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Ansar Dine tue en région de Mopti

by sur 21 janvier 2016

Trois gendarmes ont été tués dans une embuscade tendue par Ansar Dine dans la région de Mopti. Nouvelle illustration de ce qu’Iyad Ag Ghali, affilié à AQMI, ne veut pas entendre parler du processus de paix… au moment même où une réunion, à Alger, tente de le relancer.

EMBUSCADE MORTELLE CONTRE DES GENDARMES A MOPTI : Un message sanglant pour Alger 

 Adama SIGUIRE – Le Pays – 21 janvier 2016

Les protagonistes de la crise malienne se sont retrouvés le lundi 18 janvier dernier à Alger pour une rencontre d’évaluation de l’accord de paix. Et pendant que cette rencontre n’a pas encore livré son verdict, trois gendarmes maliens ont été abattus par des hommes armés, dans la nuit du 19 au 20 janvier, près de Mopti.

Est-ce un message sanglant envoyé par les disciples du prédicateur radical Amadou  Koufa aux participants de cette rencontre d’évaluation? Difficile de l’affirmer mais il pourrait bien y avoir un véritable lien entre les deux événements. Et cela montre une fois de plus que le Mali est loin d’être sorti du bourbier terroriste dans lequel il est plongé depuis des années.

Les groupes terroristes qui écument le Nord-Mali sont nombreux et ils tiennent à empêcher par tous les moyens le retour de la paix dans ce pays. En décidant donc d’attaquer des gendarmes maliens, alors que cette rencontre n’a même pas encore livré ses résultats, les terroristes envoient un message fort aux autorités maliennes et aux médiateurs pour leur dire qu’ils devraient tenir compte de tous les groupes terroristes qui mitraillent les habitants et les touristes dans cette partie Nord du pays.

Le Mali se trouve donc confronté à cette difficulté. Doit-il intégrer tous les groupes terroristes dans la médiation? Ou doit-il se doter des moyens nécessaires pour combattre les terroristes de tout poil ? La première option porte les germes d’une instabilité pour le pays, car tous les groupes terroristes ne sont pas du même bord, et l’on voit mal comment une telle Tour de Babel peut produire quelque chose de bon en termes de paix. La seconde option semble la bonne. Mais comment s’y prendre en termes de stratégie et de moyens ?

L’armée malienne, et même les forces étrangères présentes sur le sol malien, se trouvent dans une position défensive.

Les terroristes veulent signifier qu’ils sont loin  d’être vaincus

Ce qui reste toujours à l’avantage des groupes terroristes. Les forces étrangères  devraient plutôt se rendre plus visibles sur le sol malien et adopter, si cela est nécessaire, une stratégie offensive face à ces ennemis de la République. La mutualisation des forces africaines est donc primordiale.

Et les autorités maliennes devraient impliquer toutes les communautés dans cette lutte, car il arrive souvent qu’il y ait une certaine complicité entre ces ennemis de la démocratie et les populations locales.

De toute façon, les autorités maliennes ne devraient pas laisser les groupes terroristes leur imposer leur loi, en choisissant le lieu et le moment de leurs actions car s’ils le font, le Mali ne sera plus une République.

Le problème de la représentativité des groupes terroristes à la rencontre d’Alger  que le prédicateur radical Amadou Koufa pose, ne saurait lui donner raison. En voulant intégrer tous les représentants des groupes terroristes dans la médiation, la machine, déjà lourde, finira par se gripper sous le poids des divergences égoïstes.

Car, en envoyant ce message sanglant aux participants de la rencontre d’Alger, les terroristes veulent leur signifier qu’ils sont loin d’être vaincus, qu’ils sont plus actifs que jamais et que la paix tant recherchée par les autorités maliennes, restera une chimère tant que Bamako ne se soumettra pas à leurs exigences. Voilà une menace qu’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) ne va jamais  accepter.

Mali : trois gendarmes tués dans le centre par des jihadistes présumés

©AFP / 20 janvier 2016 02h06   

Bamako – Trois gendarmes maliens ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi près de Mopti (centre) par des jihadistes présumés, a appris l’AFP de sources militaire et policières.

Peu avant cette nouvelle, dans un discours télévisé à l’occasion du 55e anniversaire de l’armée malienne, le président Ibrahim Boubacar Keïta avait rendu hommage à certains de nos vaillants soldats, certains des dignes fils de notre pays (qui) ont payé de leur vie cet engagement patriotique, assurant que leur sacrifice ne sera pas vain.

Trois gendarmes ont été assassinés dans la nuit de mardi à mercredi près de Mopti. Ils étaient en mission, a déclaré à l’AFP, une source militaire à Mopti, précisant qu’ils ont été assassinés par balles.

Confirmant l’information, un responsable de la police locale a affirmé que les trois gendarmes étaient tombés dans une embuscade à une soixantaine de kilomètres de Mopti.

Les gendarmes Sidiki Traoré, Tiécoura Dembélé, et Souleymane Sidibé étaient isolés. Ils sont allés dans une zone qui est difficile d’accès, a indiqué cette source policière.

Les terroristes ont tendu une embuscade et ils sont tombés dans l’embuscade, a-t-on ajouté.

Selon une autre source policière, un adjudant figure parmi les trois gendarmes tués.

Le président Keïta a dénoncé dans son discours les attaques jihadistes, mais affirmé que ce désir effréné de ceux qui s’avèrent être de véritables ennemis de la paix s’est heurté à la détermination des éléments de notre brave armée.

Cette dernière a su faire face et faire échec à la mise en oeuvre sur grande échelle de la stratégie de ceux d’en face, faite d’actes asymétriques, ignobles et d’un coût énorme en victimes innocentes, a-t-il ajouté, promettant que l’armée bénéficierait des moyens d’une formation adaptée et d’un équipement approprié.

Deux soldats et un paramilitaire maliens ont péri vendredi lors de deux attaques armées distinctes dans le nord et le centre du Mali.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix entre le gouvernement malien, les groupes qui le soutiennent et l’ex-rébellion de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA).

Les attaques jihadistes se sont étendues depuis le début de l’année 2015 vers le centre, puis le sud du pays, près des frontières avec le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.

Nord-Mali : Ançar-dine revendique deux attaques meurtrières

Alakhbar – Posté le 20/01/2016       

Nouakchott – Le groupe Ançar-dine a affirmé avoir tué plus d’une dizaine de soldats de l’ONU et français dans deux attaques séparées survenues à Kidal, dans le Nord du Mali.

Selon un communiqué du groupe reçu à Alakhbar, l’une des attaques, “survenue ce mardi 19 janvier”, “a visé un camion de la MINUSMA, faisant dix morts”.

L’autre attaque, “menée le 15 janvier dernier contre une patrouille de l’armée française, a permis la destruction d’un véhicule dont les occupants sont tous morts”

« Les deux attaques ont été menées suivant les instructions de notre émir Abou Fadel alias Iyad Ag Aly et contre les forces des croisées qui ont envahi notre terre », a expliqué le groupe.

 

 

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