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Etat d’urgence au Mali

by sur 3 avril 2016

Mis à jour mardi 5 avril à 11h

Le Mali a levé l’état d’urgence samedi 2 avril… avant de le rétablir pour dix jours lors d’une réunion exceptionnelle du conseil des ministres qui s’est tenue lundi 4 avril.

Ce qui ne veut pas dire que la vigilance ne soit pas de mise… Y compris dans la publication des informations.

L’article de RFI publié ci-dessous est illustré d’une photo de l’aéroport de Tombouctou, alors que la légende indique qu’il s’agit de l’aéroport de Bamako.

Même les meilleurs peuvent se tromper !

Communiqué du Conseil des Ministres Extraordinaire du lundi, 04 avril 2016

lundi, 04 avril 2016

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session extraordinaire, le lundi 04 avril 2016, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Président de la République, Monsieur Ibrahim Boubacar KEÏTA.

Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil des Ministres :

– a adopté un projet de décret.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE :

Sur le rapport du ministre de l’Administration Territoriale, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret déclarant l’état d’urgence sur le territoire national.

Dans le cadre d’une démarche de prévention et d’anticipation sur les menaces réelles à la sécurité des personnes et de leurs biens, l’état d’urgence a été déclaré par le Décret n°2015- 0835/P-RM du 21 décembre 2015 pour une durée de dix (10) jours et prorogé par la Loi n°2015-055 du 31 décembre 2015 pour une période de trois (03) mois qui est arrivée à terme le 31 mars 2016 à minuit.

Le recours à l’état d’urgence a permis aux autorités compétentes de mieux circonscrire et de combattre les projets d’atteinte à la sécurité des personnes et de leurs biens ainsi que les tentatives de troubles à la quiétude des populations à travers, notamment : des patrouilles, des perquisitions, des saisies d’armes, de véhicules, de motos et des interventions sur des scènes d’attaques terroristes ou de crime.

En dépit de ces résultats salutaires, la situation sécuritaire au Mali, et globalement au plan sous régional, régional et international, reste caractérisée par des menaces terroristes.

Dans ce contexte de situation sécuritaire globale instable, il s’avère nécessaire de maintenir les mesures exceptionnelles prévues par l’état d’urgence.

Le présent projet de décret est adopté dans ce cadre.

Il décrète l’état d’urgence pour une durée de dix (10) jours, pour compter du lundi 04 avril 2016 à minuit, sur toute l’étendue du territoire national.

Il est conforme à l’article 72 de la Constitution qui dispose que l’état d’urgence est décrété en Conseil des Ministres pour une période de dix (10) jours dont la prorogation ne peut être autorisée que par l’Assemblée Nationale.

Les mesures exceptionnelles prévues par l’état d’urgence, aux termes des dispositions pertinentes de la Loi n°87-049/AN-RM du 10 août 1987 relative à l’état de siège et à l’état d’urgence, ne sont pas d’application systématique.

Elles sont appliquées en cas de nécessité.

Bamako, le 04 avril 2016.

Le Secrétaire général du Gouvernement,

Madame DIAKITE Fatoumata N’DIAYE

Commandeur de l’Ordre National

 

Fin de l’état d’urgence au Mali mais la vigilance est maintenue

Par RFI Publié le 02-04-2016 Modifié le 02-04-2016 à 12:01

Aéroport de TombouctouDes véhicules des Nations unies sont déployés devant l’aéroport de Bamako début mars 2016 à l’occasion d’une visite d’une délégation du Conseil de sécurité.© REUTERS/Adama Diarra

Au Mali, l’état d’urgence, déjà prorogé en décembre dernier pour prévenir la menace terroriste, a pris fin le 31 mars à minuit. Pour les autorités maliennes, cela ne signifie pas que la lutte contre le terrorisme est terminée ou qu’il faut baisser les bras.

Au ministère malien de l’Administration territoriale, on explique que ce n’est pas parce que la menace terroriste a totalement disparu que l’état d’urgence n’a pas été à nouveau prorogé.

En fait, explique notre interlocuteur, l’état d’urgence, reconduit déjà une fois en décembre dernier, « a donné aux forces de sécurité des moyens de droit d’intervenir rapidement avec des résultats, en matière de lutte contre l’insécurité, contre les jihadistes ». Par exemple, poursuit la même source, des dizaines de jihadistes ou présumés tels ont été arrêtés ; des armes ont été saisies ; des projets criminels ont été empêchés ; des manifestations interdites ou encadrées. Mais le gouvernement malien entend rester vigilant dans la lutte contre le terrorisme et l’insécurité.

Les contrôles se poursuivent

Les contrôles se sont par exemple poursuivis, nuitamment, à l’entrée des trois ponts de Bamako, et de manière stricte, au lendemain de la fin de l’état d’urgence. Et ce vendredi 1er avril, deux perquisitions se sont déroulées au centre du Mali. « Nous continuons à lutter contre le terrorisme, sans une restriction des libertés des citoyens, mais si c’est nécessaire, nous le prendrons à nouveau les dispositions autorisées par la loi» résume un collaborateur du Premier ministre malien.

 

 

 

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