Skip to content

Soldats maliens tués

by sur 28 janvier 2016

Ce matin à 8h, un véhicule militaire parti de Gao vers Gossi a sauté sur une mine; trois soldats maliens ont été tués,  trois autres blessés et évacués vers l’hôpital de Gao.

Plusieurs véhicules civils étant déjà passés, c’est au moment où le véhicule militaire est arrivé que la mine a sauté; elle aurait donc été déclenchée à distance par des terroristes.

En revanche, les terroristes ne sont pour rien dans l’assassinat de trois militaires maliens en mission dans une affaire de pâturage à Belli dans la région de Mopti…

Village de Belli/Région de Mopti : Le conflit autour d’un pâturage se solde par l’assassinat de 3 gendarmes

Bakary SOGODOGO –  Le Prétoire – Posté le 25/01/2016       

Depuis la survenue de l’incident la semaine dernière, les autorités en charge de la Sécurité ont dépêché une mission d’enquête dans la localité, avec un renfort de 18 gendarmes et 15 militaires.

Il nous revient de sources proches des services sécuritaires que l’incident malheureux est survenu dans la localité de Naï-Diebi, dans le village de Belli, commune rurale de  Dialoubé, à environ 70 km de Mopti. Si l’on en croit nos sources, c’est en exécution d’une réquisition émise par le Préfet de Mopti au profit de M. Allaye Samba Hamma Bah,  chef de pâturage communément appelée bourgoutière, pour la période du 13 au 28 janvier 2016, qu’une mission de cinq gendarmes s’est rendue dans ce secteur pour lui apporter protection.

Une autre tendance affiliée à M. Bocar Bah s’est alors opposée à cette mesure en se prévalant d’une réquisition de la justice. Une première réquisition lui avait effectivement été délivrée avant d’être retirée. Par la suite, affirment nos sources,  la même réquisition aurait été renouvelée par les soins de la justice. Non content de la protection dont bénéficiait la première tendance, le fils de Bocar Bah aurait alors organisé une contestation contre les forces de l’ordre en mission commandée dans la zone.

Il sera finalement interpellé le 19 janvier 2016, vers 11 heures, par les gendarmes en poste et conduit à Mopti. C’est à la suite de cet incident que le poste de gendarmerie a été attaqué vers 19 heures et les trois gendarmes de service abattus sur place. Des voix s’étaient alors levées pour dénoncer ce qu’elles croyaient être une attaque djihadiste.

Depuis la survenue de l’incident une mission d’enquête séjourne dans la localité, avec un renfort de 23 hommes dont 18 gendarme et 15 militaires.

A présent, il faut dire qu’un certain nombre d’interrogations résistent à l’analyse de ces informations.  Comment s’est-on en effet retrouvé en présence de deux réquisitions pour le même pâturage, l’une délivrée par le Préfet et l’autre par la justice ? Qui des deux autorités (administrative et judiciaire) a donc empiété sur les compétences de l’autre ?

Il importe de rappeler que les «bourgoutières» font l’objet de grandes convoitises entre les éleveurs dans la région de Mopti. Erigés en plusieurs points de passage, ces bourgoutières sont en général compartimentés selon les localités et ce, depuis de longues dates. Plusieurs points de traversée sont concernés par l’exploitation de ces pâturages et les oppositions entre villages et responsables rivaux sont courantes.

Mopti : 3 gendarmes assassinés

L’Essor – jeudi 21 janvier 2016

La célébration de la fête anniversaire de l’armée a été endeuillée par l’assassinat de 3 gendarmes en service commandé non loin de Mopti. Les 3 éléments de l’Escadron de Sévaré faisaient partie d’une mission de police administrative dans le cadre de la gestion des bourgoutières, apprend-on de source sécuritaire.

Les gendarmes s’étaient rendus dans la localité de Bili, à environ 7 km de Kakagna, à une soixantaine de km de Mopti. Ils y avaient installé un poste pour faire respecter une décision du préfet de Mopti. Il se trouve que cette décision était contestée par des individus dans la localité. Un homme ayant provoqué un soulèvement contre l’exécution de la décision du préfet a été arrêté et conduit à Mopti dans la journée du mardi. C’est en début de soirée vers 19 heures que le poste de la gendarmerie a été attaqué par des individus armés.

Selon nos sources, les 3 gendarmes assassinés sont l’adjudant Siriki I. Traoré, le maréchal de logis chef Souleymane Sidibé et le maréchal de logis Tiécoura Dembélé. Des renforts ont été dépêchés sur les lieux du drame et une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur les circonstances de l’attaque et identifier les auteurs pour les conduire devant la justice.

Mali : trois gendarmes tués dans le centre par des jihadistes présumés

©AFP / 20 janvier 2016 02h06   

Bamako – Trois gendarmes maliens ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi près de Mopti (centre) par des jihadistes présumés, a appris l’AFP de sources militaire et policières.

Peu avant cette nouvelle, dans un discours télévisé à l’occasion du 55e anniversaire de l’armée malienne, le président Ibrahim Boubacar Keïta avait rendu hommage à certains de nos vaillants soldats, certains des dignes fils de notre pays (qui) ont payé de leur vie cet engagement patriotique, assurant que leur sacrifice ne sera pas vain.

Trois gendarmes ont été assassinés dans la nuit de mardi à mercredi près de Mopti. Ils étaient en mission, a déclaré à l’AFP, une source militaire à Mopti, précisant qu’ils ont été assassinés par balles.

Confirmant l’information, un responsable de la police locale a affirmé que les trois gendarmes étaient tombés dans une embuscade à une soixantaine de kilomètres de Mopti.

Les gendarmes Sidiki Traoré, Tiécoura Dembélé, et Souleymane Sidibé étaient isolés. Ils sont allés dans une zone qui est difficile d’accès, a indiqué cette source policière.

Les terroristes ont tendu une embuscade et ils sont tombés dans l’embuscade, a-t-on ajouté.

Selon une autre source policière, un adjudant figure parmi les trois gendarmes tués.

Le président Keïta a dénoncé dans son discours les attaques jihadistes, mais affirmé que ce désir effréné de ceux qui s’avèrent être de véritables ennemis de la paix s’est heurté à la détermination des éléments de notre brave armée.

Cette dernière a su faire face et faire échec à la mise en oeuvre sur grande échelle de la stratégie de ceux d’en face, faite d’actes asymétriques, ignobles et d’un coût énorme en victimes innocentes, a-t-il ajouté, promettant que l’armée bénéficierait des moyens d’une formation adaptée et d’un équipement approprié.

Deux soldats et un paramilitaire maliens ont péri vendredi lors de deux attaques armées distinctes dans le nord et le centre du Mali.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix entre le gouvernement malien, les groupes qui le soutiennent et l’ex-rébellion de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA).

Les attaques jihadistes se sont étendues depuis le début de l’année 2015 vers le centre, puis le sud du pays, près des frontières avec le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.

Publicités
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :