Skip to content

Après le Forum de Kidal : quoi ?

by sur 31 mars 2016

Le moins qu’on puisse dire est que le Forum pour la Paix et la Réconciliation tenu à Kidal en début de semaine n’a pas tenu ses promesses ni répondu aux attentes des amateurs de paix et de réconciliation…

C’est assez inquiétant pour l’avenir et l’application concrète des accords de paix signés à Alger, car, à première vue, ce sont quand même les ennemis de la paix qui ont gagné.

Après l’échec du Forum de Kidal : IBK doit dissoudre le gouvernement

Chahana Takiou-  22 Septembre – Posté le 31/03/2016    

Annoncé au sortir d’une rencontre tripartite Etat – Plateforme – CMA, à Koulouba, sous la haute présidence du chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta, le samedi 26 février dernier, le Forum de Kidal, prévu du 27 au 30 mars, a été un flop magistral.

Il l’a été par la faute du gouvernement, qui s’est laissé arnaquer (de 200 millions selon une source crédible). Il l’a été également par la naïveté, voire l’incompétence, de l’équipe Modibo Keïta. Il l’a été aussi parce que le gouvernement manque cruellement de savoir -faire et de faire savoir. Pire, il utilise le mensonge, à travers la Cellule de communication de la Primature, comme arme de défense.

Résultat: le processus de paix est grippé. Le pays recule, au lieu d’avancer, dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger. La conséquence de cette situation est toujours préjudiciable à l’unité nationale, dans la mesure où Kidal n’est toujours pas administrée par Bamako. Il reste le fief des bandits armés, qui sous-traitent avec les djihadistes, notamment ceux d’Ansar Dine d’Iyad Ag Aghaly.

Pourtant, la communauté internationale a donné au Mali la possibilité de faire revenir Kidal dans le giron malien, à travers le processus de paix. Malheureusement, ceux qui ont été mis en mission par le chef de l’Etat s’avèrent incapables de le faire. A commencer par le chef du gouvernement, ce grand commis de l’Etat, pétri d’une grande sagesse en raison de son âge, de son expérience, de sa modestie, qui n’est vraiment pas à la place qu’il faut.

Il est fatigué et épuisé. En tout cas, il n’a pas donné les résultats escomptés. Il parait très lourd dans l’action, dans l’initiative, dans la réaction. C’est ainsi que le Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) et les patrouilles mixtes ne sont toujours pas mises en place à Kidal, alors qu’ils devraient y être dans les 60 jours suivants la signature de l’Accord.

Que dire du cantonnement, prévu dans les 30 jours suivant la signature du document? Que dire également de la Commission technique de sécurité (CTS), inopérante, qui reprend les attributions de la Commission technique mixte de sécurité (CTMS) issue de l’Accord de Ouagadougou et élargie le 16 septembre 2014 à Alger? Idem pour la Commission d’intégration, prévue dans les 60 jours suivant la signature de l’accord. Beaucoup d’aspects du document issu du processus d’Alger, avec un chronogramme bien précis, n’ont pas été en œuvre.

Dans les faits, aucun projet de développement n’a évolué, en dehors des nombreuses réunions, sans suites concrètes. Les régions de Tombouctou et Kidal sous contrôle de Bamako ne bénéficient d’aucune largesse, parce que Kidal n’est pas libérée, par la faute du gouvernement, de ses tâtonnements, de ses incohérences.

Au même moment, on alloue 500 tonnes de riz à Kidal, plus précisément à l’adresse d’Alghabass Ag Intallah.

Ceux qui compliquent la vie à l’Etat, qui ne lui facilitent pas la tâche, sont adulés et bénéficient de tous les avantages, alors que la Plateforme, qui s’est sacrifiée pour obtenir l’existant, n’est point considérée et que les zones qu’elle occupe sont victimes d’injustices et de manque de générosité de l’Etat.

Nous ne sommes pas contre le fait que l’Etat donne des vivres aux affamés de Kidal, mais qu’il pense aussi à ceux de Gao et de Tombouctou, voire des autres régions. L’Etat, par ses maladresses, encourage Kidal dans son banditisme et dans son chantage. Il refuse d’amener le développement dans les autres régions. La preuve, c’est que toutes les localités contrôlées par la CMA (Anefif, Aguel-hoc, Inhalil…) sont électrifiées, par le truchement de la MINUSMA, alors que celles de la Plateforme restent dans l’obscurité, à l’instar de Tabancor, fief des mouvements pro-Bamako.

Les injustices sont criardes dans la gestion du conflit et le gouvernement ne s’y retrouve point. Il est basé à Bamako, sans jamais descendre sur le terrain, à l’exception du folklore auquel se livre le ministre en charge de la Réconciliation, Zahaby Ould Sidi Mohamed, dont la mission principale est auourd’hui de présider des rencontres dites communautaires, sur fond d’escroquerie, ou d’esquisser des pas de Takamba sur la scène de l’Institut national des arts ou sur l’Esplanade du CICB.

Il est vraiment dommage qu’au niveau du gouvernement la situation se soit très dégradée, à tel point que certains pensent au «Bé bi Ba bolo » d’ATT (chacun est entre les mains de sa mère).

Alors, comment gérer cette situation? IBK doit, sans états d’âme, dissoudre le gouvernement, pour former une nouvelle équipe dynamique, combative, prête à aller au charbon pour l’honneur du Mali et pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des Maliens.

Un attelage gouvernemental qui viendra pour servir, et non se servir et secourir les familles politiques et biologiques. Il faut de véritables hommes et femmes d’Etat, qui savent s’oublier un moment pour servir la cause nationale.

Sinon, à ce rythme, le pays ne s’en sortira point. Le plus tôt sera le mieux. Autrement, le réveil pourrait être brutal.

ABSENCE DE BAMAKO AU FORUM DE KIDAL : Trop de non-dits  

 Boundi OUOBA – Le Pays – 30 mars 2016

Longtemps attendu et annoncé à grands renforts de publicité, c’est finalement le 29 mars, que s’est ouvert le Forum sur la paix et la réconciliation à Kidal, au Mali. Coup de théâtre ! Ce grand rendez-vous de la paix qui devrait réunir tous les signataires de l’accord de paix d’Alger signé en juin 2015, ne verra pas la participation du gouvernement malien ni celle des groupes armés pro-Bamako réunis au sein du Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA). Pour quelles raisons ? Difficile d’y répondre, tant il subsiste beaucoup de zones d’ombres.

En effet, alors que le gouvernement malien qui a pourtant financé l’organisation de ladite rencontre, accuse les rebelles de n’avoir pas respecté leurs engagements, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) dit regretter l’absence de Bamako qu’il invite à revoir sa position en se joignant aux autres parties prenantes pour la réussite du forum.

En tout cas, le moins que l’on puisse dire, c’est que ce nouveau couac est l’expression de la méfiance qui existe entre Bamako et les rebelles qui, on le sait, n’ont jusque-là pas renoncé à leur projet sécessionniste. Pour preuve, à deux semaines de l’ouverture dudit forum, certains responsables de la CMA s’étaient dit opposés à toute arrivée d’officiels maliens à Kidal qu’ils contrôlent de main de maître. Si fait qu’en l’absence du gouvernement, tous les diplomates présents à Bamako ont décidé de boycotter cette réunion qui, faut-il le rappeler, avait pourtant suscité beaucoup d’espoirs.

Plutôt qu’un forum, il s’agit là d’un aparté entre ex-rebelles. A quoi sert alors une telle rencontre ? Qui, en l’absence de Bamako, présidera les travaux de ce forum ? A qui s’imposeront les conclusions de ce forum ? Sera-t-il possible d’organiser le prochain forum d’avril avec la participation de tous les protagonistes ? On se perd en conjectures, tant l’horizon est sombre.

A l’allure où vont les choses, il faut craindre un blocage

De fait, on a l’impression que la paix au pays de Soundjata Keïta ressemble plus à un mirage qu’à une réalité. Car, plus on s’en approche, plus elle s’éloigne, ce qui ne présente aucune perspective heureuse. C’est à se demander si certains acteurs, au nom de leurs intérêts personnels, ne préfèrent pas le Mali dans cette situation de ni guerre ni paix favorable à toutes sortes de trafics et de contrebandes.

Et par ses frasques et pantalonnades multiples, la CMA donne l’impression de jouer le jeu des ennemis de la paix, comme le tristement célèbre Ag Ghali et Amadou Kouffa qui avaient ouvertement menacé de perturber la tenue du forum de Kidal. Et pour ces deux djihadistes qui ne veulent pas d’une paix au Mali sans eux, c’est vraiment un pari réussi étant donné que le forum est à la peine avec l’absence du gouvernement malien et alliés.

Et à l’allure où vont les choses, il faut craindre un blocage dans la mise en œuvre même de l’accord de paix d’Alger avec le risque d’une reprise des hostilités dans les jours à venir, surtout que, rappelons-le, le Gatia connu pour être proche de Bamako, est déjà présent à Kidal. Toute chose qui pourrait renforcer les capacités de nuisance des  djihadistes qui n’ont pas encore dit leur dernier mot. En témoignent les récentes attaques terroristes perpétrées contre les hôtels Radisson et Nord-Sud.

Omar Mariko depuis Kidal : « J’ai parlé du Mali devant plus de 1000 personnes… On a fait même des photos avec moi »

Posté le 30/03/2016   

C’est la pluie et le beau temps pour l’honorable Omar Mariko à Kidal où il prend part depuis lundi dernier au forum initié par la CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad). Depuis cette localité, le président du parti a multiplié les interventions dans plusieurs médias à Bamako, notamment les radios privées. Mardi 29 mars, l’élu de Kolondièba était sur les ondes de la Radio Nièta.

S’exprimant à travers une conversation téléphonique lancée par la Radio Nièta, Dr Omar Mariko dit avoir été accueilli avec tous les honneurs à Kidal. Interrogé par son interlocuteur sur l’objet de sa présence à ce forum, l’honorable Mariko déclare: « Nous avons appris qu’il y aura un forum à Kidal, et au nom du parti Sadi nous avons souhaité faire le déplacement ». Sur les réseaux sociaux, Oumar Mariko a dans plusieurs publications indiqué qu’il est à Kidal pour la recherche de la paix.

Il paraît qu’on ne parle pas du Mali là-bas, à Kidal, a lancé l’interlocuteur du Dr Mariko sur la Radio Nièta . Réponse de l’élu de Kolondièba : « Quand même j’ai parlé du Mali ici. J’ai parlé du Mali devant plus de 1000 personnes. Après mon intervention des jeunes sont venus me voir, ils ont même fait des photos avec moi ».
Dans cette intervention sur la Radio Nièta, Dr Omar Mariko a indiqué qu’il y a plus de 1000 participants à ce forum dont il est le seul homme politique malien. Les participants, a-t-il dit, sont venus des camps de réfugiés de Gao, Ménaka, et autres localités du nord.

L’intervention de Dr Omar Mariko sur la radio Nièta s’est déroulée en langue en Bambara.

Forum de Kidal: les raisons de l’absence de la Plateforme et du gouvernement

Source: Sahelien –  le 29/03/2016        

Le Forum de Kidal qui devait démarrer le dimanche 27 mars, a finalement débuté hier lundi et ce, pour trois jours.

Les participants au nombre de 750, selon le président du comité d’organisation, Zeide Ag Mohamed, sont venus, du Burkina Faso, de l’Algérie, de la Mauritanie de la Libye mais également d’autres ville du Mali.

Au départ, l’organisation de cette rencontre était partagée entre la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme. Mais les groupes armés de la Plateforme ainsi que le gouvernement malien ne sont pas représentés.

« C’est juste deux ou trois jours avant le forum que le gouvernement nous a saisi au téléphone pour nous demander le report de ce forum. Ce qui, au vu de l’état d’avancement de l’organisation était pratiquement impossible à notre entendement », affirme Almou Ag Mohamed, porte-parole de la CMA.

Et d’ajouter : « l’autre partie qui est la Plateforme, ne nous a jamais saisi de façon officielle pour nous demander un report ou une annulation du forum, encore moins pour nous dire pourquoi, elle est absente aujourd’hui ».

Contacté par Sahelien.com, un porte-parole de la Plateforme indique qu’en marge de ce forum, il était prévu la mise en place des autorités intérimaires, des services sociaux de base, le processus de désarmement. Selon Sidi Mohamed Ag Elbakaye, tous ces points se trouvent dans un communiqué conjoint Gouvernement-Plateforme-CMA en date du 26 février dernier.

« Trois jours avant le forum, rien de tout ça n’a été fait. Du moment où la CMA est animée d’une mauvaise volonté et du moment où le gouvernement du Mali sera absent à Kidal, la présence de la Plateforme aujourd’hui à Kidal sans le gouvernement est une façon d’être l’allié fidèle de la CMA », a-t-il souligné.

« Nous pensons que si le forum doit se tenir, il doit servir des avancées dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord mais malheureusement ce n’est pas le cas tel qu’il est organisé actuellement », indique une source proche du gouvernement joint par Sahelien.com.

Venu pour assister à la rencontre, docteur Oumar Mariko, leader du parti politique SADI estime que « ce forum est la première étape pour aller vers la paix et la stabilité ».

Nord du Mali: appel à garantir la libre circulation lors d’un forum de l’ex-rébellion à Kidal

AFP – 29.03.2016

Kidal (AFP) – L’ex-rébellion du nord du Mali a demandé que la libre circulation des biens et des personnes puisse être garantie dans cette région lors d’un Forum à Kidal, bastion rebelle, en l’absence du gouvernement et de ses alliés.

Cette déclaration coïncide avec la publication lundi soir par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon de son dernier rapport sur le Mali, jugeant « alarmante » la progression de l’insécurité au Mali et pressant le gouvernement de « renforcer la présence de ses forces armées dans le Nord » ainsi que des services publics en général.

Le « Forum pour la réconciliation » qui devait s’ouvrir dimanche à Kidal en présence du gouvernement, des groupes qui le soutiennent, et de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion), a finalement débuté lundi sans participation de Bamako ou de ses alliés, l’Etat estimant ne pas avoir obtenu les garanties attendues.

« Nous voulons créer un climat d’entente entre les communautés, chose indispensable pour la mise en oeuvre de l’accord de paix » signé en mai-juin 2015 avec le gouvernement et une coalition de groupes armés loyalistes baptisée « la Plateforme », a déclaré lors de son discours d’ouverture un des dirigeants de la CMA, Alghabass Ag Intalla.

Selon ses propos rapportés à l’AFP par des témoins, Alghabass Ag Intalla a salué la contribution financière de l’Etat à la tenue de la rencontre, mais a déploré qu’il y ait « des zones dans l’Azawad (appellation du nord du Mali par la CMA, NDLR) où les populations ont des difficultés réelles pour se mouvoir ».

« Ceci doit être rapidement traité par la CMA et la Plateforme pour que la libre circulation des personnes et des biens soit une réalité dans tout l’Azawad », a-t-il ajouté.

La rencontre, qui doit s’achever mercredi, regroupait, selon plusieurs témoins contactés par l’AFP, quelques centaines de personnes, dont un député du sud du pays,Oumar Mariko, du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (Sadi), qui a salué « une étape nécessaire, extrêmement importante pour enclencher une véritable paix ».

« Nous avons demandé le report de la rencontre pour régler des détails importants », a indiqué à l’AFP un ministre sous couvert d’anonymat, dont la présence symbolique à Kidal de l’armée ainsi que du drapeau malien.

« Nous n’allons quand même pas aller à Kidal comme si on allait dans un autre pays, ce n’est pas possible », a-t-il dit.

L’Etat malien est absent de Kidal depuis des années et n’y a pas repris pied depuis des combats en mai 2014 lors d’une visite du Premier ministre de l’époque Moussa Mara, lors desquels les rebelles avaient infligé à l’armée une lourde défaite.

La CMA renoue encore avec Iyad à Kidal

Par Sambi TOURE – info-matin – Posté le 29/03/2016       

Du trio initial, la CMA se retrouve seul à organiser le forum de Kidal ; ses deux partenaires de l’accord ayant l’un demandé un report poli et l’autre renoncé à faire partie d’une fête dont les bases d’organisation et les objectifs ont été pris en otage aux moyens d’instrumentalisation et de propagande.

Couronnement du processus d’Anefiss, le Forum de Kidal qui était sensé consolider la mise en œuvre de l’Accord et consacrer le retour de l’Etat à Kidal à travers la mise en place des autorités intérimaires, de l’administration et de l’armée devrait se tenir du 27 à demain mercredi 30 mars.

Après la controverse sur la participation du Premier ministre, Modibo Keita à cette rencontre, et la question du report, un des porte-paroles de la CMA jette un autre pavé dans la marre en clarifiant la position de son mouvement quant aux objectifs du Forum : «ce qu’il ne faut pas confondre c’est la participation du gouvernement au forum et le redéploiement de l’administration et des Famas. C’est de cela qu’il s’agit ». En clair pour la CMA, il n’est pas question que l’armée et l’administration retourne à Kidal.

Au-delà de l’impressionnante dispositif militaire qui se déploie et de la tension qui monte dans et autour de la ville de Kidal à l’approche du Forum, des sources sécuritaires ont clairement établi qu’une rencontre entre les responsables de la CMA et les représentants d’Iyad a lieu autour de ce Forum. Si l’objectif de cette rencontre secrète, aux dires des organisateurs de la CMA, était d’obtenir que Iyad Ag Ghali ne perturbe pas ou ne prenne pas le Forum en otage (au propre comme au figuré), chose acquise selon eux ; la question qui se pose est de savoir contre quoi Ansardine qui a juré de tout mettre en œuvre pour bloquer le processus de paix s’est-il engagé à ne pas nuire au Forum.

En l’absence d’une assurance non compromettante et au regard de la remise en cause claire par la CMA des objectifs de ce Forum, on comprendra pourquoi le gouvernement du Mali et le Plateforme ont choisi de renoncer à participer au Forum de Kidal.

Un Forum qui s’est finalement tenu hier avec la seule CMA qui a choisi de se séparer de ses deux autres partenaires de l’accord pour la paix et la réconciliation pour cavaler avec Ansardine et son mentor Iyad Ag Ghali ?

Ne dit-on pas que seuls les oiseaux de même plumage qui volent ensemble ? Le deal entre la CMA et Iyad en vue de la tenue du Forum ne prouve-t-il pas que la Coordination a non seulement renouer mais reste encore plus que jamais sous la tutelle du chef djihadiste. Aussi, les assurances a posteriori à travers le communiqué publié samedi sonnent comme une justification qui ne fait que mettre malheureusement la CMA encore plus sur le banc (en tout cas à proximité immédiate) des ennemis de la paix et de la réconciliation dont Iyad reste le parrain.

Le gouvernement boycotte un forum

Par BBC Afrique – Date: 28 Mars 2016 

Au lieu d’un forum à trois comme prévu de longue date, c’est plutôt un forum à une seule partie qui s’est ouvert ce matin à Kidal, dans le nord du Mali.

L’ex rébellion de la CMA est la seule entitée à ouvrir les débats qui devront porter sur le retour de la paix et de la stabilité dans le nord du Mali. Les groupes armés loyalistes regroupés au sein de la ‘’Plateforme’’ et le gouvernement maintiennent leur boycott. 

Almou Ag Mohamed Ali, le porte-parole de la CMA qui est au forum, a confirmé lundi matin à la BBC que les travaux ont effectivement commencé en l’absence du gouvernement et de la Plateforme, c’est-à-dire les mouvements armés loyalistes. L’ex rebellion de la CMA est donc la seule partie à forum. 

Almou Ag Mohamed Ali a indiqué que la MINUSMA y est représentée par son bureau l régional de Kidal. Des ONG sont présentes d’après lui. 

Le gouvernement ne s’est pas officiellement prononcé sur son boycot, alors que Almou estime qu’il leur a signifié tardivement son intention de voir la rencontre reporté, pour permettre une meilleure organisation du rendez-vous. Ce que la CMA n’a pas accepté. 

Quand aux groupes armés loyalistes, ils ne veulent pas ramer à contre courant du gouvernement, en se rendant au forum d’après un de leurs responsables. A Bamako, plusieurs analystes pensent que le gouvernement s’est rétracté pour éviter d’aller affronter de nouvelles revendications à Kidal, fief des ex rebelles. Image copyright 

Par exemple, le chef traditionnel de Kidal a récemment appelé à négocié avec les dijadiste malien dont Iya Ag Ghaly, ce qui est contraire à la ligne du gouvernement. Il y a aussi les raison de sécurité, car Iyad Ag Ghaly a menacé de saboter le forum d’après la presse malienne. Le Forum prendra fin le 30 mars. 

La CMA compte toujours sur la participation du gouvernement et de la Plateforme. 

Le forum est vu comme étant le parachèvement du processus d’Anefis qui est une entente entre la plateforme et la CMA pour la sa sécurisation et la gestion des zones contrôlés par les uns et les autres. 

Le gouvernement qui avait annoncé sa participation à leur côté a finalement fait machine arrière.

 

Advertisements

From → Revue de Presse

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :