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Déblocage à Alger ?

by sur 21 janvier 2016

Le processus de paix au Mali n’en finit pas de prendre du retard, laissant le champ libre aux djihadistes, terroristes, et autres trafiquants… L’Algérie a voulu relancer le processus.

Processus de paix au nord Mali : Alger et Bamako satisfaits

El Moujahid (Algérie) – PUBLIE LE : 20-01-2016 | 0:00

Sur invitation de S.E.M. Ramtane Lamamra, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, chef de file de la Médiation, une réunion consultative de haut niveau élargie aux membres du Comité de suivi de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du Processus d’Alger s’est tenue à Alger le 18 janvier 2016.

Cette consultation a permis d’échanger sur l’évolution de la situation depuis la signature de l’Accord et sur le chemin que les parties signataires ont parcouru ensemble, avec l’accompagnement de la communauté internationale, sur la voie du retour de la paix et de la consolidation de la réconciliation au Mali.

Les participants notent avec préoccupation la persistance, la multiplication et l’extension des attaques terroristes et criminelles visant les forces de défense et de sécurité maliennes, les mouvements signataires de l’Accord, les forces internationales et la population civile ; ils condamnent vigoureusement ces attaques, et réitèrent leur soutien aux efforts visant à neutraliser les groupes terroristes et criminels.

Se référant aux attaques terroristes au Mali et au Burkina Faso, ils ont mis l’accent sur la nécessité d’une conjugaison des efforts non seulement des parties maliennes signataires mais aussi des pays de la sous-région, avec l’appui actif de la communauté internationale.

Réitèrent le plein soutien à l’Accord et à sa mise en œuvre complète et intégrale en soulignant à nouveau que l’Accord constitue un document équilibré qui prend en compte les préoccupations légitimes de toutes les parties et que sa mise en œuvre effective permettra de régler durablement les crises qui ont affecté la partie nord du Mali et d’isoler davantage les éléments terroristes et criminels.

Expriment leur appréciation à S.E.M. Ibrahim Boubacar Keita, Président de la République du Mali, ainsi qu’à son gouvernement pour leur engagement continu en faveur de la paix et de la réconciliation au Mali, et prennent note avec intérêt et optimisme des informations relatives aux mesures et étapes annoncées par la délégation gouvernementale malienne.

Saluent le rapprochement intra et intercommunautaire intervenu entre les mouvements de la Plateforme et de la CMA suite aux rencontres d’Anefis de septembre-octobre 2015. Les participants encouragent les deux parties à poursuivre cet effort de rapprochement, à l’intensifier et à l’inscrire pleinement dans l’optique de la réconciliation nationale entre tous les fils du Mali.

Se félicitent des progrès enregistrés dans la mise en œuvre de l’Accord depuis le parachèvement du processus de sa signature, notamment la cessation des hostilités tout en appelant les parties à demeurer engagées dans le processus de paix pour préserver et consolider les acquis jusqu’ici obtenus.

Relèvent les lenteurs constatées dans la mise en œuvre d’engagements-clés de l’Accord notamment ceux souscrits au titre de la période intérimaire et appellent à l’accélération du rythme de la concrétisation des actions prioritaires retenues par le Comité de suivi lors de sa sixième session.

Rappellent la responsabilité qu’a le gouvernement malien dans la mise en œuvre de l’Accord ainsi que le rôle crucial devant être assumé également par les deux autres parties signataires en la matière dans un esprit de co-responsabilité et de partenariat effectif pour la paix et la réconciliation.

Appellent les parties à plus d’interactions et de concertation pour renforcer la confiance entre elles et aboutir à la mise en œuvre consensuelle des dispositions de l’Accord entre les sessions du Comité de suivi, et soulignent l’importance de mesures concrètes de facilitation à cet égard.

Exhortent les parties prenantes à parachever au plus vite les consultations engagées sur la composition définitive des instances de suivi de l’Accord dans l’esprit d’inclusivité préconisé dans l’Accord.

Lancent également un appel en vue de la mobilisation des financements nécessaires pour assurer le bon fonctionnement du Comité de suivi de l’Accord et de ses mécanismes, y compris pour assurer une présence continue à Bamako des représentants des Parties au sein de ces instances ainsi que l’opérationnalisation effective des patrouilles mixtes. Ils soulignent l’importance et l’urgence de discussions entre les parties signataires maliennes à un niveau stratégique.

Encouragent la communauté internationale à poursuivre son appui politique, technique et financier à la mise en œuvre de l’Accord en particulier pour la réalisation des programmes de développement envisagés dans le nord du Mali de manière à permettre aux populations bénéficiaires de commencer à profiter des dividendes de la paix.

Se félicitent de la nomination et de la prise de fonction du nouveau Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et chef de la MINUSMA, M. Mahamat Saleh Annadif et expriment à son prédécesseur, M. Mongi Hamdi, leur reconnaissance pour son bilan éminemment positif.

Expriment leur gratitude à tous les membres du Comité de suivi de l’Accord qui veille à la bonne conduite du processus de mise en œuvre, particulièrement dans les moments les plus difficiles, et les encouragent à persévérer dans leurs efforts au service de la paix et de la réconciliation au Mali.

Expriment également leur gratitude à l’Algérie et à S.E.M. le Président de la République Algérienne Démocratique et Populaire, Abdelaziz Bouteflika, pour la direction engagée assurée à l’équipe de médiation et au Comité de Suivi de l’Accord, ainsi qu’à leur hospitalité généreuse donnée aux réunions tenues les 17 et 18 janvier 2016, sur la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du Processus d’Alger.

ALGER : vers un déblocage de la situation

Par Studio Tamani – 19 janvier 2016 à 15h

L’Algérie, chef de file de la médiation dans la crise malienne, a convoqué hier et aujourd’hui une réunion d’urgence des pays membres de la médiation ainsi que les parties signataires de l’accord de paix. Le ministre algérien des affaires étrangères a appelé les trois parties a « être plus coopératives entre elles et plus engagées à travailler ensemble ».

Hier à l’ouverture des travaux à l’hôtel El Aurassi, Ramtane Lamamra a pressé les parties maliennes à davantage d’efforts pour l’avancement du processus. Il s’est montré ferme à l’égard notamment du gouvernement malien tout en se félicitant des “avancées” enregistrées depuis le début de la mise en œuvre de l’accord d’Alger, et en ne sous estimant pas les difficultés sur le terrain”.

Toutefois ces avancées sont selon lui, en deçà” des ambitions et des attentes” du groupe de la médiation internationale. Pour lui “il reste fort à faire pour convaincre durablement les populations bénéficiaires, qui en attendent beaucoup et s’impatientent et surtout, pour les soustraire aux sollicitations et à l’influence des forces hostiles à la paix”.

En effet, le ministre des Affaires étrangères lors de son intervention, a pointé le manque de volonté politique du gouvernement souvent dénoncé par la CMA. Selon Ramtane Lamamra “ la 6e session du CSA a tracé une feuille de route pour engager des actions réalisables à brève échéance dans le domaine politique et institutionnel, de la défense et de la sécurité. Pour lui il importe de mettre en œuvre cette feuille de route qui prend en charge, l’essentiel des préoccupations soulevées par les parties, à ce stade”. Le ministre algérien a appelé les trois parties a être plus coopératives entre elles et plus engagées à travailler ensemble ».

Pour certains participants présents à cette rencontre à Alger, les lignes ne vont pas tarder à bouger. Pour Mohamed Maouloud Ramadane, porte parole de la CMA, les choses ont été exposées très clairement et des engagements ont été pris de part et d’autre pour accélérer la mise en œuvre de l’accord de paix.

Il est joint au téléphone par Famoussa Sidibé :« Ça a été utile, car pour nous c’était un choc électrique pour accélérer un peu le processus, beaucoup de choses ont été dites. Tout ce qui n’a pas marché et pourquoi ? Qu’est-ce qui a empêché 6 mois après la signature, l’accord ne marche pas. Qu’est-ce qui n’a pas marché ? Le gouvernement s’est défendu en disant qu’il est normal que le processus prend autant de temps. Parce qu’il est lent, il faut mettre les mécanismes en place, qui sont les commissions qui seront demain chargées de la mise en œuvre de l’accord. Pour les mouvements et certains membres de la communauté internationale, il faut la mise en œuvre de cet accord. Pour les mouvements il faut d’abord commencer par certaines questions essentielles, car la mise en œuvre de l’accord est conditionnée à cela. Il faut, des autorités transitoires, la prise en charge des combattants, parce que la situation peut dégénérer à tout moment. D’ici là on rentre dans le fond de la mise en œuvre de l’accord à partir de cela ».

Mali: lenteurs dans la mise en oeuvre de l’accord de paix, selon le Comité de suivi

Maliactu 19 janvier 2016 Mali

Le Comité de suivi de l’accord pour la paix au Mali a déploré mardi la lenteur de la mise en oeuvre d’ »engagements clés », appelant les parties concernées à prendre leurs responsabilités, à l’issue d’une réunion à Alger.

La réunion a regroupé les trois parties signataires de l’accord dit d’Alger –gouvernement, Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion à dominante touareg) et la Plateforme (pro-gouvernementaux) ainsi que tous les membres de la médiation dont le nouveau chef de la mission de l’ONU au Mali (Minusma), Mahamat Saleh Annadif.

L’accord de paix a été signé d’abord en mai 2015 par le camp gouvernemental puis un mois plus tard par les groupes rebelles du nord du Mali pour mettre fin au conflit dans ce pays. Son Comité de suivi, dirigé par l’Algérie, a été mis en place en juin afin de superviser sa mise en application.

Le Comité a relevé « des lenteurs dans la mise en oeuvre d’engagements clés de l’accord » de paix mais s’est toutefois « félicité des progrès enregistrés, (…) notamment la cessation des hostilités », selon le communiqué.

Il a également rappelé « la responsabilité du gouvernement malien dans la mise en oeuvre de l’accord, ainsi que le rôle crucial devant être assumé par les deux autres parties signataires ».

Le texte a fait état d’une « préoccupation » face à « la persistance des attaques terroristes et criminelles visant les forces de défense et de sécurité maliennes, les mouvements signataires de l’accord, les forces internationales et la population civile ».

Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg.

Les jihadistes ont été en grande partie chassés à la suite du lancement de l’intervention militaire internationale qui se poursuit actuellement mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature de l’accord de paix.

 

Avancées et blocages dans la mise en œuvre de l’accord de paix malien

Par RFI Publié le 19-01-2016 Modifié le 19-01-2016 à 09:59

Signature officielle de l’accord de paix d’Alger, à Bamako, le 15 mai 2015.
© AFP PHOTO / HABIBOU KOUYATE

Plus de six mois après la signature de l’accord de paix entre les mouvements armés du nord du Mali et les autorités de Bamako, Alger a accueilli, lundi, une nouvelle réunion qui s’est achevée le jour même au soir. L’objectif était d’évaluer la mise en œuvre de l’accord de paix. Si les participants étaient tous satisfaits de la fin des affrontements armés, le bilan est très mitigé.

Il s’agit du premier bilan fait par les autorités algériennes qui sont toujours à la tête de la médiation et qui doivent, par conséquent, suivre la mise en place de ce qui est prévu par l’accord de paix entériné le 20 juin 2015 par toutes les parties.

Le ministre des Affaires étrangères algérien, Ramtane Lamamra, a donc fait une déclaration à l’ouverture de cette réunion. Pour lui, il y a un certain nombre de points positifs. Notamment, il n’y a plus d’affrontements entre les acteurs maliens. Pour le ministre algérien, les problèmes sécuritaires dans le Nord sont aujourd’hui liés aux groupes terroristes.

Représentatitivité et financement

Mais le ministre a aussi évoqué deux points qui bloquent toujours, à savoir, tout d’abord, la composition du comité de suivi. Cela fait six mois que se pose le problème de la représentativité des mouvements armés mais aucune solution n’a encore été trouvée.

Ensuite, le deuxième problème est celui du financement de la mise en œuvre. Pour Ramtane Lamamra, il va falloir plus de fonds et c’était l’un des objectifs principaux de la réunion. « Il est clair que les avancées qui ont été enregistrées se situent, à l’évidence, en deçà des ambitions et des attentes. Il est donc crucial que tout soit fait pour accélérer le rythme », a déclaré le ministre des Affaires étrangères algérien.

Les groupes terroristes

Les autorités maliennes, plutôt satisfaites, soulignent que de nombreux outils ont pu être créés. Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères malien, a évoqué une situation relativement apaisée et estime que le principal problème, aujourd’hui, ce sont les groupes terroristes. « Depuis que l’accord est signé, un certain temps a été mis pour mettre en place les mécanismes qui seront en charge de l’application de l’accord. La principale entrave et le principal défi a été l’activité de groupes terroristes », a déclaré le ministre des Affaires étrangères malien.

Les mouvements de la CMA ont, eux, dénoncé les retards dans la mise en œuvre et regrettent que ces avancées ne soient pas concrètes. Une des principales urgences, selon eux, c’est la mise en place d’autorités locales de transition. « Que ce soit au niveau de la sécurité, que ce soit au niveau des institutions, on est tout simplement au stade d’outils mais rien en termes d’actions applicables sur le terrain », a déclaré, pour sa part, Brahim Ould Sidati, de la Coordination des mouvements de l’Azawad.

Au-delà des rendez-vous mensuels du comité de suivi, à Bamako, un nouveau bilan est prévu dans six mois.

Les violences se poursuivent dans le Nord

Dans le nord du Mali, l’armée malienne est accusée par les ex-rebelles de la CMA de violences contre des Touaregs. Vendredi dernier, des soldats maliens qui escortaient un véhicule humanitaire sont tombés dans une embuscade à une soixantaine de kilomètres de Tombouctou. Deux soldats maliens avaient été tués et trois autres blessés. La CMA affirme que des actions de représailles ont été menées dans la foulée.

Le campement touareg de Zenzene se trouve 12 kilomètres de Goundam, juste à côté de l’endroit où a été tendue l’embuscade qui a coûté la vie à deux soldats maliens. Selon la Coordination des mouvements de l’Azawad, l’armée malienne aurait dans la foulée commis des violences dans ce campement, s’en prenant directement aux habitants. « Par peur des représailles qui se poursuivent », expliquent les ex-rebelles, des familles auraient même choisi de quitter la zone.

L’armée malienne confirme avoir procédé à des fouilles dans ce campement touareg, mais dément tout acte de violence. Quatre personnes ont été tuées, reconnaît un porte-parole, qui assure que toutes l’ont été dans les combats et la course-poursuite qui ont suivi l’embuscade. Cinq hommes ont également été arrêtés : parmi eux, trois blessés qui sont actuellement soignés dans le centre de santé de Goundam. Ils doivent être ensuite remis « aux autorités judiciaires compétentes ». Les deux autres sont détenus par la Brigade territoriale de la gendarmerie.

Un chef du MNLA : Bamako “retarde” l’application de l’accord de paix avec les rebelles du nord

Source: Alakhbar 19/01/2016 

Nouakchott – Un chef du MNLA, qui garde l’anonymat, a accusé le gouvernement malien d’avoir “retardé” l’application de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger.

 «Le gouvernement malien traîne les pieds et ne déploie aucun effort pour appliquer l’accord. C’est le sentiment des mouvements de l’Azawad et même des observateurs indépendants», a déclaré le chef du MNLA qui s’est confié à Alakhbar.

La rébellion du nord Mali à domination touareg avait accepté de signer samedi 20 juin 2015 l’Accord de paix et de réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger.

L’Accord avait déjà été paraphé le 15 mai 2015 par le gouvernement malien et par la Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA) et la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance(CM-FPR), deux des cinq composantes de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA).

Le texte prévoit la création au nord du pays d’assemblées régionales dotées de pouvoirs importants et élues au suffrage universel direct ainsi que la levée des mandats d’arrêt qui pesaient sur une quinzaine de chef rebelle. Il écarte en revanche l’idée d’autonomie ou de fédéralisme comme le réclamait la rébellion.

Un comité de suivi de l’Accord a été installé à Bamako regroupant les parties prenantes et le médiateur algérien

Accord pour la paix et la réconciliation : L’ÉVALUATION, SEPT MOIS APRÈS

A. DIARRA – Essor – 19/01/2016   

La réunion consultative de haut niveau des membres du Comité de suivi de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali a débuté hier à Alger. Au cours de cette réunion, au moins quatre communications seront présentées.

Selon Algérie presse service (APS), la réunion du groupe de médiation internationale de suivi du processus de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation va « procéder à une évaluation approfondie des réalisations et difficultés qui entravent la mise en œuvre de l’Accord ».

Présidée par le ministre d’État algérien, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, la réunion s’inscrit dans le cadre de la série de consultations d’évaluation périodique du processus de paix et de réconciliation au Mali. Ces consultations ont débuté dimanche par une réunion du comité stratégique algéro-malien.

Dans une allocution à l’ouverture des travaux, Ramtane Lamamra a souhaité la bienvenue au nouveau chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, soulignant que le diplomate tchadien jouit de l’expérience qui l’habilite à concourir au règlement de la crise au Mali.

Le chef de la diplomatie algérienne a salué lors des travaux qui se poursuivent à huis clos le soutien du groupe international au Mali. La rencontre du groupe de la médiation précède la réunion du Comité de suivi de la mise en œuvre du processus de paix et de réconciliation.

« Les consultations que nous menons aujourd’hui, j’en suis convaincu, seront très utiles pour la consolidation des acquis du processus de paix engagé au Mali », a déclaré Ramtane Lamamra.

Toujours selon l’APS, la réunion co-présidée par Lamamra, et notre ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, intervient dans le contexte de l’évaluation du processus de mise en oeuvre de l’Accord à l’initiative de l’Algérie chef de file de la médiation internationale. Des décisions seront prises autour de l’opération de cantonnement et d’autres questions liées au développement dans les régions du nord du Mali.

Cette réunion de haut niveau voit la présence des représentants des trois parties signataires de l’Accord (le Gouvernement, la CMA et la Plateforme) et de tous les membres de la médiation (Niger, Mauritanie, Burkina Faso, Tchad, Nigeria), de la France, des États-Unis, de ONU-MINUSMA, UA-MISAHEL, CEDEAO, UE, OCI.

Mahamat Salah Annadif, le nouveau chef de la Minusma, était présent également. Dans la matinée, une réunion formelle de l’équipe de la médiation internationale dans la crise dans le nord du Mali, s’est tenue à huis clos pour examiner les avancées et les difficultés dans la mise en œuvre de l’Accord de paix.

Sept mois se sont écoulés depuis la signature de l’Accord, soit une période « suffisante » pour faire le point sur le chemin que les parties signataires ont parcouru ensemble, avec l’accompagnement de la communauté internationale, sur la voie du retour de la paix et de la consolidation de la réconciliation. L’Accord pour la paix et la réconciliation signé en deux étapes, en mai et juin 2015, par le gouvernement et les groupes politico-militaires du Nord Mali, avait été obtenu après cinq rounds de dialogue, engagé en juillet 2014 sous la conduite d’une médiation internationale dont l’Algérie est le chef de file.

REUNION D’EVALUATION DE L’ACCORD D’ALGER SUR LE MALI : La paix toujours si pro

Boundi OUOBA – Le Pays – 19 janvier 2015

Tels des patients qui vont à la rencontre de leur médecin traitant pour un contrôle de routine, les protagonistes de la crise malienne se sont retrouvés, hier 18 janvier, à Alger. Sous les auspices du président Abdel Aziz Bouteflika, cette rencontre devrait permettre d’évaluer la mise en œuvre de l’accord de paix d’Alger, signé il y a un peu plus de six mois.

Autour de la table, on note la présence de représentants des groupes armés, les pays du champ, la MINUSMA, la CEDEAO, l’Union africaine (UA), l’Union européenne (UE) et l’Organisation de la coopération islamique. Et ce n’est pas tout. Car, on enregistre aussi de nouveaux invités, notamment les partenaires techniques et financiers avec à leur tête, le Canada et des membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies dont la Chine et la Russie.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette rencontre d’Alger vaut son pesant d’or en ce sens qu’elle devra, en principe, permettre d’aplanir certaines divergences qui plombent l’application d’un accord de paix qui avait pourtant suscité beaucoup d’espoirs. Si fait que, tel un mirage, la paix apparaît toujours si proche et si lointaine, tant certains acteurs font preuve de mauvaise foi et d’insincérité notoires.

En effet, alors que certains protagonistes ont fait l’option de la paix, il y en a qui, on ne sait pour quelle raison, ont décidé de ramer à contre-courant, installant le pays dans une instabilité chronique. Sont de ceux-là les irréductibles Amadou Koufa et Iyad Ag Ghaly qui continuent de défier Bamako en perpétrant des attaques isolées, histoire de créer la confusion au Nord-Mali. L’un d’entre eux, Ag Ghaly, pour ne pas le nommer, avait naguère remis en cause, en des termes on ne peut plus clairs, l’accord d’Alger au motif qu’il n’y a pas été associé.

Pour l’opposition, la formation du gouvernement actuel ne répond pas au souci de la réconciliation nationale

C’est à croire que le bout du tunnel est encore loin, si rien n’est fait, pour mettre hors d’état de nuire tous ces gredins qui, non seulement refusent de rentrer dans la République, mais aussi font dans la surenchère. Dans le cas d’espèce, l’idéal voudrait que tous les signataires de l’accord d’Alger puissent, à l’unisson, combattre les ennemis du Mali. Mais très vite, des groupes d’intérêt ont apparu, compliquant davantage les choses au point que, par moments, on n’y voit aucune lisibilité.

Pour preuve, les différents groupes réunis au sein de la plateforme se sont divisés au fil du temps et tous estiment avoir le droit de participer aux discussions sur la mise en œuvre de l’accord d’Alger.

Du coup, s’est encore posée la question de la représentativité des groupes armés ; cette vieille rengaine longtemps serinée, qui bloque toute avancée vers une paix durable et définitive. Or, à force de vouloir inclure tout le monde dans les négociations, la machine, déjà en panne, pourrait prendre du plomb dans la carrosserie, si elle ne se grippe pas pour toujours.

C’est pourquoi on en est à se demander si dans un souci d’apaisement, le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) n’aurait pas été mieux inspiré s’il avait différé la formation de sa nouvelle équipe gouvernementale, le temps de connaître les conclusions de la présente rencontre d’Alger.

En agissant ainsi, il aurait ôté tout argument politique à l’opposition pour qui la formation du gouvernement actuel ne répond pas au souci de la réconciliation nationale pourtant indispensable pour un Mali uni et prospère. Espérons donc que de retour d’Alger, tous les protagonistes maliens comprendront que ce qui les divise est bien moins important que ce qui les unit.

 

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