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8 mars : le jour d’après

by sur 9 mars 2016

Réactions, prises de positions, analyses, déroulement, réflexions… il y a du lourd dans ces articles.

8 Mars, Journée Internationale de la Femme : La souffrance dans le silence

Extrait de l’intervention de Mme Adame Ba Konaré, sur la problématique féminine (ôtel Radisson le 8 mars 2010)

Par Le 26 Mars – 8 Mar 2016

A l’occasion de ce 8 Mars, Journée Internationale de la Femme, nous vous proposons cette analyse de l’historienne et ancienne première Dame du Mali, Pr. Adame Ba Konaré.

Le rôle de la mère est fascinant et quasi mystique, d’autant plus qu’il repose sur un aspect charnel encore mystérieux en dépit des avancées de la science.

C’est la femme qui, proclame-t-on au Mali dans une formule apparente de lapalissade, engendre les rois, les ministres, les hommes richissimes. La procréation est son apanage exclusif. L’homme n’y accédera jamais !

La mère est l’icône de la maison. Son premier rôle demeure l’éducation des enfants mais en réalité, elle régente la vie de l’ensemble de la communauté familiale, allant jusqu’à s’immiscer dans les relations de couple de ses fils. C’est que dans le mental collectif, la réussite d’un homme dépend de sa mère : le nom, c’est le père, mais la force, la baraka, c’est la mère, assène le dicton populaire.

Cette réussite, croit-on, découle surtout de sa souffrance. La souffrance devient ainsi une valeur positive, mieux, une valeur à sublimer puisque sa puissance est symétrique à celle de l’enfant. Plus elle est immense, plus la réussite de l’enfant est éclatante. Ainsi, tous les héros bâtisseurs d’empires sont salués à travers les noms et le martyre de leurs mères.

Même si la mère d’un grand homme n’a pas souffert dans sa vie de couple, il faut la faire souffrir pour qu’elle cadre bien avec l’archétype de la mère d’un fils exceptionnel. Le père est gommé, il n’est que le géniteur.

Généralement, la souffrance, voire la disparition physique, préfigure la grandeur du fils. L’histoire de notre pays nous en offre des exemples édifiants.

Prenons le geste de Sunjata, le plus populaire. Le jour où le héros quitte le Méma pour voler au secours de son pays – nous sommes en 1235 – la conversation qu’il a avec sa mère, leurs adieux, résument la situation : « Djata, cours, pars vers le Manden, lui dit Sogolon, sa mère, un grand destin t’y attend. J’ai souffert, toute ma vie durant, dans ma chair de femme, méprisée, bafouée, humiliée, mais aujourd’hui je suis apaisée. Je suis venue sur cette terre, Djata, avec seule mission de te mettre au monde, toi le prédestiné, le Nankama. Toutefois, pour que ton destin s’accomplisse, il a été aussi tracé que je dois disparaître de ce monde. A l’aube, je ne serais plus en vie, je rendrai l’âme mais mon esprit continuera à te protéger. »

Une mère pour de vrai augmentera son pouvoir et son ascendant sur son fils et son entourage en cherchant à renforcer sa puissance protectrice. Elle recourt à des pratiques magiques, fréquente marabouts et devins, qui lui lisent l’avenir, la prévient des menaces qui planent sur elle et les siens, l’aident à conjurer le sort, à attirer la chance etc. Sur sa lancée, elle apprend elle-même versets, incantations, formules et potions magiques pour accroître ses dons, au point de devenir à son tour femme de savoir, qui n’est jamais prise de court par un mauvais évènement et qui, progressivement, se trouve dotée par la société d’une aura singulière. Canonisée de son vivant, élevée sur un piédestal, elle inspire crainte et respect.

La mère est nourricière, saluée à ce titre. Elle est comparée à la vache aux pis intarissables, quand elle met cette qualité au service d’autres enfants.

Une mère nourricière accomplie reçoit une autre épithète : la bonne mère, fleuve nourricier. Ainsi, la nature dote la femme/mère d’un apanage, assorti de valeurs pendantes : le don de soi, la générosité et la bonté.

L’image de la sœur et de la femme-épouse complète celle de la femme-mère. Appesantissons-nous sur la femme-épouse.

 

La femme-épouse :

L’idéal féminin de la femme-épouse fait d’elle un être fort psychologiquement, nantie, à cause de cet état de fait, d’une capacité de protection de son époux, l’homme, fort dans le corps, mais faible dans la tête. Un proverbe tamasheq enseigne par exemple que « la femme est le pantalon de l’homme » c’est à dire qu’elle le protège et cache ses forces et ses faiblesses. Les Bamanans disent : ka soutraSoutoura, voilà une autre valeur cardinale !

Partout, la socialisation de son époux lui est dévolue. Elle gère ses relations sociales, est sensée faire son bonheur et sa réussite, rien que par son intelligence, sa conduite et son savoir-faire, au point que l’adage populaire considère que lorsqu’un homme a la chance d’avoir une épouse cadrant avec les normes mentionnées, il surpassera en grandeur ses frères rivaux et tous ses semblables hommes. Cette responsabilité super protectrice est telle, qu’on va jusqu’à imputer à la femme les déviances de son mari, y compris les déviances extra conjugales. Si un homme, en effet, en arrive à tromper sa femme, croit-on, c’est parce qu’elle ne sait pas user de savoir-faire ou d’artifices pour le retenir à la maison. Allez savoir !

Sur l’échiquier du pouvoir, l’image de la femme-épouse, reflétée à travers les Premières dames, a recouvert celle de la reine-mère.

 

La soumission, comme arme de défense :

 Nonobstant ce rôle essentiel, primordial, ce rôle de la vie, la femme s’est laissée doublée sur sa gauche par l’homme qui l’a assujettie grâce à sa force brutale.

Dans ce contexte de domination des hommes et de partage des responsabilités, la femme, pour se défendre, a imaginé des scénarios de résistance pacifique, d’auto-protection, pour plaire non seulement à son époux, mais également à ses parents et amis. Cette tactique, globalement, est taxée de soumission. La femme africaine a vite été qualifiée de femme soumise, surtout par la littérature occidentale, qui n’a retenu que la façade, l’aspect qui saute à l’œil. Le fait de soumission est devenu un acte répréhensible, la femme sujet de compassion.

En passant au peigne fin cette « soumission », on se rend compte qu’elle est uneposture d’humilitémajigin ; elle est aussi une « ruse de guerre » et au bout du compte, elle tend à consolider la réputation et la position centrale de la femme. La femme dite soumise devient la personne incontournable auprès de laquelle il faut se référer pour avoir à manger, être blanchi. D’une disponibilité à toute épreuve, aucun étranger ni aucun parent venu du village ou d’ailleurs, ne peuvent se passer de ses services.

Quant à sa relation avec son propre mari, elle est faite de soumission apparente. Dans ce registre, elle aiguise sa féminité pour lui plaire : petits plats, artifices de beauté, techniques de séduction, attentions particulières etc. Elle affine cette arme au point de la transformer en comédie : la comédie de l’effacement.

L’effacement de la femme africaine, en voilà une autre image d’Epinal ! En réalité, il participe, le plus souvent du même jeu de recherche de l’équilibre dans le foyer. Je ne puis m’empêcher d’évoquer ce proverbe sud africain, qu’il me plaît de citer chaque fois que j’en ai l’occasion. Ecoutez-le bien, parce que l’image est forte et suffisamment symbolique : « la poule sait que le jour s’est levé, mais elle laisse le coq chanter. »

N’est ce pas qu’elle fait pâlir cette expression, désormais usée, qui dit que derrière tout grand homme se cache une grande dame ?

Mais revenons à la souffrance dans le silence.

 

La souffrance dans le silence :

L’autre valeur référencée par le code de bravoure de la femme est la souffrance dans le silence, l’ai-je déjà dit, la capacité de subir, de se résigner, d’accepter. Souffrir dans le silence, sans se plaindre ni surtout colporter ses malheurs, est une vertu dont la femme doit se parer dans la culture malienne; c’est sa marque de fabrique. Dans ce domaine comme ailleurs, la femme s’est abritée derrière cette recommandation au point d’en faire une arme d’auto-protection, dans la mesure où ceux qui prêtent une oreille attentive aux récits de ses malheurs, ne sont pas forcément des amis, ni a fortiori, des protecteurs ; mais surtout, cette sublimation de la souffrance et son acceptation par la femme, lui permettent de contourner un rapport de force inégalitaire.  

L’abnégation, élevée au stade de dispositif transcendantal, de foi, parachève le code chevaleresque de la femme au point qu’une fille répudiée en pleine nuit par son mari est immédiatement chassée par sa famille qui refuse de lui ouvrir les portes de la maison et lui intime l’ordre de retourner dans son foyer, même si son mari doit la tuer. La patience, la douceurl’endurance, la tolérance et l’abnégation, sont supposées venir à bout de la méchanceté, de l’injustice, de l’épreuve de force. Ainsi, nous sommes dans une régulation sociale opposant la vertu au vice et à la force brutale, dont la femme reste la victime expiatoire et le porte-étendard.

De tout cela il résulte que la femme, arrivée à ce stade de perfection, devient la gardienne et la personnification vivante de toutes les valeurs décrites. Mieux, elle se transforme en monument de vertus, forgé à la suite d’une longue épreuve dans laquelle elle s’est trouvée dans l’obligation de renégocier « son moi ».

Ce qui est sûr, c’est que la société joue un rôle majeur dans la marche de la femme vers les vertus. Elle est confortée par le savoir-faire, le poids des mots, véhiculés par ces orfèvres du verbe que sont les griots, à la fois régulateurs et catalyseurs sociaux.

Ce code d’honneur a subi des influences, nous l’avons déjà annoncé. Dirons-nous tans pis ou parlerons-nous de menaces ? Peut-être les deux à la fois.

 

Menaces sur le patrimoine immatériel des femmes :

La vague de revendication féministe qui a secoué le monde à partir des années mille neuf cent soixante dix, s’est attelée à courir derrière l’égalité des sexes, dans une espèce de challenge à relever. Et la femme s’est vue affublée d’attributs du genre « dame de fer » dès l’instant où elle bousculait l’homme sur le terrain de la fermeté, voire de la force musclée ou même de l’apparence physique, jusqu’à le reléguer dans l’arrière cour d’une émasculation pitoyable et de faire de son pouvoir un infra pouvoir.

Tous ces mouvements atteignirent l’Afrique à travers sa frange intellectuelle formée à l’école occidentale. Un coagulant unit désormais toutes les femmes : le combat pour la libération des chaînes de l’oppression du mâle, brutalement apparu sur la scène comme l’ennemi historique à abattre. Les différences sont gommées. La femme cesse d’être plurielle ; elle devient un être collectif planétaire ; elle est une partout dans le monde, parle le même langage de solidarité transfrontalière, transcontinentale, transculturelle. La femme africaine subit, sans s’en rendre compte, déjà les contrecoups de la mondialisation. Vive l’ouverture !

L’allègement des tâches domestiques est devenu un secteur de revendication.

Le développement de la technologie, mettant à la disposition des femmes l’équipement moderne, a assurément été une révolution, contribuant à leur soulagement.

L’effritement et l’atomisation des familles ont accusé cette tendance à l’allègement. Qui plus est, le féminisme a inscrit dans son agenda le partage des responsabilités domestiques avec les hommes qui voient ainsi leur rôle se déplacer.

Dans le domaine de l’éducation des enfants, en plus des crèches, garderies et jardins d’enfants, tout un arsenal para technologique vient aider les mères et créer un facteur de différenciation sociale : laits dits maternisés,  biberon, couches jetables, petits pots, landaus etc. Dans ce domaine-là également, l’éducation et la socialisation des enfants sont revues dans un cadre partenarial voire égalitaire avec l’homme.

De plus, les nounous, ou les « petites bonnes » des bébés, arrivent et élargissent le cercle familial ; elles travaillent elles aussi à plein temps, tandis que Madame vaque à ses préoccupations orientées à remplir sa vie de femme épanouie entre bureaux et autres espaces de travail, salons de coiffure, ateliers de tailleurs, bijouteries, mariages, baptêmes sur les lieux desquels, la rivalité est sans pitié. C’est à qui paraitra le mieux, gratifiera le plus la cohorte des griots et griottes venues chanter les charmes, flatter les égo par le rappel des prestigieux arbres généalogiques. Vive l’allègement, que dis-je ?

Vive la déresponsabilisation et la déresponsabilité !

Mais, si l’intellectuelle africaine s’inscrit dans ce mouvement d’émancipation, la grande majorité de ses soeurs bénéficient peu de ces avancées technologiques.

Par ailleurs, toutes les valeurs dont se parait la femme africaine, se dressent désormais comme autant de facteurs aliénants pour cette nouvelle catégorie de femmes. Plus question de se soumettre au mari. Plus question de s’effacer !

Au contraire, il faut démontrer, publiquement, (si besoin), qu’on le domine. Plus question de se taire, encore moins de souffrir dans le silence. Adieu, bonnes vertus de grand-mère ! Et vive l’Affranchissement !

Cette nouvelle génération de femmes refuse de jouer son rôle de forçat, de pilier et de poubelle. Du coup, elle se trouve dépossédée de son rôle d’épicentre du système social, qui glisse subrepticement vers la petite bonne de la maison.

Les relations belle-mère/belle-fille prennent un autre tournant. Elles deviennent conflictuelles. Ennemie publique numéro un, les démêlés avec la « méchante belle-mère » agrémentent  désormais les causeries de salon de la jeune femme émancipée, à telle enseigne que les relations belle-mère/belle-fille sont en train de devenir un cliché.

Face au bolide fait femme, les hommes résistent peu aux discours officiels, mais se défendent tant qu’ils le peuvent, au sein de leurs foyers.

La lutte des sexes se substitue à la lutte des classes. Beaucoup de couples se déchirent.

Impréparés à un tel chamboulement, privés de vertus pour y faire face, les hommes perdent tout repère et certains croient trouver le correctif dans les remariages et la polygamie, pour corriger, prétendent-ils le plus souvent, leurs « méchantes femmes. » Mais les « méchantes femmes » s’accumulant, ils accumulent femme sur femme, soucis sur soucis, tracasseries sur tracasseries. Le foyer conjugal se transforme en chaudron de soupe pimentée. L’impréparation des jeunes couples, qui ont dans la plupart des cas, décidé de se marier à la faveur d’une rencontre aux résonnances de coups de foudre, sans se connaître plus amplement, sans que leurs familles se connaissent, accuse l’instabilité familiale si tant est vrai que le mariage,furu, c’est d’abord une affaire de responsabilités et de contraintes sociales dont l’amour kanu, si puissant soit-il, ne peut faire bon marché s’il veut rester solide. S’aimer à deux sans aimer la famille du mari et celle de son épouse, est difficilement gérable. Furu s’oppose bien à kanu dans leur essence.

Quid du rituel du mariage traditionnel, la retraite nuptiale de sept jours, avec le rôle important de la conseillère nuptiale, qui mérite  d’être revisité, en tant que vecteur d’éducation et de socialisation du jeune couple et qui a été largué au musée des usages désuets par le féminisme des années 1970 ?

Et pourtant les femmes peuvent ré enchanter le Mali, l’Afrique et le monde.

Les femmes peuvent ré enchanter l’Afrique :

Les discours modernes sur l’émancipation, redevables des systèmes de valeurs importées, ont opacifié le rôle moteur de la femme africaine. Ils ont souvent souffert du délit d’impertinence et de simplicité. Notamment, ils n’ont pas suffisamment pris en compte la réalité de la culture, qui nous le savons, a comme caractéristique majeur l’entêtement et la forte capacité de résistance.

Aujourd’hui, des courants de pensée néo-maternistes, germés aux Etas Unis d’Amérique, propagés ensuite un peu partout en Europe notamment dans les pays scandinaves, prônent le retour à l’image de la femme-mère, femme au foyer, responsable de tout et de tous. Mais, c’est la nature que ces courants (d’essence écolo-morale), replacent au cœur de la responsabilité féminine. La femme du XXIe siècle doit allaiter son bébé pendant de longs mois, travailler à temps partiel, rester à la maison, deux ans s’il le faut, pour couver, chouchouter, pouponner, pomponner, son rejeton. A bas le biberon ! Il existe même des hôpitaux dénommés « Hôpitaux amis du bébé » où l’on impose le « peau à peau ». On n’est pas l’amie de son bébé si on ne l’allaite pas.

Je pense que, face aux séismes qui nous secouent, (au point de nous ébranler dans nos certitudes les plus absolues) les femmes du Mali et d’Afrique peuvent ré enchanter en reconsidérant leur capital de vertus référencées. Je leur propose de le déterrer non pas dans un dessein de retour en arrière, mais de réappropriation.

Ensemble, avec la société entière, elles les reconsidéreront à l’aune des enjeux actuels, car je crois à la fluctuation et à la relativité des valeurs en fonction des défis qui se posent à chaque génération d’hommes. On a beau être fervent défenseur des traditions ancestrales, on ne peut pas clamer dans le contexte d’aujourd’hui que se taire, s’effacer, souffrir dans le silence sont salutaires pour les femmes. Au contraire, je souscris à tout ce qui est défense des droits de la femme, d’abord en en tant qu’Etre humain, ensuite en tant qu’être privé de droits liés à son sexe. Cependant, je dis qu’il y a un esprit en l’air ; on peut le capter, cet esprit, je le sens, dans les vertus du compromisde la patience, de la tolérance, de la souplesse, de l’humilité.

  • Il s’agit donc d’un ré appropriation, par les femmes, des valeurs qu’elles ont forgées au bout d’un long processus de socialisation forcé, devenu pli culturel au bout du souffle ; elles en tireront la quintessence, la sève salvatrice aussi bien pour elles-mêmes que pour l’ensemble de la communauté.

L’on ne devra pas perdre non plus de vue que nos sociétés sont traversées par des questions et des questionnements qui se posent ailleurs dans le monde. Connaître au mieux ces questions et les gérer sans mimétisme en tenant compte de nos propres réalités, là réside le défi.

Dores et déjà, nous savons que de nouveaux concepts, élaborés ou en cours d’élaboration, font désormais partie du dictionnaire de la problématique féminine et doivent être assimilés : le concept même de femme qui s’étend désormais à toute personne de sexe féminin, y compris la petite fille. Ce sont aussi, en plus de la promotion de la femme, des concepts d’équité, de parité, d’égalité des genres, d’approche selon le genre, ou encore, d’égalité, de participation, d’implication, de leader et son corollaire leadership, de discrimination positive ou d’autonomisation etc.

En retombant sur nos pieds maliens, le modèle féminin ne devrait-il pas être transfiguré en code de contribution à la renaissance de l’Afrique ? La femme ne devrait-elle pas réhabiliter le sein nourricier auquel tout le monde s’abreuve d’abord, pour apporter plus de bonté, plus de douceur, plus de compassion, plus desagesse et reprendre en main le pouvoir d’éducatrice, de socialisation de ses enfants qui était le sien et dont sa spoliation a engendré des effets pervers !

Aussi, en jouant avec des artifices qui ont longtemps été les siens, elles revisiteront leur autorité sur leurs enfants et leurs hommes, les propulseront dans un contexte plus pacifié, plus élargi, dépassant le cadre étriqué des familles pour s’ouvrir à la société et au monde. En d’autres termes, le combat des femmes doit être redéfini dans une perspective démocratique qui n’a de but que de tendre vers la dignité et le bien-être de tous, femmes et hommes. Il contribuera, ce combat, à identifier les futurs possibles pour des initiatives citoyennes toujours plus probantes pour le devenir de notre destin collectif.

Pourquoi ne pas également injecter une dose de sacré dans la redéfinition de ce statut de la femme en tant que mère nourricière collective, généreuse ? L’un des effets collatéraux du triomphe de la raison a justement été le gommage du côté sacré qui régulait les relations humaines en Afrique. En effet, c’est parce que les mentalités étaient rituellement ancrées qu’elles ont été môle de résistance. Par exemple, quand une jeune fille se mariait,  – c’est d’ailleurs toujours le cas – la femme de caste qui l’amenait dans son foyer conjugal était toujours chargée du message suivant adressé à la belle-mère et à toute la belle famille par les propres parents de la jeune femme : « nous vous confions cette enfant, nous vous demandons de la mettre entre votre chair et votre peau ; elle appartient désormais à votre famille. Nous ne voulons rien savoir la concernant ; toute sa gestion vous échoit, morte ou vivante.»

N’est-ce pas dans ce ressourcement réajusté que nous devrions éduquer nos filles, en insistant également sur les vertus du travail, valeur libératrice, valeur émancipatrice ?

Quant aux hommes, je voudrais leur faire passer le message comme quoi, une relation de couple doit se jouer comme une symphonie dans laquelle le dialogue, la communication occupe une place de choix.

Journée internationale de la femme : L’AUTONOMISATION DE LA MALIENNE AU BOUT D’UN ELAN COLLECTIF

MA.  TRAORE – Essor – Posté le 09/03/2016        

Pour y parvenir, il faut des politiques publiques judicieuses, une approche globale et un engagement de longue haleine de tous les acteurs du développement

Notre pays, à l’instar de la communauté internationale, a célébré hier la Journée internationale de la femme sous la présidence du chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta. Il était environ 10h30 quand le couple présidentiel fit son entrée dans la grande salle « Bazoumana Sissoko » du palais de la culture Amadou Hampaté Bah parée aux couleurs nationales. Après l’exécution de l’hymne national par la fanfare de la Garde républicaine, la cérémonie pouvait commencer.

La mobilisation était forte : ministres, chefs d’institution, diplomates, représentants de la communauté internationale, des ONG intervenant dans le domaine de la promotion de la femme et des associations de femmes. Tous étaient encore une fois rassemblés pour témoigner de leur attachement à l’égalité des sexes et à l’autonomisation de la Malienne.

N       otre pays a justement célébré cette 22è édition de la journée dédiée à la femme sur le thème «  Egalite, genre et autonomisation des femmes », durant une période consacrée à la campagne « Le genre : Mon agenda » que reflète le thème international de : «  50-50 d’ici 2030 : franchissons le pas pour l’égalité des sexes ». Au programme de la journée : projections de films sur les femmes, discours, remises de chèques, de distinction à des pionnières, animation musicale, signature d’une toile d’engagement pour l’ « Agenda 2030 ».

Après les mots de bienvenue du maire de la Commune V, Aboubacar Bah, l’honneur est revenu à la coordinatrice de la Cafo, Mme Oumou Touré, de parler au nom de l’ensemble des Maliennes.

Celle-ci a dénoncé, salué et proposé des solutions pour l’autonomisation de la Malienne, sa participation et sa promotion dans les instances de décision. L’évaluation des progrès accomplis dans la mise en œuvre de nos différents instruments internationaux, régionaux et nationaux, en matière d’égalité du genre et d’autonomisation des femmes, montre qu’il y a encore des nombreux défis et obstacles persistent, a assuré Mme Oumou Touré. Elle a cependant salué des avancées en terme de ratification en soulignant que le défi à ce niveau reste la domestication et la promulgation. Des challenges qui, dit-elle, persistent encore !

Pour la coordinatrice de la Cafo, l’égalité est un principe qui doit prendre corps dans la réalité et faire vivre notre démocratie. Elle a félicité, au nom des Maliennes, le gouvernement pour ses efforts dans l’adoption de la politique nationale genre et les avancées constatées dans son opérationnalisation. Mme Oumou Touré a aussi salué le vote par l’Assemblée nationale de la nouvelle loi sur la promotion du genre. Ces acquis, qu’elle juge considérables, ont inspiré des recommandations à Mme Oumou Touré.

Elle a ainsi invité le président de la République à doter la présidence d’une expertise avérée en matière de prise en compte du genre pour rendre plus visible son engagement. Le chef de l’Etat est aussi appelé à tendre la main aux femmes et à leur donner sa confiance. En ce qui concerne les Maliennes, assure la coordinatrice de la Cafo, elles sont prêtes à monter la sentinelle, à fédérer leurs efforts, à s’engager dans la recherche de la paix et à œuvrer pour la cohésion sociale et la réconciliation nationale.

LOI SUR LE QUOTA. Mme Oumou Touré a plaidé l’accélération de l’application de la loi sur le quota. Elle a aussi demandé de susciter une réflexion, mûrie pas seulement par les femmes mais par l’ensemble des acteurs de notre pays, sur des stratégies appropriées pour assurer l’autonomisation des femmes et l’égalité des genres dans le processus de développement de notre pays dans la perspective nouvelle des assises nationales à venir pour la paix et la réconciliation.

Le thème national retenu par notre pays rappelle combien l’autonomisation de la femme est centrale à l’atteinte d’une société égalitaire, a jugé le représentant d’Onu-femmes. Pour cette 22è édition, dira Maxime Houinato, l’Onu entend spécifiquement mettre l’accent sur les moyens d’accélérer l’Agenda 2030.

Il s’agit donc d’impulser un élan pour la mise en œuvre effective des nouveaux objectifs de développement durable à travers des engagements forts des différentes parties prenantes, les gouvernements, les parlements, les partenaires au développement et acteurs de la société civile.

A cet effet, le patron d’Onu-femmes préconise de rester mobilisés afin d’assurer la pleine et entière participation de la femme à toutes les instances de décision. Il faut aussi encourager et appuyer les initiatives visant à soutenir l’autonomisation économique de la femme.

L’une de ses recommandations est d’assurer et garantir la pleine et entière participation des femmes au processus de la paix et de la réconciliation nationale et de bannir à jamais les actes de violence et sexuels de notre société. Maxime Houinato a décerné un trophée « Ciwara » à Mme Sangaré Oumou Ba, le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, pour tout ce qu’elle fait pour la promotion et l’autonomisation de la Malienne.

C’est donc très émue que le ministre prendra la parole pour remercier le président de la République et son épouse pour leur engagement en faveur des femmes. Selon Mme Sangaré Oumou Ba, il est indéniable qu’une croissance économique soutenue, inclusive et durable dépend de la suppression des obstacles à l’autonomisation de nos femmes et de nos filles.

A cet effet, explique-t-elle, il ne s’agit pas d’avoir des solutions miracles pour vaincre ce fléau, mais de mise en place de politiques judicieuses par les pouvoirs publics, de l’adoption d’une approche globale et d’un engagement de longue haleine de tous les acteurs du développement. Il faut aussi,ajoute-t-elle, une accession plus équitable aux ressources et aux services de base tels que la terre, l’eau, l’école, la santé, les droits économiques et sociaux de la femme, la technologie, l’innovation, le crédit.

UN MILLIARD DE FCFA. Cela permettra d’améliorer la croissance économique. En outre, les programmes structurants doivent être conçus de manière que les femmes et les hommes puissent profiter au maximum des avantages qu’offrent les routes, les services de transport, les télécommunications, l’énergie et l’eau. Le ministre recommande de favoriser les opportunités économiques pour les femmes, améliorer leurs statuts légaux, leurs droits tout en renforçant leur participation et leur inclusion dans les processus décisionnels du pays.

Mme Sangaré Oumou Ba a, à cet effet,remercié au nom des Maliennes, la promulgation de la loi sur la promotion du genre dans les instances électives et nominatives.

Le ministre a, par ailleurs, cité quelques dispositions prises par son département en faveur des femmes. Elle évoquera, entre autres l’opérationnalisation du Fonds d’appui à l’autonomisation de la femme et à l’épanouissement de l’enfant (FAFE). Ce programme cible l’entreprenariat féminin, le renforcement du leadership féminin et l’insertion des enfants vulnérables.

Dans le cadre de la lutte contre la violence basée sur le genre (VBG), la campagne lancée en octobre dernier par la Première dame est en cours. Quant aux récents évènements liés aux VBG, ils soulignent combien le chemin reste encore long car les comportements et les nouveaux défis ne sont pas facilement maitrisables. Mme Sangaré Oumou Ba a annoncé, à cet effet, que notre pays allait renforcer son arsenal juridique et continuer la sensibilisation. Aussi dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, le département de la promotion de la femme, en collaboration avec ses partenaires, a élaboré un Plan d’action national 2015-2017 relatif à la résolution 1325 sur femmes, paix et sécurité. Ce plan attend un début de financement.

Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a confirmé au président de la République l’engagement des femmes à participer activement à la réussite du Sommet France-Afrique dans notre pays, en faisant de Bamako, une ville propre et coquette.

Selon Mme Sangaré Oumou Ba, l’égalité du genre et l’autonomisation des femmes ont un effet catalyseur propre à entrainer une multiplication des efforts de développement. Elle plaidera, par conséquent, pour des ressources supplémentaires adéquates pour réaliser les objectifs assignés à son département.

L’un des temps fort de la cérémonie d’hier a été la remise d’un chèque d’un milliard Fcfa par le président de la République à Mme Sangaré Oumou Ba pour l’opérationnalisation du FAFE et la signature par le chef de l’Etat, son épouse, Mme Keïta Aminata Maïga, le Premier ministre, Modibo Keita, et plusieurs autres personnalités présentes de la toile d’engagement de l’« Agenda 2030 : Planète 50-50 ».

 La promotion du genre est loin d’être effective : Sexe faible, rôle fort, les femmes reviennent de loin

F MTK – Posté le 09/03/2016         

De l’indépendance à  l’instauration de la démocratie en 1991, des efforts incontestables ont été faits pour la promotion de la femme et pour l’équité  du genre au Mali. Dans ce reportage,  nous nous sommes intéressés à l’évolution de la situation de la femme dans le nouveau contexte de la mondialisation, de la démocratie et de la décentralisation.

Les femmes maliennes,  après 50 ans de lutte, font toujours face à de nouveaux défis aux plans régional et national, surtout à cause de la crise sécuritaire et de  ses impacts sur la famille.

Après 50 ans de lutte contre la colonisation et pour la défense des droits des femmes, les Maliennes ont organisé et participé à plusieurs rencontres aux niveaux régional et international sur les questions relatives à la promotion et au bien-être de la femme, à savoir :

  • les séminaires et rencontres sur la teinture et l’artisanat en 1964 à Conakry en Guinée;
  • la protection de la mère et de l’enfant en 1965 à Bamako ;
  • le problème de la participation de l’Africaine au développement en 1966 à Freetown (Sierra Leone),
  • le rôle et la situation de la femme dans la société africaine au Congo ;
  • la lutte contre l’analphabétisme en milieu féminin en 1970 à Khartoum (Soudan).

S’y ajoutent les perspectives d’avenir d’un droit africain de la famille en 1970 à Tunis ; l’élimination de toute forme de discrimination à l’égard des femmes et le problème de l’Apartheid en 1971 à Brazzaville (Congo),  le rôle de la femme dans la lutte de libération et sa participation au développement politique, économique, social et culturel.

En dépit de cette longue lutte, les femmes maliennes considèrent aujourd’hui que les résultats sont en deçà des attentes. Et malgré les multiples engagements pris par les autorités en faveur de l’égalité du genre, les conditions de vie des femmes maliennes restent encore précaires. Elles subissent la féminisation de la pauvreté, l’analphabétisme, la mortalité maternelle et infantile, le VIH-SIDA, le paludisme et les conflits de toutes natures, entre autres.

Si des progrès importants ont été faits en ce qui concerne la promotion de la femme, l’équité et l’égalité du genre sont loin d’être atteintes au Mali. Les pesanteurs socioculturelles entravent la promotion des femmes ; l’absence d’une véritable politique visant à garantir l’égalité effective des hommes et des femmes dans tous les domaines et surtout, l’application d’une politique de parité en matière de recrutement du personnel fait défaut.

Qui sont ces femmes qui travaillent pour la cause féminine?

Mme Gologo Aminata Diarra : Présidente des femmes de la CODEM : ” Nous devons nous mobiliser pour mériter la confiance avec la loi sur le quota “

Avec la loi sur le quota, le président de la République a gagné son pari d’améliorer la représentativité féminine, en accordant une augmentation des postes alloués aux femmes, notamment dans les fonctions nominatives et électives. Etant donné que les femmes constituent 51% de la population malienne, il est normal qu’une attention toute particulière leur soit accordée pour toutes les actions qui seront entreprises en faveur de cette population. Les femmes doivent se mobiliser à cet effet pour la confiance accordée en menant sur l’ensemble du territoire national, une grande campagne d’information et de sensibilisation pour l’appropriation et la vulgarisation de cette loi, qui pourra être un souffle de paix pour notre pays.

Avec l’avènement de la démocratie et du multipartisme intégral au Mali, Mme Gologo va commencer sa lutte avec la révolte de l’AEEM en 1994. Elle  sera arrêtée sur du faux, détenue pendant près de 40 jours par les autorités politiques de l’époque. C’est là qu’elle a compris finalement qu’il fallait se battre pour se faire entendre.

Cette lutte a débuté avec la grève de la faim observée pendant des jours par l’ensemble des élèves et étudiants arrêtés, ce qui a enfin abouti à leur arrestation.

Parlant du thème autonomisation, Mimi estime qu’il faut impliquer les femmes dans le processus de médiation et négociation tout en  renforçant leur rôle de veille afin de prévenir la recrudescence des conflits. Native de la ville des trois caïmans où elle a vu le jour,  il y a de cela une quarantaine d’années, Mimi  ou la Gazelle du Sahel, est une femme très douce qui a su donner à sa féminité, toute sa splendeur. Ingénieure en génie civil, elle étendra plus tard ce diplôme en master aux  bâtiments et travaux publics.

Avec ces 16 ans d’expérience, dans l’administration publique et dans les sociétés privées du Mali, Mme Gologo sait où mettre les pieds. Engagée pour la cause de la femme, elle est à la tête des femmes du parti Codem. A ce titre, elle a pris part à beaucoup de rencontres sur le genre. Cet emploi du temps chargé ne l’empêche pas pour autant de s’adonner à des activités sportives. Elle a su maintenir son corps au point d’avoir une silhouette fine. Ces temps libres sont consacrés à ses trois enfants et leur papa, au sport et à la lecture.

Mme Diarra Zeïna N’Diaye : présidente de Afcol Mali : ” Nous devons cultiver l’excellence afin d’assurer la pérennité de nos actions “

Il faut laisser les femmes travailler et évoluer conformément à leur compétence et les appuyer quand il faut comme cela se fait avec les hommes. ” Je ne veux pas de favoritisme  injustifié, mais pas de blocage non plus lié au sexe “. C’est dans cette logique qu’à vu le jour l’association des femmes comptables libérales du Mali (AFCOL)  et de  la volonté des femmes Expert- comptables et Comptables de profession de faire de l’humanitaire afin d’aider d’autres femmes et filles surtout. Afcol vise à contribuer au développement du secteur de la comptabilité et à l’autonomisation des femmes et promouvoir le civisme.

Ayant été élevée dans une famille où les parents n’ont jamais créé de différence entre filles et garçons, donc c’est normal pour moi en tant que femme de chercher à réaliser son chemin au lieu d’attendre quelque chose de quelqu’un, il faut être autonome. Ce qui fait qu’elle fait la part des choses, mais ne se considère pas féministe.

La femme est incontournable par le fait qu’elle constitue la pierre angulaire de la société. A cet effet, elle doit s’engager pour la paix, mais surtout pour le travail. A cela, chacun doit s’engager à son niveau selon sa spécialité, ses talents pour faire ce qu’il peut en créant une chaine de solidarité pour unir les efforts et avoir plus de résultats et d’impact. Ainsi, les femmes doivent s’organiser davantage pour créer des grands groupements productifs, pluridisciplinaires au lieu d’évoluer en groupuscules et de s’orienter vers des activités génératrices de revenus capables de s’auto financer.

Enfin qu’elles cultivent l’excellence dans tout ce qu’elles font pour assurer la pérennité des actions et s’imposer par leur qualité.

Après les études supérieures en Tunisie et en France couronnées par des diplômes d’expert comptable, Zeïna a fait ses premiers pas dans un cabinet d’expertise de la place avant d’aller au bureau du vérificateur général sous Sidi Sosso Diarra. Avec une vingtaine d’années d’expérience, elle ouvrira avec son mari, expert comptable également, leur propre cabinet.

A côté de cela, elle gère l’association des femmes expertes-comptables de profession créée depuis septembre dernier. Connue pour son courage et l’abnégation dans le travail, la jeune maman qui ne tarit jamais de sourire s’engage à aller plus loin avec son association pour la cause de ses sœurs, mères et filles qui ont besoin d’aide.

Coumba Bah de Onu femme” S’il y a bien un être qui a l’outil et le moyen de coudre le tissu social au Mali, c’est bien la femme “

Avec la loi sur le quota, le Mali a franchi un grand pas vers l’égalité des sexes d’ici 2030. Avec enthousiasme, les femmes attendent le décret d’application et la mise en œuvre effective de la loi de promotion du genre à tous les niveaux par nous toutes et tous, citoyen(e)s et décideur(e)s malien(ne)s.

Belle, élégante, sociable et professionnelle, Coumba Bah se réclame féministe au sens positif et fière de l’être pour réclamer, ses droits, sa vie, son être. C’est dommage que certains aient une connotation négative du mot. C’est pourquoi elle pense qu’il faut encore fournir plus d’efforts dans la compréhension et la vulgarisation positive de ce mot, qui n’est rien d’autre que la défense et l’exhortation de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Donc fondamentalement,  il s’agit de prôner, défendre, respecter et faire respecter les droits fondamentaux de la femme, stipulés dans la déclaration universelle des droits humains de 1948.  Surtout dans  le contexte socioculturel du Mali, où la femme en tant que sœur, en tant que mère, en tant que fille, en tant qu’épouse demeure le pilier, le socle de nos familles, de nos communautés. 

Au Mali, avec la crise multidimensionnelle que connait le pays depuis 2012, il est documenté que 54% des déplacés  sont des femmes contre 46% d’hommes ;  lors de ces fuites pour leur survie 30% de jeunes filles se font violer.  En 2013 seulement, plus de 3330 cas de violences basées sur le Genre dont 321 cas de violences sexuelles ont été recensés.  Alors ” comment voulez-vous pouvoir ramener la paix de façon durable sans la pleine et entière participation de celles qui ont été les plus affectées  par la crise ? “

Mère de quatre enfants à savoir deux filles dont la première est aujourd’hui étudiante et  deux garçons, Coumba Bah, puisque c’est d’elle qu’il s’agit,  est une jeune dame dynamique toujours joyeuse  qui se bat pour donner plus de visibilité aux femmes à travers Onu femmes, l’entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation de la femme.

Un bac en série SBT au Lycée Notre Dame du  Niger de Bamako, l’a conduit aux États-Unis où elle obtint un bachelor of Science en Chimie et en master of science en science et technologie alimentaire en 1996. Elle a d’abord évolué dans l’industrie alimentaire.

Cette expérience lui a ensuite permis d’assumer des responsabilités de gestion du système de qualité pour une entreprise locale qui évolue dans le domaine de l’aviation civile particulièrement dans les prestations d’assistance au sol des avions ASAM-SA. Plus tard, pendant deux ans de 2008 à 2010, elle s’est essayée dans de l’entrepreneuriat.

Elle a géré sa propre agence de prestations de services, BAH CONSULTING, qui était spécialisée dans l’évènementiel, l’appui logistique, la relocation, la communication institutionnelle et le placement du personnel d’appui. Et depuis plus d’un an, elle a en charge  la Communication institutionnelle et la gestion du partenariat auprès de l’ONU Femmes.

Depuis vingt ans, elle mène une vie professionnelle active, un parcours professionnel non conventionnel, qu’elle juge être à son image,  aussi dynamique que sa personne.

Lieutenant colonel Aminata Diabaté  ” L’engagement de tous est nécessaire pour la cause de la femme “

Les femmes ont été de toutes les luttes épiques au Mali. Mais leurs mérites ne sont pas toujours reconnus, leurs nombreuses contributions au sein des familles, dans les communautés et la Nation tout entière restent souvent muettes. Leurs histoires sont restées souvent  anonymes, car étant écrites par d’autres quelles même.

D’un commerce agréable, la cinquantaine bien sonnée a intégré l’armée dans les années 1985 comme soldat. Très rapidement, celle qu’on surnomme affectueusement Ami, a franchi toutes les étapes du cursus militaire jusqu’au niveau officier. Aujourd’hui, l’officier supérieur occupe le poste de chef de la section droit international humanitaire et droit de l’homme chargée de la formation des FAMA en droit et protection des femmes et des enfants avant, pendant et après les conflits et les violences basées sur le genre à l’Etat Major General des Armées. Ce qui fait d’elle une experte en droit international humanitaire et droit de l’homme.

Durant sa carrière, le  Lieutenant colonel a  travaillé à la commission de défense et de sécurité de l’Etat-major de l’armée de terre, ensuite à la division des opérations de la présidence de la République. Ce poste a été suivi de la cellule de droit international. Le couscous malien demeure son plat préféré.

 

Journée internationale de la femme : L’événement célébré avec faste au Mali

Par Ousmane Baba Dramé – Lerepublicainmali – 9 mars 2016

En collaboration avec l’ONU FEMMES, le ministère de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille a célébré au Palais de la culture Amadou Hampaté Ba, la journée internationale des femmes.

Cette 22ème édition a été commémorée sous le thème national « Egalité, genre et autonomisation des femmes » et le thème international pour cette année est : « 50+50 d’ici 2030 : Franchissons le pas pour l’égalité des sexes.

Placée sous la haute présidence du Président de la République Ibrahim Boubacar Keita, cette journée a enregistrée la présence des membres du gouvernement, les présidents des institutions, les représentants diplomatiques, les représentants des institutions internationales et plusieurs leaders des organisations des femmes.

Après avoir souhaité la bienvenue aux différents invités, le maire de la commune V, Boubacar Bah a évoqué les initiatives mise en place par les collectivités pour l’amélioration des conditions des femmes du Mali. En ce sens, il dira que les collectivités se sont engagées à créer des conditions pour l’autonomisation des femmes. Hormis ses engagements, il a souligné que l’Etat a apporté un soutient permanent pour améliorer les conditions des femmes.

Pour la présidente de la Coordination des Associations et ONG Féminines du Mali (CAFO), Mme Oumou Touré, cette journée célèbre certes la femme, mais il s’agit avant tout de prendre  le temps pour dresser le bilan, voir quelles sont les avancées significatives concernant les conditions des femmes dans le monde entier de façon générale et particulièrement celles du Mali.  Elle a remercié l’assemblée nationale pour son travail acharné notamment l’adoption de la loi portant sur le quota.

Ensuite, elle a souligné que l’égalité entre les femmes et les hommes est une exigence démocratique. Selon la Présidente de la CAFO, la vraie solution de mobiliser est de mener une réflexion murie pas seulement les femmes mais l’ensemble des acteurs de la société pour l’autonomisation des femmes. Plus loin, elle dira que les femmes s’engagent pour la paix et la réconciliation au Mali.

Par ailleurs, le Représentant Résident de l’ONU FEMMES, Dr. Maxime Houinato a déclaré que cette journée célèbre la femme, les actes de courage et détermination accomplis par les femmes ordinaires qui ont toujours su jouer un rôle extraordinaire dans l’histoire des nations. Plus loin, il a fait savoir que c’est aussi une occasion de dresser le bilan des progrès réalisés et d’appeler à des changements.

Concernant le thème national de cette édition, il a expliqué que les autorités maliennes leurs rappellent combien l’autonomisation de la femme est central à l’atteinte d’une société égalitaire. Aux dire du Représentant Résident : « Un Mali 50=50 d’ici 2030 est donc bien possible, nous avons déjà franchi les premiers pas, maintenant il nous faudrait seulement accélérer et passer à la vitesse supérieure.

Le Représentant spécial et chef de la  Minusma, Mahamat Saleh Annadif est revenu sur les situations difficiles dont sont confrontés les femmes à savoir : la mortalité maternelle, les violences faites aux femmes etc. Aux dires du Représentant, la seule solution à ces difficultés c’est de donner des moyens aux femmes. Il a salué la bravoure et le courage des femmes maliennes pour la recherche de la paix. Tout en ajoutant que la loi sur le quota est une avancée appréciable. De ce fait, il s’est engagé à ce que les règles de conduites et disciplines soient respectées pour mettre un terme à la violence faite aux femmes.

Après avoir  survolé l’historique de cette journée, le ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Mme Sangaré Oumou Ba a expliqué qu’il est indéniable qu’une croissance économique soutenue, inclusive et durable, dépend inévitablement de la suppression des obstacles à l’autonomisation des femmes et de leurs filles. Ainsi, le ministre a précisé qu’il ne s’agit pas d’avoir des solutions miracles pour vaincre le fléau, mais la mise en place de politiques judicieuses par les pouvoirs publics, l’adoption d’une approche globale et un engagement de longue haleine de la part de tous les acteurs du développement.

Rappelons que lors de cette journée le ministère de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille a reçu des chèques de plus 58 millions de FCFA de la part du représentant de la CEDEAO et 1 milliards de FCFA de la part de l’Etat malien.

 

Mali : de l’autre côté du 8 mars

Ousmane THIÉNY KONATÉ – © maliactu.net – 8 mars 2016

La solitude dans le foyer : l’arme fatale des hommes.

Les femmes maliennes, à l’instar des femmes du monde entier, célèbrent aujourd’hui la journée qui leur est exclusivement dédiée.

Le 8 mars a pour but d’attirer l’attention du monde entier sur les conditions parfois inhumaines dans laquelle vivent les femmes en ce début de 21ème siècle où l’homme flirte avec les étoiles et projette d’aller, à moyen terme, sur la planète Mars.

Le 8 mars voudrait aussi œuvrer à la promotion et à la libération des femmes pour leur plein épanouissement.

Si les conditions des femmes varient d’un pays à l’autre, elles sont généralement mauvaises dans l’ensemble.

C’est volontairement que nous avons pris le parti de vous donner trois exemples de conditions inacceptables des femmes en faisant l’impasse sur les progrès, somme toute dérisoires, réalisés dans certains domaines et dans certains pays par certaines femmes. Ce sont trois exemples destinés à vous soulever le cœur et à vous convaincre que nos filles, sœurs et épouses ne méritent pas d’être traitées comme des animaux.

1 – Exemple premier : M. DIARRA est chauffeur de son état et vit à Daoudabougou, à Bamako. Il n’a pas de véhicule et est un américain comme on le dit dans le jargon des chauffeurs de taxis et de sotrama, c’est-à-dire qu’il conduit les voitures ou camionnettes des chauffeurs titulaires quand ceux-ci sont fatigués. Cela lui permet, en fin de journée, d’amener un peu d’argent en famille pour ses besoins.

Malgré cette situation précaire, M. DIARRA est polygame. Il est en effet marié à deux femmes mais ce n’est pas là le problème car la polygame est banale sous nos cieux.

Le hic, c’est que notre américain habite une pièce unique avec ses deux épouses et leurs enfants. La petite pièce est compartimentée par un rideau, certains disent une « traverse », de telle sorte que la femme qui « est de tour » ou « de nuit » passe de l’autre côté du rideau pour accomplir son devoir conjugal pendant sa « coépouse » ou « sa sœur » et les enfants dorment à côté.

Pendant la saison chaude, la femme qui n’est pas « de nuit » dort dehors avec les enfants.

2 – Exemple deuxième : cela s’est passé dans une région du Pakistan. Dans ce pays émergent qui forme des milliers de scientifiques de toutes sortes réputés et recherchés aux États-Unis et qui possède la bombe atomique, les conditions des femmes sont des plus inhumaines.

Paradoxalement, il y est extrêmement difficile de doter sa fille car cela coûte excessivement cher. Pour éviter d’avoir à rechercher l’argent impossible à trouver pour la dot, les femmes tuent leurs bébés filles à la naissance.

Résultat : après plusieurs décennies d’assassinats de bébés filles, les femmes à épouser sont devenues si rares que des millions d’hommes sont condamnés à vivre célibataires le restant de leur vie.

Mais le pire est à venir. Il existe au Pakistan ce qu’on appelle « crime d’honneur ». Les parents d’une fille peuvent la tuer si elle refuse de se marier avec l’homme de leur choix. Dans le meilleur des cas, on verse sur le visage de la jeune récalcitrante de l’acide sulfurique qui la défigure pour qu’aucun autre homme ne la désire plus jamais.

Mais le cas le plus monstrueux est celui de cette jeune fille qui a voulu se choisir son futur époux. Ses parents (le sont-ils vraiment ?) l’ont mise dans sac et l’ont jetée dans le fleuve, après l’avoir poignardée. On se demande encore par quel miracle la jeune fille a pu s’en échapper. Miracle divin sans doute.

3 – Exemple troisième : T. KEITA est militaire de son état et habite à Sévaré, au Mali. Il a convolé en premières noces avec S. TRAORÉ qui lui a donné quatre enfants. Après la quarantaine, S. TRAORÉ a été victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) et est devenue paralysée.

Quelques mois après, T. KEITA se remarie avec une jeune dame, ce qui se comprend d’un certain point de vue. Cependant, non seulement il ne s’est plus occupé de la dame TRAORÉ et de ses enfants, il a surtout poussé l’outrecuidance jusqu’à invectiver la femme chaque fois qu’il la dépassait : « Tu es encore vivante ? T’en fais pas, tu finiras bien par crever un jour, vieille sorcière ! », lui disait-il. Par finir, notre militaire a déménagé avec sa nouvelle épouse, abandonnant la dame TRAORÉ et ses enfants.

Nous pourrions vous citer des centaines de cas de violences sur les femmes au Mali, des cas recensés lors des activités d’un micro programme d’Amnesty international Mali sur le thème : Violences conjugales, violences faites aux femmes.

Mais nous ne voudrions pas gâcher la fête du 8 mars. Pourtant il va falloir que les femmes ne s’arrêtent pas à l’aspect festif de la journée internationale des Femmes. Comme nous l’écrivions hier, les femmes doivent « oser se battre » et dénoncer tous les abus dont elles sont les victimes dans un pays qui se dit faussement musulman à 95%.

La récente marche de certaines femmes à Bamako pour dénoncer les cas d’assassinats de 2 jeunes femmes par leurs maris suscite l’espoir. Cependant le combat sera long et difficile, en témoigne la tentative des autorités d’interdire dans un premier temps cette marche de protestation.

Les hommes ne se départiront jamais de leur position de dominants. C’est par la lutte pacifique mais ferme que les femmes arriveront à secouer le joug qui les entrave et à aspirer au bonheur sur terre qui est le véritable bonheur.

 

L’histoire du 8 mars dans le monde

Par Delta News – 8 mars 2016

Selon de nombreuses sources, tout a commencé au début du XXe siècle quand des femmes de nationalités différentes ont décidé de s’unir pour défendre leurs droits. Une légende veut que l’origine du 8 mars remonte à une manifestation d’ouvrières américaines du textile en 1857. Cela a été démenti par d’autres sources qui affirment que cet événement n’a en réalité jamais eu lieu.

En revanche, l’origine de cette journée s’ancre dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe, au début du XXe siècle.

Mais ce qui est sûr, la création d’une Journée internationale des femmes est proposée pour la première fois en1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par Clara Zetkin, et s’inscrit alors dans une perspective révolutionnaire.

Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier. Journée internationale des femmes est reconnue officiellement par les Nations Unies en 1977C’est une journée de manifestations à travers le monde, l’occasion de faire un bilan. La Journée des femmes reste aujourd’hui d’une brûlante actualité. Tant que l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte,  elle sera célébrée.

Quelques dates clées de la journée internationale de la femme

1910: C’est à la conférence internationale des femmes socialistes de 1910 que l’idée d’une « Journée internationale des femmes » est décidée.

mars 1911: Un million de femmes manifestent en Europe.

8 mars 1913: Des femmes russes organisent des rassemblements clandestins.

8 mars 1914: Les femmes réclament le droit de vote en Allemagne.

8 mars 1915: À Oslo des femmes défendent leurs droits et réclament la paix.

8 mars 1917: À Saint Pétersbourg des ouvrières manifestent pour réclamer du pain et le retour de leurs maris partis au front.

8 mars 1921: Lénine décrète le 8 mars journée des femmes.

8 mars 1946: La journée est célébrée dans les pays de l’Est.

8 mars 1977: Les Nations Unies officialisent la Journée Internationale des Femmes.

8 mars 1982: Statut officiel de la Journée en France.

 

EMANCIPATION DE LA FEMME : L’espoir est permis  

Boundi OUOBA – Le Pays du 9 mars 2016

 

Hier, 8 mars, la femme était à l’honneur à travers le monde entier. En effet, chaque pays a magnifié à sa manière celle qui, parfois au péril de sa vie, donne la vie. « Entrepreneuriat agricole des femmes : obstacles, défis et perspectives » ! C’est le thème, ô combien d’actualité, retenu cette année au Burkina Faso. Jugez-en vous-mêmes ! Car, on n’a pas besoin d’être titulaire d’une chaire en statistiques sociales pour savoir que l’accès des femmes à la terre, ici comme ailleurs en Afrique, est une véritable chimère.

Les faits parlent d’eux-mêmes. Car, considérée comme un citoyen de seconde zone, la femme n’a pas le droit de disputer un lopin de terre avec un homme ; tant et si bien que d’année en année, ses conditions de vie se sont dégradées davantage. Et ce n’est pas tout. Certains hommes, au nom de considérations on ne peut plus insensées, ont fini par faire de la femme un être condamné à exécuter des travaux champêtres et domestiques.

C’est le cas, jusqu’à ce jour, de la femme rurale abandonnée à elle-même et qui ploie sous le joug de tant de pesanteurs socio-culturelles. Au four et au moulin, elle fournit beaucoup d’efforts pour peu de résultats ; d’où la nécessité pour les gouvernants de changer leur fusil d’épaule, si tant est qu’ils veuillent faire de la femme l’égale de l’homme, avec les mêmes droits et devoirs. Il est vrai que le chemin est encore long, mais le combat pour l’émancipation et l’épanouissement de la femme a un prix. Il faut gommer tous les clivages et travailler à plus de justice sociale.

En tout cas, l’espoir est permis d’autant plus que les lignes commencent à bouger. Car, de plus en plus, les femmes sont représentées au sein des instances décisionnelles quand elles ne sont pas elles-mêmes des actrices du développement. Au sein du gouvernement comme à l’hémicycle, le constat est encourageant. Certes, on est encore loin de la parité entre homme et femme, mais il y a de plus en plus une prise de conscience globale qui se dessine. En témoignent les récentes mesures sociales annoncées par le gouvernement.

Le MPP sera jugé sur son bilan

Il s’agit, entre autres, de la gratuité du dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus, de la gratuité des césariennes, de la gratuité des accouchements, de la gratuité des soins pour les  femmes enceintes, etc. Autant de mesures qui, si elles sont mises en œuvre, contribueront à soulager les peines de la femme burkinabè.

C’est donc en traduisant les promesses électorales en actes concrets que l’on pourra sensiblement améliorer les conditions de vie de la femme. Exit donc les beaux discours démagogiques auxquels  on nous a habitués. Car le rôle et l’importance des femmes ne sont plus à démontrer. En plus d’être nos mères, épouses et sœurs, les femmes, aux côtés des jeunes, ont été à l’avant-garde de l’insurrection populaire qui a mis fin au régime de Blaise Compaoré.

Et c’est peu dire ! Reste maintenant à espérer que des initiatives allant dans le sens de leur épanouissement sur les plans politique et socio-économique se multiplieront. C’est pourquoi le gouvernement doit mettre les bouchées doubles pour que soient mises en œuvre les nouvelles mesures annoncées en faveur de la femme à l’occasion du 8-Mars 2016. Il s’agit, pour ne pas les citer, du renforcement de l’autonomisation économique des femmes ; de l’octroi de 30% des terres aménagées aux femmes ; de la facilitation de l’accès aux crédits aux unités économiques et technologiques ; de l’absence de corvée d’eau aussi bien en ville qu’en campagne ; de la liberté économique des femmes rurales et de l’accès aux soins de santé et leur gratuité sur toute l’étendue du territoire national. On prend donc date.

Car, tel le maçon au pied du mur, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), parti au pouvoir, sera jugé sur son bilan.

 

 

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