaque meurtrière contre l’hôtel Radisson Blu de Bamako, qui a fait au moins 21 morts vendredi 20 novembre, les enquêteurs étudient plusieurs pistes.

Où en est l’enquête ? 

Depuis la fin de l’assaut, les enquêteurs passent au peigne fin le Radisson Blu Hotel de Bamako, à la recherche d’indices. Selon des sources de sécurité et des employés, de nombreuses douilles de balles dans l’établissement ont déjà été récupérées.

« Nous sommes sur plusieurs pistes », a déclaré dimanche une source policière malienne. Sans fournir plus de détail, elle a indiqué que « des objets récupérés » à l’intérieur de l’hôtel « donnent des indications ».

Plusieurs revendications 

Selon plusieurs sources au sein de la sécurité malienne, au moins trois suspects sont recherchés. Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans cette attaque revendiquée par le groupe jihadiste de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, « avec la participation » d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le groupe a affirmé dimanche que les assaillants étaient uniquement au nombre de deux, laissant entendre qu’ils étaient maliens. Dans un enregistrement en arabe diffusé par la chaîne de télévision qatarie Al-Jazira, un porte-parole d’Al-Mourabitoune les a identifiés comme Abdelhakim al-Ansari et Moez al-Ansari, le qualificatif « al-Ansari » désignant dans la terminologie jihadiste des combattants autochtones.

Selon le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, Mokhtar Belmokhtar, recherché et plusieurs fois donné pour mort, est toujours en vie. « Il circule », a-t-il dit. Le jihadiste algérien est soupçonné de séjourner en Libye.

Un groupe jihadiste du centre du Mali, le Front de libération du Macina (FLM), a revendiqué à son tour dimanche l’attentat, dans un communiqué adressé à l’AFP. Le groupe terroriste assure qu’il a été perpétré par un commando de cinq membres dont «trois sont sortis sains et saufs» de l’attaque.

Plusieurs bilans 

Selon un bilan « définitif » du gouvernement malien, l’attaque a fait 21 morts. Parmi les victimes : 18 clients (dont 14 étrangers identifiés par les autorités de leurs pays) et un gendarme malien. Deux assaillants ont également été tués.

Mais de son côté, la Minusma, force onusienne présente au Mali, a évoqué samedi « 22 personnes tuées, dont deux assaillants ». La confusion demeure donc toujours quant au bilan. D’autant que deux sources militaire et policière maliennes ont quant à eux affirmé que l’attaque avait provoqué la mort de 27 personnes, sans compter les assaillants.

Bamako se barricade, le Mali entame 3 jours de deuil national

Quarante-huit heures après le raid meurtrier, la sécurité a été renforcée aux abords des grands hôtels. D’autres lieux de la capitale, banques et maries d’arrondissement, ont également été sécurisés.

Le président sénégalais Macky Sall a effectué dimanche une visite de quelques heures à Bamako pour exprimer au Mali le soutien de son pays, mais aussi de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest qu’il préside. « Le Mali ne sera jamais seul dans ce combat, nous sommes tous engagés parce que nous sommes tous concernés », a-t-il dit.

Lors d’une conférence de presse commune avec le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, il a annoncé que le Sénégal, la Guinée et la Mauritanie, tous voisins du Mali, observeront trois jours de deuil national, en même temps que les Maliens.

Bamako: un autre groupe jihadiste revendique, divergences sur le nombre d’assaillants

Maliactu – 23 novembre 2015

Un groupe jihadiste du centre du Mali a revendiqué à son tour dimanche soir, après le groupe Al-Mourabitoune de l’Algérien Belmokhtar, l’attaque meurtrière contre un grand hôtel de Bamako vendredi, affirmant qu’en plus des deux assaillants tués, trois avaient pu s’échapper.

De son côté, le groupe de Mokhtar Belmokhtar a réitéré sa revendication, dans un enregistrement sonore en arabe diffusé dimanche soir par la chaîne de télévision panarabe Al-Jazeera, et repris par le site mauritanien Al-Akhbar, assurant que les assaillants étaient uniquement au nombre de deux et laissant entendre qu’ils étaient maliens.

« Le Front de libération du Macina (FLM) revendique l’attaque qui a visé le Radisson à Bamako avec la collaboration d’Ansar Dine » (groupe jihadiste du Nord), selon le communiqué envoyé à l’AFP à Bamako, signé Ali Hamma, porte-parole du FLM, apparu au début de l’année et dirigé par le prédicateur radical peul Amadou Koufa.

« Cette attaque est venue comme une réaction contre les attaques des forces (françaises) Barkhane qui visent certains éléments du Front et Ansar Dine à l’aide de l’armée malienne et le soutien de certains pays occidentaux », affirme-t-il.

Donnant des détails de l’attaque de l’hôtel Radisson, qui a coûté la vie à 19 clients et un gendarme malien, outre deux assaillants, selon le dernier bilan gouvernemental, le porte-parole assure qu’elle a été menée par un commando de cinq personnes, dont « trois sont sortis sains et saufs ».

« Nous sommes capables de frapper à n’importe quel moment », selon le communiqué du FLM, promettant une multiplication des attaques « contre les endroits politiques, économiques, et touristiques, avant de gouverner le Macina (région du centre du Mali) nous-mêmes et appliquer la charia ».

En revanche, selon un porte-parole d’Al-Mourabitoune qui a réitéré la revendication au nom du groupe de Belmokhtar en coordination avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), les auteurs de l’attaque étaient « deux héros de l’islam », identifiés comme Abdelhakim al-Ansari et Moez al-Ansari.

Dans la terminologie jihadiste, le qualificatif « al-ansari » désigne des combattants autochtones, par opposition aux « mouhajiroune » venant de l’extérieur.

« Les deux moujahidine ont été tués après une âpre résistance contre les forces françaises et américaines et leurs collaborateurs », a souligné le porte-parole, justifiant l’attaque par « l’agression des +Croisés+ contre nos populations, nos lieux saints et nos frères moujahidine au Mali ».

Quelque 170 clients et employés de l’hôtel y ont été retenus pendant environ neuf heures, jusqu’à la fin de l’intervention des forces maliennes, appuyées par les forces spéciales françaises et d’agents des Etats-Unis et de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma).

 

Prise d’otages à l’hôtel Radisson Blu : 21 morts, 7 blessés. Le film d’un vendredi cauchemardesque !

 Agmour – Le Pays – 23 novembre 2015

La journée du vendredi 20 novembre 2015 a été très longue et cauchemardesque à Bamako. Des commandos(04) armés ont fait irruption à l’hôtel Radisson Blu (sis à l’Aci 2000) avant de prendre en otage 170 personnes. L’assaut final qui a été donné par les forces spéciales maliennes en partenariat avec les forces françaises, américaines et de la Minusma, a pris fin aux environs de 16 heures, soit plus de 6heures d’interventions. On déplore 21 morts dont 2 terroristes et 07 blessés.

Rappel des faits

Au environ de 6h30 minutes, des commandos terroristes, à bord d’un véhicule d’immatriculation diplomatique selon certaines sources et d’autres à bord d’un taxi, font irruption à l’hôtel Radisson Blu (sis à l’Aci 2000) où se trouvaient 170 personnes de nationalités diverses dont 140 clients et 30 employés. Ils tirent sur les vigiles de l’hôtel avant de prendre en otage les occupants de l’hôtel tout en criant Allahou Akbar ! Allahou akbar.

Selon des témoignes, ils ont demandé à certains occupants de réciter des versets du saint coran. seule condition de leur libération.  Alertés, les éléments des forces de sécurité et de défense sont arrivés aussitôt sur place et rapidement ils ont formé un cordon de sécurité tout au long de l’hôtel. Entre temps, certains clients et des employés de l’hôtel ont pu sortir sains et saufs, parmi eux des membres de l’équipage d’Air-France (12) et 06 américains.

A 10h, l’assaut est donné par les forces spéciales maliennes en partenariat avec les forces françaises, américaines et de la Minusma.

Aux environs de 11h30, le ministre de la sécurité et de la protection civile, Salif Traoré, après une réunion d’urgence dans son cabinet avec la hiérarchie militaire, fait un point de la situation. Bilan :03 morts, des blessés (dont 02 parmi les forces spéciales maliennes) sont conduits à l’hôpital Gabriel Touré, et une trentaine d’otages libérés.

Pas d’information sur l’identité des terroristes, l’assaut étant toujours en cours. Le ministre de la sécurité et de la Protection civile appelle cependant au calme. Même appel au calme lancé à la Primature, à l’issue d’une réunion d’urgence présidée par le Premier ministre, Modibo Kéïta, sur la situation. Au même moment, le ministre de la Santé, Marie Madeleine Togo, s’est rendu à l’hôpital Gabriel Touré au chevet des premiers blessés transportés sur place.

Depuis Djamena au Tchad où il se trouvait pour le sommet du G5, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, suspend sa participation et décide  de se rendre d’urgence au pays pour gérer de près la situation.

Aux environs de 13h, les forces spéciales ont pu libérer plusieurs autres clients et personnels de l’hôtel, environ 80 personnes. Elles sont prises en charge par les éléments de la protection civile au Palais des sports  où les ministres de la sécurité,  de la solidarité, respectivement Salif Traoré et Hamadoun Konaté se sont rendus pour assurer les ex-otages.

Au même moment, il est annoncé la présence d’un véhicule (4×4), couleur blanche, stationné vers l’immeuble Badjélika rempli d’explosif.

L’attaque est revendiquée par le groupe Al mourabitoun de Mouktar Ben Mouktar surnommé ‘’ le borgne’’, un groupe lié à Al-Qaïda qui a aussi fait des opérations avec le MUJAO dans le nord du Mali.

A 16h, le ministre de la sécurité et de la Protection civile, Salif Traoré, fait un 2ème point de la situation, l’assaut final est terminé : Bilan : 21 morts dont 02 terroristes et 07 blessés. Quelque minute plus tard, l’avion du président de la République, IBK, atterrit à l’Aéroport international de Bamako-Senou. Il annonce aussitôt la tenue d’un conseil des ministres extraordinaire sur la situation à Koulouba. Il s’est ensuite adressé à la nation. Adresse au cours de laquelle, il a décrété un deuil national de trois jours (à compter du lundi- aujourd’hui) et l’état d’urgence pour dix jours à compter du vendredi 20 novembre 2015 à partir de minuit.

Acte terroriste au Radisson Blu de Bamako / • Un vendredi ensanglant * Bilan : 22 morts, 7 blessés * Analyses des politiques et des civils choqués

B. Daou – Lerepublicainmali – 23 novembre 2015

Ce vendredi c’est le seul sujet abordé à Bamako, que l’on soit à la maison, au bureau ou marché : des tirs et la terreur à l’hôtel Radisson Blu de Bamako, comme il y en a eu, il y a juste une semaine au Bataclan de Paris et à Saint Denis. Bamako et Paris deux capitales, en Afrique et en Europe, mais qui n’ont jamais été aussi pareilles.

L’hôtel Radisson Blu, situé à Hamdallaye ACI 2000, est l’un des plus huppé de la capitale malienne et à cheval sur les mesures de sécurité : vérification systématique des véhicules, fouilles corporelles et des sacs. Ce jour les vigiles de l’hôtel auraient cédé au respect dû aux diplomates en fonction au Mali, à la vue du véhicule immatriculé de fond vert, arrivé aux environs de 7 h du matin.

Mais, il transportait plutôt des ambassadeurs probablement d’Al-Mourabitoune de l’Algérien Mokhtar belmokhtar, le borgne, qui sautent de leur véhicule sans tarder et ouvre le feu sur les vigiles, tuant trois personnes. Le carnage entamé aux portes de l’hôtel se poursuivra à l’intérieur, lorsque tirant des rafales les assaillants y entrent, brisant les vitres de l’hôtel sur leur passage. Les clients de l’hôtel qui n’étaient pas dans leur chambre ont été pris en otage, pour ceux qui n’ont pas été essuyé des tirs des armes de guerre à la disposition de ces intégristes, qui ont crié Allah Akbar ! (Dieu est grand !). Le quartier est toujours bouclé par les nombreuses forces de l’ordre maliennes et étrangères.

L’assaut du groupement d’intervention de la police nationale a permis d’extraire des résidents de l’hôtel, qui étaient restés dans leur chambre, allongés derrière le lit, après avoir bouclé à double tours, leur porte, selon les consignes de sécurité données par le personnel du Radisson, resté à cheval sur les règles de sécurité. Plusieurs, personnes, environ 130 ont été évacuées et prises en charge au palais des sports, un centre sportif proche de l’hôtel Radisson. D’autres ex-otages blessés ont été hospitalisés, dont un dans un état grave. Des agents de la protection civile ont été vus transportant des corps dans des sacs mortuaires orange sur des brancards.

Quant aux assaillants retranchés dans le septième étage de l’hôtel, ils ne seront trouvés et tués que dans l’après midi, après l’assaut final de seize heures. Le décompte macabre au petit soir serait de 22 morts dont trois assaillants.

Le ministre de la sécurité et de la Protection civile, le Colonel-Major Salif Traoré, qui a donné une conférence de presse samedi 21 novembre avec à ses cotés, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, a tiré le bilan de la prise d’otages dans l’hôtel Radisson de Bamako : 22 morts, parmi lesquels figurent 18 clients et personnel de l’hôtel, 1 gendarme, et  3 assaillants, des blessés. D’autres sources sécuritaires avaient fait état de 27 morts le vendredi, jour du drame, dont 22 clients et employés.

Avant d’entrer en action, les forces maliennes ont bouclé tous les alentours de l’hôtel pour progresser à l’intérieur de l’hôtel. Elles ont procédé à la fouille chambre par chambre. Elles ont compris assez tôt, qu’il y avait deux à trois tireurs. Elles ont récupéré des victimes, au cours de leur progression, a expliqué une source militaire.

L’étage où certains se sont retranchés a pu être identifié et les forces maliennes ont progressé vers cette position, et le souci étant que ces éléments ne puissent pas faire d’autres victimes. Elles étant confiantes d’ores et déjà que les assaillants ne pourront pas sortir de l’hôtel.

Parmi les otages évacués, figureraient 17 Français dont 12 membres d’équipages présents ce vendredi à Bamako ont été exfiltrés et sont en sécurité. Air France a fait un communiqué sur Rfi pour dire que ses vols n’ont pas été affectés par la prise d’otage au Radisson; 12h11: la société Air France annonce que ses employés sont saufs.

20 Indiens qui séjournaient dans l’hôtel ; sept Algériens qu’y ont été exfiltrés. L’artiste guinéen Sékouba Bambino, qui a été libéré, dans un témoignage sur Le Monde Afrique, confirme que « deux [des assaillants] parlaient en anglais, avec un accent nigérian. Je les ai entendus dire : « Est ce que c’est bon ? Tu t’es ravitaillé ? Il faut partir de ce côté, moi, je vais de l’autre côté ». En fait, ils se ravitaillaient en munitions dans la chambre à côté de la mienne. »

Des étrangers d’au moins 14 nationalités faisaient partie des quelque 140 clients de l’hôtel Radisson, selon le ministère malien de la Sécurité intérieure et les autorités ou employeurs des pays concernés. On note un Américain, un Sénégalais, un Belge, selon diverses sources. Le Belge serait haut fonctionnaire au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, qui « était en mission à Bamako dans le cadre d’une convention de collaboration avec la francophonie parlementaire pour une durée de trois jours », selon le porte-parole de l’assemblée, cité par l’agence Belga. Le ministère belge des Affaires étrangères avait auparavant fait état de quatre Belges enregistrés dans l’hôtel.

Le président malien Ibrahim Boubacar Kéita, qui participait au Sommet régional du G5 a écourté sa visite pour rentrer d’urgence au pays, ce 20 novembre. Il tient un conseil des ministres extraordinaire et décrète l’état d’urgence « sur l’ensemble du territoire » pour dix jours à compter de la nuit de vendredi 20 à samedi 21 novembre.

La Maison Blanche condamne avec « la plus grande force l’attaque terroriste » contre l’hôtel Radisson Blu de Bamako. Des forces spéciales américaines portent assistance aux Maliens, a fait savoir le Pentagone. De son côté, Ban Ki-moon condamne « l’attaque terroriste odieuse » contre l’hôtel Radisson. Le président français, François Hollande a appelé les Français se trouvant « dans des pays sensibles » à prendre « leurs précautions ».

«Nous devons encore une fois tenir bon » face à « cette présence barbare ». Aux ressortissants français au Mali, il leur recommande de contacter « l’ambassade de France pour être protégés » et de « prendre toutes les précautions ». Une quarantaine de membres du GIGN se sont envolés pour Bamako. En visite à New Delhi, Laurent Fabius a indiqué être « informé en temps réel » de la situation. L’Institut français et l’école française ont été fermés.

Vendredi noir a Bamako : Les détails sur le déroulement de l’attaque du Radisson

Par L’Indicateur du Renouveau – 23 novembre 2015- avec RFI

On en sait davantage sur les deux terroristes qui ont attaqué l’hôtel Radisson Blu de Bamako vendredi au Mali, tuant 20 personnes. Notamment sur la manière dont ils ont fait usage de leurs armes, mais aussi sur l’intervention des forces spéciales françaises et maliennes.

Les deux jihadistes ne sont pas arrivés à l’hôtel Radisson Blu de Bamako vendredi matin dans un véhicule immatriculé corps diplomatique, comme l’avait indiqué un témoin, mais la voiture est arrivée sur les lieux au même moment qu’eux pour chercher un client.

Les deux assaillants ont dans un premier temps ouvert le feu sur les agents de la société privée qui garde les lieux.

Ensuite, très rapidement, les voilà dans le hall de l’hôtel. Selon un témoin direct, ils ont alors « tiré sur tout ce qui bougeait ». C’est là qu’ils ont fait le plus de victimes.

Armés de kalachnikovs notamment, les deux jihadistes, très jeunes, à la peau noire, montent vers les étages de l’hôtel. Ils poursuivent des clients qui cherchaient à se cacher et ils tirent, font également des victimes. D’autres clients de l’hôtel Radisson seront tués dans leur chambre.

Pris en tenaille

Après avoir fait un tour au septième étage de l’hôtel, les deux terroristes, qui parlent anglais, reviennent au quatrième étage et ils se dirigent vers une porte. C’est là qu’ils se retrouvent coincés. La porte donne sur une terrasse, mais on ne peut l’ouvrir que de l’extérieur. Ils sont donc pris en tenaille entre les forces françaises et maliennes.

Les forces françaises descendent vers la porte côté extérieur et les forces spéciales maliennes montent les escaliers à la rencontre des jihadistes. Ils sont finalement tous deux tués par balle et n’auront pas eu le temps d’utiliser leurs armes automatiques ou les grenades offensives qu’ils avaient également sur eux.

ATTAQUE DE RADISSON : PLACE À L’IDENTIFICATION DES VICTIMES

Studio Tamani – dimanche 22 novembre 2015 14:38

Deux jours après l’attaque de l’hôtel Radisson à Bamako, on en sait un peu plus sur l’identité et la nationalité des victimes. Treize personnes de nationalités différentes ont trouvé la mort au cours de l’attaque. Mais selon le ministère de la sécurité, le travail d’identification est en cours, et devrait livrer ses résultats définitifs demain.

Dans un bilan communiqué hier par le ministre de la sécurité, 21 personnes ont été tuées au cours de l’attaque, dont 18 clients, 2 terroristes et un membre du personnel des forces spéciales maliennes, qui a perdu la vie au cours de l’assaut. 7 blessés ont été enregistrés.

A ce stade de l’enquête, le ministre de la sécurité se veux prudent et refuse de commenter l’identité des assaillants, ni leurs éventuels complices, encore moins si le véhicule diplomatique leur appartenait.

Selon un responsable du ministère de la sécurité, le travail d’identification des nationalités des victimes est en cours. Les résultats définitifs devraient être rendus publics demain. Mais selon plusieurs sources proches de l’enquête, parmi les victimes on compte six Russes, trois Chinois deux Belges, un Américain et un Sénégalais.
Depuis l’attaque de vendredi, une vague de solidarité s’est exprimée à l’endroit du Mali. En plus de la condamnation de la communauté internationale, plusieurs pays africains ont exprimé leur compassion à l’endroit du pays. Le président sénégalais Macky Sall est à Bamako « pour présenter ses condoléances au peuple malien », tant dis que la Guinée annonce qu’elle observera avec le Mali les trois jours de deuil national.

Les groupes armés signataires de l’accord de paix ont dans un communiqué commun tous condamné l’attaque de l’hôtel Radisson. Selon leurs responsables, « il faut aller vite à la mise en œuvre de l’accord, qui prévoit des patrouilles mixtes ». Ces patrouilles, disent-ils, « réduire le champ d’action des ennemis de la paix ».
Mohamed Ould Mettaly est député élu à Bourem, membre de la Plate forme. Il a été joint au téléphone Ayouba Sow :

« C’est une nécessité que les gens aillent vite à l’application de l’accord. Mais l’histoire de Radisson n’a rien à voir avec les mouvements. Vous savez, l’accord a des ennemis, et c’est visible maintenant. Il ne faut pas qu’on soit rattrapé par les ennemis. Si par exemple il n’y a pas l’application de l’accord, cela veut dire qu’ils ont eu le dessus. Aujourd’hui ce sont les gens de paix qui ont gagné, parce que tout le monde va dans la paix ».

Pour mieux lutter contre le terrorisme, qu’est-ce que les groupes armés peuvent apporter comme soutien à l’armée malienne ?

« Vous savez que lorsqu’il y a l’application de l’accord, cela veut dire que l’ensemble du pays est occupé par les acteurs de l’accord. Je pense que quand l’armée malienne est déployée, assistée par les mouvements armés et les forces de sécurité internationales comme la Minusma, je crois que l’Etat sera suffisamment occupé par toutes ses forces. Je crois que cela va quand même diminuer les mouvements contre la paix. Parce que nous aurons leur champ très réduit. Et cela va de soi qu’en appliquant aujourd’hui les accords, il y aura une application des équipes mobiles mixtes composées de la plate forme, de la CMA, de l’armée et de la Minusma. Cela va dissuader tous les gens de mauvaise foi, ou les gens qui ne veulent pas accompagner l’accord ».

Au lendemain de la prise d’otages à l’hôtel Radisson Blu, l’état d’urgence est entré en vigueur samedi 21novembre sur toute l’étendue du territoire pour une durée de dix jours. La mesure prise par le chef de l’Etat, n’est pas sans conséquences sur l’activité économique et sociale du pays.

La secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Michaëlle Jean, qui devait se rendre au Mali samedi pour une visite programmée de longue date, a annulé son déplacement.

La compagnie Air France, a déprogrammé ses vols vers Bamako. Quant au chanteur Guinéen Sékouba Bambino Diabaté, pris comme otage dans ledit hôtel et libéré par les forces de l’ordre maliennes, il a annulé son concert de samedi prévu à Bamako. Aussi le concert, cette fois-ci de l’artiste Salif Kéita prévu samedi au Palais des Sports, a été reporté à un date ultérieure.

Autre grande manifestation attendue à Bamako, c’était la conférence internationale sur l’Islam pacifique. Cet événement prévue ce week-end et qui devait réunir les représentants de plus 40 pays, a été tout simplement ajourné.
Si certaines visites ont été déprogrammées du fait de la situation sécuritaire fragile, les regroupements et manifestations ont été annulés depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence de 10 jours décrété vendredi par le gouvernement à l’issue du Conseil des ministres extraordinaire.

Attaque à Bamako: l’enquête suit « plusieurs pistes », trois pays en deuil avec le Mali

22 novembre 2015 Maliactu

Deux jours après l’attaque meurtrière contre un grand hôtel à Bamako, les enquêteurs travaillaient « sur plusieurs pistes » dimanche, à la veille d’un deuil national de trois jours au Mali, qui sera également observé par solidarité par le Sénégal, la Mauritanie et la Guinée.

L’hôtel Radisson Blu a été attaqué vendredi matin par des hommes armés qui y ont retenu quelque 170 clients et employés. Les forces maliennes sont intervenues, avec l’appui d’agents de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), et d’agents français et américains, pour libérer plusieurs dizaines d’otages.

Selon un bilan « définitif » du gouvernement malien, l’attaque a fait 19 morts – 18 clients (dont 14 étrangers identifiés par les autorités de leurs pays) et un gendarme malien – et deux assaillants ont été tués. La Minusma a évoqué samedi « 22 personnes tuées, dont deux assaillants », tandis que deux sources militaire et policière maliennes ont parlé à l’AFP de 27 morts sans compter les assaillants.

Depuis la fin de l’assaut, les enquêteurs passent au peigne fin le Radisson Blu à la recherche d’indices. Selon des sources de sécurité et des employés, ils ont déjà récupéré de nombreuses douilles de balles dans l’établissement, toujours sous forte surveillance des forces maliennes, incluant des tireurs d’élite sur les toits.

« Nous sommes sur plusieurs pistes », a déclaré dimanche à l’AFP une source policière malienne, ajoutant que « des objets récupérés » à l’intérieur de l’hôtel « donnent des indications », sans en dire plus.

Trois personnes soupçonnées d’être impliquées dans l’attaque – revendiquée par le groupe jihadiste de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, « avec la participation » d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) – sont « activement » recherchées, selon une source de sécurité malienne.

Une autre source au sein du renseignement malien a parlé à l’AFP de « trois à quatre complices », pouvant être des Maliens, qui auraient aidé les assaillants, « des étrangers » à la peau noire – de nationalité indéterminée -, à se fondre dans la population avant qu’ils exécutent leur opération.

De même source, « tout porte à croire que les deux étrangers sont allés de bar en bar pour ne pas être remarqués, et à l’aube (du vendredi), des Maliens pourraient les avoir guidés dans l’attaque du Radisson », hôtel chic fréquenté par des diplomates, des hommes d’affaires et des expatriés.

Le chanteur guinéen Sékouba Bambino Diabaté, rescapé de l’attaque, a affirmé ne pas avoir vu les assaillants mais les avoir entendus communiquer en anglais entre eux, sans être en mesure de pouvoir identifier leur accent.

Selon le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, Mokhtar Belmokhtar, recherché et plusieurs fois donné pour mort, est toujours en vie. « Il circule », a-t-il dit. Le jihadiste algérien est soupçonné de séjourner en Libye.

– « Le Mali ne sera jamais seul » –

Quarante-huit heures après le raid meurtrier au Radisson Blu, des mesures de sécurité ont été renforcées aux abords des grands hôtels. Un renforcement de sécurité plus discret était également visible devant des mairies d’arrondissement et des banques.

Le président sénégalais Macky Sall, dont un compatriote a été tué dans l’attaque, a effectué dimanche une visite de quelques heures à Bamako pour, a-t-il expliqué, exprimer au Mali le soutien de son pays, mais aussi de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest qu’il préside.

« Le Mali ne sera jamais seul dans ce combat, nous sommes tous engagés parce que nous sommes tous concernés », a-t-il dit.

Lors d’une conférence de presse commune avec le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, il a annoncé que le Sénégal, la Guinée et la Mauritanie, tous voisins du Mali, observeront trois jours de deuil national, en même temps que les Maliens, en mémoire des victimes de l’attaque.

La décision a été prise en concertation avec les présidents guinéen Alpha Condé et mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, a précisé Macky Sall.

Le deuil national sera observé de lundi à mercredi au Mali.

Dès samedi, les rues de Bamako avaient renoué avec leurs activités habituelles. Et dimanche, les bruyants cortèges de mariages étaient visibles dans la capitale, en dépit de l’état d’urgence en vigueur interdisant théoriquement tout rassemblement.

Plusieurs ressortissants étrangers à Bamako ont confié avoir décidé d’éviter provisoirement les lieux pouvant être des cibles potentielles, d’autant que le Mali est toujours confronté à l’activisme jihadiste.

Le nord du pays était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ils en ont été en grande partie chassés par l’intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères. Les attaques jihadistes se sont étendues depuis le début 2015 vers le centre, puis le sud du pays

Attaque au Mali: le président appelle à une vigilance accrue, des suspects recherchés

21 novembre 2015

Au lendemain de la prise d’otages meurtrière dans un hôtel de Bamako, le président malien a appelé samedi à une vigilance accrue face à la menace terroriste alors que son pays est en proie depuis près de quatre ans aux attaques jihadistes.

         Selon une source de sécurité malienne, « trois suspects qui pourraient être impliqués dans l’attaque » sont activement recherchés.

         Depuis vendredi soir, l’état d’urgence est en vigueur pour dix jours dans l’ensemble du pays, qui observera à partir de lundi un deuil national de trois jours en mémoire des victimes de l’attaque contre l’hôtel Radisson Blu de Bamako.

L’opération a été revendiquée par le groupe jihadiste Al-Mourabitoune de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, qui dit avoir agi « avec la participation » d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Elle s’est terminée par l’intervention conjointe des forces maliennes et étrangères, notamment françaises. L’attaque a été menée une semaine après les attentats qui ont fait 130 morts à Paris, revendiqués pour leur part par le groupe Etat islamique (EI).

La France est engagée militairement au Mali depuis janvier 2013 dans le cadre de l’opération Serval lancée pour traquer des groupes islamistes armés, à laquelle a succédé Barkhane qui se concentre sur la lutte transfrontalière contre les jihadistes.

« Le Mali n’est pas une zone fermée » et « nulle part dans le monde aujourd’hui, on n’est à l’abri de ces barbares d’un autre temps », a déclaré à la presse le président malien Ibrahim Boubacar Keïta à l’issue d’une visite à l’hôtel Radisson, où demeurait déployé un important dispositif de sécurité. « La +valeur vie+ leur est inconnue, c’est pour cela que vous comme nous devrons faire attention », a-t-il affirmé.

Vendredi soir, il avait annoncé que l’attaque avait fait 19 morts et sept blessés et que deux assaillants avaient été tués. Un bilan confirmé samedi par le ministre de la Sécurité intérieure, le colonel Salif Traoré, et son collègue de la Défense, Tièman Hubert Coulibaly, lors d’une conférence de presse commune.

Au total, a dit le colonel Traoré, il a été dénombré parmi les morts « 18 clients, deux terroristes, un personnel des forces spéciales maliennes »,un bilan « définitif » selon lui.

Une source militaire malienne avait auparavant fait état à l’AFP d’au moins 27 morts parmi les quelque 170 résidents et employés de l’hôtel et d’ »au moins trois terroristes tués ». « Nous avons emmené 27 corps de l’hôtel », a assuré samedi à l’AFP une source policière malienne, sans être en mesure de fournir de détails.

Treize étrangers sont pour l’heure identifiés parmi les morts : six Russes, trois Chinois, deux Belges, une Américaine et un Sénégalais, selon leurs pays respectifs. L’attaque a suscité une vague de condamnations tant au plan régional qu’international.

‘Ils étaient à pied’

Après s’être calfeutrés chez eux vendredi, par crainte pour leur sécurité ou sur recommandation de leurs employeurs, de nombreux Bamakois avaient renoué samedi avec leurs activités habituelles. La circulation était normale, les commerces avaient rouvert.

Un renforcement discret de la sécurité était cependant constaté devant certaines mairies et banques. Il était plus important aux environs de certains hôtels, selon des journalistes de l’AFP et des résidents. C’est le cas du Salam, un hôtel 5 étoiles où plus aucune voiture particulière ne pénètre et devant lequel sont visibles des militaires en armes et gilets pare-balles.

Certains anciens otages sont retournés samedi à l’hôtel Radisson pour récupérer des effets personnels. C’est le cas du chanteur guinéen Sékouba Bambino Diabaté, qui a répété devant la presse ne pas avoir vu les assaillants mais les avoir entendus parler anglais entre eux.

Tambakoye Diarra, employé du Radisson, a assuré avoir discuté avec des vigiles blessés selon lesquels les assaillants « ne sont pas venus en voiture, ils étaient à pied », et raconté comment lui-même a aidé les forces maliennes – appuyées par des Français, des Onusiens et des Américains – « à infiltrer l’hôtel » pour en évacuer les otages.

Plusieurs Bamakois interrogés par l’AFP ont exprimé stupeur, incompréhension ou peur après l’attaque du Radisson, survenue après un assaut similaire en août dans un hôtel à Sévaré, près de Mopti (centre), qui a fait 13 morts. Auparavant, en mars, le premier attentat anti-occidental à Bamako, visant un bar-restaurant, avait coûté la vie à cinq personnes, dont un Français et un Belge. Un attentat déjà revendiqué par Al-Mourabitoune.

« Ca fait très peur. C’est comme si Bamako était devenu un théâtre de guerre. Comment ils ont pu venir ici ? Comment ils ont fait rentrer les armes ? Il faut pouvoir répondre à toutes ces questions », a ainsi affirmé Oumar Keïta, un enseignant.

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