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Seydou Keïta au sommet à Paris

by sur 2 avril 2016

L’oeuvre du grand photographe malien Seydou Keïta est actuellement exposée au Grand Palais (rue Eisenhower – 8ème arrondissement).

A ne pas manquer si vous avez quelques heures libres dans la capitale française.

Quelques commentaires sur des photos à découvrir en guise d’apéritif…

 Vernissage de l’œuvre du photographe malien Seydou Keïta au Grand Palais.

Ambassade du Mali en France –  Sources: Grand Palais – 31 mars 2016 

Photo de Ambassade du Mali en France.
Photo de Ambassade du Mali en France.

Vernissage de l’œuvre du photographe malien Seydou Keïta au Grand Palais.

Une exposition des photographies de notre compatriote Seydou Keïta (1921 – 2001) a eu lieu le jeudi 31 mars 2016 en présence d’illustres invités parmi lesquels : Le Président François Hollande, SEM Cheick Mouctary Diarra et SEM Oumar Keïta de la Délégation Permanente du Mali auprès de L’UNESCO.

Seydou Keïta est né vers 1921 à Bamako (à cette époque capitale du Soudan français).

Il ne fréquente pas l’école, et dès l’âge de 7 ans, devient apprenti menuisier auprès de son père et de son oncle, qui lui offre en 1935 son premier appareil photo, un petit Kodak Brownie. En 1939, il gagne déjà sa vie en tant que photographe autodidacte, et, en 1948 il ouvre son studio sur la parcelle familiale, dans un quartier très animé de Bamako, non loin de la gare.

Il se spécialise dans le portrait de commande, individuel ou de groupe, qu’il réalise essentiellement à la chambre 13×18, en noir et blanc, avec une préférence pour la lumière naturelle.
La plupart des tirages d’époque dits « vintage » sont des tirages contact, au format du négatif, que Keïta réalise lui-même.

Le papier est cher et difficile à trouver. A la demande de certains clients fortunés, il lui arrive rarement de réaliser des tirages en 30×40. Plus exceptionnellement les accessoires, bijoux notamment, ont été colorisés par l’encadreur.

Avec les premiers bénéfices de son activité, il acquiert des vêtements, « chics » , à la mode occidentale, des accessoires, petit mobilier, poste de radio, bijoux mais aussi une voiture et un scooter qui sont gracieusement mis à la disposition de ses clients qui ont le loisir de composer ainsi leur représentation.

Son œuvre, qui porte sur une période relativement courte, offre un témoignage sans égal des changements de la société urbaine malienne, qui s’émancipe des traditions, aspire à une certaine modernité, tandis que la décolonisation est à l’œuvre, et que l’indépendance approche.

Seydou Keïta est aujourd’hui considéré comme l’un des grands photographes de la seconde moitié du XXèeme siècle à l’égal des portraitistes les plus célèbres, d’un Richard Avedon ou d’un August Sander.

Cette exposition est la première rétrospective d’ampleur, et réunit un ensemble exceptionnel de près de 300 photographies, comprenant des tirages en noir et blanc modernes, formats 50×60 et 120×180, signés par Keïta ainsi que des tirages d’époque uniques.

GRAND FORMAT. Seydou Keïta au Grand Palais : l’Afrique en majesté

L’Obs – Sylvie Duyck Publié le 31 mars 2016 à 20h55

 Le photographe malien Seydou Keïta est à l’honneur au Grand Palais jusqu’au 11 juillet. Une rétrospective qui permet de prendre la mesure du talent de ce grand portraitiste, père de la photographie africaine.

Les murs de la première salle qui accueille le visiteur sont tendus d’un batik au graphisme puissant, rappel des tissus que Keïta utilisait comme fond lors des séances photos dans la cour de son studio.

Viennent ensuite d’immenses portraits d’anonymes, les clients que le photographe autodidacte a reçus de 1948 à 1962 dans le centre de Bamako. Regards francs et intenses, postures étudiées, vêtements ou accessoires qui structurent la composition. Les jeunes gens qui prennent la pose devant le portraitiste à la mode qu’est devenu Seydou Keïta dans les années 1950 racontent l’histoire de leur vie rêvée, influencés par la modernité. Tous se laissent sagement guider par son regard affuté : un pli de robe à ajuster, un visage à incliner vers la lumière, aucun détail ne lui échappe. C’est cette méthode qu’un documentaire réjouissant tourné en 1998 donne à voir en guise de conclusion de l’exposition, qui présente un choix de 238 images dont une centaine sont des tirages d’époque.

Sans titre, 1949.

Seuls ou en couple, en famille, avec des amis, « le Tout-Bamako venait se faire photographier chez moi : des fonctionnaires, des commerçants, des politiciens. » (Citations extraites du livre « Seydou Keïta » aux éditions Scalo, 1997) (Seydou Keïta/SKPEAC/photo courtesy CAAC-The Pigozzi Collection, Genève)

Sans titre, 1959

Seydou Keïta découvre la photographie grâce à un oncle qui ramène du Sénégal un boîtier 6X9. « J’avais 14 ans, c’étaient mes premières photos et c’était le moment le plus important de ma vie. Depuis lors, c’est un métier que j’ai essayé de faire le mieux possible. J’ai tellement aimé la photographie. » (Seydou Keïta/SKPEAC/photo courtesy CAAC-The Pigozzi Collection, Genève)

Sans titre, 1956-1957

Les attitudes les plus étudiées ont miraculeusement le charme du naturel. Adepte du portrait de 3/4, jouant souvent avec les diagonales, Seydou Keïta magnifie les visages, souligne la grâce d’un geste : « Le portrait en buste de biais, c’est moi qui l’ai inventé. » (Seydou Keïta/SKPEAC/photo courtesy CAAC-The Pigozzi Collection, Genève)

Sans titre, 1952-56

La notice nous apprend que deux cinémas situés près du studio de Keïta dans Bamako projetaient des films de série B françaises ou américaines dont l’univers a influencé une partie de la jeunesse bamakoise.  (Seydou Keïta/SKPEAC/photo courtesy CAAC-The Pigozzi Collection, Genève)

Sans titre, 1958

Après le format 6X9 du Kodak Brownie et les premières commandes qui lui permettent de s’équiper, le jeune photographe achète une chambre 13X18. Il réalise lui-même les tirages par contact, sans agrandisseur. (Seydou Keïta/SKPEAC/photo courtesy CAAC-The Pigozzi Collection, Genève)

Sans titre, 1949-51

« Je faisais une pose par client », explique-t-il dans le documentaire. Ici, un notable de Bamako regarde fièrement l’objectif, sa petite fille sur les genoux. Pour lui, une exception : « Ce jour-là, on a fait plus de quatre poses, d’abord seul, puis avec l’enfant. » (Seydou Keïta/SKPEAC/photo courtesy CAAC-The Pigozzi Collection, Genève)

Sans titre, 1949-51

Un tirage argentique d’époque, rehaussé de touches de couleurs appliquées par l’encadreur de Keïta à la demande des clients. (Seydou Keïta/SKPEAC/photo François Doury)

Sans titre, 1956

Les motifs des vêtements qui s’harmonisent avec ceux des fonds en tissu : une des caractéristiques de son style. (Seydou Keïta/SKPEAC/photo courtesy CAAC-The Pigozzi Collection, Genève)

Sans titre, 1953

Devenu célèbre dans son pays et dans l’Afrique de l’Ouest, Seydou Keïta est nommé en 1962 photographe officiel du gouvernement et ferme son studio. L’Occident ne découvrira l’importance de son oeuvre que dans les années 1990, une dizaine d’années avant sa mort. L’exposition présentée aujourd’hui au Grand Palais rappelle avec éclat le sens magistral de la composition et l’inventivité sans cesse renouvelée de ce témoin majeur des transformations de la société malienne dans la seconde moitié du XXe siècle. (Seydou Keïta/SKPEAC/photo courtesy CAAC-The Pigozzi Collection, Genève)

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