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Le terrorisme islamique bien présent

by sur 22 décembre 2015

Ce n’est sans doute pas un hasard si le gouvernement vient de décider, en urgence, de proclamer l’état du même nom jusqu’à la fin de l’année. La célébration de la fête chrétienne de Noël et celle du nouvel an sont, pour les islamistes radicaux, deux bonnes occasion de « casser du mécréant »…

D’autant qu’attentats et assassinats reprennent de plus belle.

Mali: les islamistes radicaux de plus en plus visibles dans le Nord

Par RFI Publié le 21-12-2015

Après avoir un moment disparu des radars, les islamistes sont de plus en plus présents sur le terrain dans le nord du Mali, surtout dans la région de Tombouctou.

En plein cœur de Tombouctou, un homme armé a abattu la semaine dernière, dans la nuit du 17 au 18 décembre, trois civils dont l’animateur vedette d’une radio confessionnelle de la ville. La radio Tahnint était communément appelée la Radio chrétienne de Tombouctou. Pour plusieurs sources, aucun doute, ce triple assassinat est signé al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Dans la même région, on remarque de plus en plus une présence physique des jihadistes. Il y a quelques semaines par exemple, ils ont débarqué en force dans la localité de Bouchebea alors que se tenait sur place une réunion intercommunautaire : menaces, distributions de tracts, ils se comportaient en véritables maîtres du secteur, selon un témoin. Et pour montrer qu’ils maitrisent et utilisent toujours l’outil informatique, ils ont même distribué des clés USB contenant des messages de propagande.

Dans le Nord-Est aussi

Sur l’axe Tombouctou – Goundam, on les retrouve aussi. Des sources sécuritaires maliennes et régionales expliquent : les jihadistes savent que les forces spéciales françaises sont surtout au nord-est du Mali, alors ils se redéployent méthodiquement au nord-ouest d’où la recrudescence des violences.

Mais un peu plus au nord-est et même au centre du pays, les jihadistes sont également présents, comme ce fut récemment le cas dans les localités de Bamba et de Niono.

 

Tombouctou : MYSTERE AUTOUR D’UNE FUSILLADE MEURTRIERE

SAYAH AMAP-Tombouctou – Essor – 2015-12-22

Depuis la fusillade qui a fait trois mort jeudi dernier, Tombouctou vit dans la psychose. Les interprétations et les spéculations vont bon train. L’indignation est générale. Pour le moment, l’attaque n’a pas été revendiquée mais beaucoup de regards sont tournés vers les djihadistes. D’autres n’excluent la thèse du règlement de compte. Une enquête est ouverte.

Retour sur les faits. Jeudi dernier entre 20h 30 et 21h, un homme se déplaçant à pied a ouvert le feu sur un groupe de jeunes installés devant une boutique. Bilan : 3 morts sur place. Les autres membres du groupe (4 personnes) ont pu échapper au carnage en détalant. Les faits se sont produits dans le quartier Sareikeina à coté de l’école Bahadou et de la radio Tahanitt.

Après ce drame, les habitants de Tombouctou se posent beaucoup de questions. En effet, il revient que l’auteur du crime est reparti  tranquillement à pied sans que personne ne songe à suivre ses traces même à distance afin de faciliter le travail des enquêteurs.

Les éléments de la gendarmerie, de la police, de l’armée et de la protection civile se sont rendus sur le lieu plus d’une heure après la fusillade. Ils ont constaté les faits et l’armée a bouclé le secteur et procédé à des fouilles à la recherche de l’auteur ou des indices pouvant conduire au suspect.

Les jeunes qui ont perdu la vie dans cette attaque sont dans la tranche d’âge de 20 à 28 ans. Il s’agit du directeur de programme de radio Tahanitt, Joël Dicko, de Samuel Dicko, un travailleur de la MINUSMA, et d’un jeune étudiant, Abdel Malick Ag. Ce dernier a été inhumé vendredi. Les obsèques des deux autres victimes ont eu lieu dimanche.

Pour protester contre l’assassinat des jeunes, notamment de notre confrère Joël Dicko de la radio Tahanitt, les radios de la Cité mystérieuse ont observé de vendredi à dimanche, 3 jours de grève. Elles ont recommencé à émettre hier.

Cette attaque pose une nouvelle fois la question de l’organisation de la sécurité dans la ville. Si avec le dispositif actuel, il est peu probable qu’une attaque vienne de l’extérieur, il n’est un secret pour personne que beaucoup d’armes sont illégalement détenues par des habitants de la ville. Ainsi, le mois dernier, 2 jeunes s’étaient fait tuer dans leur chambre en manipulant une grenade.

La mort de Joël Dicko, animateur à la Radio Tahanitt FM, et de deux de ses amis à Tombouctou, a fait réagir « la Maison de la Presse et l’ensemble des associations de presse du Mali » qui « compatissent avec le personnel de Tahanitt FM et l’ensemble des radios de Tombouctou ». Condamnant avec les mots les plus forts et très vigoureusement cet assassinant, la Maison de la Presse « souhaite que son auteur soit arrêté, poursuivi et puni pour les actes qu’il a commis, ainsi que tous ceux qui ont parrainé et soutenu ce massacre ».

La Maison de la Presse estime que « celui qui utilise l’anéantissement de l’autre et la terreur pour montrer qu’on n’a pas le droit de penser différemment, celui-là s’attaque à la liberté d’expression et au droit à l’information permettant la coexistence démocratique et pacifique ». L’organisation faitière de la presse rappelle que les terroristes ont « désigné les journalistes comme des « cibles légitimes », pour avoir osé se déclarer de façon indépendante sur les conflits dans lesquels ils sont impliqués et dans ou pour la rédaction de rapports critiques, que ces groupes trouvent inacceptables ».

Elle estime donc que l’attaque de jeudi « constitue une menace, non seulement pour la liberté de la presse et la liberté d’expression, mais aussi pour le processus de paix dans notre pays ».

Mali : Dicko tue Dicko : voilà où mène la haine !

Paul-Louis Koné – 21 décembre 2015 – Maliactu

Triple meurtre à Tombouctou ! Deux Dicko à terre, ensanglantés et une ville meurtrie. Mais à Bamako, le Dicko vitupère encore pour justifier la haine apportée par les terroristes étrangers d’AQMI et d’Ansar Eddine.

Encore une fois, la ville de Tombouctou, et le Mali tout entier, sont endeuillés suite à un crime des plus abjects. Je fais allusion, vous l’aurez compris, à ce triple assassinat dans les locaux de la radio TAHANI de Tombouctou, par des terroristes d’AQMI et d’Ansar Eddine mené par son leader Iyad ag Ghaly, un crime odieux qui doit révolter tous les Maliens intègres et pieux.

Les trois victimes étaient honorablement connues à Tombouctou et, même si leurs causes ou leurs idées n’étaient pas forcément les nôtres, on ne peut que condamner avec la plus grande fermeté la main lâche qui a maniée la faux qui a coupé ces trois vies. Leurs noms étaient Samuel DICKO, Al Hassan DICKO et Abdel Mali AG AHLER.

Au nom de quelle propagande, doivent disparaître des journalistes ou des citoyens maliens lambdas, quelle que soit leur confession ou leur appartenance ethnique ? Cette abomination ne peut être justifiée par aucune querelle, aucune cause, aucune posture, mais elle peut au moins servir à nous prévenir du danger que court le Mali, dont l’histoire semble jusqu’à présent le destiner à ne se relever d’une crise que pour tomber dans une autre.

En ma qualité de journaliste, je ne peux que m’interroger sur le devenir d’un pays privé de ses média. Ce serait une dictature, celle des salafistes venus de l’étranger, ignorant notre culture africaine et souhaitant nous imposer la leur à grand renfort de dons, qui nous font si cruellement défaut, ailleurs, dans des projets de développement basique.

Et cela, je vous le livre tel quel : c’est que la haine ne mène qu’à la haine, le meurtre au meurtre, la terreur à plus de terreur. Que tous ceux qui incitent à la haine soient considérés comme tels par tous les Maliens, de toute foi et de toute origine.

C’est à travers ce prisme de terreur que nous devons voir les propos de l’Imam DICKO du mois dernier, qui n’en finissent pas de défrayer la chronique à Bamako et ailleurs et font scandale. Honorablement connu comme homme de foi, l’Imam Dicko s’est risqué avec ses propos à prendre sous son aile tous les terroristes encore trop nombreux au Mali et à les laisser vadrouiller, piller et tuer. Les propos haineux mènent au meurtre et malheureusement, les deux DICKO assassinés à Tombouctou ne pourraient que blâmer le DICKO de Bamako pour ses discours de justification de la haine s’ils étaient encore en vie !

 

La recrudescence des attaques dans le pays inquiéte

Source: studiotamani – 19/12/2015

Cette semaine, le Mali a connu une recrudescence de violences dans le pays. Des attaques ont été menées au nord, au sud, tout comme au centre du pays. Les auteurs de ces crimes n’ont pas été arrêtés, mais les autorités estiment que les enquêtes se poursuivent.

Dans le sud, hier matin, aux environs de 7 h 30, un véhicule de civils a été attaqué par des hommes armés à Tallabé, village situé à 35 kilomètres du cercle de Nara. Les assaillants ont dépouillé les forains de leurs biens. Un des occupants de la voiture qui tentait de résister a été battu à coup de crosse par ces individus armés. Il a été retrouvé inconscient par des militaires. Selon le Lieutenant-colonel Mamadou S. Koné, l’armée a retrouvé des pièces d’identité sur place qui pourront permettre d’arrêter les agresseurs.

Dans la nuit du jeudi au vendredi, au centre du pays, dans le cercle de Djenné, un conseiller municipal de la commune rurale de Togoué Mourrari a été assassiné à son domicile par trois hommes armés vers 22 heures. De sources locales, on lui reprochait d’être un informateur auprès des autorités. Avant de s’enfuir, les assaillants ont aussi incendié l’école fondamentale du village.

Le même jour, au nord du pays, trois jeunes ont été froidement abattus par un homme armé devant le siège de la radio associative chrétienne « Tahanint » de Tombouctou. Ces crimes ont été commis aux environs de 20 heures. L’une des victimes était un animateur de ladite radio.

Pour l’instant, aucun de ces assaillants n’a été retrouvé, mais les enquêtes sont en cours.

Suite à l’assassinat de ces 3 jeunes à Tombouctou, toutes les radios de la région de Gao ont suspendu leurs programmes. Ces stations qui ont cessé d’émettre depuis hier soir à 20h devront recommencer leur diffusion ce soir. La décision vient de l’URTEL Gao.

Le ministre de la sécurité et de la protection civile appelle la population de Tombouctou à ne pas céder à la panique. Selon lui toutes les mesures sont prises maintenant pour sécuriser la ville et retrouver l’auteur de ce crime.

Colonel Salif Traoré est au micro de nos confrères de l’ORTM : « L’inconnu a ouvert le feu sur un groupe de jeunes qui étaient assis devant une boutique dans le quartier Hamabankou à Tombouctou. Le bilan est lourd puisqu’il s’agit de trois morts. Hamar Oumar Dicko qui était animateur à la radio Tahanint, Samuel Alassane Dicko qui était un ouvrier de la Minusma et Abdel Malick, un étudiant de retour du Maroc. Une enquête a été immédiatement ouverte, confiée à la brigade territoriale de la gendarmerie de Tombouctou. Nous avons pu avoir des témoins sur les lieux qui nous ont indiqué que le tireur aurait été quelqu’un qui portait un turban, qui était à pied et qui, après les coups de feu a immédiatement disparu. Toutes les mesures sont prises actuellement. Nous ne souhaitons pas que la population cède à la panique. Pour le moment nous n’avons pas de mobile pour qualifier ce crime qui est extrêmement odieux. Nous allons prendre toutes les dispositions pour rechercher, appréhender l’auteur de ces coups de feu et le traduire devant la justice ».

Le parti politique FARE AN KA WULI demande la refondation du système sécuritaire du Mali et une meilleure collaboration des pays du G5 sahel pour lutter contre le terrorisme. Les responsables du parti l’ont déclaré ce matin à l’occasion de la première convention nationale du parti tenue à Bamako.

 

La Minusma inquiète de la recrudescence des attaques terroristes

Par RFI Publié le 18-12-2015

Au Mali, depuis l’attaque du Radisson Blu de Bamako, le 20 novembre dernier, les attaques terroristes se multiplient, notamment dans le nord du pays. De plus petites envergures que l’attaque du Radisson Blu, elles dénotent cependant un regain d’activité des groupes terroristes, ce qui inquiète la Mission des Nations unies au Mali.

Tirs de roquettes sur le camp militaire de Gao, explosion d’une mine sur la route de Ménaka, attaque d’un point de contrôle à Bamba, ces derniers jours, et plus largement depuis l’attaque du Radisson Blu de Bamako, les attaques terroristes sont clairement en hausse.

Elles touchent principalement l’armée malienne et les casques bleus de la Minusma, dans le Nord, comme l’observe Radhia Achouri, porte-parole de la Mission des Nations unies au Mali : « L’environnement sécuritaire ne s’améliore pas. Dans certaines zones, ça ne fait que s’aggraver. Il faut absolument que l’on puisse avancer sur la mise en œuvre de l’accord de paix tant que les choses n’avancent pas. C’est seulement le terrorisme et la criminalité qui gagnent du terrain ».

Risque élevé pour les fêtes

La période qui s’ouvre est encore plus à risques du fait de la concomitance cette année des fêtes musulmanes du Maouloud, du Noël chrétien et de la nouvelle année. « Il y a plusieurs opérations qui sont effectuées pendant des journées symboliques pour faire le plus de mal et pour accentuer leur message que c’est la terreur qui va régner. La dernière attaque sur le Radisson a alerté tout le monde sur la nécessité d’être plus vigilant aux alentours de certaines fêtes nationales parce qu’il y a un mouvement massif de personnes pour fêter et, donc, on fait attention, on est vigilants, ayant pris les dispositions nécessaires pour sensibiliser notre personnel et pour renforcer notre sécurité », explique Radhia Achouri.

Après l’attaque du Radisson Blu, des patrouilles communes menées par les casques bleus et par les forces de sécurité maliennes avaient été instaurées dans la capitale Bamako. Elles ont cessé au début du mois, avec la levée de l’état d’urgence.

 

Mali : trois personnes assassinées dont un journaliste d’une radio chrétienne à Tombouctou

Le Monde.fr avec AFP|  Le 18.12.2015 

Trois personnes dont un journaliste de la radio chrétienne Tahanite ont été tuées dans la nuit de jeudi à vendredi par un homme armé à Tombouctou, dans le nord-ouest du Mali.

« Trois personnes étaient devant (la radio) jeudi quand un homme armé est venu les assassiner par balle avant de s’enfuir », a déclaré un responsable de la mairie de Tombouctou.

Cet homme aurait « froidement abattu les trois personnes, parmi lesquelles on compte au moins un catholique et au moins un animateur de la radio. Les terroristes qui ne veulent pas entendre parler d’autre religion que (celle) musulmane sont pour moi les auteurs de ce crime », a déclaré un haut responsable du gouvernorat de Tombouctou. « C’est un coup des djihadistes qui veulent diviser les musulmans et les catholiques, mais ils n’y arriveront jamais », a-t-il ajouté.

L’information a été confirmée par une source de sécurité malienne à Tombouctou qui a parlé d’« un lâche assassinat perpétré par ceux qui veulent créer la guerre des religions ».

Emissions religieuses axées sur la Bible

Le journaliste assassiné, Amar Oumar dit Joël, était animateur et directeur des programmes de la radio. Il a été tué avec deux de ses amis qui étaient avec lui devant la station, selon les mêmes sources.

Communément appelée « la radio chrétienne de Tombouctou », la chaîne privée locale Tahanite (pitié, en langue locale tamasheq), est située dans le sud-est de la ville. Elle diffuse des émissions religieuses axées sur la Bible et est connue pour ses liens « très étroits » avec la mission évangélique chrétienne locale. En 2012, lors de l’occupation de la ville de Tombouctou par les djihadistes, la radio n’avait plus été autorisée à réaliser et à diffuser d’émissions évoquant la Bible.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaida après la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée. Les groupes islamistes extrémistes ont été dispersés et en ont été, en grande partie, chassés à la suite du lancement de l’opération militaire internationale contre eux, qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

 

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