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Les vérités du Forum de Bamako

by sur 20 février 2016
À travers les liens ci dessous, le 16e forum comme si vous y étiez grâce à la télévision camerounaise VOX AFRICA.

Abdoullah COULIBALY – President FFB – www.forumdebamako.com

1- http://www.voxafrica.com/info/video/0_7o3t4167/mali-16e-edition-du-forum-de-bamako/

2- http://www.voxafrica.com/info/video/0_a8elnsb7/mali-forum-de-bamako/

3– http://www.voxafrica.com/info/video/0_f12neenn/mali-16eme-edition-du-forum-de-bamako/

Forum de Bamako : Des spécialistes balisent le chemin d’une Afrique émergente

Ousmane Ballo – Le Challenger – 23 février 2016

Du 18 au 20 février 2014, a lieu la 16ème édition du Forum de Bamako à l’Hôtel Salam sur le thème : « L’Afrique entre chaos et émergence ». Durant 3 jours, les panelistes ont débattu avec les invités, plusieurs thématiques consacrées relatives au développement et à l’émergence du continent africain.

« L’Afrique : continent du chaos ? » ; « Prospective et enjeux démographiques de l’Afrique » ; « Les enjeux sécuritaires de la migration et des changements climatiques » ; « Jeunesse et entreprenariat : clés de l’émergence de l’Afrique » ; « Contribution de la femme en tant qu’opératrice économique à l’émergence de l’Afrique : cas du Mali » ; « Gouvernance Numérique, modernisation des services publics et proximité des services publics » ; « Paix, sécurité et développement dans la bande sahélo-saharienne : l’Afrique face aux enjeux sécuritaires » ; « Accélérer l’intégration régionale pour soutenir la croissance économique » ; « Vers de nouveaux espaces intégrés et de nouvelles opportunités économiques », voilà autant de thématiques qui ont été débattues lors de ce forum par les spécialistes en la matière.

Selon Pr. N’Dioro N’DIAYE, Présidente de l’Alliance pour la Migration, depuis les années 90, le Sahara est devenu le territoire d’importants mouvements migratoires. En dépit des obstacles politiques et économiques auxquels les pays sont confrontés, des dizaines de milliers de migrants originaires des pays subsahariens traversent chaque année l’Afrique du nord pour atteindre l’Europe. « Et si nous ne faisons pas attention, nous risquerons d’avoir un problème de gestion de la population dans un avenir proche. Ce qui pourrait aggraver le problème sécuritaire en Afrique. Aucun chef d’Etat africain n’est parti à la Vallette avec un discours clair pour exposer ses besoins sur l’éventuelle gestion de la migration. Il faut que les africains prennent leur dignité et leurs responsabilités en main », a-t-elle précisé.

Pour Dr Bakary SAMBE, Directeur de l’Observatoire des Radicalismes et Conflits Religieux en Afrique (ORCRA), l’Afrique a beaucoup subi de la colonisation. « Nous sommes donc une industrie des impérialistes cachés derrière l’islamisation.

L’Afrique importe et formalise l’éducation occidentale, sans faire de suivi pédagogique et idéologique et délaisse la sienne qui génère ses valeurs et des idéologies communes à ses réalités. Au lieu de laisser nos enfants être des consommateurs d’idéologies importées, nous devons exporter nos alternatives», a-t-il souligné.

La cérémonie d’ouverture présidée par le Premier ministre Modibo Kéita, avait regroupé plusieurs membres du Gouvernement, des partenaires techniques et financiers ainsi que des participants venus de l’intérieur comme de l’extérieur.

Ainsi dans son discours d’ouverture, le Premier ministre avait demandé aux organisateurs du forum de réfléchir sur les conditions qu’il faut réunir pour que l’Afrique devienne un continent émergent. Pour ce faire, Modibo Kéita avait invité les participants à faire de la paix et de la sécurité, la priorité des priorités. « Entre le chaos et l’émergence, choisissons le développement et l’émergence de l’Afrique dans la paix et la stabilité », avait-il dit.

Modibo Keita lors du 16eme forum de Bamako : «Nous avons aussi été victimes des décisions prises en dehors de nous»

Par Bakary SOGODOGO – Le Prétoire – 22 février 2016
Modibo Keita lors du 16eme forum de Bamako : «Nous avons aussi été victimes des décisions prises en dehors de nous»

Jeudi dernier, au Centre international de conférence de Bamako, le Premier ministre malien n’est pas passé par quatre chemins pour dénoncer l’absence du continent africain lors de la prise de bien de décisions qui le concernent. Toujours est-il que de l’avis de Modibo Keïta, l’Afrique ne doit pas être considérée comme étant la seule responsable de sa propre situation.

«L’Afrique entre chaos et émergence», tel était le thème de la 16ème édition du Forum de Bamako sur laquelle les rideaux furent tirés ce samedi 20 février 2016. Durant 3 jours, cette rencontre de haut niveau a planché sur un certain nombre de défis qui se posent au continent africain, notamment la migration, le radicalisme religieux, le chômage des jeunes, l’entrepreneuriat jeune, les liens entre l’Etat et les citoyens, la qualité des services publics, entre autres. Au terme des travaux qui se sont déroulés à l’hôtel Salam, les participants, venus des quatre coins du monde,  ont fait une synthèse de leurs débats, assortie de propositions qui pourraient inspirer les actions des décideurs, aussi bien publics que privés.

Choisir entre chaos et émergence

Cette 16ème édition, parrainée par le président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, s’était ouverte le jeudi 18 février 2016, sous le haut patronage du Premier ministre malien. Devant un parterre de personnalités et de jeunes, ce dernier a souligné le contexte sécuritaire difficile dans lequel se tient cette édition du Forum, tout en ayant une pensée pieuse envers les victimes maliennes et étrangères qui sont tombées, dit-il, sur le champ de l’honneur. Au regard du nombre et de la qualité des participants, Modibo Keïta a estimé que cette 16ème édition du Forum de Bamako était un «adolescent précoce». Aussi, après avoir souligné la pertinence du thème de la rencontre, le chef du gouvernement a-t-il indiqué que l’une des conditions que le continent africain doit réunir pour assurer son développement, c’est de faire en sorte que tout ne soit pas prioritaire au même moment. Ce, en faisant des choix courageux. «En améliorant les méthodes de travail, en faisant des choix et en nous préoccupant de la qualité et non de la quantité du travail, nous pouvons démentir les préjugés au sujet du continent africain», a-t-il suggéré.

L’autre condition que l’Afrique se doit de remplir de l’avis de M. Keïta, c’est d’instaurer la paix et la sécurité. Le Premier ministre Keïta s’est par ailleurs dit convaincu d’une chose, c’est que tant qu’il n’y a pas une masse critique dans tous les domaines, il y a un risque que les efforts de développement de notre continent soient vains. Partant, il a proposé que le Forum de Bamako se penche sur son propre parcours pour mesurer l’impact de sa production intellectuelle sur le devenir de l’Afrique. Pour revenir au thème de cette 16ème édition du Forum, Modibo Keïta a suggéré qu’entre le chaos et l’émergence, nous choisissions l’effort, la créativité et le développement équilibré, dans la paix et la sécurité. Quoi qu’il en soit, M. Keïta estime que le continent africain ne devrait pas être pris pour seul responsable de sa situation. «Nous avons notre part de responsabilité, mais nous avons été aussi victimes des décisions prises en dehors de nous», a-t-il clarifié.

Auparavant, le patron de la Minusma s’était dit convaincu que les conclusions du 16ème Forum de Bamako aideront les dirigeants à prendre des décisions à même de conduire le continent africain à l’émergence. Tout en mettant l’accent sur les efforts de la mission onusienne en faveur de la paix au Mali, Mahamat Salef Annadif a laissé entendre que l’ONU doit être ce socle sur lequel doivent se bâtir la paix et la sécurité, indispensables au développement de l’Afrique.

Le chaos, «pas une option»

De son côté, l’Ambassadeur de France au Mali, Gilles Huberson, a affirmé que son pays fait d’autant plus confiance en la capacité du continent africain à émerger qu’une Afrique en déshérence constitue une menace pour le monde. «D’ailleurs, avons-nous le choix ? Non ! Le chaos n’est pas une option», a souligné le diplomate. Il a ensuite souligné les efforts que la France déploie dans la cadre de la recherche de la sécurité sur le continent. Ce, à travers notamment la mise en place de la force Barkhane. De son avis, il ne saurait y avoir de croissance sans sécurité. Dans le domaine de la coopération militaire, M. Huberson s’est félicité de la montée en puissance des forces armées maliennes qui, selon lui, sont loin de ce qu’elles étaient il y a trois ans. Pour l’Ambassadeur français, le développement de l’Afrique passe par un certain nombre d’éléments, dont la démocratie, l’éducation, le renforcement du secteur privé et les infrastructures.

Pour sa part, le président de la Fondation du Forum de Bamako, Abdoullah Coulibaly, a noté que le Forum s’améliore et s’institutionnalise au fil des années. Dans un monde en pleine mutation, M. Coulibaly a donné quelques pistes de réflexion sur le développement de l’Afrique, tout en mettant en exergue les opportunités qui s’offrent à elle. Selon lui, notre continent ne doit plus se lamenter de son retard, mais il doit plutôt avancer et surprendre le monde.

 

Forum de Bamako : Trois femmes mettent le feu dans la salle et cassent tout

Par Boukary Daou – lerepublicainmali – Date: 22 Février 2016

Lors des débats à l’hôtel Salam où le forum s’est transporté après la cérémonie d’ouverture dans la matinée du vendredi 19 février, trois dames, toutes pétries dans un moule d’activiste ou de mouvementiste, ont rendu l’air électrique dans la salle. Il s’agit respectivement de Reckya Madougou, anciennement plusieurs fois ministre au Bénin, de Fatoumata Siré Diakité ancienne Ambassadeur du Mali en Allemagne, et de Hawa Dème, leader féminine qui porte haut la voix de la femme.

Quand il s’agit de programme de capacitation, à l’endroit des femmes ou des jeunes, Mme Reckya Madougou est sans réserve. Former des jeunes plutôt que construire des routes qui engloutissent des milliards et qui ne durent pas. Pour elle investir dans la jeunesse reste la voix du salut car sinon l’Afrique ne s’en sortira jamais.

« On voit des sociétés étrangères venir construire des routes chez nous, puis exporter nos ressources ». Les 3 « C » qui servent de prétexte, à savoir, Commodity, Consommation et Corridor n’ont évidemment aucun secret pour Reckia Madougou. Elle plaide pour un inversement des investissements vers les jeunes et les femmes plutôt que dans tous les autres secteurs.

Modérateur du panel « Jeunesse et entreprenariat : clés de l’émergence de l’Afrique », le ministre malien Mahamane Baby, de l’Emploi, de la Formation professionnelle

et de la Construction citoyenne, a indiqué que son département certes stratégique ne dispose cependant que de 0,5 % du budget national. Alors qu’avec l’équivalent de 50 km de goudron, il pouvait s’occuper de 100 000 jeunes. Il n’en fallait pas plus pour provoquer l’ire de Hawa Dème dont l’appel a été pressant : « qu’attendons-nous ? », interpelle-t-elle. Et la volonté politique, que signifie-t-elle, et le président Ibrahim Boubacar Kéita devait l’entendre. Si on laisse ces politiques et si on ne s’occupe pas rapidement d’eux c’est l’avenir qui sera compromise.

Peut-on attendre et regarder ? Le courage politique vient de qui ? Que doit faire la société civile ? A ces interrogations, sa collègue béninoise Reckya Madougou rebondit : « Si vous laissez faire la politique elle vous fera », invitant tout le monde à se réveiller, et à se tenir debout. Il ne restait plus qu’une cerise sur le gâteau qui a été apporté par Foutamata Siré Diakité, qui a dressé le constat implacable de la ressemblance à la République du Gondouana de Mahamane de RFI.

Dans la République de Gondouana de Fatoumata Siré, « tous les ministres et les chefs des Institutions ont construit chacun, devant sa maison une route goudronnée, pour éviter la poussière d’entrer dans leur salon. Comme s’ils étaient coupés du reste du pays. Chaque ministre a devant sa porte une route goudronnée », s’est elle plainte pour apporter des graines au moulin de ses collègues. Si le forum de Bamako n’existait pas, il aurait fallu le créer.

 

Forum de Bamako : DE BONNES RAISONS DE CROIRE EN L’AFRIQUE

Les rideaux sont tombés samedi sur les travaux de la 16è édition du Forum de Bamako. La cérémonie de clôture était présidée par le président et initiateur du Forum, Abdallah Coulibaly, en présence du Pr Alioune Sall, invité d’honneur de la rencontre. Durant trois jours, les participants venus d’Afrique et d’ailleurs dont de grands chercheurs et universitaires, des représentants du monde de la finance et du secteur privé, des étudiants, etc., ont échangé sur divers thématiques se rapportant au thème central de la rencontre à savoir : « l’Afrique entre chaos et émergence ».

A travers 9 panels, la rencontre a pu passer en revue toutes les entraves au développement du continent noir. Les panels ont planché sur des thèmes comme la migration, les enjeux sécuritaires et économiques, le radicalisme religieux, le chômage notamment celui des jeunes, le développement de l’entrepreneuriat jeune, la qualité des services publics et les liens entre l’Etat et les citoyens, le progrès de l’intégration régionale, le genre, la gouvernance, ou encore les TIC.

Concernant, par exemple, l’opportunité qu’offrent les TIC en Afrique, il ressort queparmi les nombreuses mutations qui permettent au continent de s’imposer comme celui de la croissance figure l’essor de la sphère digitale, synonyme de développement économique et social. Selon Gilles Babinet de Digital Champion de France auprès de la Commission européenne, « la croissance africaine s’est réveillée avec l’émergence des réseaux de télécommunication ». Le continent est aujourd’hui doté d’un très fort potentiel, tant en termes de nombre d’utilisateurs que d’accès aux offres les plus innovantes, a souligné le conférencier qui a ajouté que c’est pour répondre à de nouvelles habitudes de consommation, ainsi qu’à un besoin de réactivité et d’inter-connectivité que l’ensemble des acteurs économiques sont en train de prendre part à cette révolution.

Les nouvelles technologies en Afrique touchent tous les secteurs d’activités : l’industrie, la finance, les matières premières mais aussi et surtout l’agriculture, la santé, les déplacements, les énergies renouvelables et bien sûr l’éducation. Grâce aux TIC, des perspectives incroyables se dessinent et plus particulièrement en Afrique grâce à deux leviers : l’accès à l’information et les services qu’offre le mobile, a indiqué Gilles Babinet.

Pour lui, le marché est passé à une étape de renouvellement avec l’arrivée des « Smartphones low cost ». La deuxième phase de cette révolution du télécom offrira l’accès à des applications plus inclusives pour des centaines de millions d’utilisateurs.

S’agissant des services qu’offre aujourd’hui le mobile, le plus marquant est le mobile Banking qui a démocratisé l’accès à la bancarisation. Le mobile Banking et les PME sont en train d’intégrer, petit à petit, toutes les couches sociales. De même, de nouveaux marchés s’ouvriront à travers notamment l’assurance, l’épargne ou le micro-crédit. « L’Afrique est le continent le plus avancé en Mobile Banking », a fait remarquer le conférencier.

Il a aussi expliqué que l’émergence des réseaux sociaux en Afrique permet principalement l’échange d’information et donc le contact entre usagers. Cela concerne les entreprises, les particuliers, les organisations avec un accent particulier sur le mode collaboratif. Les TIC sont un outil extrêmement utile pour nos populations en recherche de structuration, de fonds et de bien-être.

Pour le Pr Alioune Sall, le Forum de Bamako a répondu à toutes les attentes car le thème « l’Afrique chaos entre émergence » bien que vaste a permis, en dépit des divergences, aux participants de s’accorder sur certaines approches de développement du continent. Ces approches s’articulent autour notamment de la transformation structurelle, du développement macro-économique, ou encore de la mise en place de politiques monétaire, fiscale, etc., favorables à l’émergence du secteur privé. L’émergence du continent africain passe aussi par la formation, la valorisation des ressources humaines, le développement des infrastructures, la maîtrise des enjeux démographiques. La gouvernance est également une approche importante dans les liens entres les Etats et également entre les Etats et les citoyens, a indiqué le Pr Sall.

Abdallah Coulibaly a remercié les participants au Forum pour la qualité des débats. En sa qualité de président du comité d’organisation du sommet Afrique-France prévu en janvier prochain dans notre pays, il a rappelé que le présent Forum lui a permis de jauger les capacités d’accueil des infrastructures. Il a également remercié tous les partenaires de la rencontre. Rendez-vous a été pris pour la prochaine édition.

Emergence de l’Afrique : PARI SUR LA DIAPORA ET LES ENERGIES RENOUVELABLES

« Quelle contribution de la diaspora africaine : priorités et outils » était le sous thème abordé par les panélistes  du Forum de Bamako sur la question des enjeux sécuritaires de la migration et des changements climatiques. Liévin Feliho, président du Cercle humaniste d’engagement et de réflexion pour l’avenir de l’Afrique (CHERPAA), a expliqué que la diaspora considérée comme la 6è région d’Afrique est appelée à apporter sa pierre pour la renaissance du continent.

«Chaque année, la diaspora envoie environs 40 milliards de dollars à l’Afrique», a révélé le conférencier. Pour lui, l’impact de cette contribution financière est substantiel dans l’économie de nos pays. Ce potentiel financier doit donc être optimisé au profit de l’Afrique car la diaspora est un acteur de développement. En outre, elle contribue généralement aux débats politiques et aux activités philanthropiques.

Pour capitaliser ce créneau, le conférencier a proposé d’associer la diaspora aux stratégies du continent lui permettant de faire face aux grands défis du développement, notamment dans les secteurs environnemental, sécuritaire, industriel et bien d’autres.

Un des temps forts qui a fortement mobilisé les participants au Forum de Bamako a été l’exposé sur le thème : « l’Energie comme facteur d’intégration régionale et de croissance » présenté par Samba Bathily, président directeur général de Solektra International et président du groupe African Developpement solutions.

Le conférencier a expliqué que « l’énergie renouvelable est la solution pour rehausser le niveau énergétique de l’Afrique ». Créée il y a 6 ans, Solektra international est la société qui met en œuvre le programme « Akon Lighting Africa » du chanteur sénégalo-américain Akon. Le but du programme est d’électrifier les zones rurales et périurbaines du continent à travers la technologie solaire. Le programme a déjà installé des dizaines de milliers de lampadaires, de kits individuels et collectifs dans 15 pays africains.

Le conférencier a soutenu que l’Afrique doit opter pour l’énergie solaire qui est la solution énergétique à moindre coût. « Pour mettre en place un barrage, entre l’étude et le premier coup de pioche, on peut prendre 10 ans, alors qu’avec ses énergies renouvelables en 6 mois, on peut dérouler un projet. Nous avons déjà fait l’essai et nous avons réussi à électrifier près de 380 localités dans des pays, en 6 mois seulement », a assuré Samba Bathily.

Dans le cadre de l’intégration, le conférencier a exhorté les Etats africains à mener la réflexion pour mettre en place des grands projets structurants, qui permettront de renforcer les énergies mixtes (hydroélectricité, Power génération). Il a réitéré la volonté du programme Akon Lighting Africa à continuer le travail.

Solektra international a obtenu auprès des banques une ligne de crédit de 1 milliard de dollars (environ 500 milliards de Fcfa) dont un prêt de 470 millions de dollars (235 milliards de Fcfa) a été mobilisé. « Dans trois semaines, nous allons utiliser pour le Mali, 7 millions de dollars (3,5 milliards de Fcfa) d’aide supplémentaire, pour un projet qui va commencer dans deux mois », a annoncé le patron de  Solektra International.

Dans le cadre de l’intégration, Solektra international travaille avec des structures sud-africaines, pour pouvoir mettre en place un réseau de transport d’énergies. La réalisation du barrage de Kaneta en Guinée illustre ce type de partenariat. « Malgré les obstacles, nous avons réussi au bout de 8 mois, à installer le projet qui coûte de 101 millions de dollars (50,5 milliards de F cfa) », s’est félicité le conférencier.

En perspective, Solektra international envisage un autre projet en collaboration avec la CEDEAO. Ce projet d’un coût de 25 milliards de dollars vise à favoriser tout ce qui est l’énergie renouvelable et l’efficacité énergétique en Afrique de l’ouest.

Le Forum de Bamako suggère des pistes pour l’émergence de l’Afrique

French.china.org.cn | Mis à jour le 22-02-2016

La 16ème édition du Forum de Bamako (du 18 au 20 février) a suggéré des pistes pour l’émergence de l’Afrique à l’issue de trois jours de travaux sur le thème « l’Afrique, entre chaos et émergence ».

Les spécialistes, décideurs, chercheurs, chefs d’entreprises et médias qui participaient au forum, ont réfléchi sur les conditions de l’émergence de l’Afrique à l’horizon 2035 à travers les contraintes et les défis auxquels le continent africain est confronté comme le terrorisme, le manque de perspectives pour la jeunesse, la migration et le développement.

« L’Afrique est un continent de paradoxe », a déclaré Abdullah Coulibaly, président du Forum de Bamako. « Certains voient l’Afrique comme un continent sans avenir, affecté par les guerres, le narcotrafic, la famine, la pauvreté, la corruption… D’autres la considèrent comme le continent de l’avenir avec ses ressources minières et sa croissance économique. D’autres encore pensent que l’Afrique, c’est à la fois le chaos et l’émergence », a-t-il précisé.

Mais, de façon générale, les participants pensent que la « rareté et le gaspillage » des richesses est l’une des raisons essentielles de son sous-développement.

« Quand vous regardez le PIB, on s’aperçoit que ce qui prend la plus grande partie des investissements en Afrique, c’est la construction des routes… Souvent, 20 milliards de F CFA (34 millions de dollars) sont attribués pour la construction de quelques kilomètres de routes qui d’ailleurs, ne tiennent pas plus de 5 ans… », a déploré Mme Reckya Madougou, ex-ministre de la Justice du Bénin.

« Les perspectives de long terme que nous identifions pour nos pays, émanent la plupart du temps des différents programmes d’ajustement, des réformes économiques dans lesquelles on les engage sans tenir compte de nos réalités », a diagnostiqué Mme Madougou.

« Ce sont les Africains eux-mêmes qui retardent le développement de l’Afrique », s’offusque-t-elle, soulignant que les dirigeants africains donnent la priorité aux secteurs pouvant leur permettre de bien profiter des efforts des contribuables (corruption et délinquance financière).

Le développement progressif se programme pour faire avancer un Etat. En investissant par exemple « 10 milliards de F CFA (17 millions de dollars) sur les jeunes de votre pays, vous pouvez rendre autonomes durablement plus de 50 millions d’Africains. Il faut donc mettre en place des programmes pour financer les projets, notamment pour les femmes et les jeunes », recommande Mme Reckya Madougou.

Pour le Premier ministre malien, Modibo Kéïta, « l’émergence de l’Afrique passe par la lutte implacable contre l’insécurité, l’impunité et l’illégalité. C’est la rupture de la légalité qui conduit à l’instabilité ».

Les dirigeants africains doivent, a-t-il suggéré, améliorer les méthodes de gestion en faisant « des choix courageux pour apporter un démenti cinglant au paradoxe africain ».

Considérée par des experts comme la sixième région de l’Afrique, la diaspora (constituée par les émigrés) doit être plus que jamais impliquée dans les stratégies de l’émergence économique du continent.

« Chaque année, la diaspora offre environ 40 milliards de dollars à l’Afrique », a assuré Liévin Feliho, président du Cercle humaniste d’Engagement et de Réflexion pour l’Avenir de l’Afrique (CHERPAA).

L’impact de cette contribution financière est substantiel dans l’économie locale, a-t-il relevé en souhaitant que soit optimisé ce potentiel financier au profit de l’Afrique pour lui permettre de faire face aux grands défis du développement, notamment dans les secteurs environnemental, sécuritaire, industriel…

L’émergence de l’Afrique, ont également défendu certains intervenants, passe par le développement des nouvelles technologies. Un domaine dans lequel le continent doit éviter d’être largué car « l’essor de la sphère digitale peut impulser son développement économique et social ».

L’objectif général du Forum de Bamako, avait indiqué Abdullah Coulibaly à l’ouverture, était de trouver « une issue en vue de sortir définitivement le continent africain du chaos pour le mettre sur les rails de l’émergence ». Fin

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Forum de Bamako : BRAINSTORMING SUR LE PARADOXE AFRICAIN

Posted by BAYE COULIBALY – L’Essor  vendredi 19 février 2016 – 

Cette rencontre de haut niveau doit permettre de diagnostiquer les conditions pour l’Afrique d’éviter le chaos qui la menace et d’aller vers l’émergence que ses richesses lui promettent

Comment mobiliser le riche potentiel de l’Afrique pour assurer le bien être de ses populations et combattre les idées préconçues qui battent en brèche la capacité du continent à émerger ?

C’est tout le sens du thème – « l’Afrique entre chaos et émergence » – de la 16è édition du Forum de Bamako qui se tient depuis hier au Centre international de conférences de Bamako. La cérémonie d’ouverture, présidée par le Premier ministre Modibo Kéïta, s’est déroulée en présence des membres du gouvernement, du président du Forum de Bamako, Abdallah Coulibaly, de diplomates ainsi que de nombreuses personnalités venues d’Afrique et du monde.

Parrainée par le président de la République, la rencontre entend impulser un développement dynamique de l’Afrique et armer sa jeunesse. Le thème de cette édition fait écho au paradoxe frappant entre les maux qui menacent l’avenir du continent et son riche potentiel qui peut et doit le mener vers un avenir radieux. L’Afrique est sujette, entre autres maux, à la famine, l’insécurité, la corruption ou encore les coups d’Etat.

D’un autre point de vue, le continent regorge de richesses naturelles qui totalisent le 1/3 des réserves mondiales. L’Afrique est-elle victime de la malédiction de sa richesse, s’est alors interrogé Abdallah Coulibaly. L’Afrique, pense-t-il, peut éviter le chaos et aller vers l’émergence en concentrant ses forces sur la modernisation de l’agriculture, la réalisation d’infrastructures routières, hydrauliques et électriques, le développement de l’éducation et des TIC.

La redéfinition et la concrétisation de nouvelles stratégies d’intégration et de partenariat favorables sont aussi indispensables, a estimé l’initiateur du Forum de Bamako pour qui l’Afrique est capable de devancer et même de surprendre le monde.

Le Forum de Bamako, a jugé le chef de délégation de l’Union européenne au Mali, Alain Holleville, est une plate forme d’échange de haut niveau qui permettra d’explorer les passerelles entre le chaos et l’émergence du continent.

L’Union européenne croit en l’avenir du Mali et du continent africain d’où son accompagnement du présent forum. La conférence de Bruxelles en faveur de notre pays ainsi que les actions dans le cadre du FED s’inscrivent dans cette dynamique. Pour Alain Holleville, la crise qui a affecté notre pays en 2012-2013 doit être un cas d’école. Il a réitéré le soutien de son institution au processus de paix en cours dans notre pays.

L’ambassadeur de France au Mali a, lui, estimé que le thème « l’Afrique entre chaos et émergence » devait permettre aux participants de diagnostiquer les conditions pour l’Afrique d’éviter le chaos et d’aller vers l’émergence. La sécurité doit être la base de tout processus de développement du continent, estime le diplomate français. « La France a confiance au Mali », a dit Gilles Huberson qui a assuré que son pays investira au Mali 700 millions d’euros, soit 4,8 milliards Fcfa, entre 2012 et 2017.

Le chef de la Minusma, représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies au Mali, Mahamat Saleh Annadif, s’est réjoui de l’initiative de ce forum qui est un espace ouvert aux sommités du continent pour discuter des voies et moyens d’éviter à l’Afrique le chaos et d’assurer le bien être de ses populations. Les réflexions permettront aux décideurs de prendre des mesures appropriées, a-t-il estimé. Mahamat Saleh Annadif a réitéré l’accompagnement de la Minusma à notre pays, conformément à la vocation de l’Onu de soutenir la solidarité et la paix dans le monde.

Le présent forum se déroule dans un contexte particulier pour notre pays dont la situation sécuritaire mobilise tous ses partenaires, a rappelé le Premier ministre Modibo Kéïta. Le chef du gouvernement a fait observer une minute de silence à la mémoire des victimes tombées au champ d’honneur depuis début de la crise.

La richesse et la vigueur juvénile du forum de Bamako font penser à « un adolescent précoce qui a su manger à la table des grands », a indiqué Modibo Keïta en estimant que le thème de la rencontre devait proposer à l’Afrique les conditions pour éviter le chaos. « Nous devons faire en sorte que tout ne soit pas urgence et priorité au même moment », a préconisé le chef du gouvernement en situant justement la priorité pour notre pays et pour l’Afrique : la sécurité, la paix, la lutte contre le terrorisme et tous les autres facteurs de déstabilisation des institutions.

Le chef du gouvernement a aussi plaidé pour l’égalité des chances dans les prises de décision concernant le continent. « L’Afrique est souvent victime des décisions préconçues. Les conséquences de ces décisions sont les violences au Mali », a ainsi constaté Modibo Kéïta. Il a exhorté les Africains à trouver une meilleure connexion entre les domaines de développement. Le chef du gouvernement a aussi insisté sur les TIC en tant que moyens d’exploitation des potentiels de développement du continent.

Manifestation à la réputation désormais bien assise, le Forum de Bamako est un espace de réflexion de haut niveau sur l’avenir du continent. En une décennie, il a réussi à rassembler de nombreuses personnalités et organisations venues de tous les horizons. Il a pour objectif de favoriser le métissage de connaissances et le partage des savoirs.

Mali : 16e Edition du forum de Bamako : La jeunesse en conclave autour des problèmes fondamentaux

Zoumana Coulibaly – Source : L’Indicateur du Renouveau -19 février 2016

La Fondation Forum de Bamako édition 2016 a ouvert ses portes hier au CICB sous le haut patronage du Premier ministre Modibo Kéita, en présence du président de la Fondation, Abdoullah Coulibaly, et des partenaires techniques et financiers.

La mobilisation de la jeunesse était encore à l’honneur pour cette 16e édition du Forum devenu une plateforme de haut niveau pour débattre les problèmes fondamentaux du continent. Ils sont venus d’Afrique et du monde pour débattre des problèmes et l’avenir du continent africain qualifié par certains de continent de tous les dangers.

Cette année, le thème retenu est : “L’Afrique entre chaos et émergence”, qui est hautement interpellateur des dirigeants et décideurs du continent qui doivent œuvrer pour une nouvelle Afrique, celle émergente.

Les thématiques qui constitueront les plats de résistance pour les participants sont : la migration, les enjeux sécuritaires, le radicalisme religieux et le chômage, d’où une véritable aubaine pour notre pays d’avoir créé une synergie autour de la jeunesse du continent et d’ailleurs, mais aussi des chercheurs ou entrepreneurs.

Durant trois jours, les jeunes du continent feront un examen minutieux des deux visages du continent africain ; à savoir : les problèmes qui minent l’Afrique et qui font que notre continent demeure la risée du monde et le visage de l’Afrique qui fait de notre continent l’espoir de toutes les merveilles.

Comme disent les alter mondialistes : “une autre Afrique est possible construisons-le”. Pour le président du Forum, Abdoullah Coulibaly, malgré l’image pessimiste que certains collent à notre continent, il détient néanmoins le tiers des réserves mondiales d’où le dicton “l’Afrique malade de sa richesse”.

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From → Revue de Presse

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