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Difficultés dans l’application des accords

by sur 26 décembre 2015

Si l’Algérie estime qu’il y a des progrès dans la situation sécuritaire du Mali, elle reconnaît néanmoins des difficultés dans le cantonnement des groupes armés.

Or tout doit partir de là !

Accord d’Alger : le cantonnement des ex-rebelles pose problème

HB. – liberte-algerie – DECEMBER 25, 2015

La mise en œuvre de l’accord intermalien d’Alger semble encore buter sur des obstacles que les acteurs n’arrivent pas à surmonter, donnant ainsi lieu à des accusations mutuelles entre les deux parties maliennes sur le blocage du processus.

La médiation et le comité de suivi haussent le ton et invitent les “protagonistes” à mettre en branle la démarche pour l’instauration de la paix et de la stabilité.

Après le chef de la Minusma, le comité de suivi, le ministre de la Défense malien, Tiéman Hubert Coulibaly, a rappelé, mardi, l’urgence de procéder au cantonnement des éléments des groupes armés, comme stipulé dans l’accord d’Alger, comme une première étape devant amorcer la mise en œuvre des mécanismes prévus, notamment les patrouilles mixtes dont la mission aura un indéniable impact sur la situation sécuritaire que le statu quo actuel a favorisé, la recrudescence des attentats terroristes, l’instabilité et le retour dans le fief des groupes qui se sont éclipsés après l’intervention française.

D’où l’appel de M. Tiéman Hubert Coulibaly au cantonnement urgent des groupes armés. De leur côté, les groupes armés du Nord accusent le gouvernement de tergiverser et d’entraver par sa lenteur le processus prolongeant ainsi les souffrances des populations du Nord. Les positions qui ont mis dans la gêne la médiation et le comité de suivi ont multiplié les alertes et les mises en garde contre les conséquences d’une telle situation. Une première liste de sites devant accueillir les cantonnements avait été élaborée mais n’avait vraisemblablement pas été acceptée par les groupes armés qui devront désormais faire face à la menace d’Ansar Eddine, le groupe terroriste “maison” d’Ag Ghaly qui a promis de mettre en échec l’accord et de s’attaquer à ses signataires.

Le cantonnement procède de l’accord (de paix). Son application et son respect sont plus que nécessaires par chacun et par tous”, a rappelé le ministre de la Défense qui invite la communauté internationale “à une synergie dans la lutte contre le terrorisme et les trafics de tous genres”.

Parallèlement, les groupes terroristes ont réinvesti le terrain avec l’extension des actions à des cibles civiles comme l’attestent, entre autres, les attentats de Sévaré et de l’hôtel Radisson Blu de Bamako. La revendication de ce dernier attentat par El-Mourabitoune qui signe le retour de Mokhtar Belmokhtar dans son fief couplé aux menaces d’Iyad Ag Ghaly devrait naturellement inciter les partenaires de l’accord politique à aller plus vite dans sa mise en œuvre.

D’autant plus que les groupes armés, divisés au départ, font désormais un seul bloc, donc un interlocuteur devant le gouvernement de Bamako. Menace prise au sérieux par le gouvernement qui a décidé, lundi, de proclamer l’état d’urgence pour dix jours en raison de la situation sécuritaire et pour sécuriser les fêtes de fin d’année.

Par ailleurs, le ministre français de la Défense a annoncé, mardi, la neutralisation d’une dizaine de membres du groupe El-Mourabitoune dans le nord du Mali lors de combats avec les soldats de la force Barkhane, qui ont duré près de quatre heures, rapporte l’AFP. Au terme de l’opération, les soldats français ont récupéré deux pick-up, une dizaine de motos et une quantité importante d’armements et d’explosifs.

 

Mali: une importante amélioration de la situation politico-sécuritaire marque l’année 2015

Algérie Presse Service – Vendredi, 25 Décembre 2015 14:34

ALGER – Le Mali, qui a sombré depuis 2012 dans une grave crise politico-sécuritaire, a connu durant l’année 2015 une importante amélioration de la situation suite à la conclusion d’un accord de paix entre le gouvernement et les groupes politico-militaires du nord du pays, désormais le grand enjeu reste la mise en œuvre de cet accord.

Au terme de près d’un an de dialogue inter-malien sous l’égide d’une médiation internationale dont l’Algérie était le chef de file, les parties antagonistes maliennes avaient signé en mai-juin 2015 un Accord de paix et de réconciliation au Mali.

Des mouvements politico-militaires et des groupes extrémistes armés ont pris le contrôle en mars-avril 2012 du vaste Nord malien, avant d’en être chassés en grande partie à partir de janvier 2013 par une intervention militaire internationale.

L’accord, qui constitue une étape essentielle sur la voie de l’instauration d’une paix et d’une réconciliation durables au Mali, avait été signé le 15 mai dernier par le gouvernement malien, les mouvements politico-militaires du nord du Mali engagés au sein de la « Plateforme d’Alger » et par l’équipe de la médiation internationale, et le 20 juin par la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA).

Le document évoque toutes les dimensions pour parvenir à une solution définitive de la crise, y compris les réformes politiques et institutionnelles, de défense et de sécurité. Il comprend également les volets relatifs aux aspects humanitaires, économique, social, de la justice et de la réconciliation.

« Je suis très heureux que nos frères (de la CMA) ont cru à la paix et à la main tendue et fait le déplacement à Bamako pour signer l’Accord de paix et de réconciliation au Mali », avait déclaré alors le président malien Ibrahim Boubacar Keita.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon avait considéré que la signature par toutes les parties ouvrait désormais la voie à la mise en œuvre intégrale de l’Accord de paix selon le calendrier établi.

La mise en œuvre de l’accord de paix en tête des enjeux

L’accord de paix inter-malien a été signé, mais sa mise en œuvre reste un enjeu majeur pour que la paix soit durable dans ce pays sub-saharien.

Après deux réunions accompagnées de divergences sur la participation de quelques groupes armés maliens, le Comité international de suivi et d’évaluation de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali, installé juste après la signature de l’accord par la CMA, a adopté lors de sa troisième réunion son règlement intérieur.

Le Comité de suivi de l’Accord, présidé par l’Algérie, a tenu jusqu’à ce jour six sessions, la dernière n’ayant pas pu parachever ses travaux à cause de l’attentat terroriste perpétré contre l’hôtel Radisson Blu de Bamako.

Plusieurs initiatives ont été enregistrées dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de paix, notamment la tenue des rencontres intra et intercommunautaires d’Anefis, l’absence d’incidents majeurs sur le terrain, la tenue de la conférence de Paris d’aide au Mali, le début du rétablissement des services sociaux de base dans le Nord et le lancement du processus de cantonnement et de déploiement des patrouilles mixtes.

L’ambassadeur du Mali en Algérie, Nainy Touré, a affirmé récemment, à l’APS, que la mise en œuvre dudit accord est « sur la bonne voie ». « On a atteint une étape assez intéressante au niveau de l’application de l’Accord de paix au Mali ».

Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra a également affirmé le respect du cessez-le feu par les mouvements politico-militaires, et la mise en oeuvre des mesures de confiance. « On observe un climat positif et constructif », a-t-il indiqué.

Malgré la signature de l’accord de paix par toutes les parties, le calendrier de mise en oeuvre de l’accord de paix a été relativement entaché par des violations du cessez-le-feu, d’actions des groupes terroristes et d’activités liées au trafic transnational élicite.

Situation sécuritaire et humanitaire toujours précaire

La situation en matière de sécurité au Mali est toujours précaire et la menace posée par les groupes terroristes dans l’ensemble de la région du Sahel demeure alarmante, comme l’ont montré les attaques récentes contre l’hôtel Radisson Blu de Bamako, faisant une vingtaine de morts, et dans les régions méridionales, frontalière avec la Côte d’Ivoire et la Mauritanien, ainsi que des camps des casques bleus dans le nord du pays.

Concernant les droits de l’Homme au Mali, le Chef de la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA), Mongi Hamdi, a signalé, dans un rapport adressé au Conseil de sécurité de l’ONU, de graves violations partout dans ce pays. C’est pourquoi le gouvernement malien a pris l’engagement de mettre en place une Commission vérité, justice et réconciliation.

Par ailleurs, environ 137.500 réfugiés maliens se trouvent toujours dans les pays voisins, dont 33.400 au Burkina Faso,  52.000 en Mauritanie, et quelque 50.000 au Niger, avait indiqué l’ONU en mai dernier.

 

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