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Vivre avec le terrorisme

by sur 16 décembre 2015

Les opérations militaires se multiplient au Mali, les attentats et escarmouches aussi. Faut-il, désormais, apprendre à vivre avec le terrorisme ?

ATTENTATS  DE NIONO AU MALI : Faut-il se résigner à vivre avec le terrorisme ?

Lonsani Sanogo – Le Pays (BF) 15 décembre 2015

Le Mali est en proie à des actes terroristes djihadistes répétés. En effet, alors que l’enquête se poursuit pour trouver les auteurs de l’attaque sanglante de l’Hôtel Radisson Blu de Bamako le 20 novembre dernier, le 13 décembre, des hommes armés ont attaqué le poste de sécurité de l’armée malienne à l’Est de la ville de Niono.

Cette attaque qui intervient aussitôt après la visite du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) dans la zone,  n’est-elle pas un pied de nez fait au chef de l’Etat qui avait laissé entendre que l’islamiste Iyad Ag Ghali devrait assumer les conséquences de la violation de l’accord d’Alger ?

Comment pacifier le Mali ? C’est la question qui taraude tous les esprits, en Afrique et même ailleurs, face à la récurrence des attaques violentes sur le sol malien. La dernière attaque djihadiste  qui a eu lieu le 13 décembre dernier à Niono dans la région de Ségou, est, en soi, symptomatique de la gravissime insécurité qui n’épargne personne, y compris le président de la République. L’attaque de l’Hôtel Radisson Blu du 20 novembre à Bamako, continue d’alimenter la psychose chez les populations bamakoises.

L’ennemi reste quasi invisible et donc difficile à localiser. Le dispositif malien de sécurité  est constamment pris de court par les attaques terroristes. Ces derniers peuvent par conséquent comploter en tout temps, en tout lieu, et ôter violemment des vies. Les Maliennes et Maliens sont aujourd’hui hantés par le spectre des attentats ou attaques terroristes. Pour autant, le terrorisme ne doit pas les amener à renoncer à leur mode de vie.

Il faut faire en sorte que les terroristes ne soient pas capables de fabriquer des bombes artisanales

Il faudra que les autorités trouvent la parade pour limiter les attaques terroristes à défaut de pouvoir les anéantir. Bamako doit profondément examiner la situation, de concert avec les Nations unies, pour rendre performant le dispositif de sécurité malien ; toute chose qui pourrait atténuer la psychose dans laquelle vivent les Maliens.

En effet, le pouvoir de Bamako devrait revoir  le système de gouvernance en jugulant le laxisme, la corruption, le népotisme et le clientélisme que subissent les citoyens maliens, puisque ces facteurs de la mauvaise gouvernance anéantissent les efforts de développement du Mali et créent des frustrations.

Pour cela, les Maliens de tout bord et de toute zone devraient bénéficier des fruits de la croissance et des investissements économiques. En attendant, les attaques djihadistes répétées ne doivent pas amener les populations à renoncer à leur mode de vie. Il faut vivre avec le terrorisme, c’est-à-dire « vivre dangereusement ». Même si l’on peut tarir les sources d’approvisionnement des djihadistes en armes, il faut faire en sorte qu’ils ne soient pas capables de fabriquer des bombes artisanales.

Que ce soient les attaques djihadistes à Djenné, à Ségou où à Bamako, il est évident que le pouvoir de Bamako, à lui seul, ne peut pas garantir la sécurité intérieure et extérieure du pays. Alors, faudra-t-il se résigner à vivre avec le terrorisme ? Oui, et pour ce faire, les Maliens devraient toutefois garder en permanence l’arme au pied.

 Nord du Mali: tirs d’obus contre un camp de l’ONU à Gao, aucune victime

Par AFP –  14 déc 2015

Bamako, 14 déc 2015 (AFP) – Un camp de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) à Gao, la plus grande ville du nord du pays, a été la cible lundi matin de tirs d’obus, qui n’ont fait ni blessé, ni dégâts, selon un responsable de l’ONU et un élu local joints par l’AFP.

“Tôt ce matin, des terroristes ont lancé au moins quatre obus en direction du camp de la Minusma à Gao. C’est le contingent hollandais qui était visé”, a affirmé le responsable à la Minusma contacté par téléphone depuis Bamako, la capitale à près de 1.200 km au sud.

“Il n’y a pas eu de victime, ni de dégâts. Nous avons renforcé le dispositif sécuritaire”, a-t-il indiqué, sans plus de détails.

L’attaque a été confirmée par un responsable municipal de Gao. “Des islamistes ont tiré des obus sur le camp de la Minusma à Gao. Il n’y a pas de mort. J’ai vu un grand trou non loin du camp”, a-t-il affirmé.

Ces tirs d’obus surviennent au lendemain d’une attaque d’hommes armés contre un poste de sécurité ayant fait un blessé parmi les militaire maliens, dont deux sont portés disparus, à Niono, ville de la région de Ségou (centre) où le président malien Ibrahim Boubacar s’était rendu la semaine dernière dans le cadre d’une tournée dans la zone.

La région de Ségou jouxte celle de Mopti (centre), qui a enregistré depuis le début de l’année plusieurs attaques attribuées à des jihadistes.

Des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda ont contrôlé pendant près de dix mois – entre mars-avril 2012 et début janvier 2013 – le vaste nord du pays.

Ils en ont été en grande partie chassés et ont été dispersés par une intervention militaire internationale déclenchée en janvier 2013 à l’initiative de la France, toujours en cours. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

 

Cercle de Douentza : Des bandits armés frappent Bony

M.Koné – Le malien – 14 décembre 2015

C’était le jeudi dernier dans la matinée. L’attaque s’est précisément déroulée à Gogoro, village situé à 30 Km du carrefour stratégique de Bony, cercle de Douentza. Les assaillants, de peau blanche selon nos sources, ont attaqué et dépouillé des voyageurs. Des passagers ont été malmenés, violentés et dépouillés de la bagatelle de cinq millions de F CFA. Dès lors, la psychose s’est réinstallée dans la zone.

Il ne fait toujours pas bon aujourd’hui d’emprunter certaines routes nationales sans solides escortes militaires. Malgré la signature de l’Accord de paix, et la présence des forces onusiennes et maliennes ça et là, l’insécurité perdure. Il ne se passe plus de jour, sinon, de semaine sans que l’on assiste à une attaque armée. De paisibles populations sont constamment victimes d’embuscades, de bastonnades, de viols, de vols, etc.

Des voyageurs de l’axe Douentza – Bony viennent de l’apprendre à leurs dépens. Jeudi 10 décembre, dans la matinée, des voyageurs ont été la cible de bandits armés.

L’attaque s’est déroulée dans la localité de Gagoro, située à 30 km exactement de Bony.

Selon nos sources, les assaillants étaient de peau blanche. L’attaque aurait duré juste quelques bonnes dizaines de minutes, le temps de fouiller, malmener et torturer les plus résistants. L’on a déploré quelques blessés. Les bandits armés ont pu récolter la bagatelle de cinq (5) millions de F CFA, d’après des témoignages concordants.

Dans toute la zone, c’est désormais la psychose. Douentza et ses environs connaissaient ces derniers une relative accalmie. Les attaques se poursuivaient dans les régions de Gao, Tombouctou et dans une bonne partie de Ségou.

Certes, le Front de Libération du Macina d’Amadou Koufa s’illustrait en 5ème région, Mopti qui englobe Douentza, mais ses attaques se limitaient surtout à Tenenkou, un peu vers Bankass, Koro, etc.

En tout cas, cette nouvelle attaque est une nouvelle donne. S’agirait – il de l’œuvre de jeunes ex – rebelles non encore cantonnés ? De simples bandits qui écument le nord – Mali depuis quelques temps ? Ou de jahadistes encore menaçants ?

Foret du WAGADOU : La traque d’Amadou Kouffa est engagée

Par Alpha Mahamane Cissé –  L’Indicateur du Renouveau – 11 déc 2015

Qualifiée d’envergure, l’opération tripartite FAMa, Minusma, Barhkane, vient d’être lancée dans la  forêt du Wagadou. Le but est sans nul doute de mettre la main sur le chef du FLN, Amadou Kouffa et des hommes d’Ançar Eddine d’Iyad Ag Ghaly.

          Pour faire face à la montée fulgurante des actes terroristes dans les régions de Mopti, Ségou et Tombouctou, une opération d’envergure est en cours. Elle a commencé depuis mardi dernier et se poursuit dans la forêt du Wagadou où une bonne partie des groupes terroristes se cachent.

Une telle traque a, selon les spécialistes, l’avantage de frapper l’ennemi (Front de libération du Macina d’Amadou Kouffa, Aqmi, Ançar Eddine, Al-Mourabitoune) dans son dernier retranchement. Ces opérations antiterroristes sont mixtes. Elles regroupent les FAMa, les forces onusiennes et l’opération Barhkane.

Jouissant d’une certaine mobilité, les forces obscurantistes ont procédé ces derniers jours à des attaques ciblées et parvenaient toujours à se tirer d’affaire. La première mission des opérations militaires engagées est de trouver les caches d’armes, les sources de ravitaillement et autres moyens logistiques utilisés par les terroristes.

D’ores et déjà, les premières frappes aériennes menées ont pu toucher des positions et des caches d’armes des groupes terroristes. Une source militaire nous a confirmé toute la détermination des forces sur le terrain à traquer les terroristes.

La forêt du Wagadou, qui s’étend à perte de vue entre le Mali et la Mauritanie, est réputée être le réservoir et refuge des terroristes. Des sources estiment même que le chef du Front de libération du Macina, Amadou Kouffa, et ses alliés se trouvent dans cette forêt.

Si la dernière opération a vu la participation de l’armée mauritanienne, celle en cours ne concerne que les FAMa, les forces onusiennes et Barhkane. Pour mémoire, la forêt du Wagadou a toujours échappé au contrôle des armées du Mali et de la Mauritanie.

La complexité de la zone fait d’elle le terreau fertile des terroristes et trafiquants de drogue. De sources concordantes, les trois forces sont décidées à livrer bataille afin de mettre la main sur les groupes terroristes et leurs chefs notamment, Kouffa et des lieutenants d’Iyad Ag Ghaly très actifs dans la zone.

 

9 membres du Polisario dont une femme rejoignent les groupes terroristes au nord Mali

Par B.S. Diarra –  La Sentinelle –  14 déc 2015 4

Tindouf est une commune de la wilaya de Tindouf, située à environ  1.500 km de la capitale algérienne. Elle est connue pour ses camps de réfugiés. Nul ne connait aujourd’hui leur nombre. Ils sont marocains, Sahraouis,  maliens, mauritaniens et sont estimés à plus de 100.000.

Ces camps de réfugiés en territoire algérien ont été très souvent utilisés par Alger dans son conflit historique avec le Maroc et au gré des aléas géopolitiques, contre le Mali. Les camps en question abritent bien des combattants jihadistes, séparatistes et autres.

Il s’est passé quelque chose là courant semaine dernière. Neuf (9) sahraouis dont une femme, s’en s’ont enfuis et ont rejoint un groupe terroriste au nord du Mali. L’Algérie, qui fermait les yeux sur ce genre de pratiques a décidé cette fois-ci, d’interdire tout mouvement sur les sites en question. Banal ? Loin s’en faut ! Et pour cause.

Les camps des réfugiés de Tindouf se sont désormais mués en réservoirs  pour groupes jihadistes. Et selon les spécialistes, DAECH aussi bien AQMI, y puisent chacun ses combattants.

Les faits ont été récemment démontrés à Washington à la faveur du lancement d’un document sur la question. «Les liens avérés entre le Polisario et les groupes extrémistes sévissant dans la région sahélo-saharienne ont été soulignés, lundi à Washington, à l’occasion de la présentation du “livre gris du terrorisme, au cœur de la coopération sécuritaire Maroc-Europe”. C’est ce que peut lire dans la présentation.

Avant les auteurs du document, c’est le ministre Malien en charge des affaires étrangères, M. Tiéman Coulibaly,  en visite au Maroc en Février 2013, qui déclarait : «Ils n’étaient que 500 djihadistes au départ. Aujourd’hui, ils sont entre 5 500 et 7 000 hommes. Ces groupes djihadistes ont été rejoints par des jeunes sans perspectives y compris par des jeunes sahraouis des camps».

Aujourd’hui, avec le conflit AQMI – DAECH, le camp en question est devenu un enjeu capital pour les groupes jihadistes.

En somme, la menace ne viendra pas de l’extérieur (désolé pour ceux qui pensent déjà à des colonnes de véhicules de DAECH à la conquête du Sahel !). Non ! DAECH est déjà là et c’est à bien à partir du Sahel que tout commencera.  Si ce n’est déjà commencé !

 

 

 

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