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ONU : les sanctions !

by sur 28 janvier 2016

Mise à jour vendredi 29 janvier à 12h

On sait désormais où le bât a blessé : la direction du Trésor a bel et bien averti celle des affaires étrangères et celle du budget que les numéros des comptes fournis pour payer la cotisation malienne à l’ONU n’étaient pas les bons.
Mais ni la direction du budget, ni celles des affaires étrangères, ni le représentant du Mali a l’ONU ne semblent avoir pris la chose au sérieux…

La première sanction est tombée : l’ambassadeur du Mali auprès de l’ONU, Sékou Kassé, a été limogé par décret pris au conseil des ministres avant hier.  Mais le Premier ministre ne devrait pas en rester là, car « le Mali a été humilié« .

Le non paiement des cotisation maliennes à l’ONU a entraîné l’impossibilité pour le Mali de participer au vote.

Un camouflet pour le Mali, atteint dans sa fierté, alors qu’il est, par ailleurs, bénéficiaire, des fonds onusiens.

Un affront que le premier ministre a pris en pleine figure et il a réagi rapidement. Après enquête, il s’avère que l’administration malienne a passablement cafouillé; elle s’est même montré d’une légèreté rare; des enquêtes sont en cours.

Dés le conseil des ministres d’hier, l’ambassadeur du Mali à l’ONU a été relevé et d’autres sanctions, notamment au ministère des affaires étrangères devraient suivre.

Suspension du droit de vote du Mali à l’ONU : Où est la vérité dans cette triste réalité ?

Mamadou DABO – Source: Zenith Balé – Posté le 29/01/2016    

Le Mali humilié par le laxisme d’agents insouciants de notre honneur à tous, c’est le moins que l’on dire de cette horreur qui nous tombe sur la tête. Hommage qui PARENA qui a levé le lièvre, et merci au Premier ministre de venir sur le ban des accusés pour assumer et marteler que l’acte ne sera pas impuni. Déjà la tête du ” représentant malien à l’ONU ” est tombée. A qui le tour ?
Tout a commencé par le communiqué du PARENA qui déclare, le 24 janvier 2016, ce qui suit : ” Le droit de vote du Mali aux Nations Unies a été suspendu, le 18 janvier, pour non paiement de cotisations pendant deux ans.

En somme, depuis l’accession au pouvoir du président Ibrahim Boubacar Keïta, le Mali ne s’est pas acquitté de ses obligations vis à vis de l’ONU.

Le montant total des arriérés est d’au moins 200 millions de francs CFA.

Pour recouvrer le droit de vote, notre pays  doit payer, au plus vite, au moins 68 millions de francs CFA (112.305 USD).

Aux dires des experts, cette somme représente sept heures de vol du Boeing 737 présidentiel, pour ne prendre que cet exemple.

Cette mauvaise nouvelle est un énorme coup de massue pour l’honneur et la dignité nationale de notre peuple.

Outre les scandales et les nombreuses histoires d’argent qui émaillent la gouvernance d’IBK, notre pays est, depuis le 18 janvier, la risée du monde pour non paiement de deux années de cotisation à l’ONU.

Le président de la République ne cesse de proclamer son attachement à l’honneur du Mali. A ses dires, il œuvre chaque jour au rayonnement du pays. Devant les critiques relatives à ses nombreux voyages à l’extérieur, il a déclaré, récemment, qu’il continuerait à voyager et qu’il se rendrait partout dans le monde  “pour dire le Mali”.

Le dossier des arriérés de cotisations dues à l’ONU est sur la table du Gouvernement depuis plusieurs mois. Il n’a pas été géré, comme de nombreuses autres questions souvent vitales pour le Mali. Ainsi est la gouvernance actuelle du pays.

Le PARENA invite le Gouvernement à ne pas humilier davantage le Maliba, à payer sans retard les arriérés dus et fournir au peuple malien des explications car un pays qui bénéficie tant de la solidarité internationale ne saurait se mettre dans une aussi mauvaise posture. ”

Le PM réagit

Sur les antennes de l’ORTM, le Premier ministre Modibo Kéîta déclare : “Cette nouvelle est tombée comme un couperet. Nous l’avons vécue avec un immense regret.  Mon intervention n’a pas pour but de justifier, puisque l’attitude peu soucieuse de certains cadres nous a conduits à cette extrémité… Je sais que le peuple du Mali est très fier, très pointilleux sur son honneur et sa dignité. Tout ce qui peut écorner cette image de marque doit nous interpeller, et le gouvernement est effectivement interpellé. Permettez-moi de présenter les excuses du gouvernement à ce peuple si fier et si jaloux de son honneur.

Qu’est-ce qui est arrivé ? Le gouvernement du Mali a toujours tenu ses engagements par rapports aux organisations internationales. Et il s’est fait un devoir de payer dans les délais requis les cotisations dues à l’Organisation des Nations Unies. En la circonstance, les recherches que j’ai pu effectuées après avoir reçu cette information me permettent de vous dire que le 3 juin 2015, à la demande du ministère des Affaires étrangères, le Trésor public du Mali, par l’intermédiaire de la Bceao, a émis des ordres de transfert télégraphique pour s’acquitter de ses cotisations par rapport à ses engagements envers les Nations Unies, d’un montant d’à peu près 200 millions FCFA.

Mais là où les choses véritablement nous préoccupent, c’est que le numéro de compte qui a été communiqué par les Affaires étrangères n’était pas le bon. Et la Bceao qui était chargée de ce transfert a donc dû retourner au Trésor du Mali les sommes qui devraient être transférées. Les fonctionnaires qui ont reçu ce retour-là auraient dû s’inquiéter, se poser la question du pourquoi. Mais non, ça n’a pas été le cas, comme si de rien n’était. Notre diplomatie qui aurait dû être très pointilleuse sur cette question n’a pas donc vérifié aussi…

Ce n’est pas une excuse du tout. Ce qui est arrivé est injustifiable pour un gouvernement, mais je l’assume. En l’assumant, je voudrais donner l’assurance au peuple du Mali que toutes les dispositions ont été prises pour que dans les plus brefs délais, la situation soit régularisée.

C’est pénible pour un pays que je connais, mais voilà la réalité.

Il est vrai que nous devons en tirer tous les enseignements, toutes les conséquences et prendre toutes les mesures appropriées pour qu’un tel laxisme ne porte pas un ombrage à l’image de notre pays. Un pays est suspendu quand il ne paye pas deux ans de cotisation, mais ce qui est là et vous pouvez en avoir connaissance, on a un premier versement de 104 322 000 FCFA dit règlement des arriérés de contribution 2015 dus par le Mali au budget de fonctionnement de certaines organisations.

Un autre règlement  des arriérés de contribution 2015 dus par le Mali au budget de fonctionnement de certaines organisations, notamment les Nations Unies, et un autre dû, c’est pour les tribunaux. Voilà ce qui s’est passé. Donc, nous avions à cœur d’éponger tous les arriérés. Encore une fois, permettez-moi d’insister sur la volonté du gouvernement de tirer tous les enseignements…”

La Section syndicale du Trésor dégage sa responsabilité

La Section syndicale du Trésor, par le truchement de son Secrétaire général Aguissa Zouladéini Maïga et ses collaborateurs Niaga Keïta, Diakaridia Diomo, a donné mercredi sa version des faits.

Selon M. Maïga, le Premier ministre n’a pas eu toutes les informations dans cette affaire car, soutient-il, ” les cadres du Trésor ont correctement fait leur travail“.
Aguissa Zouladiéni Maïga de préciser que suite au retour des ordres de transfert par la BCEAO le 5 juin  2015, le 8 juin le Trésor a saisi par lettre officielle l’ordonnateur, la Direction du Budget, pour qu’elle transmette les numéros de compte corrects. Cela n’a pas été fait. Le 27 août 2015, le Trésor a adressé une nouvelle correspondance à l’ordonnateur pour alerter encore.

Donc, à en croire M. Maïga, le Trésor a effectué “les diligences du comptable publique en matière de paiement”, conformément au décret 349 du 22 mai 2014, texte considéré comme “la Bible” ou “le Coran” du comptable publique.

Nul ne saurait nous jeter en pâture…”, a fulminé le Secrétaire général de la Section syndicale du Trésor, affiliée au Syntade. Comme quoi, la balle est dans le camp de la Direction du Budget, auquel cas des têtes risquent de tomber.

Ainsi le Trésor avait alerté par deux lettres, le directeur général du budget qui est l’ordonnateur des dépenses publiques, afin de faire parvenir les bonnes coordonnées bancaires en vue du règlement diligent du paiement de cotisation du Mali envers les  Nations Unies.

Les lettres (en fax similé) portent comme objet : ” Demande de bonnes coordonnées bancaires suite au rejet du transfert par la BCEAO ” adressée à Monsieur le Directeur du Budget.

La première lettre est ainsi libellée : 

J’ai l’honneur de vous informer que les ordres de transfert émis en règlement des mandats ci-après ont été rejetés par la BCEAO au motif que les références des comptes bancaires des bénéficiaires sont erronées. Il s’agit de BE 212, mandat 548 de FCFA 8 226 620 émis en faveur de NU BUDGET DES TRIBUNAUX DE PAIX ; BE 212, mandat 546 de FCFA 104 322 500 émis en faveur du BUDGET ORDINAIRE DES NATIONS UNIES; BE 212, mandat 547 de FCFA 80 491 565 émis en faveur de NU BUDGET DES OPERATIONS MAINTIEN DE PAIX ; Par conséquent, je vous demande de bien vouloir me faire parvenir les bonnes coordonnées bancaires en vue du règlement diligent : numéro de compte normalisé comprenant le code swith ou le code IBAN ainsi que la désignation de la banque. Je vous remercie de votre bonne collaboration “.

Cette première lettre est signée le 8 juin par le payeur général du trésor et adressée au directeur général du budget.

Voici la teneur de la deuxième lettre :

Monsieur le Directeur général du budget, J’ai l’honneur de vous informer que les ordres de transfert émis en règlement des mandats ci-après ont été rejetés par la BCEAO au motif que les références des comptes bancaires des bénéficiaires sont erronées. Il s’agit de : BE 1330, mandat 2167 de FCFA 26 000 émis en faveur de MISNUS ; BE 1330, mandat 2165 de FCFA 384 025 émis en faveur de FNUOD; BE 1330, mandat 2168 de FCFA 500 000 émis en faveur de CREFIAF ; BE 1332, mandat 2173 de FCFA 268 942 émis en faveur d’INTOSAI ; BE 48, mandat 73 de FCFA 33 709 630 émis en faveur de l’ORGANISATION MONDIALE DU TOURISME ; BE 194, mandat 497 de FCFA 15 000 000 émis en faveur de l’UNICEF NDEADKKK ; BE 916, mandat 1137 de FCFA 10 823 290 émis en faveur de SOGEFRPP ; BE 2232, mandat 2589 de FCFA 18 053 631 émis en faveur de l’ORGANISATION DU TRAITE DE L’INTERDICTION COMPLETE DES ESSAIS NUCLEAIRES ; BE 747, mandat 1841 de FCFA 25 000 000 émis en faveur de l’AOAS ; BE 1010, mandat 2345 de FCFA 62 083 910 émis en faveur de RÉADAPTATION ; BE 212, mandat 548 de FCFA 8 226 620 émis en faveur de NU BUDGET DES TRIBUNAUX DE PAIX ; BE 212, mandat 547 de FCFA 80 491 565 émis en faveur de NU BUDGET DES OPERATIONS MAINTIEN DE PAIX ; BE 212, mandat 546 de FCFA 104 322 500 émis en faveur du BUDGET ORDINAIRE DES NATIONS UNIES ; Par conséquent, je vous demande de bien vouloir me faire parvenir les bonnes coordonnées bancaires en vue du règlement diligent : numéro de compte normalisé comprenant le code swith ou le code IBAN ainsi que la désignation de la banque. Je vous remercie de votre bonne collaboration “.

Nous pouvons dire que le mal est connu, l’on sait où il se situe, le diagnostic est aux mains du Premier ministre, il reste à porter les soins. A suivre !

Suspension du droit de vote du Mali à l’ONU : • Le Trésor avait tiré la sonnette d’alarme • IBK et son gouvernement sont coupés des réalités

Le Républicain – Aguibou Sogodogo B .Daou – 28 Janvier 2016

Notre pays, le Mali est inapte à voter aux Nations-Unies pour non paiement de cotisation s’élevant à plus de 200 millions de FCFA. L’affaire de ce non paiement de la cotisation du Mali aux Nations Unies n’a pas finit de dévoiler tous ses secrets.

Le Premier ministre, Modibo Keïta est convaincu que la situation traduit le laxisme de certains cadres au Trésor, et au niveau diplomatique.

Les enseignements, les conséquences et les conclusions qu’il a promis de tirer ont commencé par Sékou Kassé, le Représentant permanent du Mali auprès des Nations-Unies, dont la tête n’a pas résisté au Conseil des ministres d’hier.

Mardi sur l’Ortm, le premier ministre Modibo Keïta s’expliquait en pointant presque du doigt, des responsables du laxisme : « … c’est que le numéro de compte qui a été communiqué par les Affaires étrangères n’était pas le bon. Et la BCEAO qui était chargé de ce transfert a donc dû retourner au Trésor du Mali les sommes qui devraient être transférées. Les fonctionnaires qui ont reçu ce retour là, auraient dû s’inquiéter, se poser la question du pourquoi. Mais non, ça na pas été le cas, comme si de rien n’était. Notre diplomatie qui aurait dû être très pointillée sur cette question n’a pas donc vérifié aussi… ».

Il promettait de sévir dur, au point qu’on ne pouvait s’empêcher d’imaginer des têtes tomber au niveau du Trésor, des Affaires étrangères et à la Représentation permanente du Mali aux Nations-Unies. Mais cette nuit a été longue pour les services du Trésor, qui par l’intermédiaire du secrétaire général de la section syndicale, Aguissa Zouladeïni Maïga et ses collaborateurs, ont exprimé le mercredi 27 janvier, leur étonnement. Le syndicat apporte copie des deux lettres que ce service, notamment le Payeur général du Trésor a envoyées au Directeur général du Budget pour lui signifier : « … que les ordres de transfert émis en règlement des mandats … ont été rejetés par la Beceao au motif que les références des comptes bancaires des bénéficiaires sont erronées….

Par conséquent, je vous demande de bien vouloir me faire parvenir les bonnes coordonnées bancaires en vue du règlement diligent : numéro de compte normalisé comprenant le code swith ou le code IBAN ainsi que la désignation de la banque. Je vous remercie de votre bonne collaboration », stipule la lettre du Trésor au Directeur général du Budget.

Ainsi dans cette correspondance dont nous avons eu copie, le secrétaire général de la section syndicale du Trésor, Aguissa Zouladeïni Maïga et ses collaborateurs, Niaga Keïta, Diakaridia Diomo ont donné la preuve qu’ils ne sont pas restés comme si de rien n’était.

Prenant l’ampleur de la gravité de la situation, le Premier ministre Modibo Kéita a promis d’en « tirer tous les enseignements, toutes les conséquences et prendre toutes les mesures appropriées pour qu’un tel laxisme ne porte pas un ombrage… à l’image de notre pays ».

L’exhibition ce mercredi par le syndicat du Trésor, des lettres en date du 8 juin, et du 27 aout 2015, pour ressasser que les transferts ont échoué parce que les numéros étaient mauvais, n’ont apparemment eu aucune réponse, alors même que ce service a insisté pour obtenir le bon numéro de compte. Du coup le centre des présumées responsabilités semblent se déplacer du Trésor à la Direction du Budget. Mais on ne peut jurer de rien, attendons de voir.

Le trésor qui s’est senti indexé par le discours du PM a eu raison de réagir. C’est désormais ça, le Premier ministre a donné le ton de ce tournant, que tous ceux qui se sentent concernés par une situation, à tous les niveaux de responsabilité du pays, viennent s’expliquer. A commencer par lui-même, que personne ne dise plus, « je ne suis pas à la barre ! ».

Ainsi le Trésor avait alerté par deux lettres, le directeur général du budget qui est l’ordonnateur des dépenses publiques, afin de faire parvenir les bonnes coordonnées bancaires en vue du règlement diligent du paiement de cotisation du Mali envers les Nations Unies.

Ainsi ces lettres (en fax similé) portent comme objet : « Demande de bonnes coordonnées bancaires suite au rejet du transfert par la BCEAO ». Adressée à Monsieur le Directeur du Budget, on peut y lire : « J’ai l’honneur de vous informer que les ordres de transfert émis en règlement des mandats ci-après ont été rejetés par la BCEAO au motif que les références des comptes bancaires des bénéficiaires sont erronées. Il s’agit de BE 212, mandat 548 de FCFA 8 226 620 émis en faveur de NU BUDGET DES TRIBUNAUX DE PAIX ; BE 212, mandat 546 de FCFA 104 322 500 émis en faveur du BUDGET ORDINAIRE DES NATIONS UNIES ; BE 212, mandat 547 de FCFA 80 491 565 émis en faveur de NU BUDGET DES OPERATIONS MAINTIEN DE PAIX ;

Par conséquent, je vous demande de bien vouloir me faire parvenir les bonnes coordonnées bancaires en vue du règlement diligent : numéro de compte normalisé comprenant le code swith ou le code IBAN ainsi que la désignation de la banque. Je vous remercie de votre bonne collaboration ». La première lettre signée le 8 juin par le payeur général du trésor adressé au directeur général du budget.

13 cas de mauvais numéro

S’en est suivie une deuxième lettre en date du 27 août 2015, avec le même objet. Mais la particularité de cette lettre est qu’elle récapitule au moins 13 cas de transferts rejetés pour cause de mauvais numéro de compte : « au motif que les références des comptes bancaires des bénéficiaires sont erronées ».

Voici la teneur de cette deuxième lettre : « Monsieur le Directeur général du budget, J’ai l’honneur de vous informer que les ordres de transfert émis en règlement des mandats ci-après ont été rejetés par la BCEAO au motif que les références des comptes bancaires des bénéficiaires sont erronées. Il s’agit de : BE 1330, mandat 2167 de FCFA 26 000 émis en faveur de MISNUS ; BE 1330, mandat 2165 de FCFA 384 025 émis en faveur de FNUOD ; BE 1330, mandat 2168 de FCFA 500 000 émis en faveur de CREFIAF ; BE 1332, mandat 2173 de FCFA 268 942 émis en faveur d’INTOSAI ; BE 48, mandat 73 de FCFA 33 709 630 émis en faveur de l’ORGANISATION MONDIALE DUTOURISME ; BE 194, mandat 497 de FCFA 15 000 000 émis en faveur de l’UNICEF NDEADKKK ; BE 916, mandat 1137 de FCFA 10 823 290 émis en faveur de SOGEFRPP ; BE 2232, mandat 2589 de FCFA 18 053 631 émis en faveur de l’ORGANISATION DU TRAITE DE L’INTERDICTION COMPLETE DES ESSAIS NUCLEAIRES ; BE 747, mandat 1841 de FCFA 25 000 000 émis en faveur de l’AOAS ; BE 1010, mandat 2345 de FCFA 62 083 910 émis en faveur de RÉADAPTATION ; BE 212, mandat 548 de FCFA 8 226 620 émis en faveur de NU BUDGET DES TRIBUNAUX DE PAIX ; BE 212, mandat 547 de FCFA 80 491 565 émis en faveur de NU BUDGET DES OPERATIONS MAINTIEN DE PAIX ; BE 212, mandat 546 de FCFA 104 322 500 émis en faveur du BUDGET ORDINAIRE DES NATIONS UNIES ; Par conséquent, je vous demande de bien vouloir me faire parvenir les bonnes coordonnées bancaires en vue du règlement diligent : numéro de compte normalisé comprenant le code swith ou le code IBAN ainsi que la désignation de la banque. Je vous remercie de votre bonne collaboration », stipule la lettre du Trésor.

Comme ont le voit le PM accuse, le Payeur général du Trésor se disculpe. La balle est dans le camp de la direction générale du budget. Va-t-elle s’expliquer ?

 

Non paiement des cotisations du Mali à l’ONU : Kankélétigui humilie son peuple

Lonsani SANOGO –  Le Républicain -28 Janvier 2015

C’est dire que les autorités maliennes ont fait preuve de légèreté voire d’irresponsabilité. Et avec tout cela, ça parle de souveraineté ! L’homme qui disait, à peine arrivé à la tête du pays, que son « honneur n’est pas à jeter aux chiens, » a désormais sa réputation de « Kankélétigui », bien ternie. Il a humilié son peuple à la face du monde en lui faisant perdre son précieux droit légitime de vote à l’ONU.

La République du Mali a perdu son droit de vote à l’Organisation des Nations unies (ONU) pour n’avoir pas payé ses cotisations de pays membre de l’institution mondiale depuis au moins deux ans maintenant, soit en gros un montant de 200 millions de F CFA. L’information a créé l’étonnement, la colère, l’indignation voire le scandale chez plus d’un Malien et même au-delà du Mali. Les autorités maliennes ont tenté de justifier cet état de fait en prétextant une négligence de leur part. En plus de constituer un « coup de massue sur l’honneur et la dignité nationale », ce non-paiement des cotisations du Mali à l’ONU n’en reflète pas moins l’état de la gouvernance actuelle du pays, selon l’opposition.

Certes, les autorités reconnaissent leur tort et disent être en phase de normaliser la situation, mais la révélation de cette incongruité aux yeux du monde, est une mauvaise publicité dont Bamako aurait pu se passer. Car, le Mali est l’un des pays qui bénéficient le plus de l’aide des partenaires depuis le début de la crise dans son septentrion.

Quelque temps après son arrivée au pouvoir, le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) n’a pas hésité à acquérir à coût de milliards de F CFA, un nouvel aéronef digne du Mali des empereurs. Perdre le droit de vote à l’ONU au motif que le Mali ne s’est pas acquitté de ses cotisations, peut être ressenti comme une vive douleur, une honte pour… la fierté nationale, pour cette terre qui a enfoui dans ses entrailles de grands rois conquérants.

Comment le Mali a-t-il pu être incapable de verser ses cotisations ? On tombe des nues ! Si l’acte était volontaire, on crierait davantage au scandale car ce serait faire montre d’ingratitude, étant donné que c’est grâce aux soutiens des partenaires étrangers, aux forces onusiennes présentes aux côtés des forces maliennes, que l’irrédentisme touareg a tourné court et que le nord du pays a été débarrassé des djihadistes qui ont failli même marcher sur Bamako. L’opposition malienne n’a sans doute pas tort quand elle fait le lien avec l’état de la gouvernance dans ce pays. L’on n’oubliera pas en effet de sitôt cette affaire de tenues militaires et cet autre scandale de 1000 charrues qui a mis à nu la grande corruption au centre de la gouvernance d’IBK.

Les autorités maliennes ont fait preuve de légèreté

Des pays comme la Sierra Léone et la Somalie, très défavorisés par leur passé douloureux, ont pu verser leurs cotisations à l’ONU. On ne peut pas dire que Bamako soit moins nantie que Freetown ou Mogadiscio. Allez-y comprendre !

Quant au Burundi et à la Libye, on peut leur trouver des circonstances atténuantes. En effet, la Libye post-Kadhafi est un non-Etat qui vit dans un chaos que même les Occidentaux n’arrivent pas à stabiliser.

Un tel pays grabataire a l’excuse de se montrer incapable d’honorer ses engagements vis-à-vis de l’ONU. Le Burundi n’a pas payé ses cotisations à l’organisation, peut-être par défiance, étant donné que les autorités de ce pays sont dans le collimateur de la maison de verre à cause de la crise qui y fait chaque jour des morts. C’est dire que les autorités maliennes ont fait preuve de légèreté voire d’irresponsabilité. Et avec tout cela, ça parle de souveraineté ! L’homme qui disait, à peine arrivé à la tête du pays, que son « honneur n’est pas à jeter aux chiens, » a désormais sa réputation de « Kankélétigui », bien ternie. Il a humilié son peuple à la face du monde en lui faisant perdre son précieux droit légitime de vote à l’ONU.

 Mali : suspension du droit de vote de Bamako à l’ONU, la colère gagne du terrain

Afrique sur 7 – RICHARD LE GUERINEC –  JAN 28, 2016

Le Mali est sous les feux des projecteurs pour un fait qui défraie la chronique à savoir la suspension de son droit de vote durant toutes les Assemblées de l’ONU et cela jusqu’à nouvel ordre. Et pour cause, le gouvernement malien ne s’est pas acquitté de sa cotisation dont le coût global serait estimé à 200 millions de francs CFA, apprend-t-on de maliactu . La colère monte.

Le Mali recherche activement les coupables du coup

Au Mali, les populations digèrent mal la suspension du droit de vote de leur pays aux Assemblées de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Cette décision est perçue comme un véritable affront par les Maliens au regard de la somme jugée dérisoire (200 millions de francs CFA) qui représente deux années de cotisation que le gouvernement a été incapable de payer alors que la menace était imminente.

Pendant que le peuple du Mali crie son indignation face à ce qu’il qualifie d’humiliation, le Premier ministre, Modibo Keïta semble ne pas comprendre lui-même ce qui s’est passé. Sur instruction du chef de l’Etat malien, Ibrahim Boubacar Keïta dit IBK, le chef du gouvernement veut rapidement situer les responsabilités et frapper fort. Au sommet de l’Etat, on accuse déjà la Direction générale du Trésor qui n’aurait pas opéré le décaissement à temps.

Du côté du syndicat des agents du Trésor, on botte en touche ces accusations. Le secrétaire général de cette corporation, Aguissa Zouladéini Maïga a battu en brèche la thèse qui veut que cette bavure soit imputée à ses collègues et lui, et rejettent la faute sur la Direction du Budget qu’ils disent (ses camarades et lui) avoir saisi à temps pour qu’elle transmette les numéros de compte corrects. Il a déclaré que : « Nul ne saurait nous jeter en pâture. Les cadres du Trésor ont correctement fait leur travail. »

Suspension du droit de vote du Mali à l’ONU : L’ambassadeur du Mali à l’ONU relevé, des cadres des affaires étrangères et du Budget bientôt sanctionnés

Par O D – L’Indicateur du Renouveau  – 28 Jan 2016

24 heures après la sortie médiatique du Premier ministre, Modibo Kéita, des têtes ont commencé à tomber. En tous cas, hier le conseil des ministres a mis fin à la mission de  Sekou Kassé, ambassadeur du Mali à l’ONU depuis septembre 2013. Donc, le Premier ministre Modibo Keita tient sa parole de sanctionner les responsables de cette humiliation pour notre pays. Et d’autres têtes tomberont notamment au niveau du ministère des Affaires étrangères et du Budget et non du Trésor dont le syndicat a fait hier une mise au point.

En effet, la Section syndicale du Trésor a donné hier sa version des faits dans l’affaire de la suspension du vote du Mali à l’Assemblée générale des Nations unies à cause du non paiement de sa cotisation. C’est le secrétaire général, Aguissa Zouladéini Maïga qui s’est expliqué.

Prime abord, il a regretté que le Premier ministre n’a pas eu toutes les informations dans cette affaire car, soutient-il, «  les cadres du Trésor ont correctement fait leur travail ».

Selon  Aguissa Zouladiéni Maïga, suite au retour des ordres de transfert par la BCEAO le 5 juin 2015, le 8 juin, le Trésor a saisi par lettre officielle l’ordonnateur, la Direction du Budget, pour qu’elle transmette les numéros de compte corrects. Cela n’a pas été fait. Le 27 août 2015, le Trésor a adressé une nouvelle correspondance à l’ordonnateur pour alerter encore.

Donc, à en croire notre interlocuteur, le Trésor a effectué “les diligences du comptable publique en matière de paiement”, conformément au décret 349 du 22 mai 2014, texte considéré comme “la Bible” ou “le Coran” du comptable publique.

” Nul ne saurait nous jeter en pâture…”, a fustigé le secrétaire général de la Section syndicale du Trésor, affiliée au Syntade. Donc, c’est du côté du Budget que des têtes risquent de tomber.

Mali: l’Ambassadeur du Mali à l’ONU a été relevé de ses fonctions

Journal Du Mali, 27/01/2016 18h24

Sekou Kassé, Ambassadeur du Mali à l’ONU depuis septembre 2013, paie pour la suspension des droits de vote du Mali à l’ONU, consécutive au non paiement des cotisations.

Ce diplomate chevronné vient d’être relevé de son poste, après que le Premier ministre Modibo Keita ait annoncé la veille, dans un acte de contrition, que des sanctions seraient prises. Son successeur n’est pas encore connu, mais ce poste est l’un des plus prisés par les diplomates maliens.

NdR : Le décret a été promulgué lors de la réunion du conseil des ministres qui s’est tenue le matin même.

 Suspension du droit de vote du Mali à l’Onu : le PM s’explique, « Ce qui est arrivé est injustifiable », des têtes vont tomber

Aguibou Sogodogo et B. Daou – Le Républicain du 27 Janvier 2016

Le mardi 26 janvier 2016 marquera sans doute un tournant dans la communication gouvernementale. Le Premier ministre Modibo Keïta, a s’il en était besoin, assené la preuve, que le président Ibk avait mille raisons de le garder. L’homonyme du père de la Nation malienne, a brillé par son humilité, en assumant la faute de son gouvernement, et en acceptant de s’afficher pour demander pardon aux Maliens. Mais aussi en promettant des têtes à couper. Il a démontré qu’il est tout le contraire du Mandé Mansa qui ne répond presque de rien et qui réagit aux interpellations les plus significatives du peuple, en soutenant ne pas être à la barre.

« Halte à l’humiliation de notre peuple », s’était indigné le Parena et appelant le président à s’expliquer aux Maliens. Le Mali, notre Maliba est privé de droit de vote à l’ONU, faute d’avoir payé sa cotisation pendant deux années d’affilé. On saura si l’explication donnée par le Premier ministre suffira au Parena, car c’est le président de la République qui a brigué le suffrage du peuple et qui a slogan « l’honneur du Mali »…

L’explication du Premier ministre

Modibo Kéita s’est expliqué en ayant le souci de préciser qu’il ne s’agissait nullement de justifier l’injustifiable, ou de défendre l’indéfendable. « Mon intervention n’a pas pour but de justifier, puisque l’attitude peu soucieuse de certains cadres, nous a conduits à cette extrémité… Je sais que le peuple du Mali est très fier, très pointilleux sur son honneur et sa dignité. Tout ce qui peut écorner cette image de marque doit nous interpeller, et le gouvernement est effectivement interpellé. Permettez-moi de vous présenter les excuses du gouvernement à ce peuple si fier et si jaloux de son honneur.

Qu’est ce qui est arrivé ? Le gouvernement du Mali a toujours tenu ses engagements par rapports aux organisations internationales. Et il s’est fait un devoir de payer dans les délais requis les cotisations dues à l’Organisation des Nations Unies. En la circonstance, les recherches que j’ai pu effectuées après avoir reçu cette information me permettent de vous dire que le 3 juin 2015, à la demande du ministère des Affaires étrangères, le Trésor public du Mali, par l’intermédiaire de la BCEAO a émis des ordres de transfert télégraphique, pour s’acquitter de ses cotisations par rapport à ses engagements envers les Nations Unies, d’un montant d’à peu près 200 millions.

Mais là où les choses véritablement nous préoccupent, c’est que le numéro de compte qui a été communiqué par les Affaires étrangères n’était pas le bon. Et la BCEAO qui était chargé de ce transfert a donc dû retourner au Trésor du Mali les sommes qui devraient être transférées. Les fonctionnaires qui ont reçu ce retour là, auraient dû s’inquiéter, se poser la question du pourquoi. Mais non, ça na pas été le cas, comme si de rien n’était. Notre diplomatie qui aurait dû être très pointillée sur cette question n’a pas donc vérifié aussi…

Nous devons en tirer toutes les conséquences

Ce n’est pas une excuse du tout. Ce qui est arrivé est injustifiable pour un gouvernement, mais je l’assume. En l’assumant je voudrais donner l’assurance aux peuples du Mali que toutes les dispositions ont été prises pour que dans les plus brefs délais la situation soit régularisée. C’est pénible pour un pays que je connais, mais voilà la réalité. Il est vrai que nous devons en tirer tous les enseignements, toutes les conséquences et prendre toutes les mesures appropriées pour qu’un tel laxisme ne porte pas un ombrage… à l’image de notre pays.

Un pays est suspendu quand il ne paye pas deux ans de cotisation, mais ce qui est là et vous pouvez en avoir connaissance, on a un premier versement de 104 322 000 FCFA dû règlement des arriérés de contribution 2015 dû par le Mali au budget de fonctionnement de certaines organisations. Un autre, règlement des arriérés de contribution 2015, dû par le Mali au budget de fonctionnement de certaines organisations notamment les Nations Unies et un autre dû, c’est pour les tribunaux. Voila ce qui s’est passé. Donc nous avions à cœur d’éponger tous les arriérés. Encore une fois permettre moi d’insister sur la volonté du gouvernement de tirer tous les enseignements… »

A noter que le Mali dispose d’une mission permanente auprès des Nations-Unies, à travers un Représentant permanent accrédité auprès de Ban Ki moon, avec résidence à New York. Comment une telle négligence peut elle arriver, alors que c’est celui-là même qui lève la main quand le Mali vote ? S’il s’avère que la négligence coupable se situe à trois niveaux, à savoir le ministère des Affaires étrangères qui a émis un mauvais numéro, le trésor où le mandat est retourné (et qui a gardé le cachet dans tout ça ?) et la représentation permanente du Mali aux Nations-Unies, par quelle tête va-t-on commencer ?

 

 

 

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