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La Paix commence-t-elle par Kidal ?

by sur 3 février 2016

Mis à jour mercredi 3 février à 20h05

L’inquiétude qui prévalait hier, lorsque la nouvelle de l’entrée des troupes du Gatia dans Kidal avait été annoncé, a laissé la place à une tension amoindrie depuis que l’on en connaît les motifs.

Il s’agit d’un regroupement entre le Gatia,  force touarègue proche de Bamako, et la Coordination des mouvements armés, touaregs indépendantistes, signataires de l’accord de Paix à Alger.

Il y a quelques semaines, ces factions touarègues se sont rencontrées à Anéfis, carrefour de plusieurs routes de trafics dans le Nord et localité qui fut âprement disputée entre les deux parties.

Il semble qu’aujourd’hui les pourparlers continuent entre touareg sans que l’on sache encore si, pour parvenir à la paix totale dans le Nord, ces différents groupes vont prendre les armes pour chasser les terroristes, notamment Ançar Eddine, le groupe touareg salafiste d’Iyad Ag Ghali.

Quant à Bamako, il ne peut plus tergiverser s’il veut reprendre toute sa place dans cette partie du territoire malien : l’obstacle de la mésentente entre tribus touarègues occupantes semble désormais levé..

Mali: un chef de l’ex-rébellion réclame le retrait d’un groupe pro-gouvernemental de Kidal

Source: AFP – Posté le 03/02/2016    

Un chef des anciens rebelles du nord du Mali a réclamé mercredi le départ de Kidal de membres d’un groupe armé pro-gouvernemental arrivés en masse la veille dans ce bastion de l’ex-rébellion, situé dans le nord-est du pays.

“La CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad, ex-rébellion) a tenu une réunion mercredi. La décision est que nous demandons au Gatia (Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés) de quitter la ville de Kidal, avant les discussions” prévues avec eux sur leur retour, a déclaré à l’AFP Alghabass Ag Intalla, chef du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), une des principales composantes de la CMA.

Selon lui, certains responsables de la CMA étaient “pour l’arrivée du Gatia dans la ville”, et d’autres “contre cette arrivée”.

“C’est vrai que le Gatia devait arriver. Mais pas comme ça. C’est une violation de l’accord d’Alger. Ce n’est pas normal. Le Gatia doit sortir de Kidal”, a martelé ce dirigeant de la CMA, en référence à l’accord de paix négocié à Alger et signé à Bamako en mai-juin 2015 avec le gouvernement malien et les groupes qui le soutiennent.

“Pour le moment, nous ne voulons pas la guerre”, a-t-il ajouté, interrogé par l’AFP sur le risque d’une reprise des hostilités en raison de la présence du Gatia à Kidal. Mercredi, le calme régnait dans la ville.

Dans la nuit de lundi à mardi, des centaines de membres du Gatia sont entrés sans violence à Kidal, avaient annoncé mardi ce groupe et la CMA, assurant agir en bonne intelligence.

Les combats entre CMA et groupes pro-Bamako, à dominante touareg de part et d’autre, se sont poursuivis à l’été 2015 malgré la signature de l’accord de paix. Mais ils ont cessé depuis la conclusion de “pactes d’honneur” entre les belligérants le 16 octobre, au terme de trois semaines de rencontres à Anéfis, près de Kidal.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes après la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Ces groupes jihadistes en ont été en grande partie chassés par l’intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

Mali : des combattants loyalistes entrent sans heurts dans Kidal

Le Monde.fr avec AFP Le 03.02.2016 à 09h27 • Mis à jour le 03.02.2016 à 11h16

Des centaines d’hommes d’un groupe armé pro-gouvernemental malien sont entrés sans violence à Kidal, bastion de l’ancienne rébellion touareg dans le nord-est du pays, lundi 1er et mardi 2 février. D’après Azaz Ag Loudag Dag, un porte-parole du Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia), ce déploiement d’une « centaine de véhicules » et d’« environ un millier de personnes » s’est fait avec« le consentement de nos frères de la CMA », les rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad.

Le Général El-Hadj Ag Gamou, officier touareg loyaliste, réputé proche du Gatia, figure parmi les personnes entrées à Kidal, selon des témoins. « C’est vraiment la paix qui est en marche, s’est félicité le député Hamada Ag Bibi, un membre de la CMA. Nos frères de la Plateforme [coalition de groupes soutenant le gouvernement] sont avant tout des parents. Ils sont venus à Kidal avec bien sûr notre feu vert, même si leur entrée a un peu fait peur à certains. »

« Pactes d’honneur »

Les combats entre CMA et groupes pro-Bamako, les uns et les autres à dominante touareg, se sont poursuivis à l’été 2015 malgré la signature d’un accord de paix en mai et juin entre le camp gouvernemental et l’ex-rébellion. Les violences ont cessé depuis la conclusion de « pactes d’honneur » entre les belligérants, le 16 octobre, au terme de trois semaines de rencontres à Anéfis, près de Kidal.

Une source proche de la Minusma, la mission de l’ONU à Kidal, a affirmé avoir vu mardi des drapeaux de la CMA et du Gatia brandis ou hissés sur des véhicules. « Nous voulons aller plus loin dans le processus de paix. C’est pourquoi nous avons mis sur pied plusieurs commissions de travail pour aller de l’avant. Et nous allons bien sûr participer à la structure qui va gérer la ville pour une période transitoire », a souligné Azaz Ag Loudag Dag.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes après la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Les djihadistes ont été en grande partie chassés par l’intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement. Des zones entières échappent toutefois encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

A la Une: retour à Kidal

Par Frédéric Couteau – RFI – Diffusion : mercredi 3 février 2016

Des combattants pro-gouvernementaux du Gatia ont fait irruption hier matin à Kidal, fief des ex-rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), dans le nord du Mali. Pas d’affrontements, pas de tirs, mais depuis, une situation extrêmement tendue. Cela faisait quatre mois que ces deux mouvements travaillaient ensemble à l’application de l’accord de paix et avaient fait taire les armes.

Alors pourquoi cette intrusion ? Pour Le Républicain à Bamako, « les parents du général Gamou, chef touareg loyaliste, ne font que revenir chez eux, en vertu de l’entente intervenue depuis septembre dernier entre les ex-frères ennemis Imghad et Ifoghas, deux tribus qui font partie des composantes historiques de Kidal. » Et « le duel fratricide n’aura probablement pas lieu. Mais il va falloir, pointe le quotidien bamakois, que les parties s’adaptent et acceptent de revivre ensemble comme elles le firent autrefois avant que les ingérences diverses et une terrible fatalité ne blessent la région à un niveau sans précédent. La palabre finira par aplanir les différends inter-touareg. »

Toutefois, relève encore Le Républicain, « les retrouvailles entre les ex-frères ennemis ont des implications sérieuses pour l’Etat. Celui-ci ne peut plus embrayer sur le levier de l’inimitié Gamou-Alghabass. Il lui faudra mettre les bouchées doubles pour prendre sa part dans la mise en œuvre d’un accord délicat. Avec en face des groupes qui font front et qui montreront de moins en moins de patience. Autre défi : la cohésion au sein de la Plateforme, en particulier entre les composantes nomades et sédentaires. Une nouvelle géopolitique se consolide à Kidal et d’elle dépendent et la stabilité du Nord et la paix du pays. »

Attention au retour des vieux démons !

Pour le quotidien Aujourd’hui à Ouaga, « l’intrusion matinale d’hier matin dans Kidal est due à une seule hypothèse : c’est une pression du Gatia pour rappeler à la CMA que, jusqu’à présent, malgré de récents accords, ses représentants n’ont toujours pas pris pied à Kidal. En effet, jusqu’à preuve du contraire, ce sont les troupes de la CMA qui régentent la cité. Une petite aberration d’ailleurs, estime le journal, puisque ce devrait être le travail des militaires et policiers maliens. Mais, les Accords d’Alger sont passés par là. »

En tout cas, attention au retour des vieux démons, prévient Fasozine : « l’émotion des attentats de l’hôtel Radisson de Bamako est encore si vive qu’il n’est pas nécessaire de remettre le feu aux poudres au Nord du pays. Cela ne fait que retarder l’échéance de la paix si nécessaire pour faire revivre le Mali dans son intégralité. Pour ce faire, il faut espérer que la poussée de tension à Kidal se dissipe au plus vite pour laisser place à la recherche de la paix entre tous les ex-groupes rebelles. Le Mali et les Maliens de toutes les régions n’ont que trop souffert d’une crise dont les conséquences n’affectent pas que ce seul pays, mais toute la sous-région. Et peut-être bien plus. »

Vers une solution pacifique…

« On ne peut pas vivre éternellement dans cette situation de ni paix ni guerre, renchérit Le Pays, toujours au Burkina. Une situation qui plus est profite aux djihadistes qui ne ratent d’ailleurs jamais l’occasion de se rappeler aux bons souvenirs de tous les Maliens. En témoignent les actes de défiance du tristement célèbre Amadou Koufa et la sortie, pour le moins provocatrice, du patron d’Ansar Dine qui remettait ouvertement en cause l’accord de paix d’Alger qui a pourtant suscité bien des espoirs.

Certes, il est vrai que les éléments de la CMA donnent parfois l’impression de ruser avec la communauté internationale, mais il faut savoir raison garder pour que le Mali ne replonge pas dans le chaos. C’est pourquoi, estime Le Pays, Bamako, avec l’appui de la Minusma, doit peser de tout son poids pour que les discussions engagées entre les chefs du Gatia et ceux de la CMA aboutissent à une solution pacifique.

Le mieux serait d’élaborer un calendrier consensuel de retour des forces supplétives pro-gouvernementales à Kidal. Car, on se rappelle qu’avant cette nouvelle poussée de fièvre, le Gatia avait déjà menacé de descendre sur Kidal. Arrêté à Anefis sous la pression de la communauté internationale, il avait fait contre mauvaise fortune bon cœur avant de revenir par la manière que l’on sait. Ce que l’on voit aujourd’hui était donc prévisible. »

A Kidal, les armes se taisent juste le temps d’un instant entre la Gatia et la CMA

Source: Afrique sur 7 – Posté le 03/02/2016     

La Gatia, une force d’autodéfense proche de Bamako, est entrée à Kidal ce mardi 2 février. Dans le fief de l’ex-rébellion de la CMA, les frères ennemis d’hier semblent résolus à fumer le calumet de la paix.

Ce qui augurerait donc d’un retour probable de la paix au Mali, comme l’ont affirmé leurs porte-paroles à l’AFP.

La Gatia entre à Kidal sans heurts.

La Gatia est issue du grand groupe d’autodéfense, la Plateforme. Arrivés à Kidal, ce mardi 2 février, les combattants de cette milice pro-Bamako ont été bien accueillis par la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA). Ainsi que l’explique Ag Loudag Dag, le porte-parole de la Gatia : « Nous sommes arrivés hier et aujourd’hui à Kidal avec bien sûr le consentement de nos frères de la CMA. Il y a une centaine de véhicules qui sont rentrés à Kidal, environ un millier de personnes, armées ou non. »

Même son de cloche du côté de leurs hôtes du jour, si l’on se fie en tout cas aux propos de l’Honorable Hamada Ag Bibi, un membre de la CMA : « C’est vraiment la paix qui est en marche. Nos frères de la Plateforme sont avant tout des parents. Ils sont venus à Kidal avec bien sûr notre feu vert même si leur entrée a un peu fait peur à certains. »

Ce rapprochement a été matérialisé par les drapeaux de la CMA et de la Gatia qui flottaient sur les véhicules de cette force pro-gouvernementale, selon les témoignages recueillis auprès de certains éléments de la Minusma.

Loin d’être un leurre, ces forces, naguère opposées, ont mis un point d’honneur sur la nécessité d’aller à la paix. Ainsi que le souligne M. Ag Loudag Dag : « Nous voulons aller plus loin dans le processus de paix. C’est pourquoi nous avons mis sur pied plusieurs commissions de travail pour aller de l’avant. Et nous allons bien sûr participer à la structure qui va gérer la ville pour une période transitoire. »

Mali: des hommes d’un groupe pro-Bamako sont entrés dans Kidal

Par RFI Publié le 02-02-2016 Modifié le 02-02-2016 à 22:53

Des combattants pro-gouvernementaux du Gatia ont fait irruption mardi à Kidal, fief des ex-rebelles de la CMA, dans le nord du Mali. Pas d’affrontements, pas de tirs, mais depuis une situation extrêmement tendue. Cela faisait pourtant quatre mois que ces deux mouvements travaillaient ensemble à l’application de l’accord de paix et avaient fait taire les armes.

Le Gatia est entré à Kidal ce mardi matin à l’aube. Au moins une cinquantaine de pick-up chargés d’hommes en armes sont arrivés dans la ville du nord du Mali. Mais aucun affrontement n’a été signalé entre les ex-rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), qui contrôlent la ville – Kidal est même leur fief – et les combattants pro-Bamako du Gatia, qui étaient toujours dans la ville, mardi soir.

L’origine de cette irruption inattendue, c’est un désaccord sur la date et surtout sur les modalités du retour du Gatia dans la ville de Kidal. Des négociations avaient déjà été entamées sur le sujet entre les deux mouvements. C’est le degré d’implication, de représentation du Gatia dans les commissions de gestion de la ville qui pose problème.

Préserver le cessez-le-feu

Le Gatia a-t-il voulu montrer ses muscles pour peser sur ces négociations ou s’agit-il simplement d’un malentendu, comme l’affirment certains représentants ? En tout cas, des deux côtés, on joue l’apaisement. Cela faisait quatre mois que les deux mouvements, ennemis d’hier, s’étaient réconciliés.

C’est ce qu’il s’agit de préserver et c’est ce qu’on affirme des deux côtés : pas question de faire parler les armes, les discussions se poursuivent pour trouver une issue pacifique à la situation.

 Mali: un groupe pro-gouvernemental entre sans heurts dans un bastion rebelle

2 février 2016

Des centaines de membres d’un groupe armé pro-gouvernemental malien sont entrés sans violence à Kidal, bastion de l’ex-rébellion dans le nord-est du pays, ont annoncé mardi les deux parties, assurant agir en bonne intelligence.

« Nous sommes arrivés hier (lundi) et aujourd’hui (mardi) à Kidal avec bien sûr le consentement de nos frères de la CMA » (Coordination des mouvements de l’Azawad, ex-rébellion), a déclaré à l’AFP Azaz Ag Loudag Dag, un porte-parole du Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia), composante de la « Plateforme », coalition de groupes soutenant le gouvernement.

« Il y a une centaine de véhicules qui sont rentrés à Kidal, environ un millier de personnes, armées ou non », a précisé M. Ag Loudag Dag.

« C’est vraiment la paix qui est en marche. Nos frères de la Plateforme sont avant tout des parents. Ils sont venus à Kidal avec bien sûr notre feu vert même si leur entrée a un peu fait peur à certains », a confirmé à l’AFP le député Hamada Ag Bibi, un membre de la CMA.

Le général El Hadj Ag Gamou, un officier touareg loyaliste de l’armée, réputé proche du Gatia, figure parmi les personnes entrées à Kidal, selon des témoins.

Les combats entre CMA et groupes pro-Bamako, à dominante touareg de part et d’autre, se sont poursuivis à l’été 2015 malgré la signature d’un accord de paix en mai-juin entre le camp gouvernemental et l’ex-rébellion.

Mais ils ont cessé depuis la conclusion de « pactes d’honneur » entre les belligérants le 16 octobre, au terme de trois semaines de rencontres à Anéfis, près de Kidal.

« Nous sommes très contents. C’est la paix que nous voulons et c’est la paix qui arrive », a confié un témoin, joint par téléphone de Bamako.

Une source proche de la mission de l’ONU (Minusma) à Kidal a affirmé à l’AFP avoir vu mardi des drapeaux de la CMA et du Gatia, brandis ou hissés sur des véhicules.

« Nous voulons aller plus loin dans le processus de paix. C’est pourquoi nous avons mis sur pied plusieurs commissions de travail pour aller de l’avant. Et nous allons bien sûr participer à la structure qui va gérer la ville pour une période transitoire », a souligné M. Ag Loudag Dag.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes après la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Ces groupes jihadistes en ont été en grande partie chassés par l’intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

 Mali – Urgent : Le Général Gamou vient de rentrer à Kidal avec une centaine de vehicules

(c) maliactu.net – 2 février 2016

Et si le Gattia avait joué la provocation…

Des centaines de membres d’un groupe armé pro-gouvernemental malien sont entrés sans violence à Kidal, bastion de l’ex-rébellion dans le nord-est du pays, ont annoncé mardi les deux parties, assurant agir en bonne intelligence.

« Nous sommes arrivés hier (lundi) et aujourd’hui (mardi) à Kidal avec bien sûr le consentement de nos frères de la CMA » (Coordination des mouvements de l’Azawad, ex-rébellion), a déclaré à maliactu.net Azaz Ag Loudag Dag, un porte-parole du Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia), composante de la « Plateforme », coalition de groupes soutenant le gouvernement.

« Il y a une centaine de véhicules qui sont rentrés à Kidal, environ un millier de personnes, armées ou non », a précisé M. Ag Loudag Dag.

« C’est vraiment la paix qui est en marche. Nos frères de la Plateforme sont avant tout des parents. Ils sont venus à Kidal avec bien sûr notre feu vert même si leur entrée a un peu fait peur à certains », a confirmé à maliactu.net le député Hamada Ag Bibi, un membre de la CMA.

Le général El Hadj Ag Gamou, un officier touareg loyaliste de l’armée, réputé proche du Gatia, figure parmi les personnes entrées à Kidal, selon des témoins.

Les combats entre CMA et groupes pro-Bamako, à dominante touareg de part et d’autre, se sont poursuivis à l’été 2015 malgré la signature d’un accord de paix en mai-juin entre le camp gouvernemental et l’ex-rébellion.

Mais ils ont cessé depuis la conclusion de « pactes d’honneur » entre les belligérants le 16 octobre, au terme de trois semaines de rencontres à Anéfis, près de Kidal.

« Nous sommes très contents. C’est la paix que nous voulons et c’est la paix qui arrive », a confié un témoin, joint par téléphone de Bamako.

Une source proche de la mission de l’ONU (Minusma) à Kidal a affirmé à maliactu.net avoir vu mardi des drapeaux de la CMA et du Gatia, brandis ou hissés sur des véhicules.

« Nous voulons aller plus loin dans le processus de paix. C’est pourquoi nous avons mis sur pied plusieurs commissions de travail pour aller de l’avant. Et nous allons bien sûr participer à la structure qui va gérer la ville pour une période transitoire », a souligné M. Ag Loudag Dag.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes après la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Ces groupes jihadistes en ont été en grande partie chassés par l’intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

 

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