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Gérer l’immigration : accord UE-Mali

by sur 17 avril 2016

Mis à jour le 22 avril à 10h30

Coopération Mali-Union européenne : Plus de 12 milliards pour la paix et contre la migration irrégulière

Par  B. COULIBALY – l’Essor – : 21 Avril 2016  

Deux projets contribueront à la mise en œuvre du processus de paix et à l’appui aux initiatives de la diaspora malienne en matière de développement local La coopération sur les enjeux de la migration entre le Mali, pays de tradition migratoire, et l’Union européenne (EU) a été renforcée les 14 et 15 avril lors de la visite à Bamako du ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas, Bert Koenders. Le chef de la diplomatie néerlandaise a effectué ce séjour au nom de l’Union européenne.

Suite à cette visite, la commission de l’Union européenne vient d’annoncer le lancement au Mali de deux projets dans le cadre de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière. Le communiqué de l’UE qui en fait l’annonce, précise que les deux projets concernent la sécurité et le développement au nord du Mali et le projet d’appui aux investissements de la diaspora malienne dans les régions d’origine.

D’un montant de 19 millions d’euros, soit plus de 12,4 milliards de Fcfa, ces projets contribueront à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, au redémarrage de l’activité économique et à l’appui des initiatives de la diaspora malienne en matière de développement local.

Dans le cadre de la sécurité et du développement au nord du Mali, le projet entend contribuer à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali en soutenant la réalisation d’infrastructures locales destinées à répondre aux besoins les plus urgents exprimés par les populations des régions concernées. 

Cette action concernera les régions de Kidal, Tombouctou, Gao, Ménaka, Taoudéni et Mopti. Un montant de 13 millions d’euros, soit 8,5 milliards de Fcfa, lui sera affecté et elle sera mise en œuvre par l’Agence française de développement (AFD) pour une durée de trois ans, à compter de juillet 2016.

Le projet d’appui aux investissements de la diaspora malienne dans les régions d’origine va promouvoir les initiatives collectives de développement dans la région de Kayes. Il permettra aussi d’accompagner l’investissement productif de la diaspora malienne, d’accroître son impact sur l’emploi et sa participation à la mise en œuvre de la politique nationale de migration du Mali.

Le projet consolidera les résultats des programmes bilatéraux franco-maliens et européo-maliens « migration et développement » mis en œuvre depuis 2002 et qui ont mobilisé la diaspora malienne établie en France et en Espagne pour contribuer au développement économique et social de leurs régions d’origine. Ce projet aussi sera exécuté par l’Agence française de développement (AFD). Il est financé à hauteur de 6 millions d’euros, soit près de 4 milliards de Fcfa, pour une durée de 4 ans, à partir de juillet 2016.

Ces deux actions complètent trois autres déjà approuvées en janvier 2016 qui contribueront à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation par des actions de résilience au profit des populations les plus vulnérables dans le nord du pays et de répondre aux enjeux migratoires dans les zones d’origine (en particulier la région de Kayes) par la création d’emplois et d’opportunités économiques.

Elles sont financées par le Fonds fiduciaire d’urgence en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique, mis en place lors du sommet de la Valette en novembre 2015. Plusieurs chefs d’Etat africains et européens dont le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, avaient pris part à ce sommet. Les dirigeants avaient convenu de gérer ensemble les flux migratoires dans tous leurs aspects.

D’autres projets, notamment le projet d’appui à l’accord de paix à travers la résilience et l’accès aux services de base dans les régions du nord, le projet d’appui à l’accord de paix à travers la relance économique et l’appui aux collectivités locales dans le nord du Mali et la création d’emplois par l’amélioration de la filière de l’anacarde, afin d’atténuer les causes de l’émigration dans la région de Kayes, Sikasso et Koulikoro, sont en cours d’examen en faveur de notre pays.

Un accord Mali-UE pour «gérer» l’immigration

AFP – 15 avril 2016

Le Mali  et l’Union européenne (UE)  se sont accordés pour « gérer ensemble » l’immigration, en finançant des projets pour lutter contre ses causes et promouvoir la migration légale, selon un communiqué conjoint publié aujourd’hui  au terme de la visite à Bamako du ministre néerlandais des Affaires étrangères.

Le chef de la diplomatie néerlandaise Bert Koenders, dont le pays assure la présidence de l’UE, a entamé jeudi par le Mali une tournée, au nom de l’Union, devant ensuite le mener au Ghana et en Côte d’Ivoire.  Cette tournée est axée sur l’application du plan d’action adopté entre États européens et africains au sommet de La Valette sur l’immigration en novembre, a-t-il rappelé lors d’une rencontre avec le Premier ministre malien Modibo Keïa. 

« Nous avons essentiellement discuté de trois points », a-t-il indiqué, citant « comment faire en sorte que les gens profitent davantage à leur famille en restant qu’en partant en Europe », l’arrêt de l’immigration clandestine qui provoque des morts en Méditerranée et la promotion de la « migration légale: travail saisonnier, bourses, etc. ». 

L’UE avait décidé à La Valette d’aider financièrement l’Afrique pour endiguer les flux de migrants, avec un fonds d’1,8 milliard d’euros. Bamako et Bruxelles « se sont engagés à gérer ensemble les flux migratoires dans tous leurs aspects », selon le communiqué conjoint, se référant aux « principes de solidarité, de partenariat, et de responsabilité partagée » face aux drames de la migration irrégulière ». 

Les deux parties se sont notamment accordées pour « lutter contre les causes profondes » de ce phénomène par des investissements au Mali et « en créant des emplois décents » pour la jeunesse de ce pays, ainsi que par une « sensibilisation de la population contre les risques de la migration irrégulière ». 

« Trois projets au profit du Mali ont déjà été approuvés pour un montant de 43,5 millions d’euros (soit environ 28,5 milliards de FCFA) et d’autres seront proposés pour adoption le 18 avril », indique le communiqué. Ces projets sont destinés à appuyer notamment la mise en oeuvre de l’accord, pour la paix au Mali, signé en mai-juin 2015 entre le camp gouvernemental et l’ex-rébellion, censé isoler définitivement les jihadistes qui ont contrôlé le nord du pays de mars-avril 2012 jusqu’au lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une opération militaire qui se poursuit actuellement.

Koenders, qui a été le premier chef de la Mission de l’ONU au Mali, a également visité le siège de la police de l’air et des frontières, qui délivre les passeports biométriques maliens mis en service le 4 avril, et promis le soutien de l’UE à la modernisation de l’état-civil au Mali.

 

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