Skip to content

Ansar Dine attaque les signataires

by sur 27 décembre 2015

 

Mis à jour le 30 décembre à 07h50

Le touareg malien terroriste et salafiste Iyad Ag Ghali avait promis l’enfer à ses anciens alliés qui ont signé les accords de paix à Alger.

Traduction hier à Kidal, avec l’attaque d’une unité du MNLA; l’un des groupes indépendantistes touaregs avec lesquels il s’était allié pour envahir le Nord du Mali avant de les en chasser.

Il contrôle désormais le terrain du Nord avec Mokhtar Belmokhtar, chef d’Al Mourabitoune; tous deux sont proches d’Al Quaida au Maghreb Islamique.

Belmokhtar a aussi revendiqué l’attentat du Radisson Blu, avec Amadou Kouffa, qui contrôle le Front de Libération du Macina… un proche d’Iyad Ag Ghali.

Ce n’est pas la première fois que nous écrivons que le salafiste touareg est le principal obstacle à une solution au Nord, mais disposant de nombreux appuis (il se serait réfugié en Algérie avec femmes et enfants), il a échappé jusqu’ici aux forces lancées à sa poursuite. 

Nord-Mali: Ançar dine revendique la mort de Ballaa Ag Cherif, frère du S.G du MNLA

Par ALAKHBAR (Nouakchott) – 28 décembre 2015

Le mouvement Ançar dine , actif dans la nord du Mali, a revendiqué la mort de Ballaa Ag Cherif, petit frère du secrétaire général du Mouvement National pour la Libération de l’Azawad (MNLA)

Ballaa Ag Cherif a été tué, vendredi, dans une embuscade sur la route de Talahandaq près de Kidal au Nord-Mali, avait révélé une source locale à Alakhbar.

Ballaa Ag Cherif présidait l’Union des Jeunes de l’Azawad (UJA).

Ancar dine a affirmé que ses combattants ont pris pour cible Ballaa Ag Cherif pendant qu’il « dirigeait des renforts vers une caserne militaire encerclée par des combattants du mouvement ».

ATTAQUE D’UNE BASE DE LA CMA A KIDAL PAR ANSAR DINE : Comment résoudre l’équation AG Ghali ?

Dabadi ZOUMBARA – Le Pays (BF) du 28 décembre 2015 

« Après l’amour, c’est la guerre », dit-on souvent. Cet adage illustre parfaitement ce qui se passe aujourd’hui entre le groupe islamiste Ansar Dine du Touareg Iyad Ag Ghali et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), deux ex-alliés. En effet, le premier vient de revendiquer l’attaque meurtrière de jeudi dernier, à Kidal, qui aura fait 6 à 11 morts dans les rangs de la CMA.

Ainsi donc, les amis d’hier, pourrait-on dire, sont devenus aujourd’hui de véritables frères ennemis. Pour autant, la rupture entre la CMA et Ansar Dine est-elle définitivement consommée? Difficile de répondre par l’affirmative. Car, en matière d’amour comme en terrorisme, il ne faut jamais jurer de rien. Et c’est justement pour cette raison que Bamako doit se garder de rire sous cape. Car, les terroristes ont leurs raisons que la raison ignore, si bien que deux camps rivaux peuvent, du jour au lendemain, devenir de parfaits alliés, selon les intérêts du moment.

A preuve, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) n’a-t-il pas collaboré avec plusieurs mouvements terroristes au Nord-Mali, alors que certains d’entre eux étaient considérés comme infréquentables? En tout état de cause, cette attaque contre une des positions du maître de Kidal devrait l’amener à se rapprocher davantage de Bamako, à œuvrer plus pour un retour définitif de la paix au Nord-Mali. Car, on le sait, cet attentat vise à dissuader la CMA à poursuivre le chemin de la paix, à accompagner Bamako dans la mise en application de l’accord de paix d’Alger. Or, Iyad Ag Ghali n’a jamais digéré le fait que son mouvement ait été exclu des pourparlers inter-maliens de paix, dans la capitale algérienne.

Il faut prendre au sérieux l’attentat fratricide

En vérité, son vœu, c’est de faire capoter l’accord de paix qui en est issu. Il veut à tout prix enterrer l’espoir des milliers de Maliens et alliés qui croient en cet accord. Le fait que les armes ne crépitent plus entre Bamako, la CMA et le GATIA, est une mauvaise nouvelle pour Iyad Ag Ghali. De toute évidence, pour Ag Ghali,  la paix n’est pas envisageable au Nord-Mali sans lui. Et si rien n’est fait, la guerre risque de reprendre  à Kidal.

Cela est d’autant plus plausible  qu’Iyad Ag Ghali a une grande capacité de nuisance. Son statut d’ancien responsable du Mali et notable des Ifoghas fait de lui un personnage de premier plan dans la recherche de la paix au Nord-Mali. En tout cas, tant que l’équation Ag Ghali ne sera pas résolue, la paix au Nord-Mali risque d’être un mirage. Faut-il donc négocier avec lui? Difficile d’y répondre. Certes, autant on a négocié avec le MNLA et compagnie, autant on devrait pouvoir négocier avec Iyad Ag Ghali. Seulement, peut-on négocier avec quelqu’un qui n’est pas disposé à faire la paix? Les méthodes qu’emploie Ag Ghali sont  des méthodes djihadistes aux antipodes de la paix. Car, s’il est vivement diabolisé aujourd’hui, c’est parce qu’il a lui-même créé les conditions de sa diabolisation à travers son attitude non conciliante et de défiance vis-à-vis de Bamako dont il fut d’ailleurs le représentant auprès de certains Etats.

En tous les cas, si l’on tient à ce qu’une paix durable s’installe au Nord-Mali, il faut prendre au sérieux cet attentat fratricide en empêchant qu’Iyad Ag Ghali accomplisse sa basse besogne.

Six morts dans l’attaque d’une base d’ex-rebelles à Kidal (ex-rebelle et source onusienne)

Par AFP – 26 décembre 2015

Bamako – Six personnes ont été tuées cette semaine dans la région de Kidal, dans le nord-est du Mali, dans l’attaque d’une base de l’ex-rébellion de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), a-t-on appris samedi auprès de ce groupe et d’une source de sécurité onusienne au Mali.

« Les terroristes ont attaqué jeudi une de nos positions dans la région de Kidal, vers la frontière algérienne. Six de nos combattants ont été tués », a déclaré à l’AFP Moussa Ag Tinflou, un membre de la CMA.

« Les terroristes » est une appellation désignant les groupes islamistes opérant dans le nord du Mali.

Des véhicules appartenant à la CMA ont également été brûlés par les assaillants, selon la même source.

L’information a été confirmée par une source de sécurité au sein de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma).

« L’attaque a été menée par des combattants du mouvement (islamiste) Ansar Dine du Touareg Iyad Ag Ghaly qui n’a pas du tout apprécié la signature de l’accord de paix par les mouvements de la CMA », qui sont ses anciens alliés, a indiqué cette source.

Un accord pour instaurer une paix durable dans le nord du Mali a été signé en mai-juin entre le gouvernement malien et la CMA, la rébellion à dominante touareg de cette région.

Dans un enregistrement remontant à octobre et authentifié le 16 novembre, Iyad Ag Ghaly, un chef jihadiste et ex-chef rebelle touareg malien, avait dénoncé l’accord de paix et appelé à poursuivre le jihad et la lutte contre la France.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, dont Ansar Dine.

Les jihadistes ont été dispersés et en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de Paris, d’une intervention militaire internationale.qui s

 Mali: au moins six morts dans une attaque revendiquée par des jihadistes à Kidal

26 décembre 2015 Maliactu

Six personnes au moins ont été tuées cette semaine dans la région de Kidal, dans le nord-est du Mali, dans l’attaque d’une base d’ex-rebelles touareg revendiquée samedi par le groupe islamiste Ansar Dine qui dit avoir frappé « des traîtres à la solde de la France ».

« Les terroristes ont attaqué jeudi une de nos positions dans la région de Kidal, vers la frontière algérienne. Six de nos combattants ont été tués », a déclaré à l’AFP Moussa Ag Tinflou, un membre de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), l’ex-rébellion à dominante touareg dans le nord du Mali.

« Les terroristes » désignent pour lui les groupes islamistes opérant dans le nord du Mali. Ces derniers ont occupé la région pendant près d’un an du printemps 2012 à l’hiver 2013 avant d’en être chassés par une opération militaire lancée par la France.

Des véhicules appartenant à la CMA ont également été brûlés par les assaillants, selon la même source. Une information confirmée par une source de sécurité au sein de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma).

« L’attaque a été menée par des combattants du mouvement (islamiste) Ansar Dine du Touareg Iyad Ag Ghaly qui n’a pas du tout apprécié la signature de l’accord de paix par les mouvements de la CMA » qui sont ses anciens alliés, a précisé la source onusienne.

Ce raid a été revendiqué samedi par Ansar Dine, dans un communiqué diffusé par l’agence de presse privée mauritanienne Al-Akhbar. Il a visé la base de Telhandok, à la frontière entre le Mali et l’Algérie, et a fait « onze morts parmi les traitres à la solde de la France », affirme l’organisation jihadiste.

Elle affirme aussi avoir « détruit deux véhicules appartenant l’un à la France, l’autre au Tchad ».

« Nos combattants ont visé particulièrement cette base » commandée par un « traître » qui « dirige ce qu’on appelle les +cellules de la sécurité intérieure+ financées par la France dans le nord-malien pour combattre l’islam et les musulmans et répandre le mal sur terre », poursuit le communiqué.

L’attaque a « permis de libérer des prisonniers parmi les moujahidine et de mettre la main sur les véhicules et armements disponibles dans la base », ajoute le texte.

Un accord pour instaurer une paix durable dans le nord du Mali a été signé en mai-juin entre le gouvernement malien et la CMA.

Assassinats et attentats

Dans un enregistrement remontant à octobre et authentifié le 16 novembre, Iyad Ag Ghaly, le chef d’Ansar Dine, et ex-chef rebelle touareg malien, avait dénoncé l’accord de paix et appelé à poursuivre le jihad et la lutte contre la France.

D’autres opérations revendiquées récemment par des jihadistes ont visé des alliés présumés de la France dans la lutte contre les groupes islamistes. Ainsi Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué cet automne l’assassinat de cinq hommes qu’elle accuse d’être des espions à la solde du Mali, de la Mauritanie ou de la France.

Le nord du pays est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, dont Ansar Dine. D’abord alliés aux rebelles touareg, ils les ont ensuite évincés.

Les jihadistes ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de Paris, d’une intervention militaire internationale qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

Les attaques jihadistes se sont étendues depuis le début de l’année vers le centre, puis le sud du Mali. Dans la capitale même, des jihadistes ont lancé un assaut le 20 novembre contre l’hôtel Radisson Blu de Bamako, faisant 20 morts, dont 14 étrangers.

L’attentat a été revendiqué parallèlement par deux organisations islamistes : le 20 novembre par Al-Mourabitoune de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar et deux jours plus tard par le Front de libération du Macina (FLM), un mouvement malien.

 Ansar Dine revendique l’attaque de la base malienne de Telhendak

Par APA – 26 décembre 2015

Le groupe salafiste actif dans le Sahel Ansar Dine a annoncé avoir tué 11 ‘’agents de la France » lors d’une attaque jeudi contre la base de Telhendak, au nord du Mali, près de la frontière avec l’Algérie, selon l’agence de presse privée mauritanienne Al-Akhbar.

L’attaque a pris pour cible la caserne dirigée par le dénommé Terwa Terwa qui est un ‘’agent de la France » à la tête des ‘’cellules de sécurité intérieure », a précisé Al-Akhbar, citant un communiqué du groupe salafiste.

Le communiqué a ajouté que ces cellules sont ‘’financées par la France dans le nord du Mali avec pour but de combattre l’Islam et les musulmans ».

Dirigé par le touareg malien Iyad Ag Ghali, Ansar Dine a expliqué que l’opération intervient en ‘’réplique aux assassinats et actes de terreur menés contre les musulmans dans plusieurs zones » du Mali.

Selon lui, l’attaque a aussi permis de ‘’libérer des prisonniers moujahidines et de s’emparer de véhicules et d’armes dans la caserne ».

Une base de la CMA attaquée par des terroristes à Falahandak

Par Studio Tamani – 26 décembre 2015

Les violences se répètent ces derniers jours dans le pays. Une Base de la CMA a été attaquée hier par des terroristes à Talahandak, à la frontière Algérienne. La localité est une zone de transit pour les trafiquants, un carrefour qui donne accès au Niger et à l’Algérie.

Le bilan, selon les responsables de la coordination, est de six morts et des blessés du côté de la CMA et deux véhicules détruits. Il y a eu des pertes en vies humaines et des blessés aussi du côté des terroristes, déclarent-ils.

Ambéry Ag Rhissa est membre de la CMA. Il est joint au téléphone par Ayouba Sow : « Il y a une escadrille de quinze pick-up qui ont attaqué le poste de la CMA le matin de bonne heure. Les quinze voitures se sont mêlées à la population. Ils ont donc utilisé la population comme une sorte de bouclier. C’était quinze véhicules lourdement armés avec des mitrailleuses et des mortiers. Après trois heures de combat, quand les éléments du poste ont vu que les assaillants se mêlaient à la population, ils ont replié ».

Quel est le bilan de l’attaque ? : « Il y a six personnes portées disparues du coté de la CMA, mais de l’autre côté on n’a pas le bilan. La CMA a aussitôt envoyé un renfort qui doit être déjà là-bas ».

De sources locales, la tension est vive dans la région. Ces mêmes sources affirment qu’à Kidal, les habitants vaquent à leurs occupations mais avec beaucoup d’inquiétude.

Ayouba Sow a joint un habitant de la ville de Kidal sous couvert d’anonymat :
« Les combats ont été violents. Après plusieurs heures de combat, les djihadistes ont pris possession des lieux. Un ou deux véhicules du MNLA ont été totalement calcinées. Une partie de leur dépôt de carburant a été prise par les djihadistes et une autre brûlée. La maison du chef du MNLA qui est là-bas a aussi été brûlée. C’est plus des pertes matérielles que des pertes en vies humaines qui ont été communiquées ».

Actuellement, quelle est la tension dans la ville ? « Le MNLA a dépêché des renforts. C’est une unité antiterroriste du MNLA qui est chapeautée par Barkhane, qui est partie sur les lieux. Il paraît qu’hier soir, ils ont pu rentrer dans la ville. Donc les djihadistes sont répartis dans leur position initiale tout en remportant avec eux quelques-uns de leurs éléments qui ont été pris il y a une semaine de cela par la même unité antiterroriste. Ils ont pu les libérer et les amener avec eux. Les gens vaquent à leur occupation, mais tout en étant inquiet. Ils ne sont toujours pas à l’abri d’une autre attaque ».

 

Publicités
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :