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Le conseil de sécurité au Mali

by sur 6 mars 2016

Durant trois jours (de vendredi soir à ce dimanche 6 mars), une délégation  du conseil de sécurité visite le Mali.

Quelques éclairages.

Mot du Président du Conseil de sécurité lors de la rencontre avec le Premier Ministre

Par MINUSMA – 5 mars 2016

Bamako, le 5 mars 2016 Excellences, Monsieur le Premier Ministre, nous sommes tout d’abord très honorés d’être reçus ici tôt ce matin. On voit très bien qu’au Mali, la vie commence tôt et la reconstruction se fait en commençant tôt.

Et la paix aussi.

Nous sommes très fiers de pouvoir écouter, écouter le peuple du Mali, écouter surtout les dirigeants du Mali, ce grand pays qui est dans une phase qui nous pensons se doit d’être dépassée le plus tôt possible.

         Et le Conseil de sécurité et la Communauté internationale sont là pour vous accompagner dans cette marche où l’initiative est aux Maliens.

Je pense que nous sommes là, nous irons aussi à l’intérieur, au Mali profond et je pense qu’en allant au Mali profond nous serons mieux placés pour défendre le point de vue que vous venez, Monsieur le Premier ministre, de présenter ce matin dans les grandes lignes et les orientations à suivre dans cette Mission, la MINUSMA, mais aussi toutes les autres forces qui sont impliquées dans cette recherche de la paix au Mali.

Monsieur le Premier ministre, je n’irai pas plus loin, j’ai demandé à notre collègue de la France de vous faire part de nos propos.

Allocution de la France : François Delattre

Permettez moi, Monsieur le Premier ministre, au nom de l’ensemble des membres du Conseil de sécurité et en appui aux propos de mon collègue et ami de l’Angola, de vous exprimer nos chaleureux remerciements pour votre accueil et les propos éclairants que vous venez de tenir.

C’est un Conseil de sécurité qui vient aujourd’hui vous exprimer son plein et entier soutien, vous dire aussi que dans ce moment charnière que le Mali vit dans son histoire, nous sommes résolument à vos côtés pour une chance historique que le Mali a aujourd’hui et qu’il appartient d’abord comme l’a dit mon collègue, au Mali de saisir, avec notre appui.

Le Conseil de sécurité a un message central en écho à ce que vous venez de dire. Qui est que la priorité aujourd’hui est à la peine mise en œuvre de l’Accord de paix, l’accélération de la mise en œuvre de l’accord de paix et de la décliner dans l’ensemble de la réalité du Mali, y compris et d’abord, sur le terrain.

De ce point de vue là, parmi les domaines prioritaires que le Conseil de sécurité a à l’esprit, je mentionnerais le fait de faire avancer le processus de décentralisation, faciliter l’organisation des élections locales, d’opérationnaliser comme nous disons dans le jargon du Conseil, les nouvelles régions, la nomination des représentant de l’état et des nouveaux exécutifs locaux, tout processus qui de notre point de vue sont extrêmement prioritaires et importants.

Vous avez mentionné le DDR, des progrès importants ont été débutés dans le cantonnement. Nous sommes très soucieux de vous encourager à progresser sur la réinsertion des anciens combattants rebelles, sur l’intégration de certains d’entre eux dans les forces nationales.

Vous mentionniez la mise en œuvre de l’accord de paix, elle est indissociable du processus de réconciliation qui est pour nous essentiel. Cela implique au delà du dialogue un renforcement contre l’impunité, la commission vérité, justice et réconciliation et la commission d’enquête internationale qui doit encore être mise en place, ont un rôle clé à jouer dans ce domaine de notre point de vue.

En parallèle du message central sur l’accord de paix, vous l’avez mentionné la stabilisation du pays, la lutte contre le terrorisme sont bien sûr une vérité de tous les instants. Merci Monsieur le Premier ministre pour les mots que vous avez prononcés sur la MINUSMA nous sommes très engagés pour renforcer la MINUSMA en termes de formation et d’équipement. 

Permettez-moi de mentionner en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme les efforts de coordination que vous avez entrepris avec vos voisins dans le cadre en particulier du G5. Vous avez mentionné les questions économiques et de développement.

La conférence de l’OCDE en octobre dernier a je crois montré la voie sur ce troisième aspect du développement économique du pays.

Vous avez autour de vous un Conseil de sécurité résolument engagé sur toutes ces priorités. Permettez-moi aussi de mentionner que nous sommes heureux de travailler aussi avec le Représentant spécial du Secrétaire général Monsieur Annadif qui fait,

Monsieur le Premier ministre, l’unanimité des membres du Conseil de sécurité. Voilà quelques uns des messages que je voulais vous passer.

Au nom du Conseil de sécurité, avec en reprenant ma casquette nationale, l’amitié de la France, pour vous même pour toute votre équipe.

Merci.

 Le Conseil de sécurité insiste sur l’application de l’accord de paix

Maliactu le 5 mars 2016

Les représentants des quinze pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU, en visite au Mali, ont appelé samedi à accélérer la mise en oeuvre de l’accord de paix dans cet État signé en 2015 après plusieurs mois de négociations.

         Arrivée vendredi soir à Bamako, la délégation s’est entretenue tôt samedi matin avec le Premier ministre malien Modibo Keïta, avant de se rendre à Mopti (centre), chef-lieu de région à 640 km de la capitale, où elle a rencontré autorités régionales et acteurs du processus de paix, a constaté un journaliste de l’AFP. Elle doit se rendre dans l’après-midi à Tombouctou (nord-ouest).

         Par cette visite, le Conseil de sécurité exprime « son plein et entier soutien » au Mali: « nous sommes résolument à vos côtés », a déclaré au nom de la délégation le représentant de la France, François Delattre, lors de la rencontre avec le Premier ministre.

         Selon M. Delattre, le « message central » de l’organe de l’ONU « est que la priorité aujourd’hui est à la pleine mise en oeuvre de l’accord de paix, l’accélération de la mise en oeuvre de cet accord », et ce, « y compris et d’abord sur le terrain ».

         Conclu après des mois de discussions à Alger, cet accord a été signé en mai 2015 par le gouvernement malien, les mouvements armés qui le soutiennent, puis en juin 2015 par les groupes rebelles à dominante touareg qui l’ont combattu dans le nord du pays.

         En 2012, cette vaste région a été transformée en sanctuaire et en base d’opérations par des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, après la déroute de l’armée face à la rébellion d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

         Les jihadistes ont été chassés et en grande partie dispersés à partir de janvier 2013 par une opération militaire internationale, qui se poursuit actuellement et implique la Mission de l’ONU au Mali (Minusma, déployée depuis juillet 2013).

         Cependant, en dépit de l’accord de paix et de l’intervention militaire internationale, des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères. Longtemps concentrées dans le Nord, les attaques se sont étendues à partir de début 2015 vers le Centre, puis le Sud.

         A Mopti, les autorités régionales ont exposé aux diplomates de l’ONU leurs besoins pour le rétablissement de la sécurité, particulièrement dans des zones inondables et difficiles d’accès de cette région dans le delta intérieur du fleuve Niger.

         « Ce qui nous manque, c’est le lien aérien », a notamment affirmé Boukary Koïta, un responsable au gouvernorat de Mopti.

L’ONU insiste sur l’application de l’accord de paix

Maliactu 5 mars 2016

Les représentants des quinze pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU, en visite au Mali, ont appelé samedi à accélérer la mise en oeuvre de l’accord de paix, à trois semaines d’un forum « de réconciliation » dans le nord en proie à des attaques récurrentes.

Arrivée vendredi soir à Bamako, la délégation s’est entretenue tôt samedi matin avec le Premier ministre malien Modibo Keïta, avant de se rendre à Mopti (centre), puis à Tombouctou (nord-ouest), où elle a échangé avec des autorités régionales, locales et différents acteurs du processus de paix, a constaté un journaliste de l’AFP.

Pour l’ONU, « la priorité aujourd’hui est à la pleine mise en oeuvre de l’accord de paix », « l’accélération de (sa) mise en oeuvre (…) y compris et d’abord sur le terrain », avait indiqué le représentant de la France, François Delattre, lors de la rencontre avec le Premier ministre.

Lors des échanges à Mopti et Tombouctou, il a notamment été question des défis sécuritaires neuf mois après la signature de l’accord de paix. Un document entériné dans un premier temps en mai 2015 par le gouvernement malien, les mouvements armés qui le soutiennent – la Plateforme -, puis en juin 2015 par les groupes rebelles à dominante touareg qui l’ont combattu dans le nord du pays – la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA).

Les diplomates onusiens ont notamment été informés de la tenue, du 27 au 30 mars, d’un « forum pour la paix et la réconciliation » à Kidal, jusqu’à récemment sous contrôle de la CMA. Début février, la CMA et la Plateforme ont annoncé s’être entendues pour y cohabiter pacifiquement, quelques jours après l’arrivée sans heurts dans la ville de centaines de pro-Bamako.

Des représentants de ces deux camps ainsi que du gouvernement ont annoncé leur décision d’organiser ce forum à l’issue de plusieurs jours de discussions en février à Bamako, d’après un communiqué conjoint publié par la presse locale.

Une annonce saluée samedi par le chef de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), Mahamat Saleh Annadif, qui a affirmé attendre « avec beaucoup d’impatience » cette rencontre de Kidal. « Il est extrêmement important que nous conjuguions nos efforts pour que l’accord de paix soit intégralement appliqué », a-t-il ajouté.

En 2012, le nord du Mali a été transformé en sanctuaire et en base d’opérations par des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée. Les jihadistes ont été chassés et en grande partie dispersés à partir de janvier 2013 par une opération militaire internationale, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères. Longtemps concentrées dans le Nord, les attaques se sont étendues à partir de début 2015 vers le Centre, puis le Sud.

A Mopti, les autorités régionales ont indiqué être confrontées à plusieurs difficultés pour le rétablissement de la sécurité, particulièrement dans des zones inondables et difficiles d’accès de cette région dans le delta intérieur du fleuve Niger. « Ce qui nous manque, c’est le lien aérien », a affirmé Boukary Koïta, du gouvernorat de la région.

« Il y a encore des progrès à effectuer, c’est vrai, en matière de formation, d’équipement » notamment, a indiqué François Delattre.

La visite de la délégation au Mali prend fin dimanche.

 

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