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Bavure ou dommage « collatéral » ?

by sur 26 décembre 2015

Dernière mis à jour le 28 décembre à 08h40

Une importante opération a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche dernier dans la région de Ménaka où l’armée française aurait tué une dizaine de terroristes et récupéré matériel et armements en quantité.

Les militaires auraient engagé le combat pendant plus de quatre heures contre une katiba du groupe « Al Morabitounes » de Mokhtar Belmokhtar

Mais un groupe d’autodéfense du Mouvement Arabe de l’Azawad, fidèle à Bamako, accuse les troupes françaises d’avoir tué quatre de ses membres.

La proximité entre certains groupes armés et les jihadistes, et parfois leur porosité, est-elle la cause d’une bavure ou s’agit-içl de ce que l’on appelle pudiquement « un dommage collatéral » ?

En tous cas l’armée française dément…

Les dernières informations en notre possession semblent montrer une réelle « proximité » entre les différents groupes armés de toute obédience qui,  sur le terrain,  n’hésitent pas à voyager en convoi pour se protéger mutuellement…

Et ce vendredi, les différentes parties en présence devaient se retrouver à Gao pour « tenter d’éclaircir » la situation.

Mali : L’armée française a autorisé la Plateforme à récupérer les corps de douze de ses combattants tués lors de l’intervention française près de Ménaka

Maliactu – 27 décembre 2015

Un groupe armé malien pro-gouvernemental a récupéré samedi les corps de douze de ses combattants, tués selon lui lors d’une opération de la force française Barkhane visant les jihadistes dans le nord du pays, a appris dimanche l’AFP de sources concordantes.

         L’armée française a de son côté maintenu sa version, affirmant avoir été confrontée « à un groupe armé pendant quatre heures » dans la nuit du 19 au 20 décembre près de la frontière avec le Niger.

         La « Plateforme », coalition de formations loyalistes, avait accusé mercredi les militaires de Barkhane d’avoir tué plusieurs de ses combattants lors du raid visant le groupe Al-Mourabitoune du jihadiste algérien Moktar Belmokhtar, au cours duquel une dizaine de jihadistes auraient été « neutralisés ».

« L’armée française a autorisé la Plateforme à récupérer les corps de douze de ses combattants tués lors de l’intervention française près de Ménaka », a déclaré à l’AFP Djibril Diallo, un responsable militaire de la Plateforme.

Les deux parties se sont rencontrées cette semaine à Gao, dans le nord du pays, pour « aplanir leurs différends », a-t-on appris de sources proches du dossier.

« Au cours de la rencontre, les Français nous ont dit qu’ils ont attaqué parce qu’on leur avait dit que c’est une position des terroristes, ce qui est faux. C’est notre position », a indiqué M. Diallo. « Maintenant les Français nous ont permis de récupérer nos morts et de les enterrer », a-t-il ajouté, précisant que cette opération s’était produite après le départ des militaires français.

Selon un porte-parole de l’état-major français, interrogé par l’AFP, qui n’a pas pas commenté les affirmations de la Plateforme concernant la récupération de corps, « les forces françaises ont été confrontées à un groupe armé pendant quatre heures de combats extrêmement violents ». « Nous ne changeons pas d’un iota » par rapport au communiqué du ministère de la Défense sur cet accrochage, a déclaré à l’AFP une source au sein de Barkhane, décrivant « quatre heures de combat contre des combattants résolus, des adversaires acharnés ».

Une source sécuritaire africaine au sein de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) contactée à Gao, a confirmé à l’AFP que « les groupes de la Plateforme ont effectivement, avec l’aval de Barkhane, récupéré des corps qui ont été enterrés ». « Mais ce qui est important, c’est la discussion entre les deux parties, qui ont un même ennemi, le terrorisme », a ajouté cette source.

La Plateforme avait déploré mercredi un « dégât collatéral », exhortant « les forces internationales à plus de discernement afin d’éviter tout amalgame et surtout l’aggravation d’une situation déjà trop compliquée ».

Lors d’affrontements ces derniers mois avec les groupes pro-gouvernementaux, l’ex-rébellion de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) a fréquemment dénoncé la présence dans leurs rangs d’anciens membres des groupes jihadistes qui avaient pris le contrôle du nord du pays en 2012.

Opération de Barkane à MENAKA : Ould Mataly et Ould Mohamed nous prennent vraiment pour des buses !

Idrissa KHALOU –  Malijet – 26 décembre 2015

On n’en croit pas ses oreilles : le député de Bourem et son ami Abidine Ould Mohamed exigent des explications sur la « neutralisation » de leurs affidés du MAA par Barkane à Menaka.

Mais n’est ce pas à M. Ould Mataly et à ses amis, qui sont connus comme les mauvaises pommes de la communauté arabe du Mali, d’expliquer ce que leurs hommes faisaient la nuit avec des armes au milieu de terroristes ?

De qui se moque-t-on ?

Je suis d’habitude quelqu’un de calme, mais un Député qui raconte de pareilles sornettes, vraiment le Mali mérite-t-il un tel oiseau de malheur ? Et dans sa chambre des députés qui plus est ? Cela fait trois jours que le député Mohamed OULD MATALY, élu de BOUREM, doté de bien louches fréquentations dont ses gendres narco-milliardaires Cherif OULD TAHER et Mohamed ROUGY et son associé le notoire Hanoun OULD ALI, se repend et gémit comme un petit garçon dans les médias maliens et français pour se plaindre que quatre de ses proches affiliés au MAA auraient été visés et tués à tort par Barkane lors d’une opération près de MENAKA.

Ce que les journalistes ne demandent pas à Monsieur le Député de BOUREM et à M. le secrétaire général du MAA Abidine OULD MOHAMED, mais qu’ils devraient leur demander en bons professionnels, c’est pourquoi leurs amis du MAA se promenaient-ils de nuit, apparemment tout phares éteints et sous le couvert de la végétation, si l’on en croit le récit de la police de MENAKA, dans de puissants 4×4 avec des caisses d’armes et de munitions en compagnie de terroristes notoires du sinistre groupe AL MOURABITOUN, émanation maudite d’AQMI pour le plus grand malheur du Mali ?

Il y avait tellement de munitions et d’engins de mort que, quand Barkhane a tout fait sauter, ca a du être entendu jusqu’à KIDAL ! Et étaient-ils huit morts du MAA, comme l’a revendiqué Abidine OULD MOHAMED, ou quatre comme le dit M. OULD MATALY ?

Ce que les journalistes ne demandent pas à Monsieur le Député OULD MATALY, c’est comment ses louches gendres et son ami Hanoun OULD ALI et lui ont gagné tant d’argent à s’en remplir le ventre qu’il s’apprête à éclater et qui leur permet de vivre dans un luxe tapageur, alors que le reste de la communauté Lehmar travaille dur et fait l’orgueil du MALI ?

Ce que les journalistes devraient demander à M. Mohamed OULD MATALY, c’est quelle était la nature de ses relations avec Ahmed EL TILEMSI, terroriste de sinistre mémoire éliminé par Barkhane l’année dernière, et avec le Sahraoui maudit Adnan ABOU WALID, chef autoproclamé mais répudié d’AL MOURABITOUN qui sème la terreur dans la région de GAO et de MENAKA et qui pourrait bien avoir été tué au cours de la même nuit si l’on en croit certains articles de presse ?

Quand M. OULD MATALY Mohamed aura répondu à ces questions, alors peut être qu’il conviendra, vraiment, de lui répondre sur le sort de ses quatre amis qui ont trouvé la mort à coté de terroristes. Pourrait-il avoir été dupé par ces derniers ?

Mali : l’intervention des forces françaises fait toujours des vagues

RFI Publié le 25-12-2015 Modifié le 25-12-2015 à 02:37

L’intervention des forces françaises du week-end dans le nord du Mali, présentée comme une attaque de positions de terroristes-jihadistes, continue de faire des vagues. Un groupe armé pro-gouvernemental malien affirme que ce sont ses positions qui ont été attaquées. Les deux parties cherchent un terrain d’entente.

Même si chaque camp manifeste la volonté de calmer le jeu, la tension est toujours palpable. Côté armée française, on jure la main sur le cœur que ce sont des positions des terroristes qui ont été attaquées dans le Nord. Mais, au même moment, un message clair a été adressé au Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), un groupe armé pro-gouvernemental : « Vous n’êtes pas nos ennemis ».

Côté Mouvement de l’Azawad, on persiste et signe : « Ce sont bien nos positions qui ont été attaquées et c’est une bavure ». Des responsables du MAA parlent de plusieurs de leurs combattants tués et d’autres portés disparus. Et, comme s’ils étaient en colère, ils disent ne pas comprendre que l’armée française refuse de les laisser aller sur les lieux de l’attaque vers la localité de Ménaka.

Au même moment, le MAA joue à l’apaisement et entend coopérer si nécessaire avec l’armée française dans la lutte contre le terrorisme. Ce vendredi les deux parties devraient poursuivre les négociations à Gao, dans le nord du Mali, afin de tirer la situation au clair et d’établir des relations de confiance.

Les soldats français accusés de bavures lors d’une offensive au nord du Mali

Afrique intelligence – Frédéric Powelton 25 décembre 2015 

La situation est toujours confuse autour de l’intervention menée le week-end dernier par l’armée française dans le nord du Mali. Alors que les forces françaises assurent avoir attaqué des positions de terroristes djihadistes, un groupe armé pro-gouvernemental malien affirme que ce sont ses positions qui ont été la cible de l’attaque des troupes françaises.

Dans la nuit du 19 au 20 décembre, les militaires français de l’opération Barkhane ont conduit une mission dans la région de Ménaka, près de la frontière avec le Niger, dans le nord du Mali. Le ministère français de la Défense a annoncé cette semaine que cette opération avait pour cible le groupe Al-Mourabitoune du terroriste algérien Mokhtar Belmokhtar, précisant qu’une dizaine de terroristes ont été neutralisés.

Seulement, la branche pro-Bamako du MAA (Mouvement Arabe de l’Azawad) soutient que ce sont ses positions qui ont été visées par les militaires français, accusant ces derniers de bavures. Mohamed Ould Mataly, l’un de ses membres influents, également député à l’Assemblée nationale, a déclaré que quatre des combattants du MAA avaient été tués, et que plusieurs autres sont portés disparus. Il reproche également à l’armée française de refuser au MAA de se rendre sur les lieux de l’opération.

Les accusations du MAA ont été reprises par la Plateforme, la coalition des forces armées qui soutiennent le gouvernement de Bamako et dont fait partie la branche pro-Bamako du MAA. La Plateforme appelle également les forces internationales à plus de discernement afin d’éviter tout amalgame et surtout l’aggravation d’une situation déjà trop compliquée.

Les deux camps manifestent néanmoins une volonté d’apaisement. L’armée française et le MAA doivent poursuivre ce vendredi les négociations à Gao, dans le nord du Mali, afin de mettre la situation au clair et établir des relations de confiance.

Mali : l’armée française accusée d’avoir commis une bavure

Le Parisien – 24 Déc. 2015, 07h48 | MAJ : 24 Déc. 2015, 07h48

Une opération de l’armée française contre des terroristes au Mali aurait fait des victimes collatérales. Un groupe armé malien pro-gouvernemental a accusé mercredi les militaires français de l’opération Barkhane, qui lutte contre le jihadisme dans le Sahel, d’avoir tué plusieurs de ses combattants lors d’un raid au cours duquel une dizaine de jihadistes auraient été «neutralisés», c’est-à-dire tués, dans le Nord du pays.

«Ce week-end, vers Ménaka (NDLR : dans l’Est du pays, à proximité de la frontière avec le Niger), l’armée française a tué quatre de nos combattants», a déclaré Mohamed Ould Mataly, membre influent de la branche pro-Bamako, la capitale du Mali, du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA). Le MAA est une des composantes de la Plateforme, une coalition de formations armées soutenant le gouvernement. «C’est ce qu’on appelle dégât collatéral. Ce sont nos gens qui ont été tués. Et ce qui est grave, pour le moment, c’est que l’armée française ne veut pas que nous nous rendions sur les lieux», a ajouté ce député à l’Assemblée nationale.

La coalition de la Plateforme soupçonnée d’abriter d’anciens jihadistes

Selon un communiqué de la Plateforme, «dans la nuit du 19 au 20 décembre, une position de la Plateforme, après s’être présentée et (avoir)accueilli en amies des forces Barkhane, a fait l’objet de tirs nourris de la part de ces forces, occasionnant plusieurs morts, blessés et disparus dans la zone de Ménaka, à Tinarabene.

La Plateforme, tout en condamnant de façon énergique l’extrémisme religieux, les attaques et provocations terroristes de tout genre, appelle les forces internationales à plus de discernement afin d’éviter tout amalgame et surtout l’aggravation d’une situation déjà trop compliquée».

Une source militaire française anonyme a en tout cas formellement démenti les accusations de la Plateforme.

Lors d’affrontements ces derniers mois avec la Plateforme, la rébellion de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) a dénoncé à plusieurs reprises la présence dans leurs rangs, notamment de la branche pro-gouvernementale du MAA, d’anciens membres des groupes jihadistes qui avaient pris le contrôle du Nord du pays en 2012.

Le Nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de jihadistes liés à Al-Qaïda, après la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée. Les jihadistes ont été dispersés et en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement, en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale qui se poursuit. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

Djihadistes «neutralisés» par l’armée française au Mali: un groupe pro-gouvernemental dit avoir été touché

par AFP le 24 décembre 2015 à 00:01 Monde Afrique

Dans la nuit du 19 au 20 décembre, les forces françaises ont conduit une opération dans la région de Ménaka, au Mali, contre des éléments affiliés au groupe terroriste «Al Mourabitoun» où, au terme de combats violents qui ont duré près de quatre heures, une dizaine de terroristes ont été neutralisés et quantité importante d’armements et d’explosifs récupérée.(Archives/État-major des armées/Ministère français de la Défense)

Un groupe armé malien pro-gouvernemental a accusé mercredi les militaires français de l’opération Barkhane d’avoir tué plusieurs de ses combattants lors d’un raid au cours duquel une dizaine de djihadistes auraient été « neutralisés » dans le nord du pays.

Au terme de près de quatre heures de combats dans la nuit du 19 au 20 décembre, les militaires de Barkhane, en mission visant le groupe Al-Mourabitoune du djihadiste algérien Moktar Belmokhtar dans la région de Ménaka, près de la frontière du Niger, « une dizaine de terroristes ont été neutralisés« , a annoncé mardi le ministère français de la Défense.

« Ce week-end, vers Ménaka, l’armée française a tué quatre de nos combattants », a déclaré à l’AFP Mohamed Ould Mataly, membre influent de la branche pro-Bamako du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), une des composantes de la « Plateforme », coalition de formations armées soutenant le gouvernement, faisant état de nombreux disparus.

« C’est ce qu’on appelle +dégât collatéral+. Ce sont nos gens qui ont été tués. Et ce qui est grave, pour le moment, l’armée française ne veut pas que nous nous rendions sur les lieux », a ajouté M. Ould Mataly, par ailleurs député à l’Assemblée nationale.

Selon un communiqué de la Plateforme mercredi soir, « dans la nuit du 19 au 20 décembre une position de la Plateforme après s’être présentée et (avoir) accueilli en amies des forces Barkhane, a fait l’objet de tirs nourris de la part de ces forces, occasionnant plusieurs morts, blessés et disparus dans la zone de Ménaka, à Tinarabene ».

« La Plateforme, tout en condamnant de façon énergique l’extrémisme religieux, les attaques et provocations terroristes de tout genre, appelle les forces internationales à plus de discernement afin d’éviter tout amalgame et surtout l’aggravation d’une situation déjà trop compliquée », selon le texte.

Lors d’affrontements ces derniers mois avec la Plateforme, la rébellion de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) a dénoncé à maintes reprises la présence dans leurs rangs, notamment de la branche pro-gouvernementale du MAA, d’anciens membres des groupes jihadistes qui avaient pris le contrôle du nord du pays en 2012.

Interrogée par l’AFP, une source militaire française a formellement démenti les accusations de la Plateforme. « Je ne peux en aucun cas confirmer cette information », a affirmé cette source qui n’a pas souhaité être nommément citée, renvoyant au communiqué du ministère français de la Défense.

 Au Mali, l’armée française frappe une dizaine de djihadistes

La Croix – Laurent Larcher – 23/12/15 – 15 H 45

Loin des caméras, loin des médias, la France poursuit sa guerre contre le « terrorisme » dans la bande sahélienne (BSS). Une guerre âpre, faite d’actions coup-de-poing contre des groupes très mobiles, très déterminés et très organisés. Dernière en acte, dans la nuit de samedi 19 à dimanche 20 décembre, à proximité de Ménaka (nord du Mali).

Dans un communiqué diffusé mardi 22 décembre, l’armée française indique avoir attaqué une katiba du groupe Al Mourabitoun. Près de quatre heures de combats, violents, dit-on du côté de l’État-major des armées (EMA). Dix terroristes auraient été « neutralisés », tués ou arrêtés en langage militaire. Et les Français auraient saisi deux pick-up, une dizaine de motos et de l’armement.

AL MOURABITOUN EST L’UN DES GROUPES LES PLUS ACTIFS DANS LA RÉGION

Dirigé par le djihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, Al Mourabitoun est l’un des groupes les plus actifs dans la région. Sa dernière opération revendiquée est l’attaque du Radisson Blu à Bamako, qui avait fait vingt morts, le 20 novembre, « avec la participation » d’Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi).

Un autre groupe djihadiste du centre du Mali, le Front de libération du Macina (FLM), s’était aussi attribué cet attentat « avec la collaboration d’Ansar Dine », groupe du Touareg malien Iyad Ag Ghali.

Près de trois ans après le début de l’opération Serval au Mali, les Français sont loin d’en avoir fini avec ces groupes islamistes d’obédience wahhabite qui déstabilisent le Mali et toute la sous-région. Les attaques contre les forces armées nationales et internationales, contre les représentants de l’État malien et des personnalités de la société civile se multiplient.

L’ÉTAT D’URGENCE DÉCRÉTÉ POUR UNE DURÉE DE DIX JOURS

À Tombouctou, jeudi 17 décembre, trois personnes ont été tuées dans une attaque ciblée, dont le directeur de programme de la radio communautaire Tahanitt, Joël Dicko. Une radio connue pour être chrétienne. Les deux autres victimes étaient un jeune travailleur de la Minusma (force de l’ONU) et un étudiant.

Alors que mi-décembre, plusieurs chefs islamistes se seraient rencontrés dans la région de Kidal, dans le nord-ouest du Mali, le gouvernement malien a proclamé, lundi 21 décembre, l’état d’urgence pour une durée de dix jours.

Il avait déjà eu recours à cette mesure d’exception, qui facilite les interventions des forces de sécurité et limite les rassemblements, au lendemain de l’attaque du Radisson Blu.

Les forces françaises ont « neutralisé » une dizaine de jihadistes dans le nord du Mali

Zone militaire Opex par Laurent Lagneau Le 23-12-2015

Après l’opération Vignemale, menée en novembre et au cours de laquelle une vingtaine de caches d’armes ont été découvertes, la force Barkhane ne relâche pas la pression sur les groupes jihadistes qui sévissent dans la bande sahélo-saharienne, et en particulier au Mali.

Ainsi, dans la nuit du 19 au 20 décembre, les forces françaises ont livré de « violents » combats dans le cercle de Ménaka, situé près de la frontière avec le Niger, contre des éléments terroristes affiliés au groupe al-Mourabitoune, lequel a revendiqué la récente attaque contre l’hôtel Radisson Blu de Bamako, conjointement avec al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Au terme de 4 heures d’engagement, les militaires français ont « neutralisé » une dizaine de terroristes et saisi 2 véhicules de type pick-up et plusieurs motos. L’État-major des armées (EMA) précise également qu’une « quantité importante d’armements et d’explosifs a été récupérée ».

« Au Mali, l’attentat de Bamako ne doit pas nous conduire à oublier l’essentiel : depuis janvier 2013, nous sommes parvenus à neutraliser en grande partie les groupes terroristes. Barkhane a pour rôle d’éviter la reconstitution de leur puissance, dans un contexte de grande fragilité de la Libye. Des actions sont très régulièrement menées dans le nord du pays. (…) Globalement, nous avons bien progressé. Notre vigilance reste toutefois intacte », avait rappelé Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, lors d’une audition devant la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées, le 14 décembre dernier.

Pour rappel, le groupe al-Mourabitoune est né de la fusion du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), qui s’était implanté dans la région de Gao en 2012 avant d’en être chassé par l’opération Serval, avec le groupe des « Signataires par le sang » de Mokthar Belmokhtar, un vétéran du jihadisme algérien. Récemment, son ralliement à AQMI a été annoncé par Abdelmalek Droukdel, le chef de cette organisation.

Sont également présents, au Mali, au moins trois autres groupes jihadistes ayant des liens étroits : Ansar Dine, Ansar Dine Sud et le Front de Libération du Macina (FLM), de création récente.

La France a mené une opération militaire contre un groupe djihadiste dans le nord du Mali

Le Monde.fr avec AFP et Reuters Le 23.12.2015 à 01h02 • Mis à jour à 08h12

Les forces militaires françaises de l’opération Barkhane ont annoncé avoirmené, dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 décembre, une opération contre le groupe djihadiste Al-Mourabitoune à Ménaka dans le nord du Mali.

Au terme de cette offensive, qui a duré quatre heures, « une dizaine de terroristes ont été neutralisés », précise le ministère, ajoutant que les combats ont été « violents ». Des armements et des explosifs ont été récupérés ainsi que deux picks-up et une dizaine de motos.

Le gouvernement malien a proclamé l’état d’urgence pour une durée de dix jours, le 21 décembre, à la suite de « l’évolution de la situation sécuritaire au Mali et dans la sous-région ». Cette mesure d’exception donne plus de possibilités d’interventions aux forces de sécurité et restreint les rassemblements.

Al-Mourabitoune, organisation sahélienne dirigée par Mokhtar Belmokhtar et liée à Al-Qaïda, a revendiqué l’attaque contre l’hôtel Radisson Blu de Bamako qui avait fait 20 morts le 21 novembre − aussi revendiquée par un autre groupe djihadiste, le Front de libération du Macina (FLM). Elle s’est aussi attribué la responsabilité des attaques survenues dans un restaurant de la capitale en mars, où 5 personnes ont été tuées, et de l’hôtel Byblos de Sévaré, dans le centre du pays, où 17 personnes ont trouvé la mort en août.

Mali : confrontation sanglante entre forces françaises et un groupe d’autodéfense

  • RUFUS – DÉC 23, 2015

Les forces françaises sont pointées du doigt par la Plateforme. Groupe d’autodéfense proche de Bamako, la Plateforme accuse l’armée française d’avoir tué huit de ses combattants dans le cadre de l’opération Vignemale. Lancée fin octobre, elle vise à mettre fin aux activités des groupes terroristes opérant au Nord-Mali, nous rapporte aBamako.com .Les forces françaises auraient fait 8 morts à Ménaka

Les forces françaises sont en ce moment au coeur d’une polémique qui risque de plomber à nouveau le processus de paix au Mali. En effet, un groupe d’autodéfense pro-Bamako l’accuse d’avoir commis une bavure lors de l’une de ses opérations. Abidine Ould Mohamed, membre de la Plateforme, fait des précisons sur cette attaque qui aurait coûté la vie à huit personnes dans leurs rangs: « Des hélicoptères de l’armée française ont mené le raid tard dans la nuit de dimanche à lundi

Comme un médecin après la mort, poursuit-il : « Les forces françaises ont essayé d’entrer en contact avec la plateforme. Mais celle-ci, qui dénonce un crime odieux et injustifiable, a exigé des excuses et l’ouverture d’une enquête avant tout rétablissement officiel du contact avec les forces françaises. »

Il justifie cette décision par le fait que les forces françaises ont agi délibérément et de leur propre chef, sans autorisation préalable de la communauté internationale comme recommandé. Le plus surprenant, selon lui, c’est que : « La plateforme était en coordination avec les forces françaises et internationales auxquelles la plateforme fournissait des informations précises relatives à ses positions et à ses zones de déploiement. »

Si cette grave accusation portée contre l’armée française venait à se confirmer, cela poserait l’épineuse question de la coordination des opérations entres les Forces militaires (FAMa, Minusma, Barkhane) et les mouvements d’autodéfense qui sont tous engagés à lutter contre les jihadistes et autres groupes terroristes qui ont mis le Nord-Mali à feu et à sang.

Le conflit entre les troupes françaises et la Plateforme ne compromettra-t-il pas les opérations conjointes qui visent à pacifier le Nord-Mali ?

Mali : l’armée française tue une dizaine de terroristes

Maliweb – Source: afrik – DECEMBER 23, 2015 16:34

Au cours d’une opération menée dans la région de Ménaka, dans l’Est du Mali, à proximité de la frontière avec le Niger, des soldats des forces armées françaises ont tué, dans la nuit du 19 au 20 décembre, « une dizaine de terroristes ».

Dans un communiqué, le ministère français de la Défense a indiqué que des militaires français ont tué, dans la nuit du 19 au 20 décembre, « une dizaine de terroristes » au Mali, précisant que cette action a été menée dans la région de Ménaka, dans l’Est de ce pays d’Afrique du Nord, à proximité de la frontière avec le Niger, et entre dans le cadre de l’opération Barkhane visant à lutter contre le terrorisme dans le Sahel.

Cette action visait des membres de l’organisation djihadiste Al-Mourabitoune, de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, récemment ralliée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Belmokhtar est accusé d’être à l’origine de l’attaque de l’hôtel Radisson Blu, à Bamako, la capitale du Mali, au cours de laquelle plus de vingt personnes ont perdu la vie, le 20 novembre dernier.

Le ministère français de la Défense assure qu’ « au terme de combats violents qui ont duré près de quatre heures, deux pick-ups et une dizaine de motos ont été saisis. Une dizaine de terroristes ont été neutralisés. Une quantité importante d’armements et d’explosifs a été récupérée », lors de l’opération du week-end dernier.

Pour Adnane Abou Oualid Al-Sahraoui, le missile a été trop rapide !

Ibrahim KEITA – Source: Malijet – 23 décembre 2015-

La rumeur nous parvient de Menaka : le soi-disant « Emir » d’Al-Mourabitoun n’aurait probablement pas échappé aux forces de Barkane la semaine dernière. Parmi les terroristes réduits au silence ou capturés au cours de cette opération, on compterait des membres du MAA venus apporter leur soutien complice pour renforcer les terroristes…

Adnane Abou Oualid Al-Sahraoui, qui avait eu le culot de s’élever par lui-même « soi-disant Emir » du groupe de terroristes étrangers Al Mourabitoun a probablement été tué par les forces de Barkane, dans la région de Menaka. Au pire, il se sera échappé de justesse en abandonnant ses compagnons d’infortune et se terrera dans une de ses nombreuses cachettes. Dieu soit loué, ce groupe est débandé ! Au moins 10 terroristes, comme d’autres journaux bien informés l’ont rapportés, auraient été tués. D’autres, aussi nombreux, ont été faits prisonniers et ne manqueront pas de désavouer leur chef.

Le comportement du Sahraoui est, en tout cas, typique de ces étrangers qui viennent semer le chaos au Mali, et s’y comportent de la manière la plus abjecte. Contrairement au sage Imam de nos villages qui apporte la paix et la parole du Prophète dans un esprit de conciliation et de coexistence pacifique, ces terroristes maudits se cachent derrière la plus mince connaissance qu’ils ont du Coran pour se vautrer dans la guerre la plus immonde qu’il répande sur un sol qui n’est pas le leur !

Ce qui me rend vraiment triste, c’est que des Maliens se laissent abuser – et collaborent ! – avec ces terroristes : d’après mes sources à Menaka, des proches du MAA, c’est à dire des soutiens de deux narcotrafiquants réputés – le  député de Bourem Mohamed Ould Mataly et le terroriste Yoro Ould Daha – fréquentaient le Sahraoui au point de lui apporter aide et assistance dans ses échappées nocturnes et funestes. Il faut espérer que ceux qui ont survécu auront à répondre de leur association avec ce rejeton du malin !

Que ce soit dit, le Mali se relève, l’union et la solidarité nationale prennent corps depuis les accords passés à Alger et à Anéfis, les forces maliennes redressent la tête et chacun travaille dur : tous les groupes qui apportent le sang et la misère subiront le même traitement que Adnane Al Sahraoui. AQMI devrait se le fourrer dans la tête, l’Etat Islamique devrait se le fourrer dans la tête, et le fauteur de trouble, traitre à sa patrie qui s’est allié à AQMI, Iyad ag Ghaly, devrait se le fourrer dans la tête aussi avant qu’une balle ne le fasse !

 

Mali : l’armée française abat «une dizaine de terroristes»

Avec AFP – 23 Déc. 2015, 07h47 

Des militaires français ont tué, dans la nuit du 19 au 20 décembre, «une dizaine de terroristes» au Mali. Cette action a été menée dans la région de Ménaka, dans l’Est du pays, à proximité de la frontière avec le Niger, dans le cadre de l’opération Barkhane de lutte contre le jihadisme dans le Sahel,rapporte le ministère de la Défense dans un communiqué.

Cette action visait des membres de l’organisation jihadiste Al-Mourabitoune, de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, récemment ralliée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Belmokhtar est accusé d’être à l’origine de l’attaque de l’hôtel Radison Blu, à Bamako, la capitale du Mali, lors de laquelle plus de vingt personnes sont mortes le 20 novembre.

Lors de l’opération du week-end dernier, le ministère français de la Défense assure qu’«au terme de combats violents qui ont duré près de quatre heures, deux pick-ups et une dizaine de motos ont été saisis. Une dizaine de terroristes ont été neutralisés (NDLR : formule consacrée pour signifier qu’ils sont morts). Une quantité importante d’armements et d’explosifs a été récupérée».

Dix jours d’état d’urgence

Peu après, le gouvernement malien a proclamé l’état d’urgence pour dix jours en raison de «l’évolution de la situation sécuritaire au Mali et dans la sous-région», selon un communiqué officiel publié lundi soir après un Conseil des ministres extraordinaire sur la sécurité. Cette mesure d’exception donne notamment plus de possibilités d’interventions aux forces de sécurité et restreint les rassemblements.

«Même en France, à l’approche des fêtes de fin d’année, il y a des mesures qui sont prises. Le Mali a le devoir de prendre les devants», a déclaré un ministre, sous couvert d’anonymat. «Pour les fêtes de fin d’année, il faut éviter les attroupements.

L’ennemi peut profiter de ces attroupements», a-t-il ajouté.

Le Nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de jihadistes liés à Al-Qaïda, après la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée. Les jihadistes ont été dispersés et en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement, en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale qui se poursuit. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

 

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