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Otage pour la deuxième fois

by sur 9 janvier 2016

Mis à jour le 11 janvier à 08h00

Béatrice Stockly, de nationalité suisse, âgée d’une bonne quarantaine d’années, a été enlevée à Tombouctou où elle réside depuis de nombreuses années, par un groupe d’hommes armés venus la chercher en pleine nuit.

Parfois présentée comme religieuse, cette chrétienne est très impliquée dans les activités sociales. Elle avait décidé de rester à Tombouctou après l’occupation des islamistes, elle avait été enlevée par une milice privée le 15 avril 2012, dont le groupe a été pris en chasse par des éléments d’Ançar Dine.

Ceux-ci ont négocié sa libération (le 24 avril, neuf jours plus tard) directement avec le Burkina Faso appelé comme médiateur. Après quelques semaines de repos elle avait choisie de retourner vivre à Tombouctou.

Cette mise à jour pour donner, indirectement, des nouvelles de son enlèvement à la fin de la description que fait Fatouma Harber, une jeune enseignante blogueuse, de la situation à Tombouctou. En forme d’appel pathétique.

Ce lundi 11 au matin, une information fait état de l’arrestation de deux suspects, mais elle avait été démentie dans la nuit dans une dépêche de l’AFP.

Après le rapt d’une occidentale. : Deux suspects arrêtés

Youssouf SANGARE –  source : Le Malien –  le 11/01/2016         

Une ressortissante suisse a été enlevée vendredi 8 janvier 2016 à Tombouctou, dans le nord du Mali. Béatrice Stockly, âgée d’une quarantaine d’années, vivait depuis longtemps dans la ville. Chrétienne convaincue, protestante, elle tentait d’aider les habitants. De quoi conduire les organisations humanitaires présentes à Tombouctou à faire montre d’une vigilance accrue dans le contexte actuel. Pour le moment, bien vrai qu’aucun groupe n’ait revendiqué cet enlèvement, la piste islamiste est privilégiée. D’où l’interpellation de deux suspects.

Dans la nuit du jeudi au vendredi, des hommes armés se sont présentés au domicile d’une ressortissante suisse à Tombouctou, malgré l’état d’urgence décrété sur tout le territoire national. Ils ont frappé à la porte, et lorsqu’elle a ouvert, le rapt s’est fait très rapidement.

De sources concordantes, la femme aurait ensuite été cachée dans un domicile privé de la ville selon les premiers éléments de l’enquête. Les kidnappeurs auraient ensuite attendu que le jour se lève pour quitter la ville avec leur otage.

Ce rapt de Béatrice Stockly, son deuxième à titre personnel depuis 2012, peut-il avoir des conséquences sur les activités des personnels humanitaires présents à Tombouctou ? Aucune des organisations internationales, pour le moment, n’a décidé de réduire ses activités, ni dans la ville, ni dans la région.

De fait, depuis plusieurs années, les humanitaires présents de manière durable dans le nord du Mali ne sont plus des Occidentaux, encore moins des Blancs, mais des Maliens ou des expatriés africains.

L’enlèvement ” jouera plus tard sur des visites ponctuelles de Blancs, mais c’est tout “, a expliqué un chef de mission. Avant de poursuivre : ” Nous sommes connus des groupes radicaux sur place, et nous n’avons jamais levé le pied depuis 2012 et 2013. Il n’y a pas de raison que cela change aujourd’hui “. Même son de cloche dans une autre organisation contactée : ” Nous restons opérationnels, assure son porte-parole. Nous sommes vigilants, le temps de mieux comprendre, mais aucune décision spécifique n’a été prise pour le moment “.

Une dernière organisation affirme aussi qu’elle maintient ses activités, mais reconnaît avoir restreint les mouvements de ses véhicules et donné des consignes de prudence à ses salariés. Des dispositions prises depuis plusieurs semaines, en raison de l’augmentation des agressions sur les routes de la région. Et qui ne sont donc pas directement liées à l’enlèvement de Béatrice Stockly.

Ce rapt n’avait pas été revendiqué au moment où mettions sous presse cet article, mais les regards se tournaient actuellement vers les différents groupes terroristes islamistes actifs au Mali, adeptes de la prise d’otage d’Occidentaux.
Depuis elle habitait dans le quartier d’Abaradjou, au nord de la ville. Un quartier ” qui n’est pas très sécurisé, où plusieurs enlèvements ont déjà eu lieu “, explique un responsable du gouvernorat de Tombouctou, qui ajoute qu’” elle ne prenait pas plus de précautions depuis son retour “.

Cette fois-ci, son enlèvement pourrait s’agir aussi d’intermédiaires qui sous-traitent les enlèvements d’Européens dans le Sahel.

Concernant l’identité des ravisseurs, en l’absence encore de revendication formelle, les autorités pensent que le rapt peut être l’œuvre d’une des katibas, unité combattante, d’Al-Qaïda au Maghreb islamique. Deux habitants de Tombouctou ont été interpellés, selon une source sécuritaire malienne. L’un d’eux est ouvertement soupçonné de figurer parmi les indicateurs ayant permis l’enlèvement de Béatrice Stockly.

A Tombouctou, cette ressortissante suisse d’une quarantaine d’années n’était pas du tout une inconnue. Protestante, Béatrice Stockly, Béatrice comme les gens l’appelaient plus volontiers, disait elle-même qu’elle était en mission d’évangélisation, mais ” si elle constate que les questions de religion ne vous intéresse pas, elle n’insiste pas “, précise un Tombouctien.

Il faut rappeler qu’elle avait été kidnappée en avril 2012 à Tombouctou. A l’époque, la ville était aux mains des islamistes et l’enlèvement portait leur signature. Après la médiation du Burkina Faso, la ressortissante suisse avait été libérée avant de revenir après la libération de la ville de Tombouctou en janvier 2013.

Enlèvement d’une Suissesse au Mali: la piste jihadiste confirmée

Par AFP -10 janvier 2016

beatrice_stockly_ici_en_2012_photo_afp_1452270113_556539964Beatrice STOCKLY

Bamako – L’enlèvement d’une Suissesse à Tombouctou a été mené par des « sous-traitants » d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, a affirmé dimanche à l’AFP une source de sécurité malienne, tandis que les autorités indiquaient n’avoir aucune information sur son sort.

« L’enlèvement de la ressortissante suisse a été minutieusement préparé. Nous savons maintenant que, dans un premier temps, ce sont des sous-traitants d’Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) qui ont mené l’opération », a indiqué une source de sécurité à Tombouctou.

« C’est fort probable que l’otage soit restée la nuit un moment à Tombouctou, avant d’être sortie habilement de Tombouctou le matin », a ajouté la même source.

« On n’a pas de nouvelle depuis l’enlèvement », a répondu de son côté le procureur Boubacar Sidiki Samaké, interrogé par la télévision publique ORTM sur d’éventuelles preuves de vie de Béatrice Stockly, une femme d’une quarantaine d’années qui revendique sa foi chrétienne, très impliquée dans les actions sociales.

« Nous avons déjà ouvert au parquet une enquête sous le fait d’enlèvement de personne, en attendant que tous ces éléments soient assez précis et que nous

puissions confirmer qu’il s’agit d’un enlèvement de personne ou d’une prise d’otage en relation avec une entreprise terroriste », a-t-il précisé, dans une interview diffusée samedi soir.

Par ailleurs, selon une source policière locale, « un suspect interpellé vendredi à Tombouctou a rapidement été relâché ».

La Suissesse vivait depuis plusieurs années à Tombouctou, où elle était revenue s’installer après avoir déjà été victime d’un rapt par des jihadistes en avril 2012.

Ce nouvel enlèvement n’a pas été revendiqué mais la piste jihadiste est privilégiée, avait affirmé vendredi à l’AFP une source militaire malienne, selon laquelle « pour les auteurs, il n’y pas de doute, ce sont les terroristes jihadistes ».

Il s’agit du premier enlèvement d’Occidental au Mali depuis celui de deux journalistes de la radio française RFI, assassinés par leurs ravisseurs le 2 novembre 2013 à Kidal (nord-est).

Des nombreux étrangers enlevés ces dernières années au Mali par des groupes jihadistes, seuls deux restaient officiellement en captivité jusqu’alors: un Sud-Africain et un Suédois, retenus par Aqmi depuis leur rapt à Tombouctou en 2011.

Le ministère suisse des Affaires étrangères a confirmé vendredi « avoir connaissance de l’enlèvement présumé d’une Suissesse au Mali », rappelant déconseiller depuis 2009 de voyager dans ce pays et avoir de nouveau « fortement découragé » ses ressortissants d’y séjourner après le premier rapt de Béatrice Stockly en 2012.

Cet enlèvement survient après l’assassinat à la mi-décembre dans la même ville de trois personnes, dont un journaliste de la radio chrétienne Tahanite (pitié, en langue locale tamasheq) qui émet depuis Tombouctou.

En 2012, Béatrice Stockly avait été libérée au bout d’une dizaine de jours grâce à une médiation du Burkina Faso.

Elle avait été relâchée par le groupe islamiste Ansar Dine du Touareg malien Iyad Ag Ghaly, contrôlant alors la cité historique, qu’elle avait refusé de quitter.

Sa libération était intervenue contre le paiement d’une rançon, avaient affirmé à l’AFP plusieurs sources de sécurité. Mais un médiateur burkinabè et un responsable d’Ansar Dine avaient démenti l’information.

Selon un porte-parole du groupe jihadiste à Tombouctou à l’époque, « la seule condition que nous avons posée est qu’elle ne revienne plus chez nous ». « Elle profite de la pauvreté et de l’ignorance de nos enfants », avait-il accusé.

Mali: insécurité chronique au nord

Fatouma Harber, enseignante et blogueuse à Tombouctou – 9 janvier 2016

Vendredi 8 janvier. Tombouctou. L’enlèvement de la bonne sœur de nationalité suisse a fait le tour des réseaux sociaux et des rédactions très tôt, amenant la communauté internationale à se pencher sur la situation sécuritaire du nord du Mali. Je dois vous avouer que j’en avais marre de jouer mon rôle de lanceuse d’alarme. J’en ai lancé à en perdre ma voix.

Il faut dire qu’il est difficile de se faire entendre quand on crie de Tombouctou, la ville lointaine par excellence, l’autre bout du monde. On ne m’entend pas même au Mali. Pour l’international, je ne rêve pas. Je ne veux pas. Plus.

Les épisodes de l’idylle entre le président, ses deux marabouts et son procureur dogon –Tiessougué, le juge- semblent plus intéresser que ces histoires de citoyens quelconques qui se font dépouiller de tout, même les misérables téléphones chinois que les braqueurs auront du mal à revendre en Mauritanie.

L’attentat du Radisson semble bien loin, malgré cet état d’urgence reconduit pour 3 mois. Bamako semble vivre et rayonner de ses mille feux comme avant. Le clash entre Dicko et Haïdara, la nomination de Zidane comme entraineur du real de Madrid, la beauté si peu éclatante de Miss ORTM 2016, la menace du front national en France – et pour les si nombreux maliens qui y sont- sont les sujets des conversations entre eux, là-bas. Au Mali.

Nous n’avons pas l’impression d’être au Mali du nord du Mali. C’est à y croire qu’ils nous ont oubliés. Ce qui nous arrive ne les intéresse pas beaucoup. Les medias internationaux, notamment la voix de l’Amérique, semblent plus s’intéresser à l’opinion de ces maliens du septentrion.

Et là, parfois, ce fichu réseau téléphonique empêche de décrocher. Mais de toutes ces radios libres, ces télévisions, ces journaux maliens, pas un seul journaliste qui veuille quitter le cocon bamakois pour s’intéresser à notre vie. Comme la presse internationale, ils attendent des évènements qui donneraient un scoop, genre enlèvement de la chrétienne qui se dit amoureuse de Tombouctou , décidée à y mourir s’il le faut malgré l’ordre qu’elle a reçu d’ANESARDINE en 2012, quand ils la libérait en la remettant au si bien nommé Blaise COMPAORE.

Même la MINUSMA se prend au jeu, en organisant, hier , un concert avec – soit dit entre parenthèse- une plateforme d’organisations de jeunes, Ensemble, nous –serions-somme un peuple- .

Le nord du Mali, semble à des années lumières ! Il faut dire que nous mangeons principalement algériens ou mauritaniens en dehors de notre riz. Eh oui ! Le riz qui se consomme à Tombouctou y est cultivé.

Nous vivons à Tombouctou dans un total délaissement, sans aucune protection. Laissés à nous même. Non pas à nous-mêmes. Laissés aux mains des anciens indépendantistes qui défaits par les djihadistes avaient rejoints les camps de réfugiés, mais sont revenus à la faveur de ce prétendu accord de paix. La région de Tombouctou est parcourue de bandits armés chevauchant des pick-up, braquant et tuant les voyageurs, les dépouillant de tout bien, enlevant le bétail, violant les femmes qui auront eu la malchance d’être sur leur chemin….

Mais ces forfaits n’intéressent pas beaucoup… on se contente de voir ce que les autorités maliennes et leurs acolytes de la communauté internationale veulent faire croire : un accord de paix a été signé avec les groupes armés et la MINUSMA est là pour stabiliser le tout. Elle -la MINUSMA- fait des patrouilles coordonnées avec l’armée malienne dans toute la région – Tout en abandonnant les axes où les braqueurs pullulent, dont Goundam- dans la ville. La dernière en date d’appelle GERGOVIE

Quand une ville millénaire, historique, qui a une architecture en terre de parmi les plus anciennes, classée patrimoine de l’humanité tombe sous le contrôle de pseudo-djihadistes décidés à faire respecter leur charia, cela n’a pas fait grandes vagues…

Que de victimes et de crimes… rien de la part de la communauté nationale ou internationale…

Il faut dire que le sud du Mali aussi de débattait contre cette junte militaire qui a précipité le pays dans les bras d’AQMI.

Je devrais arrêter de faire ma plaintive et donner les informations auxquelles beaucoup s’attendent après cet enlèvement si fracassant ! Qui est donc cette missionnaire ? Que cherchait-elle à Tombouctou alors qu’elle y avait été enlevée une première fois et que la diplomatie – et les francs suisses, si ce n’est les francs CFA maliens- ont réussi à l’arracher des mains des ANESARDINES ? Est-elle passible de tout soupçon ?

Elle s’appelle Béatrice Stockly, c’est une bonne sœur qui parle le français avec beaucoup de fautes à l’oral – certainement parce que c’est une suissesse- qui possède un centre de formation professionnel en couture et en tricotage et autres… pour les femmes dont les produits sont vendus sur les marchés de la ville. SI bronzée qu’elle en avait un teint bronzâtre.

Avant son premier rapt, elle était plutôt ouverte, son gros sac toujours sous sa manche, les cheveux d’un blond grisonnant retenus par un chouchou. Le sourire large.

Après la « libération » de Tombouctou par Serval, elle est revenue six mois plus tard. Le visage fortement marqué et un comportement plutôt renfermé. Elle a continué à aider les enfants de son quartier, à aider toute personne qui lui fait appel, mais est devenue plus calme. Retenue. Peu souriante…

La peur d’un futur enlèvement ? Je ne sais pas.

Mais ici nul n’est à l’ombre d’une action quelconque, un assassinat, un enlèvement, un braquage, un viol. Il faut agir de façon à ne pas faire l’objet de représailles.

« ALAFIA » disent les Tombouctiens. Le pacifisme. Ne pas se mêler.

Les cris de Beatrice ont alarmé tout son entourage quand elle se faisait enlever. Mais nul n’a osé sortir.

Pour le reste seul Dieu – ALLAH AKBAR- peut le savoir !!!

Nord Mali : L’Emirat du Sahara serait derrière le kidnapping de la suissesse

Par Alakhbar – 9 janvier 2016

« Il est fort probable que la suissesse Béatrice Stockly, kidnappée ce vendredi matin, soit enlevée par l’Emirat du Sahara », a déclaré à Alakhbar une source proche d’Al Qaida Au Magrehb Islamisque (AQMI).

Agée d’une quarantaine d’années, Béatrice Stockly avait été enlevée le 15 Avril 2012 avant d’être remise en liberté le 24 Avril de la même année. Béatrice Stockly s’était installée à Tombouctou depuis plusieurs années.

La suissesse avait d’ailleurs refusé de quitter la ville, quand cette dernière est tombée entre les mains des islamistes d’Ansar Dine le 1er Avril 2012.

L’Emirat du Sahara est la plus importante des cinq émirats qui constituent Al Qaida Au Maghreb Islamique (AQMI).

Nord Mali : Béatrice Stockly enlevé une seconde fois

Par Journaldumali.com – 08/01/2016

L’ex otage suisse avait déjà fait l’objet d’un enlèvement en Avril 2012 au plus fort de la crise malienne, puis celle d’une tractation pour sa libération.

Béatrice Stockly, d’origine suisse risque de devenir l’une des otages les plus célèbres du Mali après Pierre Camatte ou Serge Lazarevic. Enlevé une seconde fois à Tombouctou, où elle vit, elle a été la première otage d’origine européenne, enlevée depuis celui les évènements de Novembre 2013, lorsque Claude Verlon et Ghislaine ont été capturés puis assassinés. « Jeudi (dans la) nuit, Béatrice, une ressortissante suisse a été enlevée chez elle à Tombouctou par des hommes armés », a déclaré à l’AFP un responsable du gouvernorat de Tombouctou.

« Des hommes armés sont venus chez Béatrice à Tombouctou. Ils étaient armés. Ils ont tapé, elle a ouvert et ils sont partis avec elle », a précisé une source de sécurité malienne. Ce vendredi à la mi-journée, l’enlèvement n’a toujours pas été revendiqué.

Pour l’heure, l’otage qui vivait a Tombouctou et n’avait jamais voulu quitter la cité sainte est aux mains des ravisseurs. Lors de sa première libération, en plein desert, une médiation avait eu lieu avec l’aide du Burkina Faso.

Nord-Mali: Une Missionnaire suisse enlevée à Tombouctou

AA/Bamako/Moussa Bolly – 08.01.2016 

Une missionnaire suisse a été enlevée par des hommes armés non identifiés à Tombouctou (Nord Mali), a appris Anadolu , vendredi, auprès de sources concordantes locales.

Des hommes armés ont enlevé la Sœur Béatrice, religieuse qui vit depuis des années au Mali, alors qu’elle était à son domicile situé dans le quartier Abaradjou à Tombouctou (Nord), ont déclaré à Anadolu des témoins oculaires.

Cette information a été confirmée à Anadolu par un responsable administratif du gouvernorat de Tombouctou.

L’enlèvement n’a toujours pas été revendiqué, vendredi jusqu’à 11h20 GMT et  aucune déclaration n’a, également, été faite à ce sujet ni par le gouvernement ni par la Mission onusienne au Mali (Minusma).

Selon des sources administratives locales, il s’agit de la même religieuse, enlevée en 2012 par des présumés « djihadistes » avant d’être libérée grâce à une médiation du Burkina Faso.

Mali: une Suisse enlevée par des hommes armés à Tombouctou

(©AFP / 08 janvier 2016 12h20)   

Bamako – Une ressortissante suisse a été enlevée dans la nuit de jeudi à vendredi à Tombouctou dans le nord-ouest du Mali, où elle vivait depuis plusieurs années, et avait déjà été enlevée en 2012, a appris vendredi l’AFP de sources concordantes.

Jeudi (dans la) nuit, Béatrice, une ressortissante suisse a été enlevée chez elle à Tombouctou par des hommes armés, a déclaré à l’AFP un responsable du gouvernorat de Tombouctou, une information confirmée de source de sécurité malienne.

Des hommes armés sont venus chez Béatrice à Tombouctou. Ils étaient armés. Ils ont tapé, elle a ouvert et ils sont partis avec elle, a précisé cette source de sécurité.

Béatrice Stockly vivait à Tombouctou, où elle avait déjà été enlevée en avril 2012 par des islamistes, puis libérée peu après grâce à une médiation du Burkina Faso.

Deux otages enlevés à Tombouctou en 2011, un Sud-africain et un Suédois retenus par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), sont toujours en captivité.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, dont Aqmi.

Ces groupes y ont été dispersés et en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de Paris, d’une intervention militaire internationale qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

 

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