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Elections communales : le 15 septembre ?

by sur 13 avril 2016

Le cadre de concertation, qui examine les conditions dans lesquelles doivent se tenir les élections locales, réunit partis politiques et administration territoriale; il  a connu un incident avant hier : l’opposition a refusé d’examiner le calendrier proposé par le ministre Maïga et a quitté la salle.

Quelques grandes tendances se dessinent néanmoins :

– le ministre de l’administration territoriale a fait état d’un probable calendrier des élections locales qui  seront découplées.

– les élections communales auraient lieu le 15 septembre, le référendum en décembre et les régionales au printemps prochain. Ce qui ne sera pas sans incidences financières pour les collectivités chargées de les organiser.

– comme les élections présidentielles et législatives doivent se tenir en 2018, on peut s’attendre à une année et demi de campagne électorale; dans un pays déjà quelque peu déstabilisé, ce n’est pas sans risque.

– l’opposition a marqué son désaccord d’entrée de jeu  en dénonçant une « fuite en avant du gouvernement » et en se retirant du cadre de concertation; elle a déposé un recours d’inconstitutionnalité de la loi sur les autorités intérimaires qu’elle a refusé d’examiner et elle organise une marche de protestation le 23 avril… le jour, même où un grand meeting devait rassembler toutes les composantes politiques du pays pour une réconciliation nationale. C’est mal parti !

Calendrier électoral : LE MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE FAIT DES PROPOSITIONS

M. SIDIBÉ – Source : L’ Essor – Posté le 13/04/2016      

Le département avance la date du 15 septembre pour les élections communales, la fin de  la même année pour le référendum et le premier semestre 2017 pour les régionales

Le ministre de l’Administration territoriale, Abdoulaye Idrissa Maïga, a présidé hier, dans la salle de conférences du département, une réunion de la commission consultative du cadre de concertation avec les présidents des partis politiques. Trois heures durant, les leaders politiques, les techniciens du département, les représentants de la CENI et de la Délégation générale aux élections (DGE) ont eu des échanges forts animés autour des deux points inscrits à l’ordre du jour de la rencontre : la relecture de la Loi électorale et de la Charte des partis politiques et l’examen de l’agenda électoral (les échéances à venir et le chronogramme des élections).

La réunion a débuté par une séquence inattendue. En effet, les représentants des partis de l’opposition ont voulu lire une déclaration. Ce qui n’était pas prévu à l’ordre du jour. La déclaration a tout de même été lue.

Selon le texte lu par Djiguiba Kéïta dit « PPR »  du Parena, l’ordre du jour de la réunion démontre « le refus » du gouvernement de tirer les leçons des tentatives antérieures d’organiser les communales et les régionales en faisant fi de la situation sécuritaire générale du pays et des engagements pris par le même gouvernement dans le cadre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. « En lieu et place d’une approche globale pour sortir le pays de l’immobilisme, nous assistons à des petits arrangements sur fond de calculs politiciens et électoralistes. En conséquence, nous vous annonçons, Monsieur le ministre, que nous quittons le cadre de concertation que vous présidez. Nous y reviendrons le jour où les questions institutionnelles, politiques et électorales seront mises à discussion dans une vision globale », a annoncé  le responsable du Parena avant que ses camarades et lui ne  quittent la salle de réunion sous le regard médusé des observateurs neutres.

Les autres participants ne sont pas laissés ébranler par ce coup d’éclat.  Ils ont directement engagé les discussions sur le premier point en faisant essentiellement, des propositions relatives à la relecture de la Loi électorale dont le processus est en cours.

A ce niveau, les observations des intervenants dont Soumeylou Boubèye Maïga, président de ASMA-CFP, Younouss Hamèye Dicko, leader du RDS, Abba Touré du CNID-FYT, Issa Traoré du MODEC ont, entre autres, porté sur le renforcement de la CENI (démembrements, implication dans la répartition des bureaux de vote, mode de représentation, pérennisation, etc.), le lien entre les circonscriptions administratives et les circonscriptions électorales, les insuffisances liées à l’utilisation de la carte NINA, la comptabilité des partis politiques, les conditions d’éligibilité, d’inéligibilité,  l’inscription sur les listes électorales, la représentation des Maliens de l’extérieur à l’Assemblée nationale…

A toutes ces préoccupations, les techniciens ont apporté des réponses. Néanmoins, le ministre Abdoulaye Idrissa Maïga a promis de prendre en compte les observations pertinentes soulevées. Il y a eu peu d’observations sur la Charte des partis politiques.

En ce qui concerne l’agenda électoral, le ministère de l’Administration territoriale propose d’organiser les élections communales le dimanche 15 septembre 2016, le référendum à la fin de l’année et les élections régionales courant premier semestre 2017.

Le projet de calendrier électoral ainsi dévoilé a été largement approuvé par la classe politique. Certains ont tout de même émis des réserves. Celles-ci sont relatives à la possibilité de coupler toutes les élections pour des impératifs de temps et d’économie, aux conditions de sécurité, à certaines dispositions de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, à la réussite de la mise en place des autorités intérimaires.

Compte tenu de l’organisation des élections générales en 2018 et pour éviter toute interférence, d’aucuns ont souhaité que toutes ces joutes électorales (communales, référendum et régionales)  se tiennent en 2016.

Les propos de Témoré Tioulenta de l’Adema-Pasj donnent un aperçu de l’état d’esprit des intervenants. « D’octobre à maintenant, il y a un signal de couleur orange qu’il faut verdir, la mise en place des autorités intérimaires doit être une réussite. Il faut qu’il y ait la paix. Sans sécurité, il sera difficile d’organiser les élections. Nous prenons acte en nous engageant avec vous pour réussir l’acte et il faut faire en sorte que les élections communales soient organisées partout et dans les meilleures conditions ».

En réponse à certaines interrogations soulevées, Abdoulaye Idrissa Maïga a assuré que la question sécuritaire est liée à la mise en œuvre de l’Accord. Il a toutefois écarté l’éventualité du couplage des élections en estimant que le principe du découplage avait été déjà débattu et tranché. Le ministre a reconnu les insuffisances de la carte NINA tout en s’engageant à les corriger.

Il a, par ailleurs, dit avoir pris acte de l’attitude de l’opposition en annonçant toutefois que les invitations pour les prochaines rencontres seront adressées à toute la classe politique sans distinction.

Abdoulaye Idrissa Maïga a conclu la réunion en indiquant que « c’est dans la consultation qu’on va fixer les échéances. Il nous faut produire le sursaut national. C’est le socle pour aller aux élections ».

 Élections communales et régionales : L’opposition dénonce la fuite en avant du gouvernement et quitte le cadre de concertation

Par Aguibou Sogodogo – Le Républicain – 13 Avr 2016

Le cadre de concertation ministère de l’Administration territoriale et présidents des partis politiques s’est tenu hier, mardi 12 avril 2016 au département de l’Administration territoriale sous la présidence du ministre, Abdoulaye Idrissa Maïga.

Deux points majeurs étaient à l’ordre du jour : les discussions sur la relecture de la loi électorale et la charte des partis politiques et les discussions sur l’agenda électoral. Mais force est de reconnaitre que les partis politiques de l’opposition républicaine et démocratique ont boycotté cette rencontre tout en quittant la salle.

Avant de quitter la salle, une déclaration des partis  politiques de l’opposition républicaine et démocratique a été lue devant le ministre par le secrétaire général du Parti pour la renaissance nationale (Parena), Djiguiba Keïta alias PPR au nom du chef de file de l’opposition, l’honorable Soumaïla Cissé, président de l’Union pour la république et la démocratie (Urd).

Dans cette déclaration, l’opposition dénonce la fuite en avant qui caractérise l’action gouvernementale et affirme son retrait au sein du cadre de concertation administration-partis politiques. « Nous vous annonçons, Monsieur le Ministre, que nous quittons le Cadre de concertation que vous présidez. Nous y reviendrons le jour où les questions institutionnelles, politiques et électorales seront mises discussion dans une vision globale », a dit PPR.

« Monsieur le Ministre, l’ordre du jour de la réunion de ce mardi, 12 avril 2016, (loi électorale, charte des partis, agenda des élections, chronogramme des élections etc.) démontre éloquemment le refus de votre gouvernement de tirer les leçons des tentatives antérieures d’organiser les communales et les régionales en faisant fi de la situation sécuritaire générale du pays et des engagements pris par ce même gouvernement dans le cadre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger », a indiqué Djiguiba Kéita secrétaire général du Parena et non moins ancien ministre, en face du ministre de l’Administration territoriale, Abdoulaye Idrissa Maïga .

Ce constat dénote la politique de fuite en avant qui caractérise l’action gouvernementale au Mali depuis deux ans et demi, poursuit-il. Et l’ordre du jour de cette réunion montre à suffisance l’incapacité du Gouvernement à avoir une vision d’ensemble des questions institutionnelles et électorales, a avisé PPR au nom du chef de file de l’opposition, l’honorable Soumaïla Cissé, président de l’Urd. 

Avant d’ajouter que « les partis politiques de l’opposition républicaine et démocratique décident solennellement qu’à partir d’aujourd’hui, ils n’accepteront plus de s’associer à une quelconque concertation qui ne prend pas en compte les vrais problèmes politiques et institutionnels du pays ».

L’opposition face à la presse ce matin

« Dix mois après la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, le gouvernement est toujours au stade de tâtonnement et de tergiversation là où  il a pris des engagements explicites pour l’adoption de textes réglementaires, législatifs voire constitutionnels, et pour la révision de la loi électorale de manière à assurer la tenue d’élections au niveau local, régional et national permettant la mise en place et le fonctionnement du nouveau cadre institutionnel prévu par l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger », a souligné le secrétaire général du Parena, PPR.

Par ailleurs, les partis politiques de l’opposition républicaine et démocratique exigent la résolution immédiate des questions relatives aux 900 000 cartes NINA qui, selon le Vérificateur Général, sont de trop et l’introduction de la biométrie dans le système électoral comme c’est le cas dans la plupart de nos pays voisins. Selon l’opposition, « en lieu et place d’une approche globale pour sortir le pays de l’immobilisme, les Maliens assistent à de petits arrangements sur fond de calculs politiciens électoralistes. En conséquence, nous vous annonçons, Monsieur le Ministre, que nous quittons le Cadre de concertation que vous présidez. Nous y reviendrons le jour où les questions institutionnelles, politiques et électorales seront mises à discussion dans une vision globale », a conclu PPR.

L’opposition veut marcher

A noter que l’opposition sera face à la presse ce mercredi matin à 10h à la maison de la presse pour évoquer son retrait du cadre de concertation, la saisine de la cour constitutionnelle du Mali pour l’annulation de la loi sur les autorités intérimaires, et la marche de l’opposition prévue le 23 Avril.

 

 

 

 

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