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Mme Diakité Fatoumata Siré ne lâche rien !

by sur 10 décembre 2015

Présidente de l’Association pour la Promotion et la Défense des Femmes, Mme Fatoumata Siré Diakité, était invitée de l’émission « Dialogue de génération », à l’initiative de la Maison de la Presse.

Une occasion pour cette forte personnalité de redire d’où elle vient et de répéter où elle va. Professeure, ancien ambassadrice, féministe, divorcée, militante, syndicaliste, rien ne l’arrête, même si ses méthodes gênent et, parfois, choquent.

Une femme d’engagement comme le montrent ces différentes articles rendant compte de l’émission.

Fatoumata-Sire

Mme Fatoumata Siré Diakité de l’Apdf : « Actuellement, je suis surveillée par la Sécurité d’Etat »

Par maliweb – Dieumerci C – Soft Hebd- 10 déc 2015

La présidente de l’Association pour la Promotion et la Défense des Femmes, Mme Fatoumata Siré Diakité, était la troisième personnalité invitée de l’émission « Dialogue de génération », une initiative de la Maison de la Presse. C’était le samedi 5 décembre dernier. Elle a parlé de ses parcours scolaire et professionnel, et dit être toujours surveillée par la Sécurité d’Etat.

Première femme au « Dialogue de Génération », Mme Diakité est la troisième personnalité à être invitée à l’émission, laquelle sert de tribune où les anciennes générations éclairent la jeunesse sur leurs parcours  afin que celle-ci puisse s’en inspirer.

Mme Diakité a d’entrée de jeu précisé que c’est l’éducation familiale et ce que ses parents ont voulu qu’elle soit, qui ont fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui. Ainsi dira-t-elle que tout ce qu’un homme deviendra commence d’abord par la maison, par la famille.

La présidente de l’APDF expliquera qu’après ses études fondamentales à Kati et celles secondaires au Lycée Bah Aminata Diallo où elle a décroché son baccalauréat, elle a opté pour l’Ecole Normale Supérieure (Ensup) où elle sort nantie d’une maitrise en Anglais. Alors commença-t-il sa carrière professionnelle en enseignement secondaire, l’ayant conduite à sillonner plusieurs lycées du Mali, particulièrement le Lycée Prospère Camara où sa nomination au poste du secrétaire générale du Syndicat National de l’Education et de la Culture, est devenue source d’arrestations et d’intimidation de la police répressive de l’ex-majesté Moussa Traoré dont de la Sécurité d’Etat ne cesse de se mettre à ses trousses.

« J’ai été la victime de Moussa Traoré, j’ai été maltraitée. Actuellement, je suis surveillée », a-t-elle dit. Continuant à affirmer avoir été arrêtée pendant la transition, dans le cadre du FDR contre le coup d’Etat d’un certain 22 mars 2012, qui a saboté les acquis de la démocratie. Elle dit « être toujours surveillée même de nos jours ».

Mme Diakité a expliqué que la lutte syndicale qu’elle mène s’inscrit dans le combat pour les libertés, la justice et l’éclosion démocratique. Elle ajoutera qu’au-delà de ce combat qu’elle s’est assigné, elle fait partie des animateurs du mouvement démocratique de 1991, ce qui lui a permis de bénéficier de cartes de CNID et d’Adéma associations pour bien mener des marches de protestation et de dénonciation. Elle a auparavant clamé qu’elle est toujours là quand il s’agit du combat pour la vérité, la justice, sources de la création de l’APDF pour la liberté et la promotion des femmes.

A l’en croire, les débuts de son association ne lui ont pas été faciles car plusieurs fois victime d’attaques des individus dans les mosquées et d’accidents mortels. « Les hommes n’aiment pas que les femmes ouvrent les yeux. Certains d’entre eux perçoivent la lutte pour la promotion de la femme comme une manière pour les femmes de prendre leurs places. Non, nous ne visons pas la place de personne. Nous voulons assumer nos responsabilités en tant que citoyennes », a-t-elle déclaré.

Avant d’ajouter que l’APDF est une association apolitique  et que lorsqu’un parti politique ne la voit pas avec lui, il pense que vous êtes contre lui. « Je ne suis pas une menace pour personne ; si ce que je dénonce touche quelqu’un, il y a de quoi me mettre sous surveillance  ».

Relativement à l’adoption de la loi sur le genre (promotion de la femme dans les instances décisionnelles) votée tout récemment à l’Assemblée Nationale, Mme Diakité a affirmé : « On aurait souhaité avoir plus, mais c’est un début. Nous ne devons pas cracher là-dessus. Nous allons nous en contenter des 30%, mais nous ne sommes pas satisfaites. Les femmes sénégalaises ne méritent pas mieux que nous, mais au Sénégal, c’est la parité ». Elle saisi l’occasion pour saluer cet acte du président de la République, de la ministre de la Promotion de la femme, ainsi que les députés.

Pour terminer, elle a fait savoir à ses sœurs que la lutte ne doit pas être pour des fins personnelles, plutôt elle doit se mener pour le bien être de toute la gente féminine. Elle a dénoncé le fait que les politiques lui arrachent les femmes qu’elle prépare pour sa relève, tout en appelant  celles-ci à ne pas oublier les associations dont elles sont issues.

Du côté des parents, Mme Diakité invite ceux-ci à faire bénéficier les garçons et les filles d’éducation équitable, sans discrimination.

Mme Fatoumata Siré Diakite parle de son combat pour l’émancipation

Par A. T – Le Témoin – 8 déc 2015

L’Émission Dialogue des générations, initiée par la Maison de la presse, 3è numéro avait comme invite ce samedi, la présidente de l’APDF, Mme Fatoumata Siré Diakité, ancienne ambassadeur du Mali en Allemagne.

Une occasion pour la présidente de l’APDF de brosser l’historique du combat qu’elle a mené au Mali pour l’émancipation des femmes, mais aussi pour l’avènement et la défense de la démocratie. Enseignante de formation, Mme Diakite est revenu sur des moments chauds qu’elle a traversés sous le régime militaire du Général Moussa Traoré. Plusieurs fois conduites de force dans les locaux de la Sécurité d’Etat pour être malmener, elle estime que les intimidations ne l’ont pas empêchée d’aller au bout de son combat. Fatoumata  Siré Diakité se réjouit par ailleurs ddu vote de la loi sur le quota féminin aux fonctions électives et administratives et invite la jeune génération plus de courage, de respect de certaines vertus  comme l’honneur, la dignité, etc.

 Fatoumata Siré Diakité au dialogue générationnel : «Quand la roue de l’histoire tourne, il faut être dans le sens de la dignité.»

Par B. SIDIBE – Le Prétoire – 7 déc 2015

Le samedi dernier, l’émission « Dialogue générationnel » recevait comme invité, pour  son troisième numéro, Mme Fatoumata Siré Diakité, présidente de  l’Association pour la promotion et la défense des droits des femmes (Apdf). La police du débat était assurée par notre confrère Lanfia Sinaba, journaliste à l’agence de presse Xinua. Entre autres sujets abordés: la vie et  le parcours syndical de l’invitée.

Parlant de sa vie, Mme Fatoumata Siré Diakité a rappelé   qu’elle est issue d’une famille polygamique  de quatre enfants, deux garçons et deux filles. «L’éducation que j’ai reçue a fait de moi ce que je suis. Mon père a toujours privilégié l’éducation, et sans distinction entre fille et garçon», a affirmé la présidente de l’Apdf.

A l’en croire, sa vie a basculé après le coup d’Etat de 1968 qui a renversé le régime de Modibo Keïta. «Les putschistes de l’époque et leurs   accompagnateurs scandaient «vive  Moussa !» et je disais «à bas Moussa !»  A cause du coup d’Etat, je suis devenue  une rebelle. Ma révolte, c’est contre l’injustice», a-t-elle dit.

S’agissant de son parcours syndical, elle dira qu’elle a commencé en 1978-1979 au  Lycée Prosper Kamara ou elle enseignait l’anglais. «J’ai été désignée  secrétaire générale des enseignants là où  il y avait 20 femmes enseignantes»,   a-t-elle précisé.

Partant, elle fera savoir qu’elle fit également son entrée au Syndicat national de l’éducation et de la culture (Snec) avant de regagner l’Untm par le biais du doyen Karembé. Par ailleurs, elle a tenu à rappeler que l’Apbf a été portée sur les fonts baptismaux le 6 avril 1991.

A la question de l’adoption de la loi instituant le quota de 30% en faveur des femmes, elle affirme qu’elles vont s’en contenter pour le moment. «30% ce n’est pas mal, mais les femmes maliennes méritent plus que ça», a-t-elle déclaré. Avant de remercier tous ceux qui ont œuvré pour l’adoption de cette loi.

Lançant un appel à la jeune génération, Mme Fatoumata Siré Diakité  a indiqué que la lutte n’est pas facile. «On ne lutte pas pour avoir quelque chose demain, mais on lutte pour ses convictions. La conviction se cultive  et se transmet. Les gens ont perdu la dignité. La roue de l’histoire tourne, mais quand ça se tourne, il faut être dans le sens de la dignité», a-t-elle déclaré.

Elle a invité la jeune génération à se battre. «Seul l’effort paye. Il  ne faut pas se cacher  derrière les parents», a-t-elle conseillé. A noter que Mme Fatoumata Siré Diakité est diplômée de l’Ecole normale supérieure et professeur d’enseignement  depuis 1977 avec comme matière l’anglais. Elle fut plusieurs fois l’ambassadeur plénipotentiaire du Mali auprès de chancelleries occidentales. Elle a été  également lauréate de plusieurs prix.

Fatoumata Siré Diakité a l’émission dialogue des générations : “Le combat contre l’injustice et pour le bien-être, c’est ma vie”

Par Youssouf Coulibaly – L’Indicateur du Renouveau – 7 déc 2015

La 3e édition de l’émission radiophonique Dialogue des générations a reçu Mme Fatoumata Siré Diakité, présidente-fondatrice de l’Association pour le progrès et la défense des droits des femmes (APDF). Au cours d’un échange franc avec l’animateur Lanfia Sinaba, elle a fait savoir à la nouvelle génération qu’elle a dédié sa vie au combat contre l’injustice. “Le combat contre l’injustice pour le bien-être des hommes et des femmes, c’est ma vie”, a-t-elle laissé entendre.

          Professeur de l’enseignement secondaire, Mme Fatoumata Siré Diakité, est la première femme invitée de l’émission Dialogue des générations. Cette dame, qui a étalé au grand jour son caractère rebelle depuis le coup d’Etat de 1968, s’est illustrée au Mali et à travers le monde par son engagement pour la cause de la femme et le syndicalisme.

Des combats auxquels elle consacre sa vie pour dire non à l’injustice sociale afin d’offrir à tout le monde un meilleur cadre de vie. “Le combat contre l’injustice pour le bien-être des homme et des femmes, c’est ma vie”, a-t-elle précisé.

Pour elle, l’éducation familiale a été déterminante dans ce qu’elle est devenue aujourd’hui. Elle dit avoir été élevée dans une famille où tous les enfants, filles et garçons, avaient les mêmes droits. En plus, elle a eu la chance d’avoir un père à l’école et qui a fait de sa priorité l’éducation de ses enfants sans distinction de sexe.

La future ambassadrice du Mali en Allemagne a préféré l’EN Sup à l’ENA pour contribuer à la formation des futurs cadres du pays. Après ses études d’anglais, elle a commencé sa vie professionnelle au lycée de Dioïla en 1977.

Après c’est le lycée Prosper Kamara de Bamako qui l’accueille en 1978-1979. Elle est élue 1re secrétaire générale du comité syndicale de cet établissement, ce qui lui ouvre la porte d’autres groupes syndicaux comme le Snec et l’UNTM. Depuis cette date, elle se dit dans le collimateur de la Sécurité d’Etat. “Du temps de Moussa à aujourd’hui, je suis surveillée !”, s’est-elle étonné.

Par son combat, elle est classée parmi les 100 femmes qui font bouger le monde en 1995 et les 100 héroïnes du monde en 1998. Ces luttes lui ont valu des médailles et distinctions sur le plan national et international.

Sur le projet de loi sur le genre voté à l’Assemblée nationale le mois passé, Mme Fatoumata Siré déclare que les femmes maliennes méritent plus que 30 %. Pour cette initiative, elle a remercié les autorités et les députés.

La présidente de l’APDF a précisé qu’elle n’est pas une menace pour son pays ni pour personne et qu’elle n’est d’aucun bord politique. Elle a rappelé aux jeunes que la lutte n’est pas facile et qu’on ne lutte pas pour avoir quelque chose demain, mais qu’on lutte parce qu’on a une conviction. Elle les a aussi invités à l’effort mérité et à avoir le Mali dans leur cœur.

 

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