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La journée du migrant

by sur 22 décembre 2015

Le 18 décembre est traditionnellement fêtée la journée du migrant. L’événement n’est pas passé inaperçu au Mali avec, notamment la rencontre initiée par Mme Aminata Dramane Traoré, intitulée « Migrances ».

4,5 millions de Maliens vivent en dehors des frontières nationales; dont près de 3 millions en Afrique. Et l’année de 2015 a été la plus meurtrière pour les candidats à l’exil.

La société civile face à la migration : Le ministre Sylla rassure

Par Idrissa KEÏTA – Le Témoin – 21 Déc 2015

Du mercredi 16 au vendredi 18 Décembre 2015, la question de l’immigration était au cœur des débats et de l’intérêt d’organisations citoyennes, sous la houlette de l’altermondialiste Aminata Dramane Traoré. Leurs assises se sont conclues au CICB par une Journée internationale des migrants au cours de laquelle un rapport en bonne et due forme a été remis au ministre en charge de la problématique migratoire.

Tout a débuté mercredi matin au Centre Amadou Hampathé Bâ sis à Missira. A l’aide de projections-vidéo montrant la réalité des migrants, l’ancienne ministre de la Culture et du  Tourisme a campé le décor des discussions qu’elle a menées avec différents partenaires sur la question.

Des alertes sur le phénomène climatique au rôle des mères sociales en passant par des panels initiés sur la problématique, de nombreuses propositions ont été faite aux autorités  par Aminata Dramane Traoré avec le dessein de convaincre que le phénomène migratoire est assez complexe et transversal pour que la recherche de solutions implique diverses sensibilités de la société.

L’ex ministre d’Alpha Oumar Konaré a en a profité pour fustiger  et dénoncer les recettes du sommet de Malte contre le phénomène migratoire en ces termes : «il est très dangereux d’assigner à résidence les migrants sachant que les Etats n’ont pas les moyens de leur proposer quelque chose pour qu’ils restent”.

“La rencontre (dénommée MIGRANCES, ndlr) n’est pas un exercice isolé”,  a par ailleurs  relevé la Dame au Foulard, qui a produit un document destiné aux autorités de son pays à travers le ministre  des Maliens de l’extérieur. Abdramane Sylla en a accusé réception, vendredi, à la faveur de la Journée internationale des migrants dont il profité pour lancer des alertes urgentes à la diaspora. Les drames à travers le monde font que le département a analysé la question de la migration irrégulière ainsi que les impacts sociaux négatifs qui peuvent en découler, a –t-il laissé entendre, ajoutant que les initiatives  du gouvernement ne sauront prospérer qu’avec l’appui des associations et acteurs.

Une mention spéciale a été décernée à Aminata Dramane Traoré pour sa tribune ‘’MIGRANCES’’, qui traite les thématiques résumant “les défis actuels” de la migration.

En phase avec la politique nationale de migration, les recommandations formulées ont trait à la protection des migrants et au respect de leurs droits, à leur accès à un travail décent, à la valorisation des apports de la diaspora au développement national à travers des mécanismes de gestion appropriée, etc.

Toutes choses sur lesquels le représentant du gouvernement a rassuré en insistant notamment sur les bonnes intentions du chef de l’Etat en direction de la diaspora et l’importance qu’il attache à la place de ses compatriotes de l’étranger dans le devenir de la nation.

La collaboration entre le département et ‘’MIGRANCES’’ participe d’un stratégique  partenariat pour une contribution productive des investissements au développement et à  la croissance économique.  C’est pourquoi un appel a été lancé à toute la société civile pour abonder dans le même sens et contribuer à sonner le glas des tragédies qui font les choux gras des médias internationaux. Rappelons qu’à ce jour 376 migrants maliens ont péri dans leur quête d’eldorado.

 Journée internationale des migrants: Plus de 4 millions de Maliens vivent à l’étranger

Par Ousmane Daou –  L’Indicateur du Renouveau – 21 Déc 2015

Le ministère des Maliens de l’extérieur en collaboration avec l’OIM et l’organisation Migrances et Foram et la BIM-SA ont commémoré le 18 décembre 2015 la Journée internationale des migrants. Ils sont plus de 4 millions de Maliens migrants vivant à l’étranger. Ils contribuent à hauteur de 11 % du PIB, soit environ 456 millions de F CFA/an.

          Le Mali, à l’instar de la communauté internationale, a célébré le vendredi dernier la Journée mondiale des migrants. La cérémonie était présidée par le secrétaire général du ministère des Maliens de l’extérieur, Cheickna Detteba Kamissoko. A ses côtés, le représentant du secrétaire général de l’ONU au Mali, Mme Mbaramga Gasarabwe et Bakary Doumbia de l’OIM et Aminata Dramane Traoré de Foram et Migrances, l’altermondialiste.

Cette rencontre de reflet sur la situation des migrants dans le monde a été magnifiée par plusieurs témoignages d’anciens migrants et de parents des victimes de l’immigration incontrôlée.

Aminata Dramane Traoré, à la tribune, a invité les autorités et les décideurs à une prise de conscience pour développer des stratégies économiques dans plusieurs domaines tels que l’agro-écologie, l’esthétique, la culture et l’artisanat, des voies et moyens, pour maintenir les jeunes, tentés de plus en plus par la migration irrégulière. Elle a salué la collaboration du MME, de la représentante de l’ONU au Mali et à l’OIM pour leur soutien indéfectible à la célébration de cette journée.

Mme Mbaranga Gasarabwe, représentant du secrétaire général de l’ONU, a remercié le MME et Aminata Dramane Traoré pour leur combat dans le cadre de la migration. Elle a indiqué que cette année 2015 a été la plus meurtrière de l’histoire de la migration avec plus de 5000 personnes mortes à la recherche d’un lendemain meilleur. Elle a dénoncé l’exploitation de certains migrants. Et d’ajouter que des engagements sont en cours pour protéger le droit des migrants à travers le monde.

Le secrétaire général du ministère des Maliens de l’extérieur, Cheickna Detteba Kamissoko, dira que cette journée a été consacrée à la méditation, à une meilleure analyse de la question de la migration irrégulière, des impacts sociaux négatifs de la migration tout en renforçant la consolidation des acquis existant.

Il a salué les assises organisées par Aminata D. Traoré et ses amis en prélude à cette célébration dont les résultats cadrent parfaitement avec la Politique nationale de migration (Ponam).

Célébration de la Journée internationale des migrants : Une tradition bien respectée au ministère des Maliens de l’Extérieur

Par Yaya Samaké – 22 Septembre – 21 Déc 2015

Procéder à une analyse critique de la migration irrégulière et de ses impacts sociaux négatifs, tout en renforçant la consolidation des acquis, voilà l’exercice auquel se sont livrés, le vendredi 18 décembre 2015, le ministère des Maliens de l’Extérieur et ses partenaires, au cours de la commémoration de l’édition 2015 de la Journée internationale des migrants ? que notre pays célèbre chaque 18 décembre.

C’était au CICB, en présence du Secrétaire général du ministère des Maliens de l’Extérieur, de la Représentante adjointe du Secrétaire général de l’ONU au Mali, Mme Mbaranga Gwasarabwe, d’Aminata Dramane Traoré, Présidente de Migrances, du Directeur du CIGEM et d’une foule venue s’imprégner des dangers de cette migration pour les jeunes Maliens.

Combinée à la clôture de «Migrances 2015», lancée 48 heures plus tôt au Centre Amadou Hampathé Ba, la commémoration de la journée aura aussi été l’occasion de rendre un hommage appuyé à notre diaspora, dont la contribution à l’économie nationale est évaluée chaque année à plus de 400 milliards de FCFA.

A l’issue des travaux, des recommandations ont été faites par certains participants. Elles ont trait aux axes et actions prioritaires de la Politique nationale de migration élaborée par le département de tutelle, et devront être transmises aux plus hautes autorités afin de juguler les dangers pour notre pays, déjà durement touché par les récents drames en Méditerranée.   

Pour Cheickné Detteba Kamissoko, Secrétaire général du ministère des Maliens de l’Extérieur, cette Politique et son Plan d’actions sont un cadre de référence cohérent, un instrument de plaidoyer et de développement pour atteindre les objectifs prioritaires définis.

Il s’agit surtout d’assurer la sécurité et la protection des migrants, en veillant au respect de leurs droits et devoirs, de mobiliser et de valoriser les appuis de la diaspora, pour réduire la pauvreté et soutenir le développement, et de faire du Mali un carrefour en Afrique de l’Ouest de dialogue et de concertations sur les migrations.

Auparavant, l’altermondialiste Aminata Dramane Traoré, les artistes, la Représentante de la mission onusienne au Mali et celle des Mères sociales pour la lutte contre l’immigration irrégulière avaient tous loué cette journée.

Pierre Yossa à la journée internationale des migrants : ‘’2015 a été l’année la plus meurtrière pour les migrants’’

Par Drissa Togola – Le Challenger – 19 Déc 2015

Dans le cadre de la journée internationale des migrants célébrée du 16 au 18 décembre, l’Association des  Refoulés d’Afrique Central au Mali (ARACEM) a organisé une conférence de presse sur le thème « exode rural et migration, quels enjeux social, religieux et politique ». C’était le mercredi 16 décembre à son siège sis à Niamakoro. Cette conférence était animée par Pierre Yossa, responsable de la communication, de la planification et de la statistique de l’ARACEM.

Pour célébrer la journée internationale des migrants, l’ARACEM a initié une série d’activités. Parmi celles-ci, une conférence de presse sur le thème : « exode rural et migration, quels enjeux social, religieux et politique ». Selon le conférencier, Pierre Yossa, le choix de ce thème qui n’est pas fortuit cadre parfaitement avec les réalités de la migration à travers le monde. Sur le plan religieux, dit-il, nous assistons de plus en plus aux difficultés de cohabitation religieuses dans beaucoup de pays.

Le responsable de la communication, de la planification et de la statistique de l’ARACEM a déploré plusieurs cas de disparation de migrants dans les océans cette année. Selon lui, « 2015 a été l’année la plus meurtrière pour les migrants ».

Sur le plan politique, a-t-il affirmé, les dirigeants africains manquent de vision et de volonté politique pour mieux protéger leur peuple. Parlant de la rencontre des chefs d’Etats africains et européens sur la migration à la Valette, Pierre a déploré le manque de préparation avant le sommet. Pour lui, « ils sont partis pour signer seulement la convention et non pour trouver des solutions pour leur peuple ». « Ce que l’Europe propose à nos chefs d’Etat après leur engagement est minime par rapport à l’apport des migrants dans leurs pays », a-t-il affirmé.

Pierre Yossa est convaincu que la migration bien que décriée par les grandes puissances a des avantages et des conséquences néfastes.

Partir à tout prix

Le Journal du Mali – Par Célia d’ALMEIDA – 18/12/2015

Ce 18 décembre, c’est la journée internationale des migrants. Au Mali, la question migratoire est au cœur des réflexions pour freiner la saignée et en optimiser les retombées.

Sur les questions de migrants, Oumar Sidibé est intarissable. Normal, lui-même ancien migrant revenu au pays, il connait très bien les réalités de ceux qui décident de partir. « Aller à l’aventure est culturel chez nous. Dans chaque famille, il y a quelqu’un à l’extérieur », explique celui qui, après avoir milité au sein de l’Association malienne des expulsés, a créé il y a un an l’association Initiative migration et développement (IMIGRAD), avec des partenaires. De plus, « la dégradation de la situation socio-économique ces dernières années a accéléré le mouvement et poussé au départ de nouvelles vagues de migrants », ajoute-t-il.

De son expérience d’une dizaine d’années dans le secteur, M. Sidibé tire une certitude : rien ne peut empêcher un migrant de mettre en œuvre son projet. « La migration est une nécessité aujourd’hui, on n’a pas le choix », estime-t-on au CIGEM, Centre d’information sur la gestion des migrations, mis en place en 2008 par le Mali, la France et l’Espagne pour améliorer la gestion des flux migratoires en provenance du Mali. « Les jeunes ne peuvent que tenter d’immigrer vers des horizons plus promoteurs », assure son coordinateur, M. Abdoulaye Konaté.

Si dans les années 70-80, la région de Kayes pourvoyait le gros du contingent de migrants, aujourd’hui, ils partent de partout au Mali, à l’instar de la région de Sikasso où les terres, usées par des décennies de cultures intensives et de mauvaises pratiques, conjuguées aux effets des changements climatiques, poussent les jeunes à l’exil. Sur les chemins des passeurs, dans le désert saharien puis en Méditerranée, il n’est pas rare de trouver des jeunes diplômés qui quittent Bamako et une situation relativement stable pour partir.

« Je me souviens de B. qui vient d’une famille aisée et qui a supplié sa mère de le laisser partir à l’aventure en Occident, un périple qui s’est mal terminé », témoigne M. Sidibé. « Partir, aujourd’hui encore plus qu’hier, c’est contribuer à la valorisation de son entourage. Imaginez un jeune dont l’épouse ne peut pas faire partie de la tontine du village parce qu’il est toujours là », justifie un chercheur pour illustrer les incidences sociales de la migration et la pression que subissent les jeunes, souvent « obligés de prendre la route ».

Et pourtant, en dehors des incidences économiques, la masse d’argent envoyée par les migrants permet d’améliorer la vie dans leurs communautés d’origine, il ne faut pas négliger les conséquences négatives. Dans certains villages, il ne reste plus que les vieux et les femmes mariées aux migrants, et qui se retrouvent seules, laissées à elles-mêmes, surtout lorsque l’aventure de leurs époux ne se passent pas comme prévu.

Car ils sont nombreux ceux pour qui le voyage vers l’eldorado se transforme en cauchemar. Les images des corps échoués par centaines sur les côtes européennes sont encore présentes dans les esprits. Parmi ceux qui survivent à la traversée du désert, aux passeurs véreux, aux balles des gardes frontières et atteignent leur destination ou un point de transit, le voyage s’arrête bien souvent aux portes du pays rêvé. Selon le CIGEM, de 2002 à 2014, ce sont officiellement 91 033 migrants maliens qui sont revenus, principalement des retours involontaires, expulsions ou rapatriements, autant d’Europe que de pays subsahariens et du Maghreb.

Il faut noter que la diaspora malienne compte environ 4,5 millions de personnes dont 2,5 en Côte d’Ivoire et environ 500 000 en Europe, le reste étant réparti pour la plupart en Afrique de l’Ouest et du Centre (Sénégal, Gabon, Centrafrique ou encore Angola).

La crise économique, les sentiments nationalistes et xénophobes, ont compliqué la vie des migrants, en poussant des dizaines à demander l’aide du gouvernement ou d’autres structures pour revenir au pays. « Un retour qui a lui aussi des incidences sociales énormes. D’abord parce que le migrant a « gaspillé » l’argent de la famille (environ 1 500 000 francs CFA pour atteindre la Méditerranée), sans le faire fructifier par son travail. C’est ensuite une vraie humiliation pour la mère dont l’enfant a échoué, quand on connait les croyances qui attribuent l’échec d’un enfant à la conduite indigne de sa mère », explique encore M. Sidibé. De ces migrants de retour forcé, difficile d’obtenir un témoignage, le traumatisme est toujours vif et la honte en empêche bon nombre de rentrer au sein de leur famille.

Faire de la migration une opportunité de développement

Depuis une décennie environ, le Mali s’est penché sur ses flux migratoires et sur les moyens à mettre en œuvre pour en tirer en meilleur bénéfice tout en protégeant les candidats au départ des pièges d’un projet mal planifié.

« La plupart des migrants en situation irrégulière partent sans aucune qualification et ne peuvent donc pas espérer une intégration rapide », nous explique-t-on au CIGEM, où plusieurs programmes ont été menés entre 2008 et 2014 pour doter les migrants de compétences en accord avec les besoins des pays ciblés. Des expériences qui ont moyennement marché.

La Politique nationale de migration (PONAM), adoptée en septembre afin de faire de la migration « une chance pour le développement », comme le déclarait le Dr. Abdrahamane Sylla, ministre des Maliens de l’extérieur lors de son lancement. Cette politique est axée sur les deux volets essentiels que sont la gestion des migrations conformément aux normes internationales, et la mise en relation de la migration et du développement. Elle porte sur un ensemble de mécanismes visant à favoriser l’investissement de la diaspora et organiser la migration légale, améliorer la gestion des frontières, lutter efficacement contre la migration irrégulière et promouvoir la protection internationale des Maliens à travers le monde.

« Nous sommes convaincus qu’en gérant mieux la migration, elle représentera une source d’investissement culturelle et sociale par des échanges humains et économiques », assure-t-on au ministère des Maliens de l’extérieur. 5 000 emplois directs en plus des infrastructures de production et de transformation dans les localités de départ, des projets de réinsertion socio-économique à l’endroit des Maliens de retour volontaire, ou forcé, sont ainsi prévus dans le cadre de sa mise en œuvre. Il s’agit donc avant tout d’offrir des perspectives à la jeunesse malienne, qui trouve que l’herbe est plus verte ailleurs, à l’instar de ces quelques 200 000 étrangers venus de Côte d’Ivoire, du Congo, du Togo ou encore de France et de Syrie et qui se sont installés au Mali où, comme l’avoue Boris Aké, il est tout autant difficile de s’intégrer si on n’a pas un emploi stable et qu’on ne parle pas la langue.

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