Skip to content

La visite d’Emmanuel Valls au Mali

by sur 20 février 2016

Mali: Manuel Valls très ferme face à la menace terroriste

Par RFI Modifié le 20-02-2016 à 12:03 Avec notre envoyé spécial

Le Premier ministre Manuel Valls s’est rendu à Gao, le 19 février 2016, accompagné du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, pour rencontrer les troupes français mobilisées dans le nord Mali.© MIGUEL MEDINA / AFP

« Nous sommes en guerre contre un ennemi global », a lancé le Premier ministre français vendredi 19 février à Gao, au Mali, à propos de la lutte antiterroriste. « C’est une guerre à mener dans la durée. Ça peut prendre des années. C’est peut-être même l’affaire d’une génération », a-t-il ajouté. C’est un Manuel Valls très déterminé qui s’est adressé aux troupes françaises stationnées au Nord Mali.

Symbole de la fermeté du Premier ministre : le discours sur Iyad Ag Ghali, le chef du groupe Ansar Dine. Alors qu’à Bamako, plusieurs voix, comme celles de Tiebilé Dramé, se prononcent en faveur de négociations avec ce chef jihadiste, l’entourage du Premier ministre français est catégorique : « Iyad Ag Ghali est un ennemi de la paix, c’est la cible numéro 2 de l’opération Barkhane juste derrière la cible Mokhtar Belmokhtar ».

Pourquoi cette fermeté ? Parce que, 9 mois après leur signature, les accords d’Alger commencent enfin à être mis en œuvre avec le début du processus de cantonnement des groupes armés du Nord. Si demain on négocie avec les jihadistes, eh bien ceux qui ont signé il y a 9 mois se sentiront trahis et les Maliens ne sauront plus qui est qui.

Au terme de cette visite au Mali, Manuel Valls, qui dit connaître le président malien depuis de longues années, veut croire qu’Ibrahim Boubacar Keïta est sincère dans sa volonté de faire la paix avec les groupes armés du Nord. Pour lui, le processus de réconciliation Nord-Sud est en train de s’accélérer.

Le Premier ministre français pense aussi que malgré les deux attentats de l’an dernier à Bamako, la menace jihadiste recule globalement au Mali. Et dans un an, en janvier 2017, il est sûr que le pays pourra accueillir le prochain sommet Afrique-France. Quatre ans après l’opération Serval, ce sera un « magnifique symbole » dit-il. Manuel Valls fait un pari sur l’avenir. Risqué ou pas, il assume.

Après la mort des 2 soldats maliens, Manuel Valls durcit le ton à Gao

Source: Afrique sur 7 – Posté le 20/02/2016      

Manuel Valls a foulé le sol malien depuis le 18 février dernier.

Fait insolite : à peine après avoir atterri au Mali qu’une attaque a été perpétrée dans une zone située près de Ménaka (Gao) faisant au passage deux morts dans les rangs de l’armée malienne. Le Premier ministre français est plus que jamais décidé à combattre le terrorisme, note Rfi.

Manuel Valls veut aller à l’affrontement.

Manuel Valls était à Gao (au nord du Mali) en vue de rencontrer les forces françaises de l’opération Barkhane postées dans la région. Accompagné du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le locataire de Matignon n’a pas caché toute sa colère : « Nous sommes en guerre contre un ennemi globalC’est une guerre à mener dans la durée. Ça peut prendre des années. C’est peut-être même l’affaire d’une génération. »

Manuel Valls et son cabinet ont, semble-t-il, une idée assez claire de la situation sécuritaire malienne : « Iyad Ag Ghali est un ennemi de la paix, c’est la cible numéro 2 de l’opération Barkhane juste derrière la cible Mokhtar Belmokhtar. »

Dès son arrivée à Bamako (la capitale du pays) et après avoir été reçu par le chef de l’Etat malien, Ibrahim Boubacar Keïta, il a évoqué l’accord de paix d’Alger. Selon lui, cet accord dont il se porte garant est le moyen le plus sûr de parvenir à la paix. Il a exhorté les différents protagonistes à se l’approprier.

Les bourdes que Manuel Valls devra faire oublier au Burkina Faso

Par Morgane Le Cam – Le Monde.fr – Le 20.02.2016 à 05h30

C’était il y a un mois. Quatre jours après les attentats de Ouagadougou ayant fait trente morts et près de 70 blessés, le premier ministre Manuel Valls affirme que les attaques ont été perpétrées par six agresseurs. « Trois ont été tués et trois sont encore recherchés », déclare le premier ministre lors de la séance de questions au gouvernement. À Ouagadougou, c’est la stupeur. Le bilan des autorités burkinabées diverge et fait état de trois assaillants, tous abattus.

« Nous avons été surpris et nous nous sommes posé beaucoup de questions », explique Denis Zoungrana, rédacteur en chef par intérim de la très populaire radio burkinabée Omega. « Cela voulait-il dire que les autorités françaises avaient la main mise sur les opérations et disposaient d’informations que les autorités burkinabées n’avaient pas ? ». Finalement, l’information donnée par Manuel Valls s’avérera erronée. Les terroristes n’étaient que trois, comme l’avaient précédemment annoncé les autorités burkinabées.

Mais à Ouagadougou, la bourde médiatique passe mal. D’autant plus que quelques jours plus tôt, un autre message du premier ministre français avait déjà créé la polémique : « Pourquoi exprimer son soutien seulement aux familles des victimes françaises ? Les morts d’autres nationalités n’ont-elles pas de valeur ? », s’agace Célestin Sawadogo, un jeune burkinabé de 25 ans. Sur les trente personnes tuées par les terroristes, trois sont de nationalité française.

Mais ce tweet sur fond de mini-polémique est vite oublié. De Manuels Valls, les regards burkinabés se tournent vers Gilles Thibault. « Pas de femmes parmi les assaillants tués », tweete l’ambassadeur de France au Burkina Faso. Quelques heures plus tôt, le ministère de la sécurité intérieure burkinabé avait pourtant affirmé le contraire. « L’opinion nationale n’a pas apprécié. Ce n’était pas à l’ambassadeur de communiquer sur ce point. Il aurait dû attendre etlaisser Simon Compaoré, le ministre de la sécurité, le faire », explique Denis Zoungrana. Interviewé par la radio Omega quelques jours plus tard, Gilles Thibault tentera de se justifier : « Je l’ai dit pour éviter que la rumeur gonfle sur les réseaux sociaux et ensuite dans les médias. C’était une information clé et c’était normal que je le dise. »

Un message caché pour le maintien des troupes françaises ?

En réaction, certains médias burkinabés parlent de « guerre de communication » entre les autorités burkinabées et françaises. D’autres vont plus loin et analysent ces annonces médiatiques comme des messages destinés à confirmer la nécessité de la présence des troupes françaises au pays des hommes intègres. « En démontrant que les autorités burkinabées n’ont pas, par leurs propres capacités, les bonnes informations, les dirigeants français entendent certainement prouver le caractère indispensable de leurs forces dans le pays », note le quotidien Le Pays dans un article paru le 21 janvier dernier. « Ils lèvent quelque peu diplomatiquement, un coin de voile sur le danger que pourrait représenter un éventuel départ des forces françaises, pour la sécurité du Burkina et de son peuple […] Il n’est un secret pour personne que certaines organisations de la société civile burkinabée et non des moindres, réclament le départ pur et simple des forces étrangères du Burkina. »

Comme Le Pays, d’autres médias burkinabés ont dressé la même analyse. Pour autant, celle-ci est loin d’être majoritaire. « Aujourd’hui, on essaie simplement de comprendre », assure Denis Zoungrana. « Il faut que tout le monde tourne la page et je ne vois pas pourquoi les autorités burkinabées tiendraient compte de ces couacs. Le Burkina Faso n’a jamais été autant menacé qu’aujourd’hui. Plus que jamais, notre pays a besoin de l’appui de ses amis dont la France fait partie. »

Qu’importe les couacs, le premier ministre français dont l’avion devrait atterrir ce samedi 20 janvier en milieu de matinée à Ouagadougou, reste très attendu.

GILLES THIBAULT, ambassadeur de France au Burkina : « La présence de militaires français au Sahel contribue à minimiser la menace terroriste»

Propos recueillis par la Rédaction en collaboration avec Vita/Afroline (Italie)

Le Premier ministre français, Manuel Valls, arrive à Ouagadougou demain 20 février 2016 pour une visite éclair. A cette occasion, nous avons voulu en savoir davantage sur la coopération entre le Burkina Faso et la France, en rencontrant Gilles Thibault, ambassadeur de France au Burkina Faso. Son Excellence est revenu sur les attaques terroristes du 15 janvier au cours desquelles sont intervenues les troupes françaises présentes au Burkina.

Manuel Valls arrive à Ouagadougou. Quels enjeux le Burkina Faso représente-t-il aujourd’hui pour la France dans la sous-région ?

Le Premier ministre, Manuel Valls, vient demain à Ouagadougou pour témoigner de son soutien et de sa solidarité aux autorités et au peuple burkinabè, à la suite des terribles attentats du 15 janvier dernier. Le Premier ministre sera reçu par le Président du Faso. Manuel Valls tient à apporter son soutien aux nouvelles autorités burkinabè et leur assurer que la France restera pleinement engagée pour le développement et la sécurité du Burkina Faso.

Pour la France, le Burkina Faso est un pays ami et un partenaire précieux. Depuis l’insurrection populaire d’octobre 2014, le Burkina a montré l’exemple, à l’Afrique et au monde, son attachement à la liberté et à la démocratie.

Combien étaient les assaillants du Cappuccino selon les renseignements français, d’autant plus qu’il y a eu une polémique entre les autorités burkinabè et françaises sur le nombre de djihadistes du 15 janvier 2016 ?

Je pense qu’il ne faut pas entretenir ce genre de polémique sur un évènement aussi grave, aussi violent et aussi douloureux. L’essentiel est que les trois assaillants aient été neutralisés. Je tiens surtout à m’incliner devant la mémoire des trop nombreuses victimes, et apporter mon plus sincère soutien aux blessés.

L’enquête judiciaire actuellement en cours permettra de savoir de quelles complicités les trois terroristes ont pu éventuellement bénéficier.

Quel est le rôle exact que les forces spéciales françaises ont joué dans l’assaut mené contre les terroristes qui ont attaqué Ouagadougou le 15 janvier 2016 ?

A la demande du Président du Faso, les forces spéciales françaises sont intervenues, en appui aux unités burkinabè déployées. La coordination, sur le terrain, entre les forces burkinabè et françaises a été excellente et a permis de mettre fin à cet enfer.

Quel dispositif pratique la France compte-t-elle apporter au Burkina Faso dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ?

La France lutte contre le terrorisme au Sahel grâce au dispositif militaire Barkhane. La force Barkhane comporte 3500 militaires, déployés surtout au Tchad et au Mali. Nous avons aussi un détachement de Barkhane au Burkina Faso, qui regroupe environ 300 militaires qui opèrent surtout au Nord du Mali.

L’armée française travaille main dans la main avec l’armée burkinabè pour lutter contre la barbarie terroriste. Le Burkina Faso a déployé deux bataillons au sein de la force des Nations Unies au Mali, ce qui fait du contingent burkinabè le premier contingent de la MINUSMA.

La France aide aussi l’armée burkinabè à monter en puissance pour pouvoir faire face à cette menace terroriste. Nous sommes déterminés à poursuivre notre coopération, sur le terrain et en matière de formation, avec l’armée burkinabè.

Au lendemain des attaques djihadistes au Burkina Faso, les syndicats ont réaffirmé leur volonté de voir les forces étrangères quitter le pays. Comment réagissez-vous à cette sortie ?

La présence du détachement militaire français au Burkina Faso est encadré par un accord signé entre l’Etat du Burkina Faso et l’Etat français. La présence de militaires français au Sahel contribue à diminuer la menace terroriste qui, sans cela, serait malheureusement bien pire. Souvenons-nous du Mali en 2012, avant l’intervention militaire française. Les groupes terroristes cherchent à montrer leur force et à gagner des territoires en Afrique. Seule une action collective et déterminée permettra de mettre fin à cette ignoble barbarie.

Manuel Valls à Bamako : la lutte contre les terroristes est un « combat contre la barbarie »

19 février 2016 à 09h28 – Par Jeune Afrique avec AFP

Le Premier ministre français Manuel Valls a qualifié jeudi soir à Bamako la lutte contre le jihadisme de « combat contre la barbarie », assurant que son pays se portait garant de l’accord de paix au Mali.

« Aujourd’hui la réconciliation est en marche », s’est félicité Manuel Valls, arrivé à Bamako dans la soirée, jeudi 18 février, accompagné de son ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, en référence à l’accord de paix signé en mai-juin 2015 par le camp gouvernemental et l’ex-rébellion à dominante touarègue.

« La France continue à se porter garante de cet accord », a-t-il souligné, lors d’une rencontre avec la communauté française, après un premier entretien avec le président malien Ibrahim Boubacar Keïta. « Il faut défendre la liberté. La France est engagée pleinement et totalement, c’est un combat essentiel de l’humanité contre la barbarie », a affirmé Manuel Valls.

Gao et Ouagadougou après Bamako

« Le combat se poursuit aujourd’hui avec l’opération Barkhane. Barkhane est un succès reconnu partout dans le monde », s’est félicité le Premier ministre français, en référence au dispositif de lutte contre les jihadistes qui a remplacé Serval depuis août 2014 et dont le rayon d’action s’étend à l’ensemble sahélo-saharien.

La visite de Manuels Valls au Mali se poursuit vendredi, avec notamment un déplacement à Gao, où se trouve la principale base de Barkhane dans le pays, puis il se rendra samedi au Burkina Faso, où il rencontrera le nouveau président, Roch Marc Christian Kaboré, à Ouagadougou, frappé, comme Bamako deux mois auparavant, par un attentat jihadiste meurtrier le 15 janvier dernier.

Le Premier ministre français à Bamako : « La France et le Mali luttent ensemble contre le terrorisme »

A.KEITA – L’Essor – vendredi 19 février 2016 

Le Premier ministre français, Manuel Valls, a entamé hier soir une visite de deux jours dans notre pays au cours de laquelle il sera question essentiellement de défense, de sécurité et de développement économique. C’est à 19h 35 que l’avion du chef du gouvernement français s’est posé sur le tarmac de l’aéroport international Modibo Kéita de Senou. Il a été accueilli par son homologue Modibo Kéita en présence d’autres membres du gouvernement.

Après le cérémonial d’accueil, les deux chefs de gouvernement sont montés au palais présidentiel de Koulouba où les attendait le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita. Le Premier ministre français est accompagné d’une forte délégation comprenant notamment le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian.

A l’issue d’une demi-heure d’entretien, le chef de l’Etat a élevé Manuel Valls à la dignité de Grand officier de l’Ordre national du Mali. L’audience entre le président Keita et le Premier ministre français s’est déroulée en présence du chef du gouvernement Modibo Keita, du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de l’Intégration africaine Abdoulaye Diop et du ministre de la Défense et des Anciens combattants Tiéman Hubert Coulibaly. Côté français, Manuel Valls avait à ses côtés son ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et l’ambassadeur de France au Mali Gilles Huberson.

Dans une déclaration à la presse après son entretien avec le chef de l’Etat, le Premier ministre français a indiqué que la France a la volonté de poursuivre son engagement dans la lutte contre le terrorisme au Mali. « La lutte contre le terrorisme, contre la violence, c’est un combat commun que nous menons avec le Mali depuis trois ans. Il y a un résultat qu’il faut saluer car la démocratie est aujourd’hui de nouveau au Mali et la réconciliation est en marche. C’est cela qui me paraît important. Mais nous devons faire le point de tout ce qui pourrait être amélioré pour gagner en efficacité contre ces groupes terroristes qui cherchent à frapper les valeurs communes que nous partageons avec le Mali », a-t-il déclaré.

Sur la question relative au retour de l’armée malienne à Kidal, le Premier ministre français a répondu : «Le Mali est un pays pleinement souverain. Ses forces combattent courageusement le terrorisme. Elles ont notre soutien. On aura l’occasion d’évoquer ce sujet avec le président Kéita après avoir rencontré la communauté française ». Par rapport aux questions de développement, Manuel Valls a indiqué que le Mali est sur le bon chemin.

Aujourd’hui, le Premier ministre français se rend à Gao en principe en compagnie du ministre de la Défense et des Anciens combattants, Tiéman Hubert Coulibaly. Il rencontrera les troupes françaises basées dans la cité des Askia et s’entretiendra sur situation sécuritaire par le commandant de l’opération Barkhane, le général Brethous qui lui présentera aussi la composante des forces terrestres. Manuel Valls prononcera ensuite un discours devant les troupes françaises.

De retour à Bamako cet après-midi, le Premier ministre français aura un entretien avec le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, Mahamat Saleh Annadif au quartier général de la MINUSMA. Manuel Valls rencontrera également le commandant l’EUTM, le général Werner Albel. C’est demain matin que le chef du gouvernement français quittera notre pays à destination du Burkina Faso.

Manuel Valls à Bamako se dit satisfait de l’engagement du Mali contre le terrorisme

AFRICAHOTNEWS.COM  | Vendredi, 19 Février 2016 | Commenter |Imprimer

Au Mali depuis hier jeudi 18 février, le chef du gouvernement français Manuel Valls a été accueilli par le président malien Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Le Premier ministre français a félicité le Mali pour son engagement dans la lutte contre le terrorisme et a réaffirmé le soutien de la France.
Arrivé dans la capitale malienne, le Premier ministre français, Manuel Valls était accompagné du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. « Aujourd’hui, la réconciliation est en marche », estime Manuels Valls qui assimile la lutte contre le jihadisme à un « combat contre la barbarie ».

Rassurant le Mali du soutien de la France, M. Valls a indiqué que son pays se porte garant de l’accord de paix en vigueur au Mali, d’autant plus que la France intervient militairement dans ce pays depuis 2013.

Ce vendredi, la délégation française est attendue à Gao, au nord du Mali. Il y visitera la base de Barkhane situé dans cette ville qui se veut la plus grande au Nord du pays. Ensuite, Manuels Valls et sa suite se rendront à Ouagadougou où les attend le président burkinabè Roch Kaboré. Manuel Valls, en visite de 48 heures à Bamako, a assuré que la France continuera de se porter garante de l’accord de paix signé en mai-juin dernier entre Bamako et les groupes rebelles.

Le Premier ministre français Manuel Valls a salué, jeudi soir à Bamako, “la réconciliation en marche” au Mali, où les forces françaises interviennent depuis 2013 pour déloger des groupes armés.

Valls s’est adressé à la communauté française, après un premier entretien avec le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, dès son arrivée au Mali, première étape d’une tournée régionale qui le conduira également au Burkina Faso samedi, a rapporté un correspondant de Anadolu.

“Aujourd’hui la réconciliation est en marche”, s’est félicité le chef du gouvernement français qui s’exprimait dans les jardins de la résidence de l’ambassadeur de France à Bamako, accompagné du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian pour, une visite de 48 heures.

Malgré la difficile mise en œuvre de l’accord signé à Alger en mai- juin dernier entre Bamako et les groupes armés du nord Mali, le Premier ministre français a affirmé que «la France continuera de se porter garante de cet accord».

Valls a également qualifié, la lutte contre le «djihadisme» de «combat contre la barbarie».

La France livre «un combat essentiel de l’humanité contre la barbarie», a insisté le Premier ministre rappelant, entre autres, l’opération française Serval, lancée en janvier 2013 pour déloger les «djihadistes» qui contrôlaient des pans entiers du Nord-Mali.

«Le combat se poursuit aujourd’hui avec l’opération Barkhane. Barkhane est un succès reconnu partout dans le monde», a-t-il souligné, en référence au dispositif de lutte qui a remplacé Serval depuis août 2014 et qui couvre la région du Sahel.

Félicitant la communauté française d’être restée au Mali malgré les deux attentats qui ont frappé Bamako l’an passé, Valls a assuré qu’ «une grande partie du destin de la France se joue en Afrique. »

Selon le programme de sa visite communiqué à Anadolu par la Présidence malienne, Manuel Valls devrait se rendre, vendredi, dans la ville de Gao (Nord) où il ira à la rencontre des soldats français appartenant à « Barkhane ».

Son départ pour Ouagadougou, où il rencontrera le nouveau président, Roch Marc Christian Kaboré, est prévu samedi, selon la même source.

Ces deux visites s’inscrivent, “dans le contexte des attentats qui ont récemment frappé ces deux pays”, dit un communiqué du Gouvernement français, émis le 9 février.

Le Mali et le Burkina Faso avaient en effet été ciblés par des attaques terroristes sans précédent, ayant fait une trentaine de morts le 15 janvier à Ouagadougou, et une vingtaine de morts à Bamako le 20 novembre dernier.Bamako

Mali – Valls et Le Drian mobilisés pour la « campagne de Bamako »

Manuel Valls et Abdoullah Coulibaly. © Frédéric Reglain

C’est pour assurer que la France est bien «garante de la stabilité et de la paix au Mali » et déterminée à   « lutter contre la barbarie » que Manuel Valls était à   Bamako hier soir. Après un entretien avec le président Ibrahim Boubacar Keïta, le Premier ministre s’est adressé à   la communauté française, encore sous le choc de l’attaque contre l’hôtel Radisson Blu de Bamako, le 20 novembre dernier.

Priorité du gouvernement, la situation au Mali sera aussi l’un des arguments de la campagne présidentielle de 2017 en France. Elle illustrera la capacité du Président sortant à   accomplir sa mission : « gagner la paix au Mali».

L’intervention militaire lancée par François Hollande en 2013 apparaitra en contraste avec celle de son prédécesseur Nicolas Sarkozy deux ans plus tôt en Libye. D’un coté la stabilité et de l’autre, le chaos.

Une photo de famille à   Bamako ouvrira la campagne de 2017

La mise en image de cet argument de campagne est déjà   toute trouvée. Le sommet Afrique France se déroulera en Janvier 2017? à   Bamako. Le probable futur candidat Hollande s’y affichera en «ami africain» entouré de tous les chefs d’Etats du continent. Si tout se passe comme prévu, cette photo de famille ouvrira la campagne présidentielle de 2017.  Elle sera prise dans la capitale du Mali, symbole d’une belle réussite militaire et politique française. Le Sommet se déroulera en plus 4 ans jour pour jour après le lancement de l’opération Serval le 11 janvier 2013 et? deux après l’attentat à   Paris contre Chalie Hebdo.

C’est dire la pression exercée sur Abdullah Coulibaly, le Coordinateur national du Comité d’organisation du Sommet. Ingénieur de formation, cet ancien consultant international a créé l’Institut des Hautres Etudes du Management.

Mali : les jihadistes tuent 2 soldats et envoient un signal fort à Manuel Valls

Source: Afrique sur 7,Posté le 19/02/2016    

Le Mali peine toujours à sortir du climat d’insécurité. Après les récentes attaques de Kidal et Tombouctou qui ont visé des positions de la Minusma, c’est au tour de deux soldats maliens de payer les frais de la barbarie dont font preuve les groupes jihadistes, nous dit BBC. L’attaque de ce jour intervient alors que Manuel Valls séjourne dans le pays depuis hier.

Le Mali victime encore d’une attaque terroriste.

Le Mali souhaite retrouver son intégrité territoriale en ramenant la paix et la sécurité sur toute l’étendue de son territoire. Mais ce rêve longtemps nourri par Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) et les autorités de Bamako semble bien loin de se réaliser. Et pour cause, deux soldats issus des rangs des forces armées maliennes (Fama) ont été froidement abattus ce matin près de Ménaka et cela au cours d’une opération militaire montée de toute pièce par l’un des nombreux groupes jihadistes qui pullulent dans la région de Gao (Nord-Mali).

L’attaque n’a pas encore été revendiquée mais le bilan en dit long sur l’intensité de ce raid surprise :deux soldats tués, un blessé, du matériel militaire emporté par les assaillants. Présent au Mali depuis ce jeudi, le Premier ministre français, Manuel Valls a déclaré juste après avoir foulé le sol malien : « Aujourd’hui la réconciliation est en marche. Le combat se poursuit aujourd’hui avec l’opération Barkhane. Barkhane est un succès reconnu partout dans le monde. »

 La visite à Gao de Manuel Valls endeuillée par la mort d’un soldat malien à Menaka

Source: lemonde – Posté le 19/02/2016    

Un point de contrôle de l’armée malienne a été attaqué très tôt, ce vendredi 19 février, à Menaka, une localité érigée à la mi-janvier 2015 en région administrative par les autorités de Bamako. L’incident est survenu aux environs de 5 heures du matin, a assuré au Monde Afriqueune source locale, et ne visait que les forces de sécurité maliennes. Après avoir tué un militaire malien et fait de nombreux blessés, les assaillants, probablement des djihadistes, ont fui avec un butin composé de deux véhicules pick-up et d’un important matériel militaire.

Même si elle confirme l’attaque matinale sur les positions de l’armée malienne à Menaka, la force onusienne présente au Mali, qui avait depuis la signature, en mai 2015, de l’Accord d’Alger renforcé sa présence dans la localité, s’est refusé à tout commentaire et évite d’entrer dans les détails de cet assaut. « L’attaque visait l’armée malienne. Ça ne concernait qu’eux, et pas nous ! », a lancé Achoura, porte-parole de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma) qui n’a pas manqué de rappeler sa mission de neutralité.

Attaques sporadiques

En prélude au communiqué officiel attendu à la télévision nationale du Mali, le conseiller à la communication du ministère malien de la défense, Diarran Koné, pointe du doigt les groupes terroristes qui, dit-il, sèment un déluge de feu au nord du Mali. Menaka reste en proie à des attaques sporadiques meurtrières.

Selon des sources locales, la centaine de soldats que compte l’armée aurait riposté, en vain. Cette attaque est survenue à 300 km de Gao, où le premier ministre français, Manuel Valls, effectue ce vendredi une visite auprès des forces françaises de l’opération « Barkhane » déployées au Mali dans le cadre de la lutte anti-terroriste. L’assaut n’a pas encore été revendiqué.

Advertisements
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :