Skip to content

Les arrestations se poursuivent

by sur 31 mars 2016

Mise à jour jeudi 31 mars à 17h30

Après les attentats, notamment à Grand Bassam, les arrestations se poursuivent au Mali, de même que l’identification des auteurs.

Les attentats aussi, puisqu’on enregistre encore deux soldats maliens tués après l’explosion d’une mine sous leur véhicule sur l’axe Goudam-Douaentza.

Une belle prise avec Souleymane Keïta, le responsable d’un groupe qui a opéré au sud du Mali, à la frontière ivoirienne, et que l’on surnommait le leader d’Ansar Dine Sud. Il a été arrêté dans la forêt de Wagadou, véritable base de repli des terroristes qui mènent à partir de ce lieu des raids en Mauritanie, vers la région de Mopti et vers celle de Nara, Léré et Ber.

Cette forêt a déjà fait l’objet de plusieurs opérations des armées malienne et mauritanienne, dont certaines ont permis la destruction  de bases de vie.

Un jihadiste proche d’Ansar Dine arrêté près de la frontière mauritanienne

Par RFI Publié le 31-03-2016 Modifié à 14:46

 Souleymane-Keïta-à-la-tête-de-la-katiba-Khalid-Ibn-Walid-et-Amadou-Koufa-chef-du-Front-de-libération-du-Macima

Après des attaques dans le sud du pays, à la frontière ivoirienne, l’armée malienne avait entamé plusieurs opérations anti-jihadistes, notamment contre la katiba dirigée par Souleymane Keïta (à gauche) et contre le Front de Libération du Macina Amadou Koufa (à droite) qui « oeuvre dans la région de Mopti.

Au Mali, il est considéré comme le plus important chef jihadiste dans le sud du pays. Souleymane Keïta, proche du groupe islamiste Ansar Dine, a été arrêté près de la frontière mauritanienne, selon les services de sécurité maliens. Son groupe est notamment soupçonné d’être derrière des attaques menées dans le sud du Mali, près de la Côte d’Ivoire.

Les services du renseignement du Mali le traquaient depuis un moment. Il a été signalé en Guinée, en Sierra Leone, en Gambie, puis retour au Mali pour prendre le chemin de la localité de Sokolo, au centre, où il a été arrêté.

Souleymane Keïta était l’un des hommes les plus recherchés au Mali. Il est considéré, au sud du pays, comme le représentant d’Ansar Dine de l’islamiste du Nord, Iyad Ag Ghali, d’où l’appellation Ansar Dine du Sud pour désigner sa katiba, c’est-à-dire son unité combattante. Il est accusé d’avoir organisé des attaques de localités maliennes au Sud notamment, dans la région de Sikasso, non loin de la frontière ivoirienne.

Un centre d’entraînement à Bamako

L’homme est également soupçonné d’avoir aidé à l’organisation d’attentats dans la capitale malienne et de tenter un maillage du territoire national : les terroristes opérant dans le septentrion du pays avec comme relai au centre du Mali, le prédicateur radical Amadou Koufa, et au Sud, Souleymane Keïta.

L’an dernier, Souleymane Keïta avait fait très fort dans les faubourgs de Bamako, à Samanco : il était arrivé à monter un camp d’entraînement militaire, selon une source proche des forces spéciales des services secrets maliens. Dès sa découverte, le camp a été détruit par une unité anti-terroriste. 

Lutte contre le terrorisme : Souleymane Kéita, bras droit d’Iyad Ag Ghaly au Sud, arrêté dans la forêt de Wagadu

A.Diakité – Posté le31/03/2016       

L’homme était activement recherché par les forces de sécurité maliennes après ses campagnes meurtrières menées dans la région de Sikasso (Misseni et Fakola), frontalière avec la Côte d’Ivoire. Il est le fondateur d’Ansar Eddine au Sud et bras droit d’Iyad Ag Ghaly.

Il a été capturé dans sa planque dans la forêt de Wagadu, non loin de la frontière mauritanienne, vers la localité de Sokolo.

Se sachant traqué par les forces de sécurité maliennes et ivoiriennes, l’homme s’était rendu en Sierra Leone, puis en Guinée avant de revenir au Mali pour se planquer dans la forêt de Wagadu. C’est là où il a été mis aux arrêts.

Des sources sécuritaires indiquent que les éléments qui composent Ansar Eddine du Sud sont pour la plupart d’anciens membres de la Katiba Khalid Ibn Walid qui avait terriblement régné sur Tombouctou au temps fort de l’occupation du Nord du Mali par les groupes terroristes.

En juin 2015, cette organisation a annoncé son ralliement à Ansar Eddine d’Iyad Ag Ghaly pour, dit-elle, l’accompagner dans sa campagne jihadiste au Mali.

Un jihadiste présumé arrêté à Tombouctou

Source : RFI – Posté le 30/03/2016     

Un homme soupçonné d’être un jihadiste a été arrêté mardi 29 mars à Tombouctou au Mali. L’homme était en possession d’une fausse carte d’identité malienne obtenue grâce à des complices au sein de l’administration locale. Il a été transféré à Bamako.

Espion ? Jihadiste ? Animateur d’une filière de fabrication de faux documents ? Les hypothèses fleurissent depuis qu’un Africain, dont la nationalité n’a pas été révélée, a été arrêté mardi 29 mars à Tombouctou. Présenté comme un jihadiste présumé, il a été transféré à Bamako. La nouvelle a vite fait le tour de la ville de Tombouctou. L’homme s’est procuré sur place une carte d’identité malienne, alors qu’il n’est pas malien.

Les premières investigations ont rapidement montré qu’il a bénéficié de complicité au sein de l’administration locale. Deux fonctionnaires exerçant à Tombouctou lui ont fourni de faux documents nécessaires à l’obtention d’une carte d’identité malienne. Ont-ils été corrompus ? Font-ils partie d’un réseau de faussaires ? En attendant d’y voir clair, les deux individus ont été placés sous contrôle judiciaire depuis la découverte de l’affaire.

« En mission »

L’enquête se poursuit. Entre-temps, le domicile du présumé jihadiste a été perquisitionné. « Et s’il était là pour développer une filière de délivrance de vrais documents maliens à des terroristes ?», s’interroge un enquêteur pour qui « il est de plus en plus clair qu’il était en mission ». Transféré à Bamako, il pourrait très rapidement être présenté devant le juge chargé des dossiers liés au terrorisme.

Comment le logisticien des attentats d’Ouadagougou et de Bassam a été arrêté au Mali

Rassemblés par A. M. C. – L’indicateur du Renouveau – 29 mars 2016

Pour un enquêteur malien, on est en train de mettre “la main sur le noyau dur d’une cellule sous-régionale du terrorisme. Nous avons visiblement affaire au même groupe qui a fait mener des attaques à Bamako, Ouagadougou et à Grand-Bassam“. Cette déclaration fait suite à l’arrestation de deux suspects vendredi et samedi 26 mars dans deux opérations distinctes à Gossi et à Goundam.

         Deux suspects clé ont été arrêtés, vendredi et samedi 26 mars dans deux opérations distinctes, dans le Nord du Mali, en relation avec les récentes attaques terroristes de Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire, il y a deux semaines. Le nommé Ibrahim Ould Mohamed a été arrêté près de Tombouctou, alors que Mydi Ag Sodack Diko a été interpellé au sud de la ville de Gao.

Pour les enquêteurs, les deux personnes désormais transférées à Bamako, sont impliquées dans les attaques du 13 mars dernier contre la station balnéaire ivoirienne de Grand-Bassam. “Ces hommes sont au cœur du réseau qui a commis les attentats. Ils seront une mine d’information”, joint par RFI, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité ivoirien se réjouit de ces deux interpellations. “On devrait savoir comment les terroristes ont agi, où ils ont mangé, dormi… Ces arrestations sont une avancée importante pour l’enquête”, a déclaré Hamed Bakayoko.

Le premier suspect, Mydi Ag Sodack Diko, a été arrêté, ce samedi, au sud de Gao, plus précisément, dans la localité de Gossi. De nationalité malienne, il a, selon les premiers éléments de l’enquête, “activement participé à l’attaque de Grand-Bassam” en Côte d’Ivoire, notamment en assurant la logistique. Son domicile, à Abidjan, aurait par ailleurs servi à loger les assaillants, notamment le cerveau de l’opération. Peu après l’attaque, ce suspect aurait pris un avion à Abidjan, direction Bamako, avant de se diriger vers le Nord du Mali où il vient d’être arrêté.

La deuxième arrestation est intervenue cette fois à quelque 80 km de Tombouctou, plus précisément dans la localité de Goundam, dans la nuit de vendredi à samedi. Ibrahim Ould Mohamed est également Malien. Selon un enquêteur, il a donné des informations précieuses et son téléphone, un numéro facile à retenir, a parlé. Comme le premier arrêté, il serait très proche et même le chauffeur et bras droit de Kounta Dallah présenté, par les forces de sécurité ivoiriennes, comme le cerveau des attaques du 13 mars dernier qui ont fait 19 morts et une trentaine de blessés, à Grand-Bassam.

Le précieux répertoire d’un téléphone portable

C’est notamment un téléphone abandonné par le commando qui a attaqué la station balnéaire de Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, qui a conduit les enquêteurs au nord de Mali. Dans l’appareil, un précieux répertoire dont des numéros ont tout de suite été mis sur écoute. Ainsi, une, puis au moins deux personnes ont été localisées dans le Nord du Mali.

Les forces de sécurités locales, avec un appui extérieur, ont filé les individus. Arrêtés, les deux suspects de nationalité malienne ont été transférés à Bamako. Une source au cœur de l’enquête est formelle : “On met là la main sur le noyau dur d’une [cellule Ndlr] sous-régionale du terrorisme. Nous avons visiblement affaire au même groupe qui a fait mener des attaques à Bamako, Ouagadougou et à Grand Bassam”.

Dans le cadre de l’enquête de l’attentat à Grand-Bassam, quinze personnes ont été arrêtées alors que le principal suspect, Kounta Dallah, est toujours en fuite. A Bamako ou à Abidjan, on compte sur la coopération entre les services de sécurité des deux pays pour l’appréhender. “Nous ne sommes plus très loin de démanteler tout le réseau de l’attaque de Grand-Bassam, mais aussi ceux de Ouagadougou et de Bamako. Tous ces attentats sont le fait de réseaux interconnectés”, a déclaré Hamed Bakayoko, le ministre de l’Intérieur ivoirien.

Attaque de Grand-Bassam : deux présumés complices arrêtés à Gossi et Goundam

lundi 28 mars 2016 15:17

Deux semaines après l’attaque de la station balnéaire de Grand-Bassam en Côte d’Ivoire le 13 mars dernier, deux présumés complices ont été arrêtés au Nord du Mali, précisément dans les localités de Gossi et Goundam. L’information a été confirmée par les services de sécurité maliens. Les deux suspects ont été transférés à Bamako. Leur arrestation a été rendue possible grâce à la coopération entre les services maliens et ivoiriens.

Les deux présumés complices sont tous de nationalité malienne. Ils sont accusés d’avoir « activement participé » à l’attaque de Grand-Bassam. Les deux hommes ont été arrêtés par les forces maliennes suite à deux opérations distinctes.

La première arrestation est celle de Ibrahim Ould Mohamed qui serait le chauffeur et le bras droit de Kounta Dallah, présenté comme le cerveau de l’attaque de Grand-Bassam. Ibrahim Ould Mohamed aurait aussi joué un rôle d’informateur dans cette attaque. Il a été arrêté dans la nuit du vendredi à samedi dans la localité de Goundam, région de Tombouctou.

Le lendemain, Mydi Ag Sodack Dicko, a aussi été arrêté dans la localité de Gossi, au sud de Gao. Il est soupçonné d’être « le logisticien de l’attaque ». Son domicile à Abidjan, aurait par ailleurs servi à loger les assaillants de Grand-Bassam. Il était en Côte d’Ivoire au moment de l’attaque, avant de retourner au Mali.

Ces arrestations ont été possibles grâce à l’exploitation du répertoire du téléphone de l’un des assaillants de Grand-Bassam. Les numéros retrouvés ont été localisés au Mali. Aussitôt arrêtes, les deux hommes ont été transférés à la brigade antiterroriste de Bamako.

Ces deux personnes sont suspectées d’être dans le même réseau terroriste qui aurait conduit les attaques de Bamako, de Ouagadougou et d’Abidjan.

Les autorités locales de Tombouctou se réjouissent de ces arrestations. Elles appellent la population à « plus de collaboration avec les services de sécurité ». Selon elles « tout le monde doit se considérer comme un agent de sécurité ».

Halley Ousmane, maire de la commune Urbaine de Tombouctou, joint par Ayouba Sow : « J’ai appris que ces deux hommes ont été interceptés : l’un à Goundam et l’autre à Gossi. Ça a été un soulagement pour nous, puisqu’on voit que nos forces de sécurité collaborent. C’est ce que nous avons toujours souhaité. Les populations ont vraiment contribué à leurs arrestations, sinon ça n’allait pas être facile. Les opérations ont été menées par les forces de sécurité maliennes, qui ont reçu de l’information provenant des autres partenaires ».

Pensez-vous que d’autres complices seraient toujours au Mali ?

« Le Mali est le théâtre même de ces gens-là. Ils sont là. Maintenant, l’appel que j’ai à lancer à la population, c’est d’être vigilante, que la jeunesse participe à cette vigilance, qu’elle sache que c’est elle qui est ciblée par le terrorisme. Puisque c’est son avenir qui est ciblé. Nous tous, nous devrons nous investir à donner la bonne information aux forces de sécurité. Que chacun sache qu’il est un agent de sécurité ».

Face aux attaques terroristes au Mali, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso, les ministres de la sécurité des trois pays plaident pour « la mutualisation des expériences ». Réunis à Abidjan, ils ont décidé jeudi dernier de renforcer les relations entre leurs services face à la menace terroriste dans la région.

Le ministre malien de la sécurité : « Nous avons d’abord décidé de mutualiser nos efforts en terme de renseignement, en terme de partage d’expériences. Nous avons également décidé d’instituer ce type de rencontre. Cela veut dire que de façon périodique, nous allons nous retrouver dans chaque pays pour mettre en place ce mécanisme et le renforcer. Nous avons également décidé d’instituer un bulletin d’informations mensuel. Cela veut dire que chaque ministre pourra savoir tout ce qui s’est passé et qui a trait à la lutte antiterroriste dans chacun des pays. Nous avons également décidé d’accélérer la mise en place de la carte d’identité nationale biométrique de type CEDEAO. Nous avons aussi décidé que chaque pays va s’engager résolument dans la sensibilisation de la population. Rien ne peut se faire sans la population. Donc il nous faut trouver toutes les voies, tous les moyens pour que la population se sente au cœur du dispositif et qu’elle nous donne les informations, qu’elle nous donne les renseignements ».

 

 

Advertisements

From → Revue de Presse

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :