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Politique et religieux, toujours…

by sur 11 janvier 2016

L’intrusion du religieux dans le politique continue de préoccuper une frange de la presse malienne… qui s’inquiète surtout du boulevard laissé aux religieux par la classe politique.

LES RELIGIEUX COINCENT L’ETAT : Le « krach » national

MLSIDIBE – Source : Bamada.net – Posté le 11/01/2016    

Les propos de l’imam Chérif Ousmane Madani Haïdara il y a quelques jours nous envoie un message qui, décodé, signifie que le Mali s’enfonce, bêtement, dans la faillite avec un Etat tout sauf fort, une classe politique qui a laissé la politique à la presse…

 Les propos de la superstar du prêche Cherif Ousmane Madani Haïdara n’en finissent pas de susciter la peur, la colère et le rire. Le très charismatique prêcheur du Banconi, remonté contre les mesures de l’état d’urgence décrété par l’Etat à quelques encablures du Maouloud, a dit, la tête haute et le buste droit que « c’est quand un président approche son déclin qu’il s’oppose à la célébration du Maouloud ».

Mais il y a mieux ou pire. L’imam s’avance jusqu’à dire que « si les autorités ne font pas attention, les musulmans prendront le pouvoir. Nous ferons en sorte que nul ne devienne président de la République s’il n’est un de nos imams ! Je jure au nom d’Allah que nous le ferons si les autorités ne font pas attention ! Pour qu’on n’en arrive pas là, respectons-nous mutuellement ! »

Il n’y a pas à dire autre chose, si ce n’est que ces propos sont terribles. Surtout que, détail important, ils interviennent après la pitoyable polémique qui s’est installée avec les propos d’un autre imam : Mahmoud Dicko. Des réactions de peur parce que tout cela ne fait que confirmer davantage le gigantisme de l’influence des dignitaires religieux au détriment d’une classe dirigeante à laquelle on peut appliquer cette formule de Wordsworth sur Coleridge « Eternal activity without action », c’est-à-dire qui s’agite sans agir.

La classe dirigeante au Mali en est à ce stade d’atrophie, de prostration, de fugue à tel point qu’elle a été reléguée dans un rôle de larbin auprès des leaders religieux qui, qu’on le veuille ou non, tiennent en laisse une grosse partie de l’opinion publique nationale. Cette masse qui, à force de thésauriser la rage face à la corruption, la sous-gouvernance, est devenue addictive aux prêches des religieux, lesquels lui vend le rêve d’un pays débarrassé de la corruption et d’une revanche sur les profiteurs du régime.

On a l’impression d’être dans un pays où il y a comme un deal entre l’Etat et les leaders religieux : le premier s’occupe de mal gérer le pays, le second du peuple qu’il transforme en bigot, gommant dans son esprit la notion de citoyenneté, si bien qu’il ne s’occupe plus de la politique, de ce qui se passe dans le pays, de ses droits et devoirs de citoyen.

Il devient bigot, c’est tout. C’est ce qu’a écrit Adam Thiam, c’est-à-dire que« c’est la première fois en tout cas que deux de nos plus grandes figures religieuses manifestent aussi publiquement leur  désaccord par rapport aux réponses apportées par nos gouvernants à la question de l’islam ».

Mais ce que l’éditorialiste vedette n’a pas signalé, c’est que cette montée en force des leaders religieux est la preuve patente que jamais ce pays n’a été aussi en régression. Désormais, on peut mettre en balance l’Etat avec les leaders religieux, c’est désolant à dire, mais c’est comme ça. Ils savent désormais ce qu’ils pèsent : beaucoup. Et la classe dirigeante doit verser des larmes qui n’accusent qu’elle-même, car c’est elle qui, à force d’instrumentalisation de l’islam, a fini par créer une force capable de lui tenir tête.

L’imam Haïdara nous envoie un message qui, décodé, signifie que ce pays s’enfonce, bêtement, dans la faillite avec un Etat tout sauf fort, une classe politique qui a laissé la politique à la presse… On le sait, une société est toujours en mouvement. Au Mali, elle est dans un mouvement régressif : laisser-aller général, misère dans les familles et les hôpitaux, chômage du père, des fils et des filles, bigoterie…

LE GUIDE SPIRITUIEL DES SOUFIS JEUDI A LA PRESSE “Je n’ai jamais donné des consignes de vote”

Par MLSIDIBE – Source : Bamada.net –  le 11/01/2016        

Jeudi Cheick Soufi Bilal Diallo, Guide spirituel de la communauté musulmane des Soufis était face à la presse pour tirer le bilan de la célébration des activités du Maouloud 2016. Le Guide a saisi l’occasion pour expliquer qu’il n’avait jamais donné des consignes de vote et les religieux devaient être en dehors du champ politique.

« 4 7 millions de F CFA , des fidèles retournés dans leurs familles, saints et saufs, aucun incident enregistré, en un mot, le festifal du Maouloud célébré par la communauté musulmane des Soufi sous le thème le Soufisme, une valeur pure de l’humanité, de l(islam, s’est bien déroulé », a explique Cheick Soufi Bilal Dillo au cour de la conférence de presse. Content de ce succès que le festival ne cesse de connaître d’année en année, le Guide a félicité tous les organisateurs, ceux qui ont, de près ou de loin, contribué à la réussite du festival. Mention spéciale a été faite à l’endroit des forces de sécurité.

Répondant aux questions des journalistes, particulièrement sur celles relative à l’état d’urgence décrété par l’Etat à la veille des activités du Maoulou d, Soufi Bilal Diallo a indiqué que la communauté musulmane des Soufi du Mali avait bien célébré le Maouloud, après avoir eu la garantie des autorités que l’état d’urgence n’entamait en rien les activités. Aux dires, du Guide, le religieux doit rester en dehors du champ politique sans pour autant ne pas se désintéresser des affaires du pays. « je n’ai jamais donner de consigne de vote », affirme le Guide tout en soulignant que le religieux doit respecter la volonté du peuple.

IBK est aujourd’hui aux affaires, s’il devrait partir, c’est par les urnes fait comprendre le conférencier. Le conférencier a lancé un appel aux dirigeants pour qu’ils s’intéressent davantage au Maouloud sur le plan financier. Le Maouloud n’est pas seulement un événement religieux, il est aussi économique, a fait comprendre le conférencier à travers les activités lucratives qui se déroulent sur les sites. Auparavant, le Guide Soufi Bilal Diallo avait fait un exposé sur le sens du soufisme.

 

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